Tabacologie Canada


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 23 février 2017.


Vous pouvez trouver plus d’informations sur le tabac au Canada sur le site de info-tabac (www.info-tabac.ca).
Lire le Bulletin québécois Info-tabac n° 103


SOMMAIRE


- Formation au tabagisme


- Tabagisme féminin et des adolescents
- [Guide de l’entrevue motivationnelle -/guide_entrevue_motivationelle_Canada.pdf]

- Canada - Un acteur important dans la dépendance : les gènes 01/03/2014
- Canada - Les 3 raisons qui poussent les jeunes à fumer 15/10/2013
- Canada - Le tabac éliminé des prisons du Québec d’ici l’an prochain 19/04/2013
- Canada - Hausse de la taxe sur le tabac : décriée et saluée 21/11/2012
- Canada - Un commerce payant au pénitencier de Donnacona : le tabac 27/01/2012
- Canada - Tabagisme dans les dramatiques visibles à Radio-Canada /05/2011
- Canada - Les paquets de cigarettes gores sont arrivés au tabac 16/05/2011
- Canada - Pas d’interaction entre tabagisme et clopidogrel 22/02/2011
- Canada - Des compagnies de tabac accusées de contourner la loi 3/10/2010
- Canada - Votre pharmacien peut vous aider à renoncer au tabac /07/2010
- Canada - Les détenus perdent le droit de fumer 23/07/2010
- Canada - tabac aromatisé aux fruits bientôt interdit 7/10/2009
- Canada - Le prix des cigarettes de contrebande a triplé 28/08/2009
- Canada - Tabagisme en légère baisse 13/08/2009
- Canada - Une étude expérimentale sur le tabagisme en voiture 1/06/2009
- Canada - Mise en garde contre les produits de tabacs électroniques 27/03/2009
- Canada - La surcharge pondérale mène au tabagisme 17/02/2009
- Canada - Plus de tabac dans les pharmacies de la province d’Alberta 2/01/2009
- Canada - La contrebande de tabac coûte jusqu’à 4 millions $ par jour 6/08/2008
- Canada - Le Gouvernement apporte une aide aux tabaculteurs 1/08/2008
- Canada - Du nouveau pour les fumeurs : La cigarette... électronique 11/07/2008
- Québec - Marche arrière sur la publicité des cigarettiers 10/07/2008
- Canada - Les cigarettes cachées se vendent toujours autant 29/06/2008
- Canada - C’est la « loi mohawk » 1/06/2008
- Canada - Loi sur le tabac : les bars se tirent bien d’affaire 26/05/2005
- Canada - Des prisons sans fumée 6/05/2008
- Canada - Publicités de cigarettes dans les journaux 5/05/2008
- Canada - Boycott du lancement et de la réunion d’experts : Imperial Tobacco seule avec son snus /04/2008
- Canada - Les produits du tabac bientôt hors de vue 29/03/2008
- Canada - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick poursuit l’industrie du tabac 13/03/2008
- Canada - Le gouvernement veut empêcher les mineurs d’importer du tabac 7/03/2008
- Canada - Les jeunes troquent la cigarette contre le cigare et le cigarillo /02/2008
- Canada - Interdiction de fumer en voiture 21/11/2007
- Canada - La fume interdite dans les prisons 1/2/2006



- Canada - La fume interdite dans les prisons

L’AFP signale que la consommation de tabac est interdite depuis hier dans tous les établissements pénitentiaires canadiens mais que les détenus seront autorisés à fumer en plein air ou dans certains endroits désignés.
Selon une porte parole du Service correctionnel du Canada, « le but (est) de parvenir à la même évolution que dans toute la société ».
L’agence précise que le coût est évalué à 200 dollars US pour toute personne qui suivrait un programme d’aide à l’arrêt avec fourniture gratuite de timbres et de médicaments anti tabac et que 700 000 dollars US sont par ailleurs prévus pour une campagne de sensibilisation aux effets néfastes du tabagisme passif dans les prisons.
D’après l’agence, la dernière étude réalisée en 1996 montrait que 75 % des détenus étaient fumeurs, un chiffre, qui selon la porte parole du Service correctionnel, a sans doute baissé depuis, en raison des politiques de sensibilisation.

MILDT 1/2/2006

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- Canada - Plus de tabac dans les pharmacies de la province d’Alberta

La province d’Alberta a franchir une nouvelle étape dans l’application de sa loi provinciale antitabac. Depuis le 1er janvier, les établissements de santé, les pharmacies, les établissements qui contiennent une pharmacie et les campus d’institution postsecondaire ne pourront plus vendre de produits du tabac.
Des commerces ont commencé à retirer les produits du tabac de leurs tablettes dès l’an passé. De toute façon, explique l’un des propriétaires du Value Grug Mart de Bonnyville, Paul Tellier, il est incohérent de retrouver de genre de produit dans des commerces tels que des pharmacies : « C’est étrange qu’une « business » puisse dire qu’elle est intéressée par votre santé, puis qu’elle vende ensuite des produits du tabac. »
Pourtant, beaucoup de pharmacies ont attendu à la toute dernière minute pour retirer le tabac de leurs tablettes, car l’entrée en vigueur de cette loi risque de leur faire très mal. Selon Paul Tellier, la vente des produits du tabac peut représenter jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires d’une pharmacie.
Rob Cunningham, analyste des politiques pour la Société canadienne du Cancer, admet que limiter la vente du tabac est un apport important pour la réduction du tabagisme, mais il croit que cela n’est pas suffisant. Il suggère également de taxer davantage les produits du tabac.
L’Alberta est la 7e province à prendre ce virage antitabac. L’Ontario a été la première province à le faire en 1994.

Radio-Canada 2/01/2009
http://qc.news.yahoo.com/s/02012009/3/regional-sante-pas-de-tabac-dans-les-pharmacies.html

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- Canada - La contrebande de tabac coûte jusqu’à 4 millions $ par jour

Même si une trentaine d’usines illégales de fabrication de cigarettes ont été identifiées dans des réserves autochtones du Québec et de l’Ontario, la Gendarmerie royale du Canada n’est parvenue à en faire fermer qu’une seule au cours des deux dernières années.
A la sous-direction des douanes et de l’accise, on qualifie le problème de "politiquement sensible". L’intervention de corps policiers extérieurs dans certaines communautés est considérée comme délicate. La GRC ne peut agir isolément, mais doit plutôt le faire en partenariat avec les policiers des réserves, explique-t-on.
Le lien croissant entre les cigarettes illégales et certains territoires habités par des autochtones constitue un problème épineux pour les instances chargées de faire respecter la loi, à cause de conflits entre la loi canadienne et les questions de souveraineté autochtone et de taxation, et des droits traditionnels des premières nations en matière de tabac.
Près d’une cigarette sur trois fumées au Québec et en Ontario provenait de la contrebande, l’an dernier, selon une étude reconnue, et plus de 90 pour cent de ces cigarettes illégales étaient issues de réserves autochtones.
Le problème coûte jusqu’à 4 millions $ par jour aux gouvernements canadiens en revenus de taxes impayées.
Toute la contrebande de tabac n’est pas associée aux territoires des premières nations, cependant. On assiste aussi à une hausse des produits illégaux de tabac importés de Chine, selon l’Agence des services frontaliers du Canada, et à une augmentation du recours aux livraisons de tabac par la poste et les services de messagerie.

La Presse Canadienne HAMILTON - 6/08/2008
http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080806/
nationales/tabac_contrebande

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- Canada - Le Gouvernement apporte une aide aux tabaculteurs

Le gouvernement du Canada apporte une aide de plus de 300 millions de dollars aux producteurs de tabac jaune de l’Ontario, dont 286 millions de dollars dans le cadre d’un Programme de transition pour les producteurs de tabac, et 15 millions de dollars pour des initiatives de développement des collectivités.
L’honorable Gerry Ritz, ministre fédéral de l’Agriculture, en a fait l’annonce aujourd’hui au local pour la vente du tabac aux enchères, à Delhi, en Ontario. L’honorable Diane Finley, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration et députée de Haldimand-Norfolk, ainsi que M. Joe Preston, député d’Elgin-Middlesex-London, se sont joints à lui pour l’occasion.
"La ministre Finley a toujours été une fervente partisane d’un programme de retrait pour les producteurs de tabac, a déclaré le ministre Ritz. Ainsi, le gouvernement conservateur est résolu à trouver une solution responsable. Je l’ai déjà dit et je le répète encore : le gouvernement conservateur est déterminé à donner la priorité aux agriculteurs".
Le Programme de transition pour les producteurs de tabac apportera une aide aux producteurs qui veulent se retirer de l’industrie. Les paiements seront basés sur les propositions de la Commission ontarienne de commercialisation du tabac jaune et acceptées par le gouvernement. Le programme offrira une aide fédérale de 1,05 dollar la livre par quota, ce qui est conforme à la part fédérale de la dernière demande de la Commission.
"En collaboration avec la Commission ontarienne de commercialisation du tabac jaune, le gouvernement actuel est arrivé à des résultats concrets et il démontre son engagement envers les agriculteurs, a affirmé la ministre Finley. Les producteurs de tabac et leurs familles pourront mettre un terme à une période qui a été très difficile. Ce programme vise à aider les producteurs à se retirer de l’industrie, à passer à d’autres types de cultures ou à trouver des débouchés à l’extérieur de l’agriculture".
"Cette aide est un avantage non seulement pour les producteurs mais également pour toutes les collectivités touchées par la situation particulière du tabac, a souligné le député Preston. Depuis que le groupe de travail sur la collectivité a été fondée par le ministre Ritz, nous travaillons en collaboration avec les maires, les dirigeants des collectivités et les membres du groupe de travail pour trouver des solutions qui permettront de faire face aux répercussions à long terme que cette année éprouvante a eu sur les collectivités locales."
Les 15 millions de dollars affectés au développement des collectivités visent à les aider à passer à une économie qui n’est pas basée sur la production de tabac. Dave MacKenzie, secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique et député d’Oxford, et Bev Shipley et Dave Van Kesteren, députés locaux, étaient aussi présents.

DELHI, ONTARIO-(Marketwire – 1/08/2008)
http://www.marketwire.com/mw/release.do?id=885273&lang=F5

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- Canada - Du nouveau pour les fumeurs : La cigarette... électronique

La cigarette électronique fait de plus en plus d’adeptes au Québec.
Fabriquée en Chine, elle comprend une cartouche dont le filtre est imbibé d’un liquide qui peut dégager une odeur de tabac et contenir de la nicotine.
Lorsque le fumeur aspire, un microprocesseur actionne un petit vaporisateur. L’évaporation du glycol donne l’impression de la véritable fumée de cigarette.
Le Conseil québécois sur le tabac et la santé croit que ce produit n’est pas nécessairement moins nocif que la cigarette. Le ministère de la Santé du Québec analysera le produit au cours des prochains jours.

LCN Canada 11/07/2008
http://lcn.canoe.ca/lcn/sciencesetmedecine/sciences/
archives/2008/07/20080711-184608.html

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- Québec - Marche arrière sur la publicité des cigarettiers

Les groupes antitabac ont accusé le gouvernement d’avoir cédé aux pressions des cigarettiers, hier, après que Québec eut abandonné un projet qui leur aurait interdit de produire des publicités en couleur.
Au terme de 45 jours de consultation, le gouvernement a adopté un règlement qui prévoit une série de contraintes au commerce des cigarettes. Le ministère de la Santé bannit notamment la vente de cigarillos à l’unité, forçant leurs fabricants à les regrouper en paquets de 10. Il limite aussi à 400 cm carrés - à peu près la taille d’un mouchoir de papier - la dimension des publicités dans les journaux et les revues. Les panneaux publicitaires font aussi l’objet de restrictions.
Mais c’est ce que le règlement ne contient pas qui fait rager les groupes antitabac. Car dans le premier jet du projet, publié en mars, Québec prévoyait imposer des publicités en noir et blanc seulement. Or, après avoir entendu différents intervenants, dont deux entreprises de tabac, le ministère de la Santé a fait marche arrière.
« Ce qui nous alarme, c’est que le gouvernement a peut-être reculé à cause du chantage des cigarettiers », déplore Flory Doucas, porte-parole des Médecins pour un Canada sans fumée.
Dans des mémoires présentés au gouvernement lors des consultations, JTI-Macdonald et Imperial Tobacco ont vigoureusement défendu leur droit à faire de la publicité en couleur. Citant plusieurs jugements, ils ont fait valoir que le règlement aurait miné les principes de saine concurrence et de distinction entre les marques.
Au bureau du ministre de la Santé, Yves Bolduc, on confirme que la crainte d’une longue et coûteuse bataille juridique est à l’origine du repli. Le Ministère craignait de ne pas pouvoir faire la preuve que les publicités en couleur puissent inciter à fumer.
« Nos experts en constitutionnalité nous disaient que (le règlement) nous amènerait probablement devant les tribunaux pendant des années, explique son attachée de presse, Marie-Ève Bédard. On gère l’argent des contribuables et ce sont des frais terriblement élevés pour aller se battre ».
D’autres estiment que le gouvernement n’aurait eu aucun mal à défendre son règlement. François Damphousse, de l’Association pour les droits des non-fumeurs, estime que n’importe quel expert en marketing pourrait témoigner de l’efficacité des pubs colorées.
« De toute évidence, dit-il, si l’on met une annonce en noir et blanc et une annonce en couleur côte à côte, les gens vont être beaucoup plus portés à regarder l’annonce en couleur ».
Les nouvelles règles sur la publicité entreront en vigueur dans deux mois.

Martin Croteau La Presse (Canada) 10/07/2008
http://www.cyberpresse.ca/article/20080710/
CPACTUALITES/807100625/1019/CPACTUALITES

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- Canada - Les cigarettes cachées se vendent toujours autant

Les dépanneurs vendent autant de cigarettes qu’avant l’entrée en vigueur de la loi qui interdit d’étaler les produits du tabac à la vue des consommateurs.
Depuis le 31 mai, le nombre de cigarettes écoulées n’a pas diminué dans les 580 dépanneurs d’Alimentation Couche-Tard au Québec, selon ce qu’a confirmé au journal Le Soleil la porte-parole de la chaîne.
Le constat est le même à l’Association des marchands, dépanneurs et épiciers du Québec, qui regroupe près de 1 000 détaillants indépendants dans toutes les régions de la province.
Avec ces nouvelles dispositions de la Loi sur le tabac, Québec souhaitait réduire la consommation de tabac et diminuer la tentation d’en consommer.
Plusieurs propriétaires constatent toutefois chez les jeunes une diminution de la consommation de cigarillos, qui ne se vendent plus à l’unité.

Canoe Canada 29/06/2008
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2008/06/
20080629-101647.html

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- Canada - C’est la « loi mohawk »

Les cigarettes Native vendues dans les « cabanes » de Kahnawake sont bien visibles.
Les Mohawks de Kahnawake et Kanesatake se fichent éperdument de la nouvelle interdiction provinciale de laisser à la vue les cigarettes dans leur commerce, a constaté hier le Journal. Une tournée éclair de « Cabanes » de ces deux territoires amérindiens où les produits du tabac sont abondamment vendus a permis de constater que cette loi qui entrait hier en vigueur ne semble pas pour les Mohawks.
« Je n’ai jamais entendu parler de cela », a lancé la première employée interrogée, dans un commerce situé aux abords de la 132, à Kahnawake.

Les Peacekeepers s’en mêlent
La dame n’a visiblement pas apprécié être questionnée à ce sujet. Moins de cinq minutes plus tard, un Peacekeeper (policier Mohawk) disant répondre à une plainte pour harcèlement débarquait sur les lieux. Après un bref interrogatoire où on nous a subtilement invités à quitter l’endroit, nous avons pu poursuivre notre reportage.
À deux pas de là, dans un autre établissement où les cigarettes Native sont bien visibles, la commis nous a répondu que la loi ne s’appliquait pas aux Premières Nations. « Comme vous pouvez voir, on ne suit pas cette interdiction, ce n’est pas pour nous », a lancé la femme.
Dans le troisième dépôt visité, la commerçante a affirmé connaître la législation maintenant en vigueur. Si ses cigarettes sont exposées aux yeux de tous, c’est pour une raison pratique, a-t-elle argué. « On n’est pas dans un dépanneur, on ne vend que cette marchandise. S’il fallait ouvrir des tablettes à chaque fois, ce serait beaucoup trop long ».

Du pareil au même
Même son de cloche du côté de Kanesatake où les articles de fumeur sont tout, sauf inaccessibles. « J’ai entendu parler de la loi, mais je suis complètement indifférente, a dit une employée. Si quelqu’un fume déjà, ce n’est pas un panneau de tôle qui va le faire changer d’idée ».
Quelques rues plus loin, à Oka, la position des Mohawks à ce sujet provoque des réactions partagées dans les dépanneurs qui se plient à la nouvelle réglementation. « Ils vont sûrement vendre plus que nous », s’est inquiétée une commis du dépanneur 7 jours.
Gérante d’un commerce avoisinant, Marie a affirmé ne pas être surprise de l’attitude de ses voisins amérindiens. « Ils font ce qu’ils veulent, ça a toujours été comme ça, a-t-elle dit. Ça fait tellement longtemps qu’ils vendent, la loi ne changera rien ».

Jean-Michel Nahas, Le Journal de Montréal, 01/06/2008
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/
2008/06/20080601-064200.html

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- Canada - Loi sur le tabac : les bars se tirent bien d’affaire

La catastrophe annoncée avant la mise en application de l’interdiction de fumer dans les bars ne s’est pas produite. Aujourd’hui, près de deux ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur le tabac au Québec, la plupart des bars de la capitale contactés par Le Soleil y voient peu d’effets négatifs, bien au contraire.
« Ça s’est relativement bien passé. Les gens se sont bien adaptés et je dirais même que plusieurs préfèrent ça et sont contents d’être dans un environnement sans fumée. Ça évite aussi des situations comme des brûlures de cigarettes quand le bar est plein et que les clients sont très près l’un de l’autre », explique Tommy Émond, l’un des portiers du Palace.
« Ici non plus, ça n’a rien changé. Les gens se sont habitués et fument à l’extérieur. Personnellement, comme je ne fume pas, je peux aussi dire que la Loi sur le tabac a eu un effet positif pour moi ! », lance pour sa part Guy Allard, gérant au Dagobert.

Murs propres
Au Star Bar de Sainte-Foy, on se réjouit aussi des effets bénéfiques de la loi.
« Les non-fumeurs ne se fâchent plus à cause de la fumée et la peinture sur nos murs est plus belle ! De notre côté, nous n’avons enregistré aucune baisse de clientèle », explique Kimpton Blanchette, l’un des propriétaires de l’établissement.
M. Blanchette compatit toutefois avec les propriétaires de bars pour qui la loi a eu des effets néfastes sur la clientèle. « Comme nous sommes un établissement encore en expansion, l’effet se fait moins sentir mais je comprends les propriétaires de petits bars de quartier à qui la loi a nui. »

Légères baisses
Dans la plupart des bars contactés par Le Soleil, les clients ne se font pas tirer l’oreille pour aller fumer sur la terrasse extérieure ou dans les endroits aménagés à cette fin.
« Quand il pleut, nous déroulons un auvent pour que les clients puissent fumer à l’abri mais c’est sûr que c’est plus difficile lors des froids extrêmes », indique Richard, l’un des employés de la Taverne Jos Dion.
Ce dernier estime que la clientèle est demeurée relativement stable malgré l’interdiction. « Il y a eu une petite baisse, oui, mais elle n’a pas été aussi épouvantable que prévu. »
Le restaurant-bar Beaugarte avait également enregistré une baisse de clientèle lors de la mise en application de la loi, mais tout s’est rétabli depuis.
« Il y a eu une baisse importante au départ, mais il faut dire que ça correspondait avec notre basse saison, les mois de juin et juillet. En septembre 2006, on a mis l’emphase sur notre nouveau fumoir et la clientèle est revenue », explique Frédéric Chabot, gérant.
L’impact se serait surtout fait sentir du côté de la restauration. « Les factures sont un peu moins élevées et je comprends pourquoi, étant moi-même fumeur. Avant, je restais plus longtemps pour souper, je prenais un apéro, du vin et un digestif alors que maintenant, je suis plus pressé de quitter la table pour aller fumer ! », conclut M. Chabot.

Ian Bussières Le Soleil Québec 26/05/2008

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- Canada - Publicités de cigarettes dans les journaux

Je feuilletais le journal « Voir » de Montréal cette semaine et j’ai été surpris par deux publicités de cigarettes occupant une pleine page couleur chacune. Les deux pubs ont été achetées par la compagnie de tabac JTI-Macdonald pour ses marques Fusion et Macdonald Spéciale. J’étais persuadé que la publicité pour les produits du tabac était interdite, et ce depuis longtemps.
Mais non non non, détrompez vous ! Il y a une faille dans la loi qui permet d’annoncer dans les publications avec un lectorat composé à 85 % et plus d’adultes. Corrigez-moi si je me trompe, mais le journal « Voir » est gratuit et il est distribué en quantité industrielle un peu partout dans les établissements publics et privés. Autant dans les endroits fréquentés par les adultes que par les jeunes (je n’ai pas remarqué de sélection sur ce plan). Et cet hebdo culturel a l’habitude d’être très coloré et jeune, arborant très souvent les idoles de nos jeunes en première page. Peut-être le journal s’adresse-t-il aux adultes, mais dans les faits, plusieurs dizaines de milliers d’adolescents / enfants le lisent aussi à toutes les semaines. Donc pour la pertinence de la loi, on repassera.
Je ne blâme aucunement le « Voir » de vendre ce genre de publicité. Après tout, ils le faisaient déjà dans le domaine de la bière et du X. Et même si cette fameuse loi sera plus sévère et restrictive à partir du 31 mai, en même temps que la nouvelle loi qui empêchera les commerçants d’avoir un immense mur de display de cigarettes derrière le comptoir, elle n’en demeurera pas moins idiote. On a presque sacrifié le Grand Prix du Canada en ayant à cœur notre réglementation antitabac…
Je constate aujourd’hui que les efforts ne servent à rien puisqu’en lisant mon journal cette semaine, j’ai eu l’impression de reculer d’une décennie. Un coup parti, on devrait permettre aux gens de se promener nus dans les rues habitées à 85 % par des adultes…

Pierre-Luc Gagnon dimanchematin.com5/05/2008
http://dimanchematin.com/2008/05/05/publicites-
de-cigarettes-dans-les-journaux/

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- Canada - Des prisons sans fumée

Quiconque met les pieds sur la propriété de l’Établissement Atlantique à Renous doit laisser son paquet de cigarettes à la maison. Les détenus, eux, doivent prendre leur mal en patience... et pourront manger du maïs soufflé pour passer le temps.
Les cigarettes et tout produit du tabac sont dorénavant interdits à la prison fédérale de Renous.
"À l’intérieur, à l’extérieur, sur la propriété, à l’intérieur du périmètre de l’établissement, il n’y aura aucun droit au tabac. Pas le droit de fumer, pas le droit de faire entrer du tabac, d’allumettes ou de choses comme ça" a indiqué le directeur adjoint de l’Établissement Atlantique, Stéphane Breau.

Ébacher Jessica L’Acadie Nouvelle 06/05/2008
http://www.acadienouvelle.com/AcadieNouve
lle/2008/5/6/Des_prisons_525.cfm

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- Canada - Boycott du lancement et de la réunion d’experts : Imperial Tobacco seule avec son snus

Imperial Tobacco Canada (ITC) n’a pas réussi à entraîner la communauté de la santé dans la promotion de son snus, un produit sans fumée qui serait, s’il se compare au snus consommé en Suède, moins nocif pour la santé que la cigarette, d’après un rapport du Royal College of Physicians, en Grande-Bretagne. Le géant canadien du tabac tente de commercialiser son snus de marque du Maurier dans deux villes témoins, Edmonton et Ottawa. Un lancement a d’abord eu lieu en septembre 2007 dans la capitale albertaine. Puis, en janvier, la firme a récidivé à Ottawa tout en y conviant, en parallèle, quelques experts pour la conseiller sur la réduction des méfaits.
Lors des deux lancements, le cigarettier a reçu un accueil glacial des groupes spécialisés en tabagisme. À Edmonton, à l’occasion d’une conférence pancanadienne, plusieurs organismes avaient dénoncé le nouveau produit (voir Info-tabac no 71, pages 4 et 5), alors qu’à Ottawa, la réunion d’experts a été l’objet d’un boycott. Cette Table ronde sur la réduction des méfaits du tabac était présentée le 25 janvier par, et au Conference Board du Canada. Sur une cinquantaine d’invités, seulement huit se sont pointés, incluant trois cadres de ITC (notamment le président Benjamin Kemball lui-même).
Seuls deux spécialistes canadiens de la lutte antitabac étaient du nombre, soit David Sweanor, autrefois pilier de l’Association pour les droits des non-fumeurs (ADNF), et le signataire de cet article, comme reporter d’Info-tabac. Deux Américains étaient présents par conférence téléphonique : un professeur d’oncologie du Kentucky, Brad Rodu, et le directeur de Smokefree Pennsylvania, William Godshall. Ce dernier a rapporté être l’un des rares experts du contrôle du tabac en Amérique du Nord à soutenir la promotion du snus. Il est d’avis que ses collègues exagèrent la nocivité du tabac sans fumée.

David Sweanor
David Sweanor est aujourd’hui professeur auxiliaire à la Faculté de Droit de l’Université d’Ottawa. Il appuie la commercialisation de produits moins dommageables susceptibles de remplacer la cigarette, tels que le tabac à chiquer et le snus. Comme on le sait, la nocivité du tabac provient essentiellement de la fumée, et non pas de la nicotine elle-même. L’ancien dirigeant de l’ADNF compare le barrage érigé contre le snus au dénigrement des ceintures de sécurité dans les automobiles, il y a quelques décennies.
Avocat de formation, M. Sweanor considère que les fabricants de cigarettes ont non seulement le devoir légal de mettre en garde les fumeurs contre les graves dangers du tabagisme, mais ils sont aussi tenus d’améliorer leurs produits. Incidemment, il se demande si le lancement timide du snus n’est pas une tactique d’ITC pour éviter des poursuites futures, du fait qu’elle ne tenterait pas de corriger son produit nocif et défectueux (la cigarette).
David Sweanor est d’avis que le snus présente de 1 à 10 % des risques sanitaires de la cigarette. Un autre participant de la réunion, Carl Phillips, de l’Université de l’Alberta, estime cette proportion de 2 à 5 %. M. Phillips est si convaincu des vertus du tabac sans fumée qu’il a créé un organisme et un site Internet qui lui sont consacrés (www.tobaccoharmreduction.org).

Des communiqués
ITC aurait vendu quelque 14 000 emballages de snus du Maurier dans une sélection de 200 dépanneurs d’Edmonton. Les petits boîtiers métalliques sont conservés dans des réfrigérateurs de comptoir. C’est principalement par des communiqués de presse que la firme tente de populariser le snus, en souhaitant obtenir la collaboration des médias et des groupes de santé. De plus, Imperial « espère travailler de concert avec Santé Canada et d’autres intervenants du secteur du tabac afin d’établir un cadre réglementaire approprié à cette nouvelle catégorie de produits du tabac ».

Boycott de l’ADNF
Pionnière du contrôle du tabac au pays, l’Association pour les droits des non-fumeurs avait, quant à elle, recommandé un boycott de la rencontre d’experts. Dans une lettre ouverte adressée à la présidente du Conference Board du Canada, Anne Golden, son directeur exécutif Garfield Mahood mettait en doute la capacité de l’organisme hôte à animer une rencontre neutre et objective, puisque celle-ci était entièrement financée par Imperial Tobacco Canada. Le modérateur du forum, Paul Forgues, a d’ailleurs travaillé 16 ans pour le fabricant des cigarettes du Maurier et Player’s.

par Denis Côté -Tiré de Info-tabac no 73, avril 2008 http://www.info-tabac.ca/bull73/sommaire.htm

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- Canada - Les produits du tabac bientôt hors de vue

Le mur bien en vue derrière le comptoir-caisse du dépanneur faisant étalage des produits du tabac sera bientôt chose du passé. Dès le 31 mai, il sera interdit d’étaler du tabac ou son emballage à la vue du public dans tous les points de vente de tabac, ce qui forcera de nombreux commerçants à revoir la décoration.
Les détaillants devront placer le tabac dans un dispositif de rangement qui est conçu et placé de façon à ce que seul le préposé travaillant derrière le comptoir-caisse où est offert du tabac puisse voir les produits qu’il contient et y avoir accès. Le dispositif de rangement pourrait par exemple être placé sous le comptoir-caisse ou encore être suspendu au-dessus de ce comptoir. Par contre, l’aménagement de rideaux, de stores, de cloisons amovibles ou de tout autre dispositif similaire qui permettrait à la clientèle de voir, au moment de la vente, l’ensemble ou une gamme étendue de produits ne serait pas conforme.
Cette réorganisation entraînera des coûts pour de nombreux commerçants. "L’étalage de produits du tabac devrait faire place à des écrans de télévision qui présenteront des publicités. Le véritable problème sera pour nous de retrouver rapidement le paquet de cigarettes demandé, car nous devrons cacher l’équivalent d’une quinzaine de marques comprenant chacune plusieurs sortes. Les gens ont déjà de la difficulté à se souvenir du nom du produit qu’ils cherchent, alors ce sera encore pire lorsqu’ils ne l’auront plus sous les yeux", explique Jonathan Duperron, commis au Pétro-Canada de Belœil.
Les salons de cigares, les boutiques hors taxes et les points de vente de tabac spécialisés feront exception à la règle, mais devront tout de même étaler le tabac et son emballage de façon à ce qu’ils ne soient vus que de l’intérieur du point de vente de tabac. C’est le cas de la Tabagie Variétés de Belœil, à la Place Beloeil, qui est considéré comme un commerce spécialement aménagé pour la vente de tabac au détail. "Nos ventes reliées au tabac représentent 75 % des recettes, alors nous serons exempté par cette nouvelle mesure. Par contre, nous avons un autre point de vente de tabac à Chambly qui n’atteint pas ce pourcentage et qui devra se conformer à la loi", explique Sébastien Chauvette, commis.
Pour le petit dépanneur Brodeur de la rue Laurier à Belœil, le réaménagement sera moins difficile puisque l’inventaire en cigarettes est moindre, mais les propriétaires devront tout de même s’y conformer.
Réduire la présence du tabac dans notre société et plus particulièrement éliminer les étalages de tabac de la vue des jeunes constituent les principaux objectifs de cette mesure prise par le gouvernement. Cette dernière fait partie de la Loi modifiant la Loi sur le tabac qui s’attaque notamment aux problématiques des nombreux points de vente et de la promotion, directe et indirecte, des produits du tabac, en plus des mesures visant à protéger plus efficacement la santé de la population québécoise contre les dangers de l’exposition à la fumée de tabac dans l’environnement.

Isabelle Croteau, L’Œil Régional - Édition du 29/03/2008

Une idée pour la France ? (ndlr)

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- Canada - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick poursuit l’industrie du tabac

Le Nouveau-Brunswick est la deuxième province, après la Colombie-Britannique, à engager une poursuite contre les compagnies de tabac dans le but de récupérer les coûts reliés aux soins de santé imputables à l’usage de produits du tabac. Les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador, de la Nouvelle-Écosse, du Manitoba et de la Saskatchewan ont toutes adopté des lois en ce sens.
La loi du Nouveau-Brunswick, intitulée Loi sur le recouvrement de dommages-intérêts et du coût des soins de santé imputable au tabac, a été promulguée le 7 mars. Cette loi donne au gouvernement provincial l’autorisation légale de poursuivre l’industrie du tabac.
« Les compagnies de tabac doivent rendre des comptes, et nous avons l’intention d’être parmi les premiers à y voir, a déclaré le procureur général, T. J. Burke. La loi ayant été promulguée, nous pouvons engager notre poursuite de façon résolue ».
« Bien que nous poursuivions nos efforts pour persuader les gens de ne pas fumer et pour aider les fumeurs à cesser de fumer, nous travaillerons aussi pour que les fabricants de produits du tabac soient tenus responsables des préjudices qu’ils ont causés à la santé des Néo-Brunswickois et du fardeau financier que doivent supporter les contribuables pour les soins de santé », a souligné le ministre de la Santé, Michael Murphy.
La poursuite contre les fabricants de produits du tabac fait partie de la stratégie globale du gouvernement visant à éliminer l’usage du tabac dans la province.

Équipe rédactionnelle - Jminforme.ca 13/03/2008 nouvelles@jminforme.ca

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- Canada - Le gouvernement veut empêcher les mineurs d’importer du tabac

Le gouvernement canadien souhaite combler une faille dans la réglementation qui permet aux mineurs d’importer au pays des produits du tabac.
Une note de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) rendue publique vendredi dévoile que la réglementation ne permet pas d’interdire aux mineurs de passer la frontière avec des cigarettes et d’autres produits du tabac. George Scott, vice-président national d’Union Douanes Accise, a déclaré que les douaniers n’aiment pas le règlement, mais qu’ils n’ont pas le choix de le respecter.
Il explique que les gardiens d’aéroport doivent laisser passer les parents qui utilisent leurs enfants pour importer plus de cigarettes. "Ils doivent leur permettre d’entrer au pays avec des cartouches de cigarettes parce qu’ils sont accompagnés de quelques enfants."
La faille aurait été découverte l’an dernier et une note mentionnant le changement au règlement aurait été envoyée aux douaniers, il y a 10 mois. Selon George Scott, les douaniers n’ont jamais eu l’autorité d’empêcher les mineurs d’importer des produits du tabac.
Le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a envoyé une note à l’ASFC afin que l’agence travaille de concert avec Santé Canada pour déterminer si une loi pourrait combler la faille. "Soyons clairs. Ce n’est pas dans la politique du gouvernement de permettre à des enfants d’importer du tabac au Canada", a dit une porte-parole du ministre, Melisa Leclerc.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jVRdl
UtdqTOvw3edwjRtamqPG05g 07/03/2008

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- Canada - Les jeunes troquent la cigarette contre le cigare et le cigarillo

Enquête dans les écoles secondaires
Tandis que les campagnes de sensibilisation commencent à porter fruit et que les jeunes délaissent peu à peu la cigarette, l’impact de ce récent progrès pourrait être réduit, voire annulé, par la popularité grandissante des cigares et des cigarillos, qui comptent parmi leurs consommateurs une proportion inquiétante d’adolescents n’ayant jamais fait usage du tabac. Selon l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire (ETADJES) de 2006, on retrouverait maintenant plus d’adeptes de ces produits (22 %) que de fumeurs de cigarettes (15 %) parmi les 12 à 17 ans.
Entre 2004 et 2006, l’usage de la cigarette a chuté de 19 à 15 %, alors que celui des cigares et des cigarillos est passé de 18 à 22 %. Environ 80 % des jeunes qui en consomment fument également la cigarette de manière quotidienne, occasionnelle ou à titre expérimental. Toutefois, on retrouve parmi leurs utilisateurs 8 % de « non-fumeurs depuis toujours » (moins d’une cigarette à vie). Les cigares et les cigarillos connaissent également du succès auprès des ex-fumeurs et des anciens expérimentateurs. Ainsi, un jeune qui n’est pas resté accroché à la cigarette court quand même le risque de devenir fumeur, en consommant ces produits. Et fait à noter, les filles seraient aussi attirées que les garçons par ce type de tabac.
L’an dernier, la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac déposait une plainte auprès des gouvernements du Québec et du Canada pour qu’ils resserrent les règles qui régissent la vente des cigares et des cigarillos. À la suite de la publication des résultats de l’ETADJES, elle réclame une série de mesures susceptibles de rendre ces produits moins attrayants pour les jeunes.
« L’industrie du tabac utilise des arômes de bonbons, de fruits et d’alcool pour adoucir le goût âcre et dissimuler la nature meurtrière du tabac, explique son coordonnateur, Louis Gauvin. Ajouter des saveurs de friandises aux cigarettes, c’est un peu comme si on ajoutait du sucre à de la viande contaminée ».
De son côté, Flory Doucas indique que c’est parce que la cigarette n’a plus la cote que l’industrie présente des nouveaux produits prétendument « différents » et « améliorés ». « Les jeunes voient les cigarillos comme des produits occasionnels alors qu’en réalité, ils contiennent de la nicotine et engendrent eux aussi une dépendance, souligne la directrice du bureau québécois des Médecins pour un Canada sans fumée. Une fois accros, ils risquent de se tourner vers les cigarettes, qui sont moins chères en quantités suffisantes pour alimenter cette dépendance. »
Le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) est lui aussi inquiet de la croissance fulgurante de la consommation de ces produits qui, soit dit en passant, n’est pas comptabilisée au taux de tabagisme des élèves du secondaire. Si l’on ajoute aux 15 % de fumeurs de cigarettes les 11 % de non-fumeurs qui ont déclaré avoir consommé le cigare ou le cigarillo au cours des 30 jours précédant l’Enquête, on obtient une prévalence de l’usage du tabac de 26 %, remarque le CQTS. Son directeur général, Mario Bujold, condamne le comportement de l’industrie du tabac qui ajoute des arômes à ses produits, comme s’il s’agissait de simples friandises, dans le but d’attirer une nouvelle clientèle de jeunes.
Quant à l’Institut de la statistique du Québec, qui a mené l’ETADJES, il soutient qu’un tel gain de popularité exige la mise en place de mesures pour contrôler la vente de ces produits et se demande si l’interdiction des étalages (voir article p. 8), qui entrera en vigueur le 31 mai 2008, aura un impact sur la consommation de cigares et de cigarillos des élèves du secondaire. Puisque la seule question de l’Enquête portant sur le sujet se limitait à savoir si les jeunes en avaient déjà consommé, ses auteurs indiquent qu’il serait intéressant de suivre l’évolution de cette tendance, notamment pour évaluer les croyances des élèves concernant leur nocivité.

Évolution de la consommation de cigarettes
Depuis que l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire est conduite, ses auteurs ont constaté une baisse notable de l’usage de la cigarette. Celui-ci a régressé de 30 à 15 %, depuis 1998. En 2006, on retrouvait 14,9 % de fumeurs, dont 5,7 % de quotidiens, 2,7 % d’occasionnels et 6,5 % de débutants. Aux fins de l’analyse, les fumeurs incluent tous les adolescents qui ont consommé des cigarettes au cours des 30 jours précédant l’Enquête. Les « quotidiens » et les « occasionnels » en ont fumé au moins 100 au cours de leur vie : les premiers, tous les jours et les seconds, de temps à autre. Quant aux « débutants », ils n’ont pas encore atteint le seuil critique des 100 cigarettes.
Même si leur prévalence a chuté depuis 2004 et qu’elles sont en partie responsables de la diminution du tabagisme observée, les filles font encore usage de la cigarette dans une proportion plus grande que les garçons (17 contre 13 %). C’est généralement vers 12,5 ans que les jeunes aspirent leur première bouffée, soit un peu plus tard que par les années passées (12,3 ans en 2004 et 12,1 ans en 2002).
Toutefois, plus ils avancent en âge et plus ils risquent de fumer. Ainsi, en 2006, on comptait 7 % de fumeurs chez les élèves de secondaire 1, 18 % en secondaire 3 et 22 % en cinquième secondaire. La quantité de cigarettes inhalées par les adolescents varie énormément, mais la majorité d’entre eux sont de petits fumeurs qui n’en consomment que deux ou moins par jour.
Ce n’est pas parce qu’ils s’initient au tabagisme que les jeunes deviendront tous fumeurs à l’âge adulte. Parmi les 85 % de non-fumeurs estimés dans la dernière enquête, 10 % ont expérimenté la cigarette sans pour autant y être restés accrochés et 1 % sont des ex-fumeurs. De plus, le nombre d’adolescents qui n’ont jamais fumé une cigarette en entier de leur vie ne cesse d’augmenter. En huit ans, leur ratio a subi une remarquable hausse, passant de 48 % en 1998 à 74 % en 2006.

Des facteurs déterminants
Comme on pouvait s’y attendre, un certain lot de facteurs influencent le statut tabagique des élèves du secondaire. En effet, les jeunes qui ont un proche ou des amis fumeurs, sont issus de familles monoparentales ou qui évaluent leur performance scolaire comme étant « sous la moyenne » sont plus susceptibles de fumer. La prévalence de l’usage de la cigarette est également supérieure chez les adolescents qui occupent un emploi et chez ceux qui reçoivent une allocation hebdomadaire de plus de 31 $.
Peut-être parce que la cigarette jouit encore d’une meilleure réputation que les autres drogues (qui tuent pourtant en moins grand nombre), 63 % des jeunes fumeurs ont la permission de fumer et 20 % peuvent assouvir leur dépendance à la maison.
Toutefois, bien que plusieurs parents tolèrent que leurs enfants fument, ils ne les fournissent pas pour autant en cigarettes. La plupart des jeunes fumeurs les obtiennent gratuitement de leurs amis (43 %). Environ 38 % les achètent eux-mêmes dans un commerce ou les font acheter par quelqu’un d’autre. Bon nombre se les procurent, moyennant rétribution, auprès d’un ami ou d’une connaissance à l’école (28 %) ou à l’extérieur de celle-ci (24 %). En fait, une minorité d’adolescents les reçoivent gratuitement d’un de leurs parents (14 %) ou de leurs frères et sœurs (9 %).

Les causes de la baisse
D’après l’Institut de la statistique, le déclin de l’usage de la cigarette résulterait entre autres de la Loi sur le tabac, de la mise en œuvre du Plan québécois de lutte contre le tabagisme, de même que des campagnes de sensibilisation. « La réduction de la consommation de tabac chez les adultes au cours des dernières années traduit une attitude favorable au non-tabagisme dans la population, ce qui conduit à un changement de la norme sociale dont les répercussions sont très positives auprès des jeunes », soulignent les auteurs de l’Enquête.
Bien que les mentalités aient évolué, plus de la moitié des Québécois de 12 à 17 ans sont encore exposés à la fumée secondaire à la maison. Alors que 29 % des élèves sondés ont dit subir quotidiennement ou presque la fumée de tabac à l’intérieur de leur domicile, 26 % y sont exposés entre une fois par semaine et moins d’une fois par mois et seulement 45 % ont affirmé ne jamais l’être.

Autres comportements et polyconsommation
De tous les comportements à risque suivis par l’ETADJES, le tabagisme demeure le moins fréquent, et ce, même si on jumelait les fumeurs de cigarettes aux « non-fumeurs » qui consomment des cigares et des cigarillos (26 %). Bien qu’on note une baisse pour l’ensemble des problématiques, 60 % des jeunes ont consommé de l’alcool dans le mois précédant l’Enquête, 36 % ont participé à un jeu de hasard et 30 % ont pris de la drogue.
Si la proportion de fumeurs reste faible par rapport au nombre de jeunes ayant expérimenté l’un ou l’autre des actes mentionnés précédemment, ceux-ci seraient toutefois plus enclins à adopter plusieurs comportements à risque. En effet, moins de 1 % (0,4 %) des adolescents n’auraient pour seule « délinquance » que le fait de fumer alors que 6 % d’entre eux consommeraient aussi alcool et drogues et qu’un pourcentage similaire cumulerait toutes les problématiques.
De plus, il y aurait 27 % de fumeurs chez les jeunes qui boivent souvent de l’alcool, 22 % du côté des joueurs habituels et 41 % parmi les utilisateurs de drogues. À ce propos, près des deux tiers (62 %) des adolescents qui consomment du pot à tous les jours fument également la cigarette.

Par Josée Hamelin Tiré de Info-tabac no 72, février 2008
Reproduit avec l’aimable autorisation de Info-tabac

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- Canada - Interdiction de fumer en voiture

L’AFP signale que Wolfville, petite ville de l’est canadien de 3 600 habitants, « a fait un pas inédit » dans la lutte anti tabac en interdisant de fumer dans un véhicule quand un mineur de moins de 18 ans est à bord, sous peine de 50 dollars d’amende.
D’après l’agence, Wolville est la première municipalité canadienne « a adopter une telle mesure qui selon ses détracteurs relève de l’intrusion dans la vie privée ». Le maire a assuré « je pense que le seul lieu qui reste (où il pourrait être interdit de fumer ) est la maison, mais une loi en ce sens n’est pas au programme ».

MILDT 21/11/2007

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- Canada - La surcharge pondérale mène au tabagisme

Une étude canadienne a suivi depuis 1993 et pendant 10 années une cohorte de 1 598 sujets de la classe de 6e à l’âge adulte. Elle a surveillé l’évolution des habitudes tabagiques des sujets en fonction de la perception qu’ils avaient de leur poids ainsi que de leur indice de masse corporelle (IMC) à l’adolescence.
Les élèves des classes de 6e de 107 écoles de Scarborough, en Ontario, ont été soumis à un questionnaire sur ces thèmes. Les participants ont été interrogés à trois reprises en 4e, en 1re et, en 2002, alors qu’ils étaient devenus de jeunes adultes.
Le tabagisme auto-rapporté a été estimé en termes de fumeur actuel et jamais fumeur, et l’IMC a été calculé à partir de la taille et du poids auto-rapportés.
Parmi les participants inclus en 6e, 1 543 ont répondu au questionnaire en 4e, 1 455 en 1re et 1 254 à l’entrée dans l’âge adulte. Parmi ces derniers, 33 % étaient fumeurs, 31,1 % ont déclaré avoir fumé, et 35,9 % ont dit avoir laissé tomber la cigarette ou avoir fait l’expérience du tabac.
Les résultats montrent que les filles qui se trouvaient en excès de poids lorsqu’elles étaient en classe de 4e avaient une probabilité significativement accrue de fumer, devenues adultes (odds ratio, OR = 1,778), en comparaison de celles n’ayant pas eu cette perception d’un excès de poids à cette période. Le sentiment d’être en surpoids, ressenti en classe de 1re, était lui aussi associé, de façon significative, à la probabilité de fumer ultérieurement (OR = 1,627).
Chez les garçons, dont l’IMC auto-rapporté était, en 4e et en 1re, plus élevé, la probabilité de fumer à l’entrée dans l’âge adulte était significativement augmentée (OR respectivement de 1,115 et 1,095 pour chaque accroissement d’une unité de l’IMC), en comparaison de ceux n’ayant jamais fumé.
Les préoccupations pondérales de l’adolescent sont-elles prédictives du statut tabagique du jeune adulte ? Oui, semblent répondre les auteurs de cette étude.
Mais l’interprétation des résultats est limitée notamment par l’absence d’ajustements sur des facteurs confondants potentiels, par l’absence de prise en compte de l’estime de soi, des attitudes de révolte, de l’existence d’une dépression, du stress, du soutien social. Ils attirent cependant l’attention sur une relation possible entre deux maux de santé publique, le tabagisme et le surpoids tous deux accessibles à des stratégies de prévention.

Koval JJ et coll. Can Young adult smoking status be predicted from concern about body weight and self-reported BMI among adolescents ? Results from a ten-year cohort study. Nicotine & Tobacco Research 2008 ; 10 : 1449-55.

Dr Claudine Goldgewicht www.jim.fr 17/02/2009

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- Canada - Mise en garde contre les produits de tabacs électroniques

Santé Canada a mis en garde vendredi les Canadiens contre l’achat ou l’utilisation de produits de tabacs électroniques, qui pourraient être nuisibles à la santé et dont la sécurité et la qualité n’ont pas été évaluées.
Les cigarettes, cigares, cigarillos et pipes électroniques, ainsi que les cartouches à solution de nicotine et de produits connexes ressemblent à leurs équivalents conventionnels. Ils produisent une vapeur semblable à de la véritable fumée et un voyant lumineux s’allume au bout de la cigarette pour simuler la véritable expérience de l’inhalation et favoriser le sevrage.
Au cours des derniers mois, un certain nombre de ces produits ont été commercialisés au Canada via Internet. Mais ces derniers requièrent une autorisation de mise en marché avant d’être importés, annoncés ou vendus. Et aucun de ces produits n’a été autorisé au Canada, a indiqué Santé Canada dans un communiqué transmis vendredi.
Un mécanisme de distribution à batterie vaporise et distribue un mélange chimique liquide composé de différentes quantités de nicotine, de propylène-glycol et d’autres substances chimiques.
"La nicotine est une substance hautement toxicomanogène et toxique, et l’inhalation de propylène-glycol est un irritant connu", a indiqué Santé Canada.
"Bien que les produits du tabac électroniques puissent être présentés comme des substituts tabagiques plus sécuritaires et, dans certains cas, comme une aide au sevrage, ils peuvent présenter des risques tels l’empoisonnement et l’accoutumance à la nicotine".
Santé Canada autorise toutefois la vente d’autres produits visant à aider ceux qui souhaitent arrêter de fumer, comme la gomme à mâcher, les timbres, l’inhaleur et les pastilles de nicotine.
L’agence fédérale a également indiqué que ces produits doivent être tenus hors de la portée des enfants en tout temps, étant donné le risque de suffocation ou d’empoisonnement à la nicotine. De plus, la santé d’une certaine partie de la population serait davantage compromise après avoir consommé ces produits, comme les enfants, les jeunes, les femmes enceintes, les mères qui allaitent, les personnes ayant des troubles cardiaques et les personnes âgées.
Ceux qui seraient concernés par leur santé après en avoir fait usage devraient consulter un professionnel de la santé, a suggéré Santé Canada.
Et ceux qui importent, annoncent ou vendent des produits du tabac électroniques au Canada devraient cesser de le faire immédiatement, a ordonné l’agence fédérale, qui a précisé qu’elle donnait présentement de l’information sur la démarche à suivre pour obtenir une autorisation de mise en marché et une licence d’établissement.

Santé Canada 27/03/2009
http://sante.canoe.com/channel_health_news_details.asp?channel_id=
2001&relation_id=3483&news_channel_id=2001&news_id=3993&rid=

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- Canada - Une étude expérimentale sur le tabagisme en voiture

Ceux qui ont déjà voyagé dans une voiture dans laquelle une personne a fumé le savent : l’odeur de tabac persiste plusieurs mois, voire plusieurs années si la voiture a été exposée de façon régulière.
Comme l’a récemment montré un travail canadien, mesurant la concentration en particules dans l’air d’une voiture exposée à la consommation d’une seule cigarette, la concentration en particules fines dans cette atmosphère confinée est particulièrement impressionnante, supérieure à 3 800 microg/m3. Même après ouverture d’une fenêtre ou après mise en route de l’air conditionné à forte puissance, les concentrations en particules fines restent comprises entre 223 microg/m3 et 844 microg/m3. A titre de comparaison, les standards de qualité de l’air américains pour un air de bonne qualité sont inférieurs à 15 microg/m3.
Cette article conforte l’avis de nombreux experts et les résultats d’autres travaux expérimentaux, qui soulignent la dangerosité de la consommation de tabac dans la voiture, du fait d’une exposition à un tabagisme passif particulièrement important, à la fois pour le sujet fumeur et pour son entourage.

Sendzik T et al. Nicotine Tob Res. Jun ; 11(6) : 627-34 1/06/2009
Résumé en anglais : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19351785

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- Canada - Tabagisme en légère baisse

Le tabagisme était en légère baisse, l’année dernière, à la fois au Québec et dans l’ensemble du Canada. Mais la Société canadienne du cancer est loin de se satisfaire de cette tendance, estimant que la lutte contre le tabac demeure un enjeu capital.
Selon les données de Statistique Canada, 18 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus étaient des fumeurs actifs en 2008, comparativement à 19 % en 2007 et 25 % en 1999.
Si l’écart avec le reste du pays rétrécit, on grille toujours un peu plus la cigarette au Québec, où 19 % des 15 ans et plus fumaient en 2008, contre 22 % en 2007 et 30 % en 1999.
Quinze pour cent des Canadiens âgés de 15 à 19 ans étaient des fumeurs l’an passé, pour une deuxième année consécutive.
Mais c’est surtout la tranche d’âge suivante, celle des 20 à 24 ans, qui préoccupe la Société canadienne du cancer. C’est que 27 % de ces jeunes adultes étaient adeptes du tabac en 2008, en hausse par rapport au taux de 25 % enregistré l’année précédente.
Le Québec a fait gonfler ces chiffres puisque pas moins de 31 % des 20 à 24 ans y fumaient l’année dernière, comparativement à 32 % un an plus tôt. Si la proportion de jeunes femmes fumeuses (26 %) ressemble à la moyenne nationale, homme et femmes confondus, celle des jeunes hommes fumeurs est bien plus importante (35,5 %).
La Société canadienne du cancer estime qu’afin d’améliorer la situation, Ottawa devra entre autres s’attaquer avec plus de vigueur au trafic de tabac illégal et bon marché. Elle demande notamment au gouvernement fédéral de persuader Washington de faire cesser les activités des fabricants de tabac illégal du côté américain de la réserve d’Akwesasne, de mettre en œuvre un système de suivi efficace afin de surveiller de près le transport de tabac, et d’interdire la fourniture de matières premières et d’équipement de fabrication de produits du tabac à ceux qui ne possèdent pas de permis. Et le coût de ce permis devrait passer de 5 000 $ à 5 millions $, selon la suggestion de la Société.

La Presse Canadienne 13/08/2009
http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2009/08/20090813-123357.html

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- Canada - Le prix des cigarettes de contrebande a triplé

Les fumeurs qui veulent épargner se tournent vers les cigarettes de contrebande. Mais depuis quelques mois, même ceux-ci doivent plonger la main plus creux dans leur poche : le prix des cigarettes illégales a augmenté considérablement jusqu’à 300 %.
Le succès des opérations policières, la pression exercée par les autorités aux douanes et la difficulté pour les manufacturiers de s’approvisionner en tabac sont parmi les causes évoquées par des sources policières et du milieu interlope. « Il y a aussi eu une hausse de la taxe sur le tabac en vrac », ajoute le porte-parole de la police de Laval, le sergent François Dumais.
Alors que la caisse de 50 cartons se vendait environ 350$ il y a quelques mois à peine, la même caisse se vend maintenant entre 950 $ et plus de 1000 $.
Les petits revendeurs ont bien ajusté légèrement leurs prix à la hausse, mais vu la compétition féroce, ils ont maintenu leurs prix relativement bas, coupant ainsi sur les profits.

22 à 25 $ le carton
Pour le petit fumeur, l’équivalent du carton (un sac de 200 cigarettes) se vend maintenant de 22 à 25 $ sur le marché noir. Le contrebandier, qui le paye environ 19 $, fait à peine quelques dollars de profit.
Malgré ces hausses, le consommateur qui achète ces cigarettes illégales épargne tout de même gros : dans les dépanneurs, le carton de cigarettes régulières se vend 80 $.
Cette hausse des prix des cigarettes de contrebande n’est toutefois pas suffisante pour amenuiser ce trafic, compte tenu des prix élevés des cigarettes dans les dépanneurs, selon l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation. Son porte-parole, Guy Leroux, réclame une réduction importante des taxes, afin de ramener le prix du carton à 40 $.

Beaucoup plus cher
« Actuellement, pour que les gens soient honnêtes, le gouvernement leur demande de payer beaucoup plus cher », déplore M. Leroux.
Un sondage Léger Marketing commandé par l’Association à l’automne 2008, démontrait à quel point les Québécois et les Ontariens trouvaient banale la contrebande de cigarettes. On y apprenait que trois fumeurs québécois sur quatre fumaient régulièrement ou occasionnellement des cigarettes de contrebande. De plus, 41 % des répondants ne croyaient pas que le fait d’acheter du tabac de contrebande est illégal. Et les répondants ne craignaient nullement les forces de l’ordre : 79 % d’entre eux affirmaient ne pas craindre d’être pris ou d’avoir des problèmes légaux.

Marc Pigeon Le Journal de Montréal 28/08/2009
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2009/08/20090828-043300.html

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- Canada - tabac aromatisé aux fruits bientôt interdit

Le sénat adopte le projet de loi C-32 qui vise à interdire le tabac aromatisé aux fruits ou aux bonbons, qui, selon les autorités, incite les jeunes à fumer.
La société canadienne du cancer se réjouit de l’adoption du C-32, qui interdira aussi la publicité des produits du tabac dans les magazines et les journaux.
Présenté en première lecture le 26 mai 2009, le projet de loi a reçu l’appui unanime des partis à la Chambre des communes. Des députés de la région de Québec ont tenté d’apporter des amendements au C-32 parce qu’ils dénonçaient la portée trop large de la législation.
Sur son blogue, le député de Beauce Maxime Bernier affirmait que le caucus conservateur du Québec avait pris position pour des modifications au projet de loi parce que le texte a une portée tellement vaste qu’il interdirait l’utilisation de centaines d’autres additifs.
Une rencontre à huis clos avec la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, aurait toutefois fait la différence.

Menace de fermeture
Le fabricant de cigarettes Rothmans, Benson & Hedges (RBH) a menacé de fermer son usine de Québec si Ottawa ne modifiait pas son projet de loi. Rothmans, une entreprise détenue à 100 % par le géant mondial Philip Morris International, soutient que la portée du projet de loi est trop étendue. Il interdirait les additifs employés traditionnellement dans la fabrication des cigarettes de mélange américain, en plus des arômes aux fruits ou au bonbon, soutient l’entreprise.
Moins populaires auprès des Canadiens que les cigarettes à base de tabac de Virginie, les cigarettes de mélange américain, qui comprend notamment du tabac Burley, peuvent contenir des ingrédients destinés à atténuer l’amertume.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne 7/10/2009
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2009/10/07/005-tabac-c32-adopte.shtml

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- Canada - Les détenus perdent le droit de fumer

Environ 75 % des détenus des pénitenciers canadiens sont fumeurs. Ils ont appris une mauvaise nouvelle hier : ils perdront le droit de fumer à l’extérieur de leur pénitencier. Dans un jugement rendu hier, la Cour d’appel fédérale a invalidé une décision rendue l’automne dernier par la Cour fédérale.
Depuis janvier 2006, les détenus ne peuvent plus fumer à l’intérieur des pénitenciers fédéraux. La directive a été implantée par le Service correctionnel du Canada pour protéger les droits des non-fumeurs. En mai 2008, elle a été étendue à l’extérieur des pénitenciers. Selon le Service, la seule façon de contrôler l’utilisation du tabac à l’intérieur était de l’interdire en tout temps. Si les détenus possèdent du tabac pour le fumer dehors, il serait impossible de réussir à les empêcher de le fumer à l’intérieur, arguait-on.
En octobre 2009, le juge Luc Martineau de la Cour fédérale avait invalidé cette directive. Son jugement avait été rendu une semaine seulement après qu’il eut entendu la cause. Il soutenait que l’interdiction de fumer à l’extérieur était injustifiable et déraisonnable. Selon lui, il n’existait pas de lien rationnel entre cette interdiction et l’objectif visé, soit la protection des droits des non-fumeurs. Il avait aussi remis en question l’autorité du Service correctionnel à implanter une telle mesure.
Dans leur plaidoirie, les avocats des détenus avaient également soutenu que l’interdiction de fumer était inefficace, car elle avait mené à la création d’un marché noir du tabac à l’intérieur des prisons. Huit mois plus tard, la Cour d’appel fédérale renverse ce jugement. Les juges Nadon, Pelletier et Trudel donnent unanimement raison aux appelants. Selon eux, le Service correctionnel n’a pas outrepassé son mandat en étendant l’interdiction de fumer à l’extérieur des murs des pénitenciers. Il ne fait aucun doute qu’en appliquant cette directive, le Service correctionnel essayait d’empêcher les détenus et les employés de fumer à l’intérieur des établissements carcéraux, dans le but de protéger les non-fumeurs, écrit le juge Nadon (notre traduction libre de l’anglais). La Cour d’appel fédérale estime que le juge Martineau avait outrepassé son mandat en se permettant d’évaluer l’efficacité de l’interdiction de fumer pour atteindre son objectif. En définitive, il appartient au Service correctionnel du Canada d’évaluer les mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité de ceux qui vivent et travaillent dans les établissements carcéraux, conclut le juge Nadon.

D’après JF Etter Nouvelles sur le tabagisme de Stop-tabac.ch 23/07/2010
Source : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201006/22/01-4292236-les-detenus-perdent-le-droit-de-fumer.php

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- Canada - Votre pharmacien peut vous aider à renoncer au tabac

Vous pouvez parvenir à cesser de fumer de plusieurs façons. Outre la méthode du « sevrage brutal », vous pouvez vous servir de guides d’initiation à l’auto-assistance (par ex. des livres, des cassettes audio, des sites Internet), des renseignements généraux ou des conseils d’un fournisseur de soins de santé (obtenus face à face ou dans un programme de groupe), de séances de psychothérapie personnalisées, de programmes de renoncement au tabac offerts par des cliniques spécialisées, de médicaments, de méthodes de médecine alternative (par ex. l’acupuncture, l’hypnose et la phytothérapie) ou d’une combinaison de ces méthodes.
La meilleure méthode est celle qui vous permet d’atteindre votre but. C’est un cliché, mais la sortie du tabagisme ne se fait pas en une seule et unique étape. Le tabagisme pose à la fois des défis physiques et psychologiques qui ne peuvent être surmontés qu’au moyen d’une autoévaluation et d’une réflexion préalables. C’est ce qui explique que beaucoup de personnes trouvent difficile de cesser de fumer.
Seuls 4 % à 7 % des fumeurs parviennent à abandonner le tabac sans l’aide de médicaments ou d’un conseiller qualifié. Les médicaments qui permettent de renoncer au tabac sont efficaces quand ils sont employés de la bonne façon - environ 25 % à 33 % des personnes qui ont recours aux médicaments peuvent cesser de fumer pour plus de 6 mois. Des études ont conclu que la combinaison de différentes méthodes de renoncement au tabac donnait souvent un meilleur taux de réussite que l’emploi d’une seule méthode.
Alors, quelles sont les combinaisons gagnantes ? La plupart des combinaisons qui obtiennent des résultats couronnés de succès comportent la psychothérapie comme l’une de leurs composantes. En fait, quelle que soit l’efficacité des médicaments, elle se trouve accrue encore davantage quand ils sont combinés avec une aide psychologique prodiguée par un professionnel qui a reçu une formation dans le domaine du renoncement au tabac.
Il s’avère que même de brefs entretiens avec des professionnels de la santé stimulent la motivation d’un fumeur qui n’est pas encore prêt à cesser et augmentent la probabilité d’au moins une tentative d’arrêt. Dans l’ensemble, les études ont montré que les séances de consultation plus longues et plus intenses données par un fournisseur de soins de santé augmentaient le taux de réussite de l’abandon du tabac. Les séances de consultation les plus efficaces durent plus de 10 minutes chacune.
Les professionnels de la santé, y compris les pharmaciens, peuvent vous aider à évaluer vos besoins, à élaborer un plan personnalisé qui vous aidera à arrêter de fumer et tiendra compte des inquiétudes que suscite cette décision.
Votre pharmacien est un professionnel de la santé accessible qui peut jouer un rôle dans l’atteinte de votre objectif de renoncement au tabac. Les habitants du Canada se rendent dans une pharmacie environ 1 fois par mois et dialoguent avec un pharmacien 70 % du temps.
Amorcez une conversation avec votre pharmacien. Tous les pharmaciens communautaires peuvent vous aider à atteindre votre objectif de renoncement au tabac en vous prêtant une oreille attentive et en vous fournissant des renseignements et des conseils concernant :
• les différents médicaments indiqués pour le renoncement au tabac (sur ordonnance et en vente libre) ;
• la prise en charge du besoin impérieux de nicotine et des symptômes de sevrage ;
• la mise en perspective des écarts et des rechutes ;
• la façon d’agir sur le stress ;
• des stratégies d’usage courant susceptibles de vous aider à cesser de fumer ;
• la recherche d’autres réseaux de soutien et de ressources dans le domaine du renoncement au tabac.
Votre pharmacien peut vous aider à évaluer votre niveau de dépendance à la nicotine et vous donner des conseils sur la meilleure façon d’amorcer votre tentative de renoncement au tabac. Il peut vous donner des renseignements détaillés sur les divers produits disponibles pour cesser de fumer, un grand nombre d’entre eux sont commercialisés en vente libre. La première étape de votre plan de renoncement au tabac pourrait très bien vous mener directement à une pharmacie. Ce ne serait pas surprenant étant donné que les pharmaciens sont des professionnels de la santé qui sont mieux à même de répondre à vos questions sur les médicaments indiqués pour le renoncement au tabac et de vous donner des conseils pour les employer en toute sécurité et avec efficacité.
Beaucoup de pharmaciens qualifiés dans le domaine du renoncement au tabac (comme ceux qui ont passé avec succès le test du programme C.E.S.S.E.R. de l’Association des pharmaciens du Canada) mettent à votre disposition des programmes de conseils privés et personnalisés qui fournissent un plus grand soutien et un suivi à plus long terme. Ils sont habituellement offerts contre une somme modique, mais que vous ne regretterez pas de verser pour avoir de plus fortes chances de réussite ! (Et, vous savez quoi ? Quelques fournisseurs d’assurance maladie remboursent les frais engagés dans le cadre d’un programme de renoncement au tabac fourni par un pharmacien. Discutez avec votre employeur pour obtenir des renseignements supplémentaires). Les pharmaciens qui ont suivi le programme de formation C.E.S.S.E.R. sont mieux à même d’évaluer votre état de préparation et votre capacité à cesser de fumer, de vous procurer l’aide dont vous avez besoin pour modifier votre comportement et arrêter de fumer, d’élaborer en le personnalisant un plan d’action qui vous aidera à atteindre votre objectif, de suivre vos progrès et de vous soutenir au cours du jalonnement de votre plan.
Votre pharmacien peut également collaborer avec d’autres fournisseurs de soins de santé, comme un médecin traitant et un dentiste, afin de mettre toutes les chances de votre côté.
Que vous cherchiez un plan personnalisé pour arrêter de fumer pour de bon, des conseils relatifs aux timbres cutanés de remplacement de la nicotine ou une méthode intermédiaire, discutez-en avec le pharmacien de votre voisinage. Vous pouvez amorcer votre plan de renoncement au tabac dès aujourd’hui ! Appelez votre pharmacie pour savoir si elle offre des Journées cliniques ou des programmes de renoncement au tabac auxquels vous pourriez vous inscrire. Ou passez voir votre pharmacien et dites-lui que vous voulez renoncer au tabac et que vous aimeriez tirer parti de son aide.

Canoé.ca Santé /07/2010
http://sante.canoe.com/channel_health_features_details.asp?channel_id=2025&relation_id=16904&health_feature_id=555&article_id=1516

On peut se demander si les TCC sont proposées aux volontaires (Ndlr)

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- Canada - Des compagnies de tabac accusées de contourner la loi

Des compagnies de tabac sont accusées de contourner la législation fédérale annoncée par le premier ministre Stephen Harper, afin d’empêcher les jeunes personnes de fumer des cigarettes aromatisées.
Les importateurs de ces cigarillos à saveur de vanille, fraise et pêche, entre autres, ont modifié la taille et les caractéristiques de leurs produits afin de pouvoir les faire entrer au pays.
Rob Cunningham, de la Société canadienne du cancer, affirme que les importateurs en question ont agi de la sorte à cause de la loi et afin de contourner celle-ci. « C’est le jeu du chat et la souris », a-t-il dit.
M. Cunningham s’est dit préoccupé par l’impact de la vente de ces cigarillos, vendus sous des noms de marque tels que Honey T, Prime Time et Bullseye.
Durant la campagne électorale fédérale de 2008, M. Harper avait promis d’agir contre les méthodes de mise en marché des compagnies de tabac ciblant les jeunes personnes. Cet engagement s’est traduit par l’adoption d’une loi fédérale appuyée par tous les partis et dont les dispositions doivent être respectées par les détaillants depuis le 5 juillet.
La loi définit les petits cigares comme tout produit d’un poids de 1,4 gramme ou moins muni d’un filtre similaire à celui des cigarettes. Les cigarillos sont maintenant légèrement plus gros et les filtres sont disparus. De plus, du tabac supplémentaire se trouve dans l’espace précédemment occupé par le filtre.
Casa Cubana, un entreprise montréalaise qui importe différentes marques, affirme que ses produits sont légaux parce qu’ils ne sont pas des « petits cigares » tels que définis par la législation fédérale. Les cigarillos sont maintenant vendus par paquets de 10 ou 20. Par la passé, ils étaient également disponibles individuellement - dans de petits cylindres de plastique - dans les dépanneurs, à côté de la caisse enregistreuse.
M. Cunningham, principal analyste des politiques au sein de la Société canadienne du cancer, affirme que les cigarillos aromatisés n’étaient pas un produit disponible au Canada il y a 10 ans, mais que leurs ventes ont depuis augmenté de façon vertigineuse. « À nos yeux, il est totalement inacceptable de donner une saveur de fruit, de crème glacée et de bonbon à un produit du tabac pour le rendre meilleur au goût et plus facile à fumer », a-t-il dit. M. Cunningham déplore également le fait que contrairement aux paquets de cigarettes, ornés de mises en garde et informations de santé de chaque côté, les paquets de petits cigares n’en ont qu’à l’arrière.

Peter Rakobowchuk La Presse Canadienne Montréal 3/10/2010
http://www.cyberpresse.ca/actualites/201010/03/01-4329143-des-compagnies-de-tabac-accusees-de-contourner-la-loi.php

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- Canada - Pas d’interaction entre tabagisme et clopidogrel

Un certain nombre de travaux suggèrent que le tabagisme renforcerait le pouvoir antiagrégant plaquettaire du clopidogrel et par là même son efficacité clinique. L’explication en serait que la fumée de tabac contient des substances qui activent le cytochrome P450, lequel est nécessaire à la transformation du clopidogrel en son métabolite actif.
L’objectif de ce travail était d’étudier l’influence du tabagisme actif sur le devenir à 6 mois de patients hospitalisés en urgence pour un syndrome coronaire aigu (SCA) avec prise « précoce » de clopidogrel (dans les 24 premières heures de l’hospitalisation).
Les 44 426 dossiers du registre GRACE ont été revus rétrospectivement à cette occasion.
Plus d’un quart des patients étaient fumeurs (n : 12 149). Par rapport aux non fumeurs, les patients fumeurs étaient plus jeunes, plus souvent de sexe masculin et sans atteinte vasculaire documentée. Ils étaient aussi moins souvent hypertendus, diabétiques ou dyslipidémiques et avaient eu plus souvent un SCA ST+ (p < 0,0001).
L’utilisation précoce de clopidogrel s’est accompagnée d’une amélioration du pronostic (critère composite combinant décès et IDM lors de l’hospitalisation ou à 6 mois) à la fois chez les fumeurs et les non fumeurs.
Il n’a pas été retrouvé d’interaction entre tabagisme et clopidogrel sur les événements ischémiques.
En revanche, curieusement, les hémorragies majeures sous clopidogrel ont été moins fréquentes chez les fumeurs que chez les non fumeurs.
Cette étude suggère donc que le tabagisme ne serait pas un marqueur pronostic indépendant chez les patients traités par clopidogrel pour un syndrome coronaire aigu.
Ouf, ceux d’entre-nous qui attendaient encore un peu pour se sevrer complètement n’ont même plus cette fausse bonne raison pour continuer !
Plus sérieusement, le sujet n’est pas clos car ces résultats vont à l’encontre de ceux issus d’analyses post hoc de Clarity-Timi 28 et de Charisma. A suivre donc.

D’après le Dr Olivier Meillard jim.fr 22/02/2011
http://www.jim.fr/medecin/21_cardio/e-docs/00/01/DF/09/document_actu_med.phtml

Sibbald M et coll : Association between smoking, outcomes, and early clopidogrel use in patients with acute coronary syndrome : Insights from the Global Registry of Acute Coronary Events. Am Heart J 2010 ;160 : 855-61
www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21095272

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- Canada - Les paquets de cigarettes gores sont arrivés au tabac

Le pied d’un mort dans une morgue, une radio montrant des poumons noirs ou encore une gorge avec un énorme trou… Voici quelques-unes des images chocs que vous voyez sur vos paquets de cigarettes. Depuis le 20/04/2011, elles sont obligatoires.
Elles sont bien sûr destinées à vous faire arrêter de fumer. Mais alors qu’elles sont obligatoires dans une vingtaine de pays (Canada, Australie), Yves Quevilly, porte-parole de British American Tobacco, souligne qu’ « aucune étude d’impact n’a montré leur efficacité ». Si l’homme a tout intérêt à dire cela, il met aussi en évidence le fait que les photos-chocs risquent au contraire d’attirer les regards sur le paquet, contribuant à le faire tourner parmi les adolescents.
Le responsable de l’unité de coordination de tabacologie du CHU de Grenoble, interrogé par Radio France Bleu Isère, était plutôt d’accord avec l’affirmation d’Yves Quevilly. Il a souligné le fait que dans les pays où ce système était déjà en place, cela avait créé chez les adolescents « un comportement de collection ou d’échange de vignettes, et celui qui avait l’image la plus gore et la plus expressive était finalement mis en avant ». Bien plus « cool » que des cartes pokémon.

http://streetgeneration.fr/ 16/05/2011

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- Canada - Tabagisme dans les dramatiques visibles à Radio-Canada

Parmi les 15 films produits à l’étranger qui ont été les plus vus dans les salles de cinéma au Québec en 2010, une équipe de recherche québécoise a dénombré 185 plans ou scènes où apparaissent soit du tabac (ou un de ses accessoires), soit un acteur en train de fumer. Quatre des 15 longs métrages en question (27 %) comportaient au moins une occurrence de tabac ou de tabagisme à l’écran. Par comparaison, l’examen de 12 des 15 longs métrages québécois les plus populaires en salles durant l’année 2010 a donné un total de 743 occurrences de tabac ou d’acteurs en train de fumer, soit quatre fois plus. Neuf sur 12 des films québécois examinés (75 %) incluaient au moins une telle scène.
Voilà des faits qui ressortent d’un tout premier portrait de l’utilisation du tabac dans les films québécois au grand écran, un portrait livré par trois professeurs-chercheurs du département de marketing de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM), Anik St-Onge, Lilia Boujbel et François Marticotte.

Moins de fumée à la télévision qu’au cinéma
À la demande du Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), l’équipe d’universitaires a examiné tout aussi méthodiquement l’usage du tabac dans les téléséries et dramatiques diffusées aux heures de grande écoute (19 h à 22 h) par Radio-Canada (RC), TVA et V. Avec une programmation aux heures de grande écoute qui se compose de davantage de dramatiques américaines doublées en français que la programmation de TVA, V a montré un peu plus d’images de tabac ou d’acteurs en train de fumer que TVA (où il y avait eu une seule et unique scène durant la période étudiée), mais beaucoup moins que RC, la championne du contenu québécois. En gros, la recherche de St-Onge, Boujbel et Marticotte a permis d’estimer qu’aux heures de grande écoute en 2010, 87 % des scènes où on voyait du tabac ou un acteur en train de fumer étaient visibles dans des émissions de télévision à l’antenne de Radio-Canada.
35 % des dramatiques à la télévision québécoise à l’automne 2010 montraient du tabac ou des acteurs en train de fumer, contre 75 % des films québécois sortis en salles en 2010. Un tableau dans le rapport de recherche permet aussi d’observer que les téléséries et dramatiques les plus vues par les téléspectateurs, lorsqu’on considère les cotes d’écoute au moment de l’enquête (octobre 2010), présentaient soit très peu ou aucune image de tabagisme.
Les données de la recherche indiquent que c’est avec un succès moins grand en général, et très inégal, que le cinéma québécois est arrivé à raconter des histoires sans multiplier les scènes où un acteur fume. Dans le long métrage québécois qui a vendu le plus de billets d’entrée en 2010, Piché : Entre ciel et terre, le spectateur voit apparaître un cendrier ou un acteur muni d’une cigarette à toutes les 66 secondes en moyenne. Lance et compte, le 3e film le plus populaire en salles en 2010, ne contient aucune occurrence de tabac ou d’acteur en train de fumer, alors que Les amours imaginaires, numéro 11 au box-office, en contient une à toutes les 59 secondes, et Cabotins (numéro 14), une à toutes les 18 secondes en moyenne. Avec leur visa G, ces quatre films sont également accessibles à un auditoire de tous âges (voir note 1). Cabotins a cependant été vu par 12,5 fois moins de cinéphiles en salles que Piché : Entre ciel et terre ; les impressions laissées sur le public ne sont pas aussi nombreuses.

Fumeurs mis en scène
En visionnant un échantillon de quatre épisodes de chacune des dramatiques et téléséries diffusées aux heures de grande écoute à RC, TVA et V, l’équipe de recherche de l’UQAM a observé que le personnage qui fume tient le rôle principal dans 83 % des cas et que c’est une femme dans 75 % des cas. On voit ce personnage fumer seul dans 11 % des cas, et dans le reste des situations, en présence d’un ou de plusieurs non-fumeurs d’âges divers. Dans une fiction de Radio-Canada telle que La Galère, dont l’action se déroule de nos jours, il y avait, durant les semaines où s’est réalisée la cueillette d’observations, une occurrence de tabac ou d’un acteur en train de fumer à toutes les 2 minutes 33 secondes d’émission, en moyenne, ce qui est aussi élevé que dans Les rescapés, une fiction dont l’action se passe dans les années 1960. Il y avait, à l’époque où les observations ont été recueillies, davantage de téléspectateurs en une semaine pour regarder une émission comme La Galère qu’il y a eu de spectateurs durant toute l’année 2010 pour voir sur grand écran un Piché : Entre ciel et terre. Il est cependant vrai que la carrière d’un film se continue en DVD et autrement.
Dans la plupart des films québécois analysés, les personnages qui fument sont plus fréquemment masculins que féminins. Comme à la télévision, la forme de tabac la plus vue est la cigarette.

L’impact des images
Lors du dévoilement des résultats de la recherche de St-Onge, Boujbel et Marticotte, la chargée de projet du CQTS, Marie-Soleil Boivin, a mentionné les résultats de l’étude Tobacco Vector de 2010 réalisée pour le compte des Médecins pour un Canada sans fumée et qui a estimé que les scènes de tabac à l’écran avaient été la cause d’initiation de 44 % des jeunes fumeurs canadiens âgés de 15 à 19 ans. Environ 36 000 des 82 000 adolescents fumeurs au Québec auraient donc été initiés à la dépendance tabagique par leur exposition au tabac sur des écrans. Marie-Soleil Boivin a aussi rappelé les résultats d’une recherche auprès d’une cohorte de jeunes parue en 2003 dans la revue médicale anglaise The Lancet et qui a calculé que les jeunes exposés fréquemment à des scènes de consommation de tabac voient tripler leur risque de commencer à fumer.

Trophées Oxygène et Cendrier
Le Conseil québécois sur le tabac et la santé a décerné son prix Oxygène de 2010 au film Lance et compte, réalisé par Frédérik D’Amours d’après un scénario du journaliste sportif Réjean Tremblay. Le prix Cendrier a été attribué au film Les amours imaginaires, écrit et réalisé par Xavier Dolan, « parce que la cigarette, en plus d’être présente en quantité excessive, est montrée de façon à valoriser le tabac », de l’avis du CQTS. L’organisme déplore que le film associe la cigarette à la rébellion et au caractère sexy des personnages, alors que le tabagisme est une dépendance qui rend malade.
Marie-Soleil Boivin a tenu à répéter que l’objectif des prix Oxygène et Cendrier n’est pas d’obtenir le bannissement de toutes les scènes de tabagisme au cinéma, mais d’obtenir plus de vraisemblance et moins de stéréotypes dans les fictions à l’écran.
On peut remarquer que le CQTS ne demande pas non plus à l’industrie québécoise de s’auto-réglementer, ce que réclame d’Hollywood le groupe californien Smoke Free Movies.
Le quotidien Métro, l’agence Presse Canadienne et même la télévision de Radio-Canada, qui ont assisté à la divulgation de l’étude de l’UQAM et au dévoilement des lauréats des prix Oxygène et Cendrier, ont rapporté avec simplicité et nuance ce qu’ils avaient entendu ou lu de la professeure St-Onge et du CQTS. La chroniqueuse Nathalie Petrowski de La Presse a plutôt évoqué les ayatollahs en Iran, le voile, la censure et la persécution des cinéastes, comme si de louanger tous les films était la seule critique permise quand on n’appartient pas au quatrième pouvoir.

Par Pierre Croteau Info-tabac no 87, /05/2011
http://www.info-tabac.ca/revue87/films.htm

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- Canada - Un commerce payant au pénitencier de Donnacona : le tabac

Résultante de l’interdit de fumer dans les prisons fédérales, le tabac y est objet de trafic au même titre que les stupéfiants. Les gardiens du pénitencier à sécurité maximale de Donnacona viennent d’ailleurs de soulager deux bagnards d’une quinzaine de blagues de tabac à rouler... Un butin d’une valeur, selon l’évaluation des geôliers, de près de 12 000 $ dans les murs.
« C’est un produit qui est illégal dans le pénitencier », remarque Richard Bolduc, chef des services financiers et porte-parole auprès des médias. « C’est pour ça que la valeur du tabac est élevée, parce que nous, on n’en vend pas à la cantine. C’est la non-disponibilité dans le pénitencier qui fait la valeur. C’est la valeur institutionnelle. Peut-être que ça vaudrait 100 $ au dépanneur ! »
Les saisies de tabac seraient fréquentes. La plus récente récolte frappe toutefois l’imaginaire par la quantité dissimulée, soit un peu moins de 700 grammes. Mais peu importe le volume de tabac caché par les taulards, le modus operandi des trafiquants serait à peu près toujours le même : la route du tabac de contrebande commence à la prison de Québec, mieux connue sous son appellation populaire « prison d’Orsainville », explique Richard Bolduc.
Pardon ? Les taulards se ravitaillent dans une... prison ? Lorsque les pensionnaires doivent visiter le palais de justice du centre-ville de Québec, ils séjournent, le temps des auditions en cour, dans l’établissement du nord de la capitale, une propriété du gouvernement québécois. Ici, la cigarette est tolérée lors des sorties dans la cour. « Puisque le tabac est permis dans les prisons provinciales, quand les détenus reviennent, ils en ont sur eux ».

Comme la cocaïne
Du côté fédéral, la prohibition du tabac a été appliquée graduellement à partir de mai 2008. Même les travailleurs de la prison doivent s’y plier. « Nous, il y a une interdiction totale des produits du tabac. »
La cigarette y est donc sur le même pied que la marijuana et la cocaïne. « C’est interdit, pour nous ça a le même traitement. » Le prisonnier qui se fait pincer avec des cigarettes ne s’expose toutefois pas à une peine criminelle. Un « juge » décidera s’il paiera une amende ou s’il devra effectuer un séjour au « trou », en isolement.
L’établissement de Donnacona a ouvert ses portes en 1986 et peut accueillir 355 détenus, tous des hommes. Il est planté en bordure de la route 138 qui longe le fleuve Saint-Laurent.
On y trouve sept secteurs accueillant des prisonniers. Un peu plus du quart des prisonniers purgent une peine à perpétuité, selon le site Web de Service correctionnel Canada. Plus de 370 employés y travailleraient.

Baptiste Ricard-Châtelain Le Soleil 27/01/2012
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201201/26/01-4489801-le-tabac-un-commerce-payant-au-penitencier-de-donnacona.php

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- Canada - Le tabac éliminé des prisons du Québec d’ici l’an prochain

Même s’il admet que cette mesure risque d’accroître les tensions au sein de la population carcérale, le gouvernement Marois va interdire la cigarette dans tous les établissements de détention du Québec, et ce, dès le printemps 2014.
« C’est sûr que ce sera certainement un élément de tension supplémentaire. Cela dit, partout où cela a été mis en place, ça s’est révélé plutôt positif », a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron.
Avant d’être appliquée à l’ensemble des centres de détention, l’interdiction complète de fumer sera implantée de façon graduelle à partir du mois de juin dans les établissements de Sept-Îles et Percé.
En 2008, les libéraux avaient adopté un règlement interdisant complètement l’usage du tabac dans les établissements carcéraux. Toutefois, par crainte de soulever la colère des détenus, le gouvernement Charest avait émis peu de temps après un décret leur permettant de fumer à l’extérieur des murs.
Selon Stéphane Bergeron, ce règlement est difficile à appliquer étant donné que les personnes incarcérées demeurent en possession de leurs cigarettes. « À partir du moment où les détenus ont le droit d’avoir leurs cigarettes, ils les ramènent avec eux à l’intérieur, puis quand ils sont dans leur cellule, ils ont tendance à fumer malgré tout, même s’il y a interdiction », a expliqué le ministre. Il a ajouté que cette situation entraînait des problèmes de santé, à la fois pour le personnel carcéral et pour les détenus.
Un projet pilote portant sur l’interdiction de fumée est en cours depuis le mois de juin à la prison de Chicoutimi. Jugeant les « résultats positifs », le ministère a décidé d’aller de l’avant en implantant progressivement le règlement dans tous les établissements carcéraux de la province.
Afin de faciliter la transition, des mesures d’accompagnement seront offertes aux détenus. Ils pourront notamment bénéficier d’ateliers de sensibilisation en plus de recevoir un soutien de la part du personnel infirmier. « On veut y aller de façon progressive, a dit M. Bergeron. On ne veut pas y aller de façon brutale puis créer un choc au niveau de la population carcérale ».
De son côté, le porte-parole libéral en matière de Sécurité publique, Robert Poëti, a invité le ministre à la prudence. « À l’heure actuelle, avec la tension qu’il y a dans les centres de détention, bien qu’il y ait un règlement qui interdise de fumer, je ne suis pas tout à fait certain qu’on va y arriver sans avoir des conséquences importantes et majeures » a dit le député de Marguerite-Bourgeoys. « En fait, je l’invite à vraiment bien analyser le dossier avant d’aller de l’avant avec une telle situation », a-t-il ajouté.
Le Québec est la seule province canadienne où les détenus ont encore le droit de fumer. Cette permission ne tient toutefois que pour les centres de détention, puisque les pénitenciers, qui sont de juridiction fédérale, interdisent la cigarette à la grandeur du pays, y compris au Québec.

Stéphane Bergeron Agence QMI 19/04/2013
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2013/04/20130419-144619.html

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- Canada - Les 3 raisons qui poussent les jeunes à fumer

Les médecins sont perplexes. Qu’est-ce qui peut pousser de jeunes adultes, en 2013, à fumer tous les jours, alors qu’ils ne peuvent plus ignorer les effets du tabac sur la santé ? Les ados et les jeunes adultes semblent imperméables aux discours de prévention.
Le résultat de ces recherches vient d’être publié dans la revue Journal of adolescent health.
Pour cette étude, les chercheurs ont suivi pendant 13 ans un groupe de 1300 jeunes du Grand Montréal. Ces jeunes ont été suivis de l’âge de 12 ans à 24 ans, au fil de 22 étapes. Arrivés à la 22e étape, 75 % des jeunes avaient au moins essayé de fumer. 44 % avaient commencé à fumer avant d’entre au lycée, 43 % pendant leurs années au lycée et 14 % dans les années qui ont suivi la sortie du lycée. Tous ceux qui ont commencé à fumer n’en ont pas fait une habitude. Mais les chercheurs ont découvert 3 facteurs de risque partagés par les jeunes adultes fumeurs, essentiellement ceux âgés de 18 à 24 ans :
- avoir un tempérament impulsif ;
- avoir un faible niveau scolaire ;
- boire régulièrement de l’alcool.
Selon Jennifer O’Loughlin, professeur à l’Université de Montréal, « l’alcool réduit les inhibitions et le self-contrôle. Il est donc logique que les jeunes cèdent plus facilement à l’envie de fumer lorsqu’ils boivent ».
Le Pr Loughlin et son équipe aimeraient que cette étude incite les autorités sanitaires à cibler les jeunes adultes lors de leurs prochaines campagnes de prévention du tabagisme.
Les messages et les photos choc imprimés sur les paquets de cigarettes ne semblent en effet n’avoir aucun réel effet dissuasif chez les jeunes.

D’après Catherine Cordonnier topsante.com 15/10/2013
http://www.topsante.com/medecine/addictions/arret-du-tabac/prevenir/tabac-3-raisons-qui-poussent-les-jeunes-a-fumer-45201

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