France - La recherche d’une BPCO au cabinet face à un gros fumeur (19/06/2008)


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 La recherche d’une BPCO au cabinet face à un gros fumeur (19/06/2008)

Le dépistage de la BPCO repose essentiellement sur un dépistage actif et précoce des médecins généralistes qui, grâce à un interrogatoire précis et bien mené, doivent rechercher chez tout tabagique l’existence de signes extrêmement banals, très souvent négligés et banalisés par le patient lui-même : toux, expectoration, dyspnée. Il devra de même s’inquiéter et être alarmé lors de bronchites à répétition, voire de trachéites à répétition.
La mesure du souffle par le médecin généraliste peut être réalisée par la mesure du débit pointe (peak flow), de faible coût, mais de sensibilité insuffisante. Un peak flow normal n’élimine pas une BPCO ; un peak flow anormal doit déboucher sur une mesure plus complète du souffle.

Des appareils miniaturisés pour mesurer le rapport VEMS/VEM6
Les appareils miniaturisés permettant la mesure du rapport VEMS/VEM6 sont plus fiables. Cette mesure du souffle présente l’intérêt d’être un outil d’alerte qui sensibilise le médecin et le patient, et permet de proposer un sevrage tabagique. L’existence d’une perturbation de la mesure du souffle devra conduire à une consultation spécialisée en pneumologie et à la pratique d’explorations fonctionnelles respiratoires plus complètes. Ce dépistage par mesure du souffle peut être réalisé de deux façons : soit par le médecin généraliste chez l’ensemble de sa clientèle, à l’occasion, par exemple, d’une infection hivernale (ce geste simple à réaliser peut avoir lieu au même titre que le contrôle de la tension artérielle). Il est également possible d’effectuer cette mesure du souffle lors de campagnes de dépistage (Journée du souffle) qui ont lieu dans des stands, dans la rue, dans les gares, etc.
En ce qui concerne les pneumologues, les mesures du souffle sont réalisées soit au cours de campagnes, soit lorsqu’ils reçoivent un patient déjà malade. Ces praticiens doivent systématiquement, et chez chaque patient, aborder le problème du tabac et de la BPCO ; ils devront, lorsque l’examen du souffle est perturbé, réaliser un examen clinique approfondi, une spirométrie plus complète, ainsi qu’une radiographie pulmonaire.
En fonction de l’ancienneté du tabagisme. Pour le Dr Daniel Benhamou (Rouen), « il n’y a pas d’âge fixe pour réaliser une mesure du souffle car la BPCO peut survenir précocement, vers 50-60ans habituellement, mais assez souvent chez des patients plus jeunes. Cette mesure doit être réalisée en fonction de l’ancienneté de l’exposition tabagique. Il importe d’être vigilant sur les symptômes, même les plus banals, chez le fumeur. Le dépistage de la BPCO doit être effectué, quel que soit l’âge, chez tous les grands fumeurs, tous les deux ans à trois ans ».

Dr Brigitte Vallois Le Quotidien du Médecin Num spécial 19/06/2008
Propos recueillis auprès du Dr Daniel Benhamou (service du Pr Muir, hôpital de Bois-Guillaume - CHU de Rouen, France).
Transmis par le Dr Geneviève Sajus (F93)


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