Burkina-Faso - L’emballage neutre diminue l’attrait du tabac (08/03/2023)


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L’emballage neutre diminue l’attrait du tabac (08/03/2023)

Dans le cadre des activités de lutte anti-tabac, le ministère de la Santé et de l’hygiène publique a, à travers la direction de la promotion et de l’éducation pour la santé, organisé, les 9 et 10 février 2023 à Koudougou, un atelier de renforcement de capacités des acteurs de la société civile de lutte contre le tabagisme. Il s’est agi de les outiller sur l’emballage neutre des produits du tabac.
L’emballage neutre diminue l’attrait du tabac, lorsqu’on sait que les industries des produits tabagiques font des pieds et des mains pour rendre les emballages attrayants. Dès lors, et pour les organisations de la société civile, ce combat pour un emballage neutre mérite d’être mené pour épargner notamment la jeunesse d’un basculement dans le phénomène tabagique.
Il a été, à cet effet, rappelé la situation de la lutte au Burkina, la définition et les contours de l’emballage neutre, son impact sur la consommation du tabac ainsi que le rôle que peuvent jouer les organisations de la société civile pour faciliter l’adoption des textes y afférents.
Au Burkina, les organisations de lutte contre le tabagisme, regroupées autour de l’Union des associations contre le tabac (UACT), ont abattu un énorme travail à travers plusieurs fronts. On peut citer les offensives pour l’imposition des images sur les paquets de cigarettes, la réglementation de la vente du tabac vis-à-vis des établissements scolaires, l’interdiction de fumer dans les lieux publics, la campagne d’affichage des messages contre le tabagisme, l’augmentation du taux de taxation.
« Les OSC (organisations de la société civile) jouent un grand rôle dans la mise en œuvre de la Convention cadre de l’OMS sur la lutte anti tabac.
De ce fait, pour ce qui est de certaines actions ou stratégies qu’on voudrait entreprendre, il a été jugé nécessaire de les associer, notamment à travers le renforcement des compétences pour que nous puissions ensemble évoluer vers l’atteinte des objectifs », a justifié un des formateurs, Éric Doyé, en service à la direction de la promotion et de l’éducation pour la santé.
Pendant ces deux jours donc, et pour aboutir au résultat escompté, les formateurs ont fait un rappel des généralités relatives à la lutte anti tabac, la législation en vigueur, la Convention cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac d’où sont tirés les textes des pays signataires et les aspects en lien avec le conditionnement des produits du tabac.
Un tour d’horizon a également permis aux acteurs de noter que beaucoup d’acquis ont été engrangés par les organisations de la société civile, de concert avec l’administration et les acteurs publics.
Cependant, relèvent-ils également, la lutte anti tabac est une lutte de longue haleine, et les stratégies développées pour contrer cette lutte requièrent plus de vigilance de la part de la société civile, dont l’ultime combat est de protéger les générations actuelles et futures des méfaits du tabagisme.

« Dans le tabac, il n’y a rien de bon. Il engendre d’énormes conséquences sur la santé, l’économie, l’environnement et la société. Le tabac, c’est un produit hautement toxique ; plus de 7 000 substances chimiques s’y trouvent et plus d’une soixantaine qui peut donner le cancer. Au Burkina, environ 4 800 personnes meurent chaque année du fait du tabac (ceux qui en consomment directement et ceux qui n’en consomment pas, mais sont enfumés par les fumeurs). Près de 1 300 personnes qui meurent ne sont pas des fumeurs, mais plutôt des gens exposés à la fumée du tabac par d’autres personnes. Il est donc important de ne pas fumer. Mais au cas où ils voudraient s’intoxiquer, qu’ils le fassent seuls ; il faut éviter de fumer dans un lieu public, parce que les autres personnes sont également en danger. L’idéal vraiment pour le fumeur, c’est d’arrêter parce qu’il n’y a rien vraiment de bon dans la cigarette », s’est attardé Eric Doyé, appelant surtout les jeunes à ne pas s’aventurer dans la cigarette.
Selon le porte-parole des participants à l’atelier, Mariétou Tiendrébéogo, étudiante en médecine à l’université Pr. Joseph Ki-Zerbo, cette session de renforcement de capacités sur l’emballage neutre a permis de requinquer par les informations sur l’enjeu de la question.
Dans la dynamique de la lutte depuis des années maintenant, elle avoue avoir forgé sa conviction de la noblesse de la lutte avec son domaine d’étude. « Ne pas fumer ou arrêter de fumer, c’est bien pour l’être humain, c’est bien pour la famille, les amis et collègues et c’est bien pour toute la société », recommande Mariétou Tiendrébéogo.

Lefaso.net O.H.L 08/03/2023


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