France - Les infirmières vont effectuer plus d’actes médicaux (15/04/2008)


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- Les infirmières vont effectuer plus d’actes médicaux

Un rapport de la Haute Autorité de santé propose de faire réaliser certaines missions, remplies jusqu’à présent par des médecins, par le personnel paramédical.
Des infirmières peuvent-elles faire des coloscopies ? Des manipulateurs radio vont-ils réaliser des échographies cardiaques ? Le personnel paramédical peut-il établir des prescriptions ou se prêter à des consultations de prévention ? La demande médicale est devenue plus forte que jamais, les besoins médicaux se sont multipliés, les progrès technologiques se sont développés, la démographie médicale, elle, est très contrôlée et certains actes sont devenus, eux, très codifiés. Dans un tel contexte, et à l’instar de ce qui se passe dans de nombreux pays anglo-saxons, la question se pose désormais de savoir si certains actes jusqu’alors effectués par des médecins ne peuvent pas être délégués à d’autres professionnels de santé dûment formés.
Dans un rapport rendu public mercredi, la Haute Autorité de santé, présidée par le Pr Laurent Degos, recommande de favoriser « la coopération interprofessionnelle », c’est-à-dire la délégation d’actes. Ce rapport fait suite à une série d’expérimentations réalisées en France, alors qu’à l’étranger déjà cette délégation est relativement courante.
En décembre 2003, le ministère de la Santé a autorisé pour la première fois par arrêté toute une série d’expérimentations de délégations d’actes au personnel paramédical. Au total, quinze expériences dans des domaines variés ont donné lieu à des évaluations précises, tant en terme de faisabilité que de qualité des soins.
Parmi ces essais, on notera la réalisation d’échographie cardiaque par un manipulateur radio à l’hôpital de la Timone à Marseille : l’infirmière réalise une partie de l’examen, effectue certaines mesures, le cardiologue complète et pose le diagnostic. Au CHU de Lille, un des essais a porté sur la pratique par des infirmières d’explorations fonctionnelles digestives : l’infirmière prépare et réalise l’examen, le médecin interprète les résultats. À la Pitié-Salpêtrière à Paris, des infirmières référentes en cancérologie interprètent les examens complémentaires et adaptent les traitements. Au CHU Henri-Mondor à Créteil, des infirmières cliniciennes en gastro-entérologie ont fait le suivi des malades atteints d’hépatite C.

Satisfaits des résultats
Pour quatre de ces expérimentations, l’évaluation est déjà disponible. Celle-ci s’est proposée de comparer la pertinence de l’attitude du médecin et de l’infirmière face à une même situation. Pour trois de ces essais (en oncologie, en échographie, en entretien avant un don de sang), une forte concordance a été notée entre la décision du médecin et celle de l’infirmière ou du manipulateur radio. Les discordances les plus fortes ont été observées dans l’entretien avant le don de sang, avec une application plus forte du principe de précaution parmi le personnel paramédical. Pour une expérimentation, en échocardiologie, des écarts peu importants ont été observés, même si les médecins se sont déclarés satisfaits des résultats obtenus.
Dans les pays anglo-saxons, cette délégation est déjà une réalité depuis quelques années. Aux USA et en Grande-Bretagne, les endoscopies digestives peuvent être faites par des infirmières spécialisées. Certaines ont même le droit de faire des prescriptions sur une liste restreinte de médicaments.
L’Académie de médecine et l’ordre des médecins estiment dans un communiqué que face à un besoin de soins et de prévention, le médecin doit rester, sauf circonstances exceptionnelles, le premier recours du patient, mais ils ajoutent que « conscients de la nécessité de renforcer la coopération entre professionnels de santé, ils demandent notamment que les expérimentations déjà entreprises dans un cadre essentiellement hospitalier, soient complétées par des expérimentations concernant les soins de ville et que les sociétés savantes et les collèges professionnels définissent les actes qui pourraient faire l’objet de nouvelles délégations ».

Martine Perez lefigaro.fr 15/04/2008
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/04/16/01004-20080416ARTFIG00013-les-infirmieres-vont-effectuerplus-d-actes-medicaux.php

Va-t-on enfin pouvoir officialiser les consultations de tabacologie faites par des diplômés non-médecins ? (Ndlr).


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