Pathologies andrologiques


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 17 décembre 2008.


SOMMAIRE



- USA - Le tabagisme, même léger, diminue la qualité du sperme 24/04/2007
- Italie - Troubles de l’érection : l’arrêt du tabac est bénéfique /02/2007
- Australie - Étude sur les troubles de l’érection 29/03/2006


- Australie - Étude sur les troubles de l’érection
« Tabac : quand la virilité part en fumée » titre LE FIGARO qui indique qu’une étude australienne, publiée dans Tobacco Control, confirme le risque de troubles de l’érection chez les fumeurs qui consomment plus de 20 cigarettes par jour.
Le journal qui observe que des études récentes avaient déjà évoqué un lien entre tabagisme et impuissance mais qu’elles concernaient des populations sélectionnées (hommes de 40 à 70 ans habitant Boston ou vétérans du Vietnam », souligne que cette dernière étude est une enquête en population générale menée en Australie sur 8 367 hommes de 16 à 59 ans. D’après l’étude, 9 % de ces hommes ont déclaré avoir eu des difficultés à avoir une érection pendant les 12 mois précédent l’enquête et 27 % parmi eux étaient fumeurs.
Assurant que le facteur le plus significativement lié à l’impuissance, plus que l’âge, le diabète ou les maladies cardiovasculaires, a été le tabac, le quotidien précise que pour une consommation allant jusqu’à un paquet quotidien le risque serait de 24 % plus élevé que pour un non fumeur et pour une consommation de plus d’un paquet par jour de 39 % supérieur.
D’après le journal, une consommation modérée d’alcool (entre un et moins de quatre verres par jour) réduit légèrement ce risque, sachant cependant que la dépendance conjointe alcoolo tabagique multiplie le risque de cancers du carrefour aérodigestif chez l’homme.

MILDT 29/03/2006

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- USA - Le tabagisme, même léger, diminue la qualité du sperme
La quantité de spermatozoïdes à mobilité réduite est nettement plus élevée chez les fumeurs légers que chez les non-fumeurs, ont constaté des chercheurs de l’État indien d’Uttarakhand.
La qualité du sperme dépend de la mobilité et de la forme des spermatozoïdes. Le tabagisme a une influence négative sur ces deux facteurs.
La mobilité des spermatozoïdes baisse chez les hommes qui fument vingt cigarettes par jour au maximum. Autrement dit, le tabagisme nuit forcément à la qualité du sperme.
De plus, rares sont les spermatozoïdes à avoir une forme normale chez les hommes qui fument plus de quarante cigarettes par jour.
Autrement dit, plus le tabagisme est important, plus il nuit à la qualité du sperme
Au contraire, la quantité de spermatozoïdes ne joue qu’un rôle mineur dans la qualité du sperme par rapport à leur mobilité et à leur forme.
Les chercheurs indiens ont notamment axé leur étude sur les hommes de moins de 45 ans pour éviter que le critère de l’âge ne joue un rôle dans la qualité du sperme.
La moindre qualité de celui-ci est une cause connue d’infertilité. Les troubles de la fertilité touchent un couple sur six.

Gaur D S et al., Effect of cigarette smoking on semen quality of infertile men, in : Singapore Medical Journal 2007 ; 48 : 119-123 http://smj.sma.org.sg .
www.at-suisse.ch 24/04/2007

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- Italie - Troubles de l’érection : l’arrêt du tabac est bénéfique
L’arrêt du tabagisme améliore rapidement l’hémodynamique pénienne et donc la fonction érectile : telle est la conclusion de Maria Chiaria Sighinolfi et son équipe.
Le tabagisme est l’un des principaux facteurs de risque de l’athérosclérose. La nicotine a des effets délétères sur les vaisseaux sanguins, notamment au niveau de l’endothélium.
C’est particulièrement vrai au niveau des artères distales. Le dysfonctionnement endothélial est ainsi à l’origine d’une insuffisance artérielle pénienne et d’un déficit de la contraction musculaire, phénomènes se traduisant par une dysfonction érectile. Plusieurs études ont d’ailleurs montré, via des mesures par échodoppler couleur, que le tabagisme affecte l’hémodynamique pénienne. Le tabagisme favorise donc la survenue de troubles de l’érection, et ce d’autant qu’il est associé à d’autres facteurs de risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, obésité).
Vingt fumeurs âgés en moyenne de 40 ans ont donc été inclus. Tous fumaient depuis au moins 5 ans, avec une consommation tabagique au moment de l’inclusion de 20 à 40 cigarettes par jour. Tous avaient une dysfonction érectile depuis au moins 6 mois ; aucun n’avait de facteur de risque cardiovasculaire autre que le tabagisme, d’anomalies génitales ou hormonales, de désordre psychiatrique majeur ou de pathologie médullaire pouvant expliquer cette dysfonction.
Chez tous ces patients, le flux sanguin pénien (vitesse systolique maximale [PSV] et vitesse à la fin de la diastole [EDV]) a été mesuré une 1re fois par échodoppler couleur, avant et pendant une érection provoquée par injection intracaverneuse de prostaglandine E1. Deux à trois semaines après, une 2e mesure a été réalisée chez tous ces patients, mais après 24 à 36 heures de sevrage tabagique.
Résultats : lors de la 1re mesure, durant l’érection, 10 hommes (soit 50 % des patients de l’étude) avaient des valeurs normales de PSV et 5 (soit 25 %) des valeurs normales d’EDV. Lors de la 2e mesure, après 24 à 36 heures de sevrage tabagique, les 20 patients (soit 100 % de l’effectif) avaient des valeurs normales de PSV et 17 (85 %) des valeurs normales d’EDV. Dans cette étude, le sevrage tabagique améliore donc de façon significative l’hémodynamique pénienne. Ces résultats (à confirmer par des études de plus large envergure) sont un argument de plus pour inciter les hommes à arrêter de fumer.

Sighinolfi MC et al. Immediate improvement in penile homodynamic after cessation of smoking : previous results. Urology 2007 ;69(1):163-5
Ce qu’il faut retenir
40% des hommes ayant une dysfonction érectile sont des fumeurs.
Le tabagisme multiplie le risque de dysfonction érectile par 1,3 à 1,7 selon les études
Impuissance et dysfonction érectile
Les troubles de l’érection ou dysfonction érectile sont définis, depuis le travail de consensus du NIH (National Institute of Health) en 1993, par « l’incapacité d’un homme à obtenir ou maintenir une érection pénienne suffisante pour permettre des rapports sexuels satisfaisants ». Ce terme remplace celui d’impuissance, à connotation trop négative. En France, la prévalence* de la dysfonction érectile modérée ou sévère est comprise entre 11 et 19 %, entre 13 et 28 % après 60 ans.

*Prévalence : nombre de cas de maladie existant ou survenant pendant une période donnée dans une population donnée, sans distinction entre les nouveaux cas et les anciens cas. Source : Urofrance.fr

Tabac Actualité n° 74 http://www.inpes.sante.fr/TA/TA74/TA74.htm février 2007
Résumé en anglais : http://www.goldjournal.net/article/
S0090-4295(06)02150-9/abstract

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