Pathologies ORL et ophtalmo


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 28 février 2010.


SOMMAIRE



- USA - Coup de tabac sur les cancers de l’oropharynx HPV+ 15/02/2010
- USA - Allergie, tabagisme et rhino-sinusite 23/11/2008
- Belgique - Sexe oral et cancer de la gorge 9/09/2008
- Allemagne - Tabagisme et détérioration de l’odorat et du goût dans la population générale 2/09/2008
- USA - Cancers de la gorge : fellation et cunnilingus plus dangereux que tabac et alcool ! 14/01/2008
- France - Le tabac, également mauvais pour les oreilles /12/2007
- USA - Cancer du larynx : le tabac et le RGO 22/11/2006


- USA - Un long tabagisme entraîne des problèmes de vision 28/01/2008
- France - Une bonne raison d’arrêter de fumer ? Les yeux 2/01/2008
- Australie - Surveillez vos yeux de près si vous êtes fumeur (DMLA) 16/08/2007
- France - Quand nos yeux partent en fumée… (DMLA) 19/07/2007

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- Allemagne - Tabagisme et détérioration de l’odorat et du goût dans la population générale
Cette enquête réalisée à Dortmund en Allemagne a analysé les réponses de 1 312 sujets à un questionnaire standardisé et des tests validés du goût et de l’odorat.
Parmi les participants, 3,6 % « étaient anosmiques et 18 % avaient un disfonctionnement olfactif. Environ 20 % n’ont reconnu que 3 goûts ou moins (sur 4 proposés) présentés à des concentrations supérieures au seuil de détection, indiquant un trouble du goût. Le tabagisme actif augmente le risque de disfonctionnement olfactif (OR 1,71 ; IC 95 % 1,19-2,47), mais pas celui du goût. Les fumeurs de 20 cigarettes ou plus avaient une augmentation du risque de disfonctionnement pour les deux sens.

(Vennemann MM, Hummel T, Berger K. The association between smoking and smell and taste impairment in the general population. J Neurol. 2008 Jul 28. [Epub ahead of print])
Résumé en anglais : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18677645 2/09/2008

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- USA - Cancer du larynx : le tabac et le RGO
Parmi les cancers de la tête et du cou, celui du larynx occupe une place privilégiée en termes de fréquence. Ne serait-ce qu’aux États-Unis, son incidence annuelle est de 10 000 cas. Sa mortalité à 5 ans frise les 40 %. Parmi ses facteurs de risque, figurent en tête de liste, d’abord le tabac, ensuite l’alcool, l’association des deux étant particulièrement délétère. Les autres facteurs sont génétiques et environnementaux, voire professionnels, viraux et diététiques, mais force est de reconnaître que la prévention du cancer du larynx reste une entreprise bien difficile.
Le reflux gastro-oesophagien (RGO), du fait de sa haute prévalence au cours de cette affection néoplasique, a été considéré comme un facteur étiologique potentiel, sans que sa responsabilité puisse être affirmée avec certitude. Une méta-analyse récente qui a porté sur des études cas-témoins, non exemptes de biais, a estimé le risque relatif, en fait l’odds ratio (OR) de cancer du larynx à 2,37 chez les malades atteints d’un RGO. La démonstration laisse cependant à désirer par ses imperfections méthodologiques.
Une nouvelle étude cas-témoins, plus rigoureuse dans sa conception et sa construction, a inclus 96 cas de cancers du larynx et 192 témoins, soigneusement appariés en fonction de l’âge (à un an près), du sexe, de l’ethnie et du moment de la première consultation. Une régression logistique conditionnelle a été appliquée aux données, pour évaluer la relation entre cancer du larynx et RGO, en tenant compte des principaux facteurs de confusion que sont le tabagisme et la consommation d’alcool.
En analyse univariée, les facteurs de risque significatifs ont été les suivants : tabagisme chronique (OR, 5,46), alcoolisme (OR, 1,97) et RGO (OR, 1,79). En analyse multivariée, seuls le tabagisme et le RGO sont restés significativement associés à la maladie, avec un OR de respectivement 6,08 et 2,11.
Cette étude cas-témoins, mieux ficelée que les autres, plaide en faveur d’une association significative entre le risque de cancer du larynx et deux facteurs principaux, en l’occurrence, le tabagisme et le RGO, qui pourraient intervenir indépendamment l’un de l’autre dans la carcinogenèse laryngée.

Vaezi MF et coll. : “Laryngeal cancer and gastro esophageal reflux disease : a case-control study.” Am J Med 2006 ; 119 : 768-776.
Dr Philippe Tellier www.jim.fr 22/11/2006

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- USA - Allergie, tabagisme et rhino-sinusite
Une étude rétrospective sur une période de 6 ans a recherché les liens entre l’allergie perannuelle et le tabagisme chez des patients ayant bénéficié d’une chirurgie endoscopique pour polypose sinusienne. Le statut allergique et l’histoire tabagique des patients ont été analysés et les résultats montrent une grande prévalence de la rhinite allergique perannuelle (RAP) dans cette population (56 %).
Par ailleurs, il existe une corrélation RAP-polypose (p = 0,0073). Les auteurs concluent à un lien probable entre rhinite allergique et rhino-sinusite chronique et donc à l’intérêt de traiter la rhinite allergique et d’obtenir un sevrage tabagique pour améliorer le contrôle de la rhino-sinusite avec polypose.

Houser SM, Keen KJ. The role of allergy and smoking in chronic rhinosinusitis and polyposis. Laryngoscope 2008 ; 118 (9) : 1 521-7.
Dr G.Gertner 23/11/2008

Résumé en anglais : http://www.laryngoscope.com/pt/re/laryngoscope/abstract.
00005537-200809000-00002.htm ;jsessionid=
J23VdYf1G7gbwYc4HJkwQpX1X8cM27bS3j01kZWPT
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- Belgique - Sexe oral et cancer de la gorge
Le papillomavirus humain (HPV) est un virus responsable du cancer du col de l’utérus chez la femme. Mais ce virus sexuellement transmissible est aujourd’hui mis en cause dans certains cancers de la sphère ORL.
Le papillomavirus en cause
Selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, le papillomavirus humain, responsable du cancer de l’utérus, pourrait aussi être à l’origine de certains cancers de la gorge, dont la fréquence a considérablement augmenté au cours des trente dernières années. Cette étude vient confirmer une hypothèse déjà émise par différents chercheurs. L’étude montre ainsi que le HPV 16, une des souches du papillomavirus, est présent dans 72 % des cancers de la gorge. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, il pourrait donc exister un facteur de risque encore plus important que le tabac ou l’alcool dans ce type de cancer… Il faut cependant préciser que ces chiffres ne portent que sur les cancers de l’oropharynx (partie du pharynx à l’arrière de la bouche), qui représentent seulement 20 % des cancers de la sphère ORL (bouche, pharynx, larynx).
Pour ces autres cancers ORL, le tabac et l’alcool demeurent les principaux facteurs de risque.
Sexe oral : un risque accru
Le papillomavirus se transmet principalement par voie sexuelle. Sa présence au niveau de la gorge s’explique par des pratiques sexuelles orales (fellation et cunnilingus). Or, il semble que dans le cas du cancer de la gorge, la contamination par un papillomavirus multiplie par 32 le risque de contracter la maladie. Par ailleurs, toujours selon cette étude, les personnes ayant eu des pratiques sexuelles orales avec plus de 6 partenaires ont 9 fois plus de risque de développer un cancer de la gorge. Le tabagisme, lui, multiplie "seulement" ce risque par 3 et l’alcoolisme par 2,5. Or on le sait, les pratiques sexuelles orales semblent s’être fortement généralisées lors de ces dernières décennies. Ici encore, le seul moyen de prévention reste le préservatif, souvent mis de côté lors des pratiques orales... et qui ne vaut d’ailleurs que pour les fellations.
Attentifs, pas alarmistes
Inutile cependant de crier au loup : parmi les nombreuses personnes qui pratiquent le sexe oral, toutes ne contractent pas le papillomavirus. Et parmi celles qui sont mises en contact avec ce virus, seule une minorité est susceptible de développer un cancer. Le papillomavirus est en effet un virus extrêmement courant, mais pas toujours dangereux, comme on l’a constaté au cours des études sur le cancer du col. On sait ainsi que la plupart des jeunes femmes ont contracté ce virus au début de leur vie sexuelle, mais que seule une minorité d’entre elles développeront un cancer du col de l’utérus. Reste à savoir si le vaccin récemment mis au point contre le cancer du col pourrait trouver des applications dans la prévention des cancers de la gorge liés au papillomavirus…

New England Journal of Medicine, 2008
Julie Luong, journaliste santé, www.e-sante.be, 09/09/2008
http://www.e-sante.be/magazine/article.asp?idarticle=
7927&idrubrique=302&urldesc=
A5sexeoralcancergorge&urlnew=0

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- USA - Un long tabagisme entraîne des problèmes de vision
Une étude longitudinale confirme que le tabagisme déclenche davantage de troubles de la vision centrale.
Une équipe scientifique de l’Université du Wisconsin a commencé en 1988 à contrôler tous les cinq ans un groupe de presque 5 000 personnes du point de vue de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Comparés aux jamais-fumeurs, les fumeurs avaient, après 15 ans :
- un risque supérieur de 47 % d’apparition précoce de la maladie,
- un risque supérieur de 43 % de détérioration avancée.
Plus le fumeur commence tôt à fumer, plus longtemps il fume, plus il fume de cigarettes par jour, plus la maladie risque d’être grave.
Les personnes souffrant d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge voient de plus en plus flou. A un stade avancé, cette maladie peut aller jusqu’à empêcher de lire et de reconnaître un visage.

Source : Ronald Klein et al., Further Observations on the Association Between Smoking and the Long-term Incidence and Progression of Age-related Macular Degeneration. The Beaver Dam Eye Study, in : Archives of Ophthalmology 2008 ; 126 : 115-121 http://archopht.ama-assn.org.

Gesundheit, Fakten (at) 28/01/2008

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- USA - Cancers de la gorge : fellation et cunnilingus plus dangereux que tabac et alcool !
La fellation et le cunnilingus exposeraient à un risque très significativement accru de cancers de la gorge, rapporte le magazine E-santé. Selon le magazine, une équipe américaine a en effet découvert que les papillomavirus humains (ou HPV), qui sont responsables de la majorité des cancers du col de l’utérus, étaient également impliqués dans le développement de tumeurs oropharyngées. Sans qu’il soit même nécessaire d’avoir fumé ou bu en excès, alors que ces deux facteurs de risque étaient jusqu’alors considérés comme déterminants. Le Dr Maura Gillison et son équipe, du Johns Hopkins Kimmel Cancer Center (dans le Maryland, aux États-Unis) se sont penchés sur les cas de 100 malades des deux sexes, atteints d’un cancer de l’oropharynx. Le résultat laisse à penser. « Parmi ces patients » soulignent les auteurs, « ceux dont la contamination par l’une ou l’autre souche de HPV » – dont le rôle oncogène est désormais bien connu, n.d.l.r. – « était connue avaient un risque de cancer oropharyngé 32 fois supérieur à celui de la population générale ».
C’est beaucoup plus que la multiplication par 3 associée au tabagisme, ou par 2,5 qui serait liée à l’intoxication alcoolique… Un autre travail américain mené par une équipe de la Brown University, confirme d’ailleurs ce constat. Plus encore, parmi des patients non connus pour avoir été contaminés par le HPV, ceux qui avaient eu des rapports buccaux avec plus de 6 partenaires au cours de leur vie ont vu leur niveau de risque multiplié par 8,6. Le risque par conséquent, viendrait pour l’essentiel de la multiplicité des partenaires. Toutefois, l’auteur se veut rassurante. « Le cancer de l’oropharynx est rare et la majorité des personnes qui ont une infection buccale à papillomavirus ne développent pas (nécessairement) un cancer de la gorge ».

Le potentiel - Congo-Kinshasa - 14/01/2008

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- France - Une bonne raison d’arrêter de fumer ? Les yeux
Il s’agit de la DMLA, dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Pour acceder à cette étude :
Hughes AE, Orr N, Patterson C, Esfandiary H, Hogg R, et al. (2007) Neovascular age-related macular degeneration risk based on CFH, LOC387715/HTRA1, and smoking. PLoS Med 4(12) : e355
doi:10.1371/journal.pmed.0040355

Info sur le site : Jean-Daniel Flaysakier http://blog.france2.fr/mon-blog-medical/ 2/01/2008

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- France - Le tabac, également mauvais pour les oreilles
Irritations chroniques des trompes d’Eustache et de l’oreille moyenne : on le sait depuis longtemps, le tabac s’accorde mal avec les oreilles, tant et si bien que les fumeurs doivent subir davantage d’interventions chirurgicales, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur l’audition.
Mais les récents résultats d’une étude menée auprès de quelque 1 200 patients dont 846 fumeurs, 291 non-fumeurs et 74 ex-fumeurs vont plus loin : ils montrent en effet pour la première fois que, après une intervention chirurgicale, l’acuité auditive des ex-fumeurs est significativement moins bonne que celle des non-fumeurs qui ont subi le même type d’opération. Ces fumeurs repentis doivent également faire face à davantage de complications postopératoires voire de ré-opérations que les non-fumeurs. Bien entendu, la situation se révèle pire pour les fumeurs invétérés dont l’audition avant et après opération s’avère moins bonne que celle des autres.
Une bonne nouvelle cependant pour encourager l’abandon du tabac : après cinq années d’arrêt, les ex-fumeurs présentent statistiquement une audition comparable à ceux qui n’ont jamais fumé.
http://www.audition-infos.org/le-tabac-egalement-mauvais-pour-les-oreilles-article-104.html

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- Australie - Surveillez vos yeux de près si vous êtes fumeur (DMLA)
Très riche ce travail australien centré sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Deux aspects principaux à retenir : les fumeurs et anciens fumeurs présenteraient un risque particulièrement élevé de développer la maladie. Quant aux patients, leur espérance de vie s’en trouverait réduite.
Le Pr Sudha Cugati et ses collègues de l’Université de Sydney, a suivi pendant 11 ans 3 654 personnes de plus de 49 ans. Au terme de leur travail, les auteurs ont enregistré 1 051 décès et observé surtout, que la mortalité était bien plus élevée (54 %) parmi les sujets atteints de cataracte ou de DMLA que chez les autres (34 %).
« Après avoir pris en compte d’autres facteurs de risque qui auraient pu se trouver à l’origine des décès, nous avons clairement démontré un lien entre ces deux maladies oculaires et la mortalité chez les moins de 75 ans », souligne Sudha Cugati. Voilà pourquoi il est important de bien surveiller votre vue, tout au long de la vie !
Surtout d’ailleurs, si vous êtes fumeur ou ancien fumeur. Comme le précisent les auteurs, dans le premier cas, le risque de développer une DMLA serait multiplié par 4. Et par 3 dans le second, par rapport à des personnes qui n’ont jamais fumé.

Source : JAMA juillet 2007, 16/08/2007

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- France - Quand nos yeux partent en fumée… (DMLA)
La fumée de cigarette n’est pas seulement irritante pour les yeux. Elle accélère aussi le vieillissement de la rétine, et favorise donc le développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la DMLA. Avec à terme, un risque très élevé de cécité.
La DMLA est une maladie de la partie centrale de la rétine qui aujourd’hui, touche plus d’un million de Français. Et de très nombreuses études scientifiques ont déjà établi la relation entre cette maladie et le tabagisme. Ainsi le risque pour un fumeur de développer la DMLA est-il jusqu’à 5 fois plus important que celui d’un non-fumeur !
Une notion encore peu connue du public. Selon Françoise Georges, présidente de l’Association Rétina France, « seulement 10 % des personnes interrogées savent que le tabagisme menace leur vision ». Car le tabac a également un impact sur le risque de cataracte, une maladie provoquée par une opacification progressive du cristallin. Alors pour vos yeux aussi, stop à la cigarette.

Rétina France, juillet 2007 19/07/2007

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- USA - Coup de tabac sur les cancers de l’oropharynx HPV+
Dans les cancers de l’oropharynx positif pour le papillomavirus (HPV), le pronostic est moins bon chez les fumeurs ou les anciens fumeurs que chez ceux qui n’ont jamais fumé, selon une étude américaine.
Ce travail a porté sur 124 patients qui présentaient un cancer avancé de l’oropharynx (amygdale ou base de la langue). La plupart (102) avaient de l’ADN du papillomavirus dans leur tumeur. Parmi les sujets présentant une tumeur HPV négative (22), tous étaient des fumeurs. Parmi les 102 qui avaient une tumeur HPV positive, les deux tiers étaient des fumeurs ou des anciens fumeurs.
Chez les patients HPV positifs, 6 % de ceux qui n’avaient jamais fumé ont eu une récurrence de leur cancer ; en revanche, 19 % des anciens fumeurs et 35 % des fumeurs actuels ont présenté une récurrence.
En ce qui concerne les cancers HPV négatifs, dans lesquels tous les patients étaient fumeurs, le taux de récurrence a atteint 50 %.

Clinical Cancer Research, vol 16, n°4, 15/02/2010.
Quotimed.com 15/02/2010
http://www.quotimed.com/web/index.cfm?fuseaction=viewflash&waidx=1851

Résumé en anglais : http://clincancerres.aacrjournals.org/content/16/4/1226.abstract

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