Pathologies urinaires et sexuelles


Accueil du site www.tabacologue.fr > Pathologies tabagiques > Pathologies urinaires et sexuelles

Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 13 novembre 2013.


SOMMAIRE


- France - Tabagisme, vessie et reins en danger 24/09/2013
- Australie - le tabac en cause de la baisse de forme des spermatozoïdes 09/07/2013
- USA - Cancer de la prostate le tabagisme facteur de mauvais pronostic 23/06/2011
- USA - Tabac et cancer de la vessie chez la fumeuse 03/04/2006
- USA - La fumeuse et l’incontinence urinaire 20/02/2006

Retour au sommaire



- USA - La fumeuse et l’incontinence urinaire

Fumer augmente de 34 % le risque d’incontinence urinaire sévère chez les femmes, indique la grande étude de cohorte américaine Nurse Health Study (Am J Obstet Gynecol. 2006 February ; 194 (2) : 339–345)
Cet effet pourrait être lié à la diminution de la synthèse du collagène associée au tabagisme, aux conséquences de la toux sur le sphincter ou encore aux maladies cardiovasculaires ou respiratoires dues à la cigarette.
Parmi les autres facteurs, on retrouve l’âge, bien sûr, la parité, les hystérectomies.
L’obésité est un facteur majeur, qui multiplie par trois le risque d’incontinence sévère.
Mais la première surprise de ce travail est sans aucun doute la grande fréquence de l’incontinence chez les 83 000 infirmières de 37 à 54 ans participant à l’étude : 43 % ont signalé au moins un épisode mensuel.

Panorama du médecin n° 5006 20/02/2006

Retour au sommaire



- USA - Tabac et cancer de la vessie chez la fumeuse

L’impact du tabac sur les poumons et la gorge est bien connu. Celui sur la vessie l’est moins.
Le tabac est responsable de plus de la moitié des cancers de la vessie. Ce constat a une conséquence en termes de dépistage des cancers : il est utile de faire régulièrement un frottis urinaire à partir de 50 ans quand on a été fumeuse.
Ce frottis consiste en la recherche de cellules tumorales dans le premier jet urinaire du matin. Il faut s’en souvenir pour le demander à son médecin car ce n’est pas encore entré dans les habitudes…
Cela fait une bonne raison de plus pour arrêter de fumer !
À quand la mention sur les paquets de tabac : « le tabac est responsable de cancers de la vessie » ?
Cela nous semble au moins aussi important que les autres messages !

Danfoth KN. Risk factors for urinary incontinence among middle-aged women. Am J Obstet Gynecol. 2006 Feb ;194(2):339-45.
L’article en anglais : http://www.pubmedcentral.nih.gov/articlerender.fcgi?artid=1363686
Dr Philippe Presles 03/04/2006

Retour au sommaire



- USA - Cancer de la prostate le tabagisme facteur de mauvais pronostic

Une étude longitudinale sur vingt-deux ans montre que le tabagisme au moment d’un diagnostic de cancer de la prostate est associé à un risque accru de mortalité multifactorielle (pour toutes les raisons, par ce cancer et pour raison cardio-vasculaire). En revanche, les risques sont semblables à la population générale chez les hommes qui ont cessé de fumer dix ans auparavant.
Il y a de plus en plus de résultats indiquant que le tabagisme peut augmenter le risque de cancer agressif de la prostate et la mortalité par ce cancer. « Comme dans la littérature, nous trouvons une augmentation de 30 % du risque de cancer fatal de la prostate quand on compare des fumeurs avec des personnes qui n’ont jamais fumé », écrivent Stacey Kenfield et coll.
On s’aperçoit que le tabagisme est associé à un état plus grave : grade plus élevé de la tumeur ou cancer plus avancé (métastases, cancer réfractaire à l’hormonothérapie).
La Health Professionals Follow-Up Study est une étude prospective longitudinale de 51 529 professionnels de santé masculins américains, inclus en 1986. Une première publication au terme d’un suivi de huit ans (1999) a rapporté des données préliminaires sur la relation entre le statut vis-à-vis du tabagisme et la mortalité par cancer de la prostate.
Dans la toute dernière publication concernant la même cohorte, le recul est maintenant de vingt-deux ans et les relations entre tabagisme actuel ou passé et le cancer de la prostate ont pu être étudiées plus avant.
Entre1986 et 2006, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez 5 366 hommes. Il y a eu 1 630 décès, dont 524 (32 %) dus au cancer et 416 (26 %) à une cause cardio-vasculaire. Il y a eu 878 récidives biochimiques.
Les taux de décès spécifiquement dus au cancer de la prostate chez des personnes n’ayant jamais fumé par rapport à des fumeurs actuels (au moment de la prise d’observation) sont de 9,6 versus 15,3 pour 1 000 personnes-années. Les taux correspondants pour la mortalité de toutes causes sont de 27,3 et 53 pour 1 000 personnes-années.
Dans l’analyse multivariée, les fumeurs actuels ont un risque accru de mortalité par cancer de la prostate (RR 1,61) versus ceux qui n’avaient jamais fumé. Le tabagisme est aussi associé à un stade clinique plus avancé (RR 1,80), à un plus grand risque de récidive biochimique (RR 1,61), à une mortalité totale plus élevée (RR 2,28) et à une mortalité cardio-vasculaire accrue (RR 2,13).

L’arrêt du tabac
En revanche, il y a de bonnes nouvelles pour ceux qui ont arrêté de fumer, si l’arrêt a eu lieu dix ans auparavant. Comparativement à ceux qui ont continué à fumer, ceux qui ont cessé il y a au moins dix ans, ou bien qui ont cessé depuis moins de dix ans, mais qui ont fumé moins de 20 paquets-années, ont un risque de mortalité par cancer de la prostate similaire à ceux qui n’ont jamais fumé.
Un effet direct du tabagisme sur la progression du cancer de la prostate est biologiquement plausible. Les hypothèses principales proposent : une promotion tumorale par les carcinogènes du tabac, avec spécifiquement, pour ce qui concerne la prostate, les nitrosamines et le cadmium ; une étude a rapporté une implication dans le cancer agressif de la prostate de certains variants de gènes actifs dans la détoxification sous l’effet de la fumée de tabac ; et puis, chez les fumeurs, d’autres travaux ont montré des taux plasmatiques accrus de testostérone libre et d’androgènes, avec des associations doses-dépendantes dans le cancer de la prostate.

JAMA, 22 juin 2011, vol. 305, n° 4, pp. 2548-2555
Dr Béatrice Vuaille Le Quotidien du Pharmacien 23/06/2011

http://www.quotipharm.com/index.cfm?DARTIDX=446016&FUSEACTION=journal.article&

Retour au sommaire



- Australie - le tabac en cause de la baisse de forme des spermatozoïdes

Une enquête australienne révèle que ce phénomène serait lié, au moins en partie, au tabagisme des mères, en forte hausse.
Dans les années 1980, des chercheurs finlandais mettaient en évidence, pour la première fois, une baisse de la production et de la vitalité des spermatozoïdes chez l’homme. Depuis, le constat a été confirmé dans différents pays, notamment dans plusieurs villes de France.
Selon une étude menée par le Cecos (Centre d’étude et de conservation du sperme), le nombre moyen de spermatozoïdes par millilitre de sperme serait passé, en vingt ans, de 80 millions à 60 millions aujourd’hui. Comment expliquer ce phénomène (contesté par certains d’ailleurs) ?
Lors du congrès européen de reproduction humaine et d’embryologie qui se tient en juillet 2013 à Londres, plusieurs hypothèses ont été formulées pour expliquer cette évolution : en particulier le tabagisme féminin et le petit poids de naissance. Le fait de fumer entraînerait, par le biais du monoxyde de carbone (CO), une asphyxie transitoire du fœtus qui altérerait les organes les plus fragiles, notamment ceux de la reproduction. De même, le petit poids de naissance (lié à différents facteurs, entre autres aux grossesses multiples) perturberait le développement fœtal. Jusqu’à présent, les pesticides, les perturbateurs endocriniens et autres modifications de notre environnement chimique étaient les principales hypothèses avancées.
Pour aboutir à cette conclusion, les scientifiques australiens ont mené une enquête à long terme : ils ont enrôlé 2 900 femmes enceintes, les ont interrogées avec minutie sur leur mode de vie, ont examiné leur progéniture pendant la grossesse puis régulièrement pendant l’enfance et enfin ont évalué le spermogramme des garçons à plusieurs reprises entre 20 et 22 ans. En particulier, 423 jeunes hommes de ce groupe ont bénéficié à l’âge adulte, d’un bilan complet pour mesurer le volume testiculaire, l’analyse de la quantité et de la mobilité des spermatozoïdes.
Les résultats révèlent qu’environ un jeune homme sur six dans ce groupe présente des anomalies du spermogramme, avec un volume séminal insuffisant, un nombre de spermatozoïdes en dessous des normes et une mobilité insuffisante, selon les critères définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Un quart des jeunes gens avaient des spermatozoïdes présentant des anomalies morphologiques considérées comme inacceptables, selon les critères de l’OMS.

Spermogramme perturbé
Quand les chercheurs ont ensuite recherché des corrélations entre différents paramètres de la grossesse de la mère et les anomalies du spermogramme, ils ont découvert que deux facteurs en particulier étaient associés à une moins bonne qualité de sperme : le tabagisme maternel et le retard de développement intra-utérin. En clair, quand les mères fument pendant la grossesse (18,6 % dans ce groupe), le risque pour leur rejeton de présenter un spermogramme perturbé est clairement augmenté.
De même, le fait d’avoir une croissance fœtale retardée est associé à un risque accru d’anomalie spermatique. Enfin, des troubles de la croissance pendant l’enfance sont aussi associés à des troubles du développement testiculaire. Selon le Pr Roger Hart, principal auteur de l’étude, « le message principal de notre travail, c’est que pour atteindre l’âge adulte avec une bonne fonction testiculaire, un homme ne devrait pas être exposé in utero au tabagisme maternel, devrait avoir une bonne croissance in utero, mais aussi dans l’enfance et l’adolescence, ne devrait pas être en surpoids, et lui-même en tant qu’adulte ne devrait ni fumer ni se droguer. »
Des études menées en France ont indiqué également l’effet néfaste pour la reproduction de la prise d’antalgiques par la mère pendant la grossesse. En tout cas, il devient désormais vital de dire aux jeunes mamans de ne pas fumer pendant la grossesse. Or, depuis vingt ans, le tabagisme féminin ne fait qu’augmenter.

Par Martine Perez lefigaro.fr 09/07/2013
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/09/20907-baisse-spermatozoides-tabac-cause

Haut de la page



- France - Tabagisme, vessie et reins en danger

À l’occasion de la semaine de l’urologie, les spécialistes ciblent leur discours sur les dangers du tabac. La cigarette est le principal facteur de risque des cancers du rein et de la vessie. Seule solution : le sevrage.
Dans le cadre de la semaine de l’urologie les médecins rappellent l’intérêt du sevrage contre ces maladies.
Près de 12 000 nouveaux cas de cancer de la vessie ont été détectés en 2012. Un chiffre qui positionne la maladie à la cinquième place des cancers en incidence et au deuxième rang des cancers urologiques, après celui de la prostate. La consommation de tabac figure parmi les principaux facteurs de risques, avec l’exposition à des substances toxiques environnementales (colorants, caoutchouc, pesticides…). Ce lien entre tabagisme et cancer de la vessie a été établi dans les années cinquante mais reste méconnu du grand public.
Afin de réveiller les consciences des fumeurs, l’Association française d’urologie (Afu) insiste : « le principal levier de la prévention du cancer de la vessie dans la population française consiste en la lutte contre le tabagisme ».
Le cancer du rein, lui, arrive en septième position sur la liste des cancers en incidence, avec plus de 11 500 nouveaux cas détectés en 2012. Là encore, la population est mal informée sur les origines de son développement. 21 % des décès provoqués par ce cancer sont liés à la consommation de tabac et, selon le centre international de recherche sur le cancer (Circ), un homme fumeur a deux fois plus de risque de développer un cancer du rein qu’un non-fumeur. Pour une fumeuse, le risque est augmenté de 20 % par rapport à une non-fumeuse.
9 000 personnes seraient décédées en France des suites d’un cancer de la vessie ou du rein. Les urologues profitent de cette semaine de sensibilisation pour inciter les fumeurs à stopper leur consommation de cigarettes. D’après leurs observations, après dix ans de sevrage, un ancien fumeur aurait le même risque qu’un non-fumeur de développer un cancer du rein.
Les spécialistes rappellent, par ailleurs, que l’obésité, le manque d’activité physique et l’hypertension artérielle jouent également un rôle dans le développement de ces maladies. En plus du sevrage tabagique, l’Afu recommande toute une série d’aliments, tel que le curcuma, le café et les légumes crucifères (chou, brocoli…).

D’après Damien Rigat reponseatout.com 24/09/2013
http://www.reponseatout.com/pratique/sante-bien-etre/tabac-danger-vessie-reins-cancer-sevrage-a1010968

Retour au sommaire


{{}}

Association francophone des diplômés et étudiants en tabacologie (Afdet) - 15 rue de la Chapelle - F-95310 ST OUEN L'AUMONE
Tél. : +33 (0)95 057 55 77 - Siret 508 296 027 00016 Code NAF 9499Z
Plan du site | Nous écrire | Informations légales | Espace privé | © Copyright 2007 2017 Afdet