Canada - Un commerce payant au pénitencier de Donnacona : le tabac (27/01/2012)


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-  Un commerce payant au pénitencier de Donnacona : le tabac

Résultante de l’interdit de fumer dans les prisons fédérales, le tabac y est objet de trafic au même titre que les stupéfiants. Les gardiens du pénitencier à sécurité maximale de Donnacona viennent d’ailleurs de soulager deux bagnards d’une quinzaine de blagues de tabac à rouler... Un butin d’une valeur, selon l’évaluation des geôliers, de près de 12 000 $ dans les murs.
« C’est un produit qui est illégal dans le pénitencier », remarque Richard Bolduc, chef des services financiers et porte-parole auprès des médias. « C’est pour ça que la valeur du tabac est élevée, parce que nous, on n’en vend pas à la cantine. C’est la non-disponibilité dans le pénitencier qui fait la valeur. C’est la valeur institutionnelle. Peut-être que ça vaudrait 100 $ au dépanneur ! »
Les saisies de tabac seraient fréquentes. La plus récente récolte frappe toutefois l’imaginaire par la quantité dissimulée, soit un peu moins de 700 grammes. Mais peu importe le volume de tabac caché par les taulards, le modus operandi des trafiquants serait à peu près toujours le même : la route du tabac de contrebande commence à la prison de Québec, mieux connue sous son appellation populaire « prison d’Orsainville », explique Richard Bolduc.
Pardon ? Les taulards se ravitaillent dans une... prison ? Lorsque les pensionnaires doivent visiter le palais de justice du centre-ville de Québec, ils séjournent, le temps des auditions en cour, dans l’établissement du nord de la capitale, une propriété du gouvernement québécois. Ici, la cigarette est tolérée lors des sorties dans la cour. « Puisque le tabac est permis dans les prisons provinciales, quand les détenus reviennent, ils en ont sur eux ».

Comme la cocaïne
Du côté fédéral, la prohibition du tabac a été appliquée graduellement à partir de mai 2008. Même les travailleurs de la prison doivent s’y plier. « Nous, il y a une interdiction totale des produits du tabac. »
La cigarette y est donc sur le même pied que la marijuana et la cocaïne. « C’est interdit, pour nous ça a le même traitement. » Le prisonnier qui se fait pincer avec des cigarettes ne s’expose toutefois pas à une peine criminelle. Un « juge » décidera s’il paiera une amende ou s’il devra effectuer un séjour au « trou », en isolement.
L’établissement de Donnacona a ouvert ses portes en 1986 et peut accueillir 355 détenus, tous des hommes. Il est planté en bordure de la route 138 qui longe le fleuve Saint-Laurent.
On y trouve sept secteurs accueillant des prisonniers. Un peu plus du quart des prisonniers purgent une peine à perpétuité, selon le site Web de Service correctionnel Canada. Plus de 370 employés y travailleraient.

Baptiste Ricard-Châtelain Le Soleil 27/01/2012
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/justice-et-faits-divers/201201/26/01-4489801-le-tabac-un-commerce-payant-au-penitencier-de-donnacona.php


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