France - Tabagisme passif : revirement de jurisprudence (29/06/2006)


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 Tabagisme passif : revirement de jurisprudence (29/06/2006)

Dans sa rubrique « Confidentiel » LE FIGARO MAGAZINE évoque un revirement de jurisprudence signalé par le rapport de l’IGAS et « passée inaperçu » mais qui est toutefois « lourd de conséquences » puisque le 29 juin dernier la Cour de cassation a donné raison à un barman non fumeur, frappé par un cancer typique du fumeur, qui souhaitait se retourner contre son employeur. Considérant que cette décision revient « à établir une responsabilité sans faute des chefs d’entreprise vis-à-vis de leurs salariés en matière de tabagisme passif », le magazine souligne qu’elle « ouvre la voie à d’innombrables actions judiciaires (…) sur le modèle de ce qui se profile pour l’amiante ».

LIBERATION de samedi évoque pour sa part le droit de retrait qu’a fait valoir une employée non fumeuse de France Télécom Nancy, malade à cause des fumées de cigarettes sur son lieu de travail.
Signalant qu’elle a passé cinq jours dans sa voiture au pied de l’immeuble, le journal précise que l’entreprise lui a donné le choix entre deux autres postes de travail dans des locaux non fumeurs.

D’après LE JOURNAL DU DIMANCHE, « la cabine pour fumeurs évoquée cette semaine(…) existe déjà dans 150 entreprises en France » et c’est une société suédoise qui est leader européen du marché.
Le journal qui explique que cette cabine peut contenir de deux à six fumeurs, qu’elle est « équipée d’un système révolutionnaire d’aspiration des particules de tabac et de nicotine » et que « le système d’aération restitue un air pur à 100 % », affirme que les non fumeurs peuvent converser avec les fumeurs sans être indisposés. La responsable des aménagements de la société suédoise assure « nous avons renoué les liens entre les pros et les anti-tabac ».
L’hebdo qui précise que c’est l’argument de vente de Smoke Free System, souligne que « l’autre argument massue » est l’argent que cette installation fait économiser à l’employeur en évitant à ses salariés d’aller fumer dehors. Indiquant que 150 sociétés françaises ont passé commande (dont des ministères), le JDD estime que le marché est exponentiel.

FEMME ACTUELLE a partagé « la journée marathon d’une non fumeuse » qui débute dans le métro avec un voyageur qui allume une cigarette sur le quai « pile poil sous le panneau interdiction de fumer ».
La journaliste qui dit avoir envie de « hurler dans ses oreilles » le problème de son odorat sensible, des 3 000 morts du tabagisme passif et de l’amende qu’il encourt, ne veut pas être prise pour "une redresseuse de torts" et « subit sans broncher tout en jetant au fautif des coups d’œil menaçants ».
Réunion au bureau qui commence très en retard parce que la chef de service était « au premier étage » « le trou à rat pompeusement appelé espace fumeurs ».
Et la journaliste de commenter « il est sympa notre patron car dans l’entreprise d’en face, les fumeurs sont jetés à la rue ». Suit un « déjeuner dans un restau non fumeur » avec Alex, ce qui n’a pas été facile car il a fallu convaincre Alex, mais aussi parce qu’il y a seulement 80 établissements ayant signé la charte « 100 % sans tabac » dans Paris.
Disant ne pas comprendre pourquoi les restaurateurs manifestent leur mécontentement face à une interdiction car cet établissement est toujours bondé, la journaliste voit soudain sa conversation avec Alex interrompue par le besoin qu’a celle-ci d’aller fumer une cigarette à l’extérieur. A 19 heures c’est « l’apéro chez Valentin ».
La journaliste qui attend une amie place de la République s’est déjà faite accoster deux fois par des passants demandant « t’as pas une clope, STP ? ». Elle « inspire » avant de monter chez Valentin où « l’asphyxie la guette », car dit-elle « mes amis sont à l’image de la population française 29,9 % de fumeurs » et pas de balcon « où renvoyer les impies » alors on laisse la fenêtre ouverte « et tout le monde se gèle ».
Puis « resto » où il n’est « pas question de scinder le groupe » et où l’on va dans l’espace fumeur, sachant que l’espace non fumeur est un îlot « coincé entre les toilettes et les cuisines incapable de (les) recevoir tous ». Elle déplore « mes camarades ont explosé la consommation moyenne des fumeurs (…) mes yeux sont rouges et au dessert je ne distingue plus trop qui est en face de moi ». Retour chez elle avec au programme : laver tous les vêtements et faire trois shampoings.


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