Belgique - Le tabacologue fait un flop chez les femmes enceintes (10/12/2016)


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- Le tabacologue fait un flop chez les femmes enceintes

Le nombre de futures mères qui consultent un spécialiste pour arrêter de fumer est en baisse, selon l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami).
Le sevrage tabagique avec l’aide d’un spécialiste est de plus en plus prisé. Selon les chiffres de l’Inami, au mois d’août 2016, 31 113 demandes de remboursement pour sevrage tabagique ont été introduites, pour des dépenses totales de 729 992 euros. Au mois d’août de l’année précédente, 27 329 cas (premières sessions et suivantes) étaient recensés. La progression est nette. De plus en plus de Belges souhaitent se faire aider pour arrêter de fumer.
« Avec de l’aide, un fumeur à 3 fois plus de chances d’arrêter de fumer », précise Marie-Noëlle Rasson, coordinatrice chez Tabac Stop.
L’aide du tabacologue rencontre moins de succès auprès des femmes enceintes. Au premier semestre de cette année, 486 dossiers ont été introduits, soit une diminution de 33% par rapport à la même période, en 2014 (725 cas). Cela représente une dépense plus faible aussi. De 21.650 euros en 2014, l’Inami a remboursé pour un total de 14.570 euros en 2016...
Les raisons de cette baisse sont multiples. Les gynécologues évoquent des cas d’arrêt avant la grossesse (ou à la précédente grossesse). D’autres indiquent que la nervosité de l’arrêt de la cigarette n’aide pas au bon déroulement de la grossesse et que certaines fumeuses gardent la cigarette du matin et celle du soir.
Un nouveau venu sur le marché pourrait également expliquer cette baisse : la cigarette électronique. Cependant, les effets toxiques sur la santé du fœtus n’ont pas été démontrés pour l’instant.
Une étude américaine, menée sur les souris, rapportait que « l’utilisation, de produits alternatifs au tabac, qu’ils contiennent ou non de la nicotine, représenteraient un risque pour le développement du fœtus ».
Une bonne nouvelle, enfin, peut donner de la volonté. « Parfois, tomber enceinte donne l’énergie et la force aux fumeuses d’arrêter la cigarette d’elles-mêmes, sans aide », nous murmure fièrement Sophie, sage-femme liégeoise.

Les substituts conseillés
Lors de la grossesse, peu de traitements médicamenteux peuvent être pris. Il faut toujours l’avis du médecin et/ou d’un spécialiste de la santé. Dans le cas du sevrage tabagique, on conseille « de ne pas fumer et de ne pas prendre de substitut nicotinique pendant le premier trimestre », stipule Marie-Noëlle Rasson. « Les patches, inhaleurs et comprimés sont des moyens », ajoute-t-elle. « Généralement, les inhaleurs et comprimés ont plus de succès que les patches. Ces derniers exposent le fœtus de manière continue au substitut nicotinique ».

LCC 10/12/2016
http://www.dhnet.be/actu/belgique/le-tabacologue-fait-un-flop-chez-les-femmes-enceintes-584af49bcd70bb41f08e25b3

Ndlr : Madame Rasson, bien que titulaire du certificat interuniversitaire de tabacologie, ne semble pas se tenir informé des études sur le sujet. Deux études signées du Dr Ivan Berlin (2011 et 2013) montrent l’inefficacité des patches chez les femmes enceintes et deux études plus anciennes montrent une augmentation de la mort subite du nourrisson (voir le site www.tabacologue.fr). Le traitement de première intention est la mise en place des TCC (conférence de consensus d’octobre 2004).


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