Pathologies stomatologiques


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 21 septembre 2009.


SOMMAIRE



- Nouvelle-Zélande - Protégez vos gencives : ne fumez rien ! 11/09/2009
- France - Diabète, tabagisme, hérédité : des terrains de maladies parodontales 19/06/2008
- Nouvelle-Zélande - Pour l’appareil parodontal : pas mieux de fumer du cannabis que de fumer du tabac 18/02/2008
- France - Dents saines, sourire éclatant 27/11/2006


- France - Dents saines, sourire éclatant
Le supplément Santé du FIGARO MAGAZINE, qui publie un dossier « dents saines, sourire éclatant », explique que le tabagisme « est un ennemi déclaré de notre denture » car il produit une agression chimique associée aux composants de la fumée et une agression physique liée à la chaleur du filtre ou du tuyau de pipe, lesquelles entraînent des altérations aiguës ou chroniques du parodonte. Selon le Dr Broustine « les fumeurs doivent savoir que la consommation de plus de 15 cigarettes par jour est considérée comme une contre indication en implantologie. Non seulement le fumeur abîme son parodonte, mais il se prive de la possibilité d’une restauration efficace pour ses vieux jours ».
L’hebdo rappelle aussi que le tabagisme accroît d’un facteur trois à six le risque de survenue des cancers de la zone buccale.

MILDT 27/11/2006

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- France - Diabète, tabagisme, hérédité : des terrains de maladies parodontales
Si les maladies parodontales sont aussi agressives dans les deux sexes, il est important de la rechercher chez les sujets masculins qui, généralement, restent plus réticents face au dépistage. Les facteurs de risque principaux sont le tabagisme, le diabète et l’hérédité.
« Un patient diabétique ou tabagique a plus de risque de présenter des maladies parodontales. Vérifier la qualité du brossage des dents et lui demander par exemple si ses gencives saignent, conseille le spécialiste des maladies parodontales. On sait, en effet, que le diabète et le tabagisme, avec l’hérédité, sont les facteurs de risque principaux des parodontopathies ». Le dépistage s’appuie sur un interrogatoire précis, un examen bucco-dentaire attentif et un panoramique dentaire. Outre le diabète et le tabagisme, s’enquérir de l’existence d’antécédents d’abcès dentaires, ainsi que de parodontopathies familiales. Savoir que certains médicaments, tels que les immunodépresseurs et les anticomitiaux, favorisent l’apparition de parodontopathies. Faites préciser au patient si ses dents sont mobiles ou se sont déplacées, si les gencives sont douloureuses ou saignent lors du brossage, s’il a l’impression de présenter une mauvaise haleine. Un bilan radiographique dit « long cône », qui comprend une vingtaine de clichés, pourra venir compléter et préciser le diagnostic si besoin.
L’hygiène bucco-dentaire.
Si l’hygiène bucco-dentaire est essentielle au maintien d’une bonne santé gingivale, elle n’en est malheureusement pas garante. « Les patients négligents ne sont responsables qu’en partie de l’état de leurs gencives, et des sujets à l’hygiène parfaite peuvent présenter des parodontopathies agressives », rapporte notre spécialiste pour illustrer le rôle déterminant des facteurs génétiques. Les maladies parodontales ont pour conséquence la destruction d’un ou de plusieurs éléments du parodonte : gencive, os, cément, ligament desmodontal. L’inflammation joue un rôle central dans la physiopathologie, conséquence de l’agression bactérienne et de la réponse immunitaire. Cette maladie bactérienne est la résultante d’un déséquilibre de la flore pathogène au détriment de la saprophyte, sous l’influence de facteurs encore mal connus. En revanche, ce que l’on sait bien, c’est que plus la masse bactérienne est importante, plus le risque d’apparition de la flore pathogène est important. Les saignements gingivaux, qui sont toujours le signe d’un phénomène inflammatoire, ne sont pas à banaliser.
« Veiller à la qualité du brossage des dents. Il faut savoir que c’est bien l’action mécanique de la brosse, et non pas le dentifrice, qui fait la qualité du brossage. Faire prendre conscience que se laver les dents prend du temps : au minimum trois minutes pour un brossage manuel et deux minutes s’il est électrique, et au moins deux fois par jour. Les brosses à dents électriques, maintenant très au point, peuvent rendre de grands services chez les gens peu adroits de leurs mains. Pour le choix, demander conseil aux professionnels ». On peut parfaire le nettoyage avec des brossettes interdentaires.
Il faut bien sûr conseiller l’arrêt du tabac. Des visites de contrôle régulières permettent de surveiller l’évolution, en particulier chez les sujets traités. On ne peut que regretter à ce titre que les hygiénistes dentaires, autorisées aux États-Unis et presque dans tous les pays d’Europe, ne le soient pas en France. Ces assistantes dentaires permettent d’assurer les soins d’entretien et les mesures éducatives, indispensables au maintien des résultats obtenus.

Dr Irène Drogou Le Quotidien du Médecin n° spécial 19/06/2008
D’après un entretien avec le Dr Philippe Viargues, parodontiste, Paris.
Quelques conseils :
- Arrêter le tabac.
- Prise en charge d’un diabète éventuel.
- Éviter les brosses à dents dures, préférer les souples.
- Insister sur la qualité du brossage, en particulier sur sa durée, d’au moins deux ou trois minutes.
- Envisager la brosse à dents électrique si besoin.
- Conseiller l’usage de brossettes inter dentaires.
- Bains de bouche à la chlorhexidine en cas de pathologie parodontale.
- Consulter en cas de signe d’alerte (saignements, douleurs, mobilité dentaire, haleine...).
- Suivi spécialisé régulier.
Transmis par le Dr Geneviève Sajus (F93)

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- Nouvelle-Zélande - Pour l’appareil parodontal : pas mieux de fumer du cannabis que de fumer du tabac
Sa consommation tend à se banaliser voire à représenter une alternative sinon médicalement, du moins politiquement correcte, au tabac. De ce fait, on commence à lui découvrir quelques inconvénients qui ne sont pas sans rappeler ceux qu’il est censé parfois remplacer. Le cannabis a des effets systémiques désormais reconnus et les études se multiplient pour apporter des arguments négatifs quant à un usage courant, en particulier dans la population jeune. Une dernière en date parue dans le JAMA fait le point sur un risque comparable à celui du tabac en matière de pathologies parodontales. Édifiant.
S’appuyant sur le fait admis que le tabac pouvait être tenu pour responsable d’un risque accru de parodontopathies, une équipe internationale multidisciplinaire a voulu vérifier si la consommation régulière de cannabis ne présentait pas les mêmes dangers.
Cet essai s’est déroulé sur le mode prospectif, évaluant à l’âge de 18, 21, 26 et 32 ans une population générale utilisatrice de cannabis. Des examens dentaires furent effectués à l’âge de 26 et 32 ans, les données les plus récentes (à 32 ans) étant recueillies en juin 2005. Des 1 015 participants nés en 1972 et 1973, à Dunedin (Nouvelle-Zélande), avec un niveau de suivi de 96 %, des données d’analyse complètes ont pu être collectées chez 903 d’entre eux – soit 89 % de la cohorte initiale.
Le critère principal, étudié à l’âge de 32 ans - avec une comparaison évolutive entre 26 et 32 ans - fut une caractéristique parodontale dite de « perte d’attachement » (periodontal combined attachment loss ou ‘CAL’), mesurée en trois sites par dent.
La population étudiée fut divisée en 3 groupes selon l’exposition au cannabis. Sans exposition : 293 sujets (32,3 %) ; exposition moyenne : 428 (47,4 %) ; exposition haute : 182 (20,2 %). A l’âge de 32 ans, 265 participants (29,3 %), avaient 1 ou plusieurs sites avec 4 mm ou plus de CAL et 111 (12,3 %) présentaient 1 ou plusieurs sites avec 5 mm ou plus de CAL. Des incidents de CAL entre 26 et 32 ans dans les groupes « sans », « moyenne » et « haute » exposition s’établissaient respectivement à 6,5, 11,2 et 23,6 %. Après contrôle ajusté de l’usage du tabac – mesuré en paquets/année –, du sexe, de la pratique irrégulière de soins dentaires et de présence de plaque dentaire, le risque relatif estimé pour le groupe d’exposition haute était le suivant : 1,6 (IC 95 %, 1.2-2.2) d’avoir 1 site ou plus avec 4 mm ou au delà de CAL ; 3,1 (IC 95 %, 1.5-6.4) d’avoir un site ou plus avec 5 mm ou au-delà de CAL ; 2,2 (IC 95 %, 1.2-3.9) de présenter un incident de CAL (par comparaison avec ceux qui n’avaient jamais fumé de cannabis).
Les auteurs ont par ailleurs aussi confirmé que l’usage du tabac était fortement associé à la présence de maladies parodontales mais qu’il n’y avait pas d’interaction entre le fait de consommer du cannabis et de fumer du tabac pour ce qui est du développement des parodontopathies.
Encore un essai probant : outre ses effets neuropsychiques bien connus, le cannabis est bien responsable d’une atteinte patente de l’appareil parodontal. Et ce, indépendamment de l’usage ou non de tabac.

Références : JAMA. 2008 ;299(5):525-531. Cannabis Smoking and Periodontal Disease among Young Adults W. Murray Thomson et al. http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/299/5/525
Dr Gérard Mégret http://www.sante.net/ 18/02/2008

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- Nouvelle-Zélande - Protégez vos gencives : ne fumez rien !
Fumer des cigarettes traditionnelles, mais aussi du cannabis, a un impact certain sur la santé bucco-dentaire, et en particulier sur les maladies des gencives.
L’influence du tabagisme sur la santé est connue depuis longtemps. L’effet le plus sérieux, le cancer des poumons, de la vessie ou de la bouche, est relativement bien connu.
Mais les fumeurs sont souvent moins conscients de l’impact que le tabac peut avoir sur la santé de leurs gencives au quotidien. Ainsi, le tartre est plus fréquent chez les fumeurs, et les parodontites plus sévères.
De plus, les problèmes de santé buccale sont plus difficiles à détecter à cause de l’effet vasoconstricteur de la nicotine : les gencives ont moins tendance à saigner, alors que les saignements sont un signe utile pour détecter les problèmes bucco-dentaires. Le traitement des maladies bucco-dentaires obtient aussi, pratiquement toujours, de moins bons résultats chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Et une étude a démontré que l’utilisation de cannabis n’est pas meilleure pour la santé de vos gencives…
Plus de la moitié des grands consommateurs de cannabis touchés
Cette étude néo-zélandaise s’est penchée plus spécifiquement sur les problèmes posés par l’utilisation de cannabis chez les jeunes. Et les résultats sont éloquents : l’âge auquel les maladies des gencives se déclenchent est beaucoup plus bas pour les personnes qui utilisaient le plus de cannabis. Ainsi à l’âge de 32 ans, plus de la moitié des plus grands consommateurs de cannabis testés dans l’étude présentaient une parodontite prononcée. Il est donc certain que le cannabis en lui-même est mauvais pour la santé des dents et des gencives. Et quand on sait que les personnes qui fument du cannabis ont aussi de plus fortes chances de consommer du tabac, il devient évident que fumer du cannabis n’est pas du tout une bonne idée pour vos gencives, et votre bouche en général !
La parodontite
La parodontite est une maladie causée essentiellement par un tartre qui ne serait pas soigné par le dentiste. Les bactéries causent alors une inflammation de la gencive (gingivite), qui est réversible. Mais si elles s’introduisent entre la dent et la gencive, c’est la parodontite qui se déclenche : l’inflammation va détruire petit à petit les tissus qui entourent la dent. Une poche se forme alors près de la dent. Sans nécessairement être vraiment visible, cette poche devient un nid à microbes et continue à s’agrandir, décollant la gencive de la dent. Au stade ultime, la dent se désolidarise de l’os de la mâchoire et finira par tomber. La parodontite est une maladie très fréquente ; augmenter les chances d’en souffrir, tout en se privant du saignement qui est le meilleur signal qu’un problème existe, est donc tout sauf raisonnable !

Thompson, W.M., Journal of the American Medical Association (JAMA), 2008.
Marion Garteiser, journaliste santé www.e-sante.be 11/09/2009
http://www.e-sante.be/be/article.asp?idarticle=9960&IDR=107&IDF=59

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