La cigarette


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 8 août 2017.


SOMMAIRE


- France - Les messages sanitaires ne font plus effet 21/02/2014
- France - La Cour de Cassation dit non à la mention « Bio » sur les paquets de cigarettes 18/02/2014
- USA - Les risques spécifiques des cigarettes menthol 26/07/2013
- Australie - Les paquets de cigarettes neutres donnent envie d’arrêter de fumer 23/07/2013
- France - La ministre de la santé lance l’idée de paquets de cigarettes « neutres » 01/08/2012
- France - Augmentation du tabac de 6 % au 1er octobre 2012 27/06/2012
- USA - Les dangers des additifs 13/03/2012
- France - Les cigarettes « anti-incendie » sont désormais obligatoires 17/11/2011
- France - Du sucre et des arômes dans le tabac pour « recruter et fidéliser » les jeunes et les femmes 24/10/2011
- USA - Cigarettes au menthol plus dangereuses ? 24/03/2011
- France - La hausse du prix du tabac confirmée 17/09/2010
- France - Projet de loi pour un paquet de cigarettes générique 11/08/2010
- France - Cigarettes anti-incendie en vente courant 2011 ? 26/05/2010
- France - + 6% pour le prix des cigarettes 23/10/2009
- USA - La cigarette est-elle plus dangereuse aujourd’hui qu’il y a quelques années ? 18/05/2009
- Suisse - Cigarette en chocolat en sursis 5/12/2008
- France - Interdiction de vente des « cigarettes-bonbons » ? 22/10/2008
- Belgique - Jin Ling, la cigarette russe vendue illégalement 20/10/2008
- Grande-Bretagne - Y a-t-il une différence entre cigarettes industrielles et cigarettes roulées en terme d’exposition aux carcinogènes ? 7/10/2008
- USA - Tabac mentholé : le péril jeune 15/09/2008
- France – Pr. Robert Molimard : Qui a intérêt à paniquer les fumeurs avec le polonium 210 ? 4/09/2008
- France - Polonium 210 : l’industrie du tabac et les médias savaient 1/09/2008
- UE - Les cigarettes anti-incendie arrivent 7/08/2008
- France - Se les rouler va coûter plus cher en août 2008 3/08/2008
- France - Cigarettes aromatisées : le début de la fin ? 07/2008
- France - Les cigarettes au goût de confiserie bientôt bannies ? 29/05/2008
- France - Bientôt des images chocs sur les paquets de cigarettes ? 9/05/2008
- USA - Du tabac génétiquement modifié moins cancérigène ? 27/04/2008
- Australie - Pour des paquets de cigarettes neutres /04/2008
- Grande Bretagne - L’histoire fumeuse du jour : la cigarette « plus sûre 22/02/2008
- France - Smoz, une cigarette qui ne s’allume pas 15/01/2008
- Union Européenne - Nouvelle norme en 2008 pour les cigarettes 30/11/2007
- Grande-Bretagne - Présence de polonium 210 dans les cigarettes 12/12/2006
- France - Cigarettes aromatisées 4/12/2006
- France - Cigarettes parfumées + dangereuses ? 8/11/2006
- France - Les cigarettes bonbons dangereuses 25/10/2006
- France - Cigarettes sans additifs 25/09/2006
- USA - Taux de nicotine des cigarettes augmenté 1/09/2006
- USA - Changement d’appellation des cigarettes légères 23/08/2006
- France - Les français délaissent la cigarette pour le tabac à rouler 23/02/2006
- France - Le lourd secret des cigarettes light 02/2006
- UE - Une cigarette roulée égale deux cigarettes 26/12/2005



- UE - Une cigarette roulée égale deux cigarettes

Moins cher que les cigarettes, le tabac à rouler est en revanche bien plus toxique. À ce rythme-là, ce sont les jeunes qui se font rouler ! Selon les autorités de Bruxelles, si ce type de tabac était vendu sous forme de cigarettes, il serait interdit dans toute l’Europe…
Cette réalité n’est pas nouvelle, mais il est toujours bon de la rappeler, surtout aux jeunes : le tabac à rouler est particulièrement toxique.
La campagne européenne Help-Pour une vie sans tabac*, de la Commission européenne, a souhaité le rappeler très clairement aux 15-30 ans. Particulièrement prisé par la jeunesse, car deux fois moins cher que les cigarettes, le tabac à rouler a du succès et les ventes se sont considérablement accrues, passant de 1,5 % en 1991 à 12,5 % en 2004.
Au final, c’est 8 000 tonnes vendues chaque année, soit 10 milliards de cigarettes roulées, lesquelles sont hautement toxiques et échappent totalement à la réglementation qui fixe notamment la valeur limite de goudron libéré à 10 mg par cigarette fumée. Or certaines analyses montrent que les cigarettes roulées de 750 mg produisent de 13 à 17 mg de goudron en fonction du papier utilisé (de fin à épais).
A noter qu’en 2000 déjà, une enquête de l’Institut national de la consommation avait clairement démontré que le rendement en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone d’une cigarette roulée est trois à six fois supérieur à celui des cigarettes vendues toutes faites.
Certes, depuis octobre 2004, les cigarettiers ont pour obligation de faire figurer une mention sanitaire (fumer tue, fumer nuit gravement à votre santé…) ainsi que les teneurs en nicotine, en goudron et en monoxyde de carbone sur les paquets de tabac à rouler. La mention sanitaire sur les paquets de papier à rouler est également obligatoire depuis mai 2004.
Avec plus de deux tiers des étudiants fumeurs attirés par le tabac à rouler, il est essentiel de mettre en place une nouvelle réglementation permettant d’interdire la mise sur le marché de tabac conduisant à la fabrication de cigarettes produisant plus de 10 mg de goudron.
* www.help-eu.com

Isabelle Eustache 26/12/2005
Les travaux du Pr. R. Molimard ne disent pas la même chose ! (Ndlr)

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- France - Le lourd secret des cigarettes light

« Tabagisme : le lourd secret des cigarettes light » titre LIBERATION qui indique que les chercheurs dénoncent des « études manipulées » et des « taux de nicotine inexacts ».
Le quotidien tient à avertir les fumeurs que les cigarettiers trichent sur les taux de goudrons et de nicotine affichés sur les paquets mais aussi à prévenir les non fumeurs que les systèmes de ventilations promus par BAT aux industriels de la restauration sont inefficaces pour protéger la santé, ce que sait parfaitement le cigarettier.
Évoquant deux études parues dans The Lancet et le British Medical Journal qui « détaillent les stratégies de manipulation », le journal souligne que la première apprend que BAT a créé des cigarettes « à taux variable » de nicotine et goudron selon qu’elles sont fumées par de vrais fumeurs ou par la machine à fumer qui délivre les normes.
Le journal qui rappelle que le fumeur de « light » a tendance à tirer des bouffées plus fortes pour compenser, rapporte ce qu’écrivait un chercheur de BAT en 1994 " Une cigarette dotée d’un embout de filtre bien ventilé permet au fumeur d’inhaler une plus grande quantité de fumée".
Notant que « pour mieux tromper les autorités sanitaires » le cigarettier a toutefois décidé que « l’élasticité » des cigarettes ne devait « pas être trop criante », le journal révèle que selon un écrit du fabriquant "mieux vaut un produit à 9 mg donnant 15 mg".
Pour The Lancet cette forme de manipulation devrait susciter « une réponse politique des autorités sanitaires ». Rapportant que la seconde étude souligne que BAT entretient « le mythe de l‘efficacité » des systèmes de ventilation alors que l’une de ses expertises internes montre que ces unités « font peu pour réduire les gaz toxiques de la fumée », Libé fait état de la réaction de Nicolas Villain du Comité national contre le tabagisme « Ce sont des bandits. BAT trompe ses clients sur les taux de nicotine (…) vend la ventilation (…) en sachant qu’elle ne protège pas (…) (et) vient de recruter des lobbyistes pour faire peur aux députés UMP en leur racontant que soutenir l’interdiction de fumer leur coûterait leur réélection ».

MILDT /02/2006

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- France - Les français délaissent la cigarette pour le tabac à rouler

L’AFP signale que les français délaissent la cigarette préférant consommer du tabac à rouler, celui-ci coûtant deux fois moins cher mais étant beaucoup plus toxique.
Indiquant que « les prix des cigarettes ont grimpé de 45 % depuis 2003, année où le gouvernement avait décidé de relever les taxes », l’agence souligne que les parts de marché du tabac à rouler sont passées de 6 % en 2002, à 7 % en 2003 et à 10,7 % en 2004 alors que les ventes de cigarettes ont chuté de 30 % entre 2002 et 2005, en grande partie en raison des achats transfrontaliers. Selon un industriel, « c’est clairement le prix des cigarettes qui explique cette flambée des ventes du tabac à rouler ». Précisant que le prix du tabac à rouler a légèrement augmenté de 20 à 30 centimes d’euro en France, l’agence observe que même sur le marché du tabac à rouler, « les gens commencent à s’approvisionner à l’étranger »
Selon Bertrand DAUTZENBERG, professeur de pneumologie, « le tabac à rouler brûle moins bien que la cigarette. Or quand un tabac brûle moins bien, il produit plus de toxicité ». Il ajoute également que « le tabac à rouler dégage jusqu’à 17 mg de goudrons, alors que pour la cigarette, une norme européenne interdit qu’il dépasse 10 mg ». Par ailleurs selon lui, « avec une cigarette à rouler, on se pollue cinq à six fois plus qu’avec une cigarette ordinaire ».

MILDT 23/02/2006

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- USA - Changement d’appellation des cigarettes légères

L’AFP affirme que les cigarettes légères, menacées par la justice américaine, pourraient avoir encore « de beaux jours devant elles » grâce à un changement d’appellation.
Rappelant que ce type de cigarettes pourrait être retiré du marché en janvier si la décision du juge de Washington est appliquée, l’agence rapporte que selon un expert en marketing, les effets d’un tel retrait seraient limités, car dit-il « ils trouveront rapidement d’autres mots pour atteindre les mêmes buts, comme doux, agréable, etc. ». _ L’agence observe que dans l’UE, où l’appellation légère a été interdite en 2003, Philipp Morris a opté pour des couleurs de paquets différentes, et que les « Camel lights » sont devenues « Camel Smooth » (douces). Un porte parole de Philipp Morris assure « depuis l’interdiction de tels qualificatifs dans l’UE nous n’avons rien constaté qui puisse laisser suggérer un impact négatif sur les ventes ».

MILDT 23/08/2006

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- USA - Taux de nicotine des cigarettes augmenté

L’AFP indique que selon une étude du ministère de la santé publique du Massachussetts, toutes les marques de cigarettes vendues dans cet État ont augmenté leur taux de nicotine de 10 % en moyenne entre 1998 et 2004.
D’après l’agence, l’étude dénonce notamment les marques très populaires comme Marlboro, Camel et Newsport, « les plus utilisées par les jeunes qui toutes délivrent nettement plus de nicotine », de même que Kool, la marque menthol, fumée par deux tiers de fumeurs noirs, qui a augmenté son taux de nicotine de 20 %. Selon le ministère de la santé cet accroissement du taux de nicotine « peut rendre l’abandon de la cigarette plus difficile ».

MILDT 01/09/2006

Et l’auto-titration, c’est quoi ? (Ndlr)

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- France - Cigarettes sans additifs

LE JOURNAL DU DIMANCHE évoque « une nouvelle stratégie des industriels » qui commercialisent des cigarettes blondes « 100% sans additifs », un « argument (qui) a de quoi séduire puisqu’ils sont régulièrement accusés d’utiliser des « agents de texture et de saveur » pour accroître la dépendance des fumeurs ».
Indiquant que ce « marketing habile » a été mis en place en 1985 par la Santa Fe Natural Tobacco Company qui surfe sur la tendance « écolo équitable », le journal souligne que depuis son rachat par Reynolds, le cigarettier veut s’imposer en Europe et distribue sa marque dans l’Hexagone depuis deux ans « « au grand dam de l’Alliance contre la tabac » qui parle de « nouveau piège (...) pour dissuader les fumeurs (...) d’arrêter ». Le gérant de la société qui distribue la marque, assure qu’elle « ne joue absolument pas sur l’argument santé ».
D’après l’hebdo, on trouve sur chaque paquet l’avertissement que « l’absence d’additifs ne signifie pas une cigarette plus sûre » mais on trouve aussi sur le site internet de la société « la liste des 464 additifs peu ragoûtants utilisés par les « géants du tabac », sachant que selon le Pr Dubois, « certains d’entre eux » permettent de rendre « les cigarettes plus addictives ».
Le JDD qui estime que sans additifs ces cigarettes devraient être « moins chargées », observe que selon une étude américaine, il n’en est rien puisque qu’elles délivrent un taux de nicotine 3 fois et demi supérieur à celui des Marlboro.
Relevant qu’une série d’autres industriels suivent le mouvement, le journal annonce que la première offensive de taille aura lieu le mois prochain avec la sortie de la gamme Essential de Camel qui fait « déjà un tabac dans 5 pays européens ». Le propriétaire de la marque en dehors des États-Unis déclare que « les consommateurs réclament des produits plus naturels et de meilleure qualité » et il promet de ne pas jouer sur l’argument santé, précisant avoir ajouté un avertissement en ce sens dans les paquets.
D’après l’hebdo, le Pr Dubois d’Alliance contre le tabac, qui dans un rapport prônait la suppression des additifs dans les cigarettes, déplore aujourd’hui que cette mesure soit récupérée par les industriels, uniquement sur certains produits et à des fins « 100 % marketing ».

MILDT 25/9/2006

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- France - Les cigarettes bonbons dangereuses

LE MONDE s’inquiète du « danger des cigarettes bonbons » au parfum de vanille ou au goût de chocolat.
Indiquant que les cigarettes Black Devil de couleur noire et les Pink Elephant de couleur rose remportent « un succès problématique auprès des plus jeunes lycéens », le journal explique qu’elles sont importées en France depuis mi 2005 et placées chez les débitants par la Société pipière française, spécialisée dans les accessoires de bureaux de tabac.
Le journal, qui souligne qu’elles contiennent autant de goudrons et nicotine que les autres, voire plus, mais sont vendues moins cher dans un paquet attractif, précise que tous les débitants n’en proposent pas mais que le bouche à oreille commence à fonctionner auprès des adolescents. « J’en vends par cartons » confie un buraliste proche du lycée Fénelon (à Paris). Christian Peschang de l’association d’aide aux victimes du tabagisme regrette « les cigarettes avec des papiers colorés sont surtout destinées aux jeunes filles qui tentent ainsi de paraître élégantes ».
Évoquant ensuite les cigarettes aromatisées au parfum de jasmin ou de scotch, le quotidien rapporte que cette mode inquiète le Comité national contre le tabagisme qui estime que « ces arômes sucrés permettent d’effacer l’âpreté des premières cigarettes » sachant de plus « qu’on ne connaît pas les substances qu’elles contiennent ».
Le Monde, qui indique que pour le CNCT ces produits encouragent les jeunes à fumer, affirme que c’est pour cette raison qu’aux États-Unis, RJ Reynolds a décidé de retirer de la vente ses cigarettes aromatisées au fruit ou à l’alcool.
Conclusion sur l’interdiction de vente aux moins de 16 ans qui n’est pas une barrière étanche puisque selon une enquête 93 % des débitants acceptent de vendre à des enfants de 12 à 15 ans.

MILDT 25/10/2006

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- France - Cigarettes parfumées + dangereuses ?

« Les cigarettes parfumées sont-elles plus dangereuses ? » c’est la question que pose LA CROIX au Pr Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme. Selon Le Pr Dautzenberg, « les marchands de cigarettes ne savent pas quoi inventer pour augmenter le nombre de fumeurs, notamment chez les jeunes » et si la composition de ces cigarettes « semble respecter la législation européenne », si « elles ne sont pas plus dangereuses en soi » elles sont toutefois « plus trompeuses » car « consommées par des personnes encore plus jeunes qu’à l’habitude, elles sont plus dangereuses pour la santé ». Selon lui « l’ajout d’arômes artificiels leur confère un goût plus sucré et joue le même rôle que les « premix » par rapport à l’alcool » et l’emballage « branché » ne « vise qu’à attirer de nouvelles personnes vers le tabagisme » car les « acheteurs de ces cigarettes ne sont pas des fumeurs habituels : ce sont de jeunes proies ». Affirmant que « juridiquement parlant, ce fabricant ne détourne pas la loi » et que de ce fait « le gouvernement (...) ne peut rien faire », le médecin juge néanmoins « l’astuce commerciale (...) moralement condamnable » relevant « qu’une fois de plus les fabricants de cigarettes tiennent un double langage ». Selon lui « on ne peut pas faire évoluer la loi chaque fois que l’industrie du tabac contourne l’esprit de la loi, il faut aussi que les consommateurs, parents et adolescents se comportent en personnes responsables ».

MILDT 8/11/2006

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- France - Cigarettes aromatisées

Dans FRANCE SOIR une colonne sur les « cigarettes : dernières friandises à la mode ». Indiquant que ces « cigarettes bonbons », aromatisées à la fraise ou à la vanille et au « look assez original » ont un grand succès auprès des jeunes, le quotidien assure que dans tous les lieux branchés « le constat est le même, la cigarette bonbon est la coqueluche des 15-30 ans ». Le journal qui souligne qu’aux États-Unis « elles font déjà fureur » et qu’elles sont aussi vendues dans plusieurs pays européens, relève qu’elles commencent « à poser problème car elles séduisent les lycéens et les collégiens ».
D’après le quotidien, « en France la tension monte depuis une semaine » car les tabacologues et les défenseurs des nouvelles mesures antitabac, qui craignent une recrudescence du tabagisme chez les plus jeunes, relancent le débat sur la loi de 2003 interdisant la vente de cigarettes aux moins de 16 ans.

MILDT 4/12/2006

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- Grande-Bretagne - Présence de polonium 210 dans les cigarettes

L’AFP signale que jugeant le moment « mal choisi », les autorités britanniques ont décidé de repousser à une date ultérieure la diffusion d’une publicité mettant en garde contre la présence de polonium 210 dans les cigarettes.
D’après l’agence, cette publicité aurait dû être diffusée dimanche soir à la télévision et à la radio sous le slogan « fumer est un poison ».
L’agence rappelle, qu’Alexandre Litvinenko, ex agent secret russe vivant à Londres, est décédé le 23 novembre d’une dose massive de radiations dues à du polonium 210.

MILDT 12/12/2006

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- Union Européenne - Nouvelle norme en 2008 pour les cigarettes

D’après l’AFP, L’UE devrait rendre obligatoire d’ici deux ou trois ans des cigarettes anti incendie qui s’éteignent toutes seules quand on oublie de les écraser.
L’agence souligne que Bruxelles proposera au printemps 2008 de faire de cette cigarette une norme européenne.

MILDT 30/11/2007

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- France - Smoz, une cigarette qui ne s’allume pas

Il n’est pas sûr du tout que ce produit suffise pour calmer les besoins ni compenser les plaisirs désormais interdits de la nicotine dans les lieux publics. Mais, en ces temps de chasse aux sorcières qui fument, il se présente comme un moyen de substitution. L’objet en plastique s’appelle Smoz, a les dimensions et la forme d’une cigarette et est composé, selon son fabricant, d’"ingrédients 100 % naturels". Il se décline en trois arômes : menthe forte, citron ou framboise. Son prix de vente en pharmacie est conseillé à 3,95 €, ce qui peut paraître cher, mais il serait utilisable pendant cinq jours. Au bureau, l’objet fait débat. Il y a ceux et celles qui se refusent à "téter" ce substitut grossier. Il y a ceux et celles que cette fausse cigarette aux lèvres détend et leur permet d’attendre plus sereinement la prochaine pause sur le trottoir. Et il y a enfin ceux et celles à qui ça donne une furieuse envie d’en griller une vraie tout de suite, sur-le-champ. Cet effet pervers n’est pas signalé sur le mode d’emploi. Celui-ci stipule seulement qu’il ne faut pas l’allumer et que ce produit doit être tenu "hors de portée des enfants".

Bruno Caussé lemonde.fr édition du 15/01/2008.

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- Grande Bretagne - L’histoire fumeuse du jour : la cigarette « plus sûre

Certains ne se résignent pas. Pas seulement les buralistes ou les fumeurs attachés au petit noir et à la clope au comptoir. Hier, à Londres, devait être présentée en grande pompe « une découverte majeure pour un tabagisme plus sûr », avec la participation notamment de Bill Wyman, ex-Rolling Stones, qui a récemment failli être renvoyé de son groupe actuel pour avoir allumé une cigarette pendant un concert.
La cigarette « plus sûre » est lancée au Royaume-Uni par une société belge qui assure qu’elle élimine complètement le tabagisme passif, parce que sa fumée est exempte de substances toxiques. Elle contient moins de nicotine et aucun ingrédient à base d’herbes, tout en gardant le goût et l’arôme qu’apprécient les fumeurs. Elle est aussi moins chère que la cigarette classique.
Mais l’argumentaire de présentation de ce produit prétendument révolutionnaire va encore plus loin. Son arrivée, affirme-t-on, pourrait mettre un terme à l’interdiction de fumer au Royaume-Uni puisque chacun pourrait fumer « où bon lui semble » sans incommoder les autres. « Cela pourrait conduire à une perception radicalement différente du tabagisme et de la santé ».
La cigarette « plus sûre » sera disponible dès le 25 février dans nombre de casinos, halls de Bingo et magasins de produits de santé britanniques. En attendant de connaître les données précises quant à sa composition, on peut se permettre d’être sceptique. Et un peu énervé : alors tous les combats menés depuis des dizaines d’années pour la prévention auraient été inutiles ?
Renée Carton. Le Quotidien du Médecin du 22/02/2008

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- Australie - Pour des paquets de cigarettes neutres

Matthew Rimmer, Centre australien pour propriété intellectuelle en agriculture, Université nationale australienne, Collège de Law, Australie
Becky Freeman et Simon Chapman, École de Santé Publique, Université de Sydney, NSW 2006, Australie. Courriel : sc@med.usyd.edu.au
Résumé en anglais :
http://www.blackwell-synergy.com/doi/abs/10.1111/j.1360-0443.2008.02145.x
Addiction 103 Avril 2008, 580–590

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- USA - Du tabac génétiquement modifié moins cancérigène ?

Des chercheurs ont modifié génétiquement des plants de tabac afin que ces derniers soient moins cancérigènes (en diminuant la quantité de nornicotine présente dans le tabac, cette dernière étant à la base de la formation de composés cancérigènes, les TSNA N’- nitrosonornicotine) [1]. Pour cela, ils ont utilisé la stratégie de l’ARN antisens (stratégie visant à augmenter tellement l’expression d’un gène que la plante va réagir en arrêtant complètement cette expression) afin d’inhiber l’expression de l’enzyme nicotine déméthylase. Les plants de tabac testés en plein champs contiennent six fois moins de nornicotine que des plants de tabac non GM. L’entreprise Philip Morris a soutenu ce projet de recherche. Depuis mai 2005, cette entreprise a déposé 34 demandes d’autorisations d’essais en champs qui ont été accordées pour 33 d’entre elles. En 2002, Philip Morris avait donné une subvention de 17,5 millions de dollars à l’Université de Caroline du Nord pour établir la carte du génome du tabac [2].

[1] "RNA interference (RNAi)-induced suppression of nicotine demethylase activity reduces levels of a key carcinogen in cured tobacco leaves", Ramsey S.L. et al., Plant Biotechnology Journal, Mai 2008, Vol. 6, n°4 pp346-354
[2] http://blog.wired.com/wiredscience/...
Inf’OGM 27/04/2008 http://www.infogm.org/spip.php?article3477

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- France - Bientôt des images chocs sur les paquets de cigarettes ?

Selon un rapport remis à l’Institut national du cancer, les messages actuels seraient devenus inefficaces.
Des images chocs pourraient prochainement apparaître sur tous les paquets de cigarettes vendus en France. C’est en tout cas ce que préconise un rapport remis à l’Institut national du cancer (INCa) le 28 avril. « Les photos frappantes, accompagnées de texte ou pas, améliorent les connaissances des fumeurs sur les différents méfaits du tabac, affirme Karine Gallopel-Morvan, chercheuse en marketing social à l’université de Rennes et auteur de l’étude. Elles leur donnent envie d’arrêter ou les incitent à ne pas commencer ».
Le sujet est désormais entre les mains de Roselyne Bachelot qui doit annoncer une série de nouvelles mesures le 31 mai, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac. Après avoir banni la fumée de cigarette de tous les lieux publics le 1er janvier dernier, les pouvoirs publics cherchent de nouveaux leviers pour réduire le réservoir des fumeurs. Selon le dernier baromètre santé, 25 % des Français âgés de 12 à 75 ans fument régulièrement des cigarettes et 5 % occasionnellement.
En 2003, l’Union européenne a mis à la disposition de ses États membres une banque de 42 images, pouvant être apposées sur les paquets. Sous forme de dessins, de pictogrammes et de photos, elles représentent tantôt une plaie béante ou une bouche édentée, tantôt un bébé prématuré couché dans sa couveuse, tantôt un fœtus. Des messages de prévention écrits tels que « Continuez à fumer et vous risquez de perdre 14 années de vie » ou « Fumer provoque un vieillissement de la peau », sont également suggérés.
Après avoir testé ces avertissements auprès d’un échantillon de Français, la chercheuse a extrait les quatorze visuels les plus efficaces. Selon le rapport remis à l’INCa, la photo d’une bouche édentée, digne d’un film d’horreur, est jugée « la plus marquante ». Très percutante, l’image d’un homme à la gorge rongée par un cancer externe est celle qui fait le plus peur. Les sondés qualifient par ailleurs d’image « la plus crédible » une comparaison entre des poumons sains et des poumons malades, tandis qu’ils se sentent en priorité concernés par celle d’un enfant portant un masque respiratoire, ainsi légendée : « Protégez les enfants : ne leur faites pas respirer votre fumée ».

Un effet « boomerang »
« Pour être efficace, il faut choisir une dizaine de visuels différents et cibler en fonction de l’âge et du sexe, précise Karine Gallopel-Morvan. Les femmes sont ainsi plus touchées par les informations sur la grossesse et la fertilité. Les hommes s’arrêtent, eux, plus volontiers sur les visuels abordant le thème de l’impuissance et des maladies graves. » Les jeunes semblent de leur côté angoissés par tout ce qui touche à l’esthétique.
Pour être remarqués, indique l’étude, les messages doivent être en couleur et couvrir 50 % de la surface du paquet.
Mieux que les mots, les images frappent les esprits, créent des émotions négatives, font peur. Elles sont aussi comprises par les analphabètes. « Surtout, elles cassent le travail de marketing fait sur les paquets pour séduire les jeunes », remarque Karine Gallopel-Morvan. Un « effet boomerang » doit cependant être pris en considération : si elles sont violentes, les images doivent absolument être accompagnées d’informations rassurantes sur l’aide au sevrage (avec le numéro d’appel de Tabac info service ou l’adresse d’un site Internet) ». Un fumeur régulier sort son paquet de cigarettes environ 7 000 fois par an.
Le rapport pointe enfin le vieillissement des textes actuellement en vigueur sur les paquets de cigarettes vendus en France. Après cinq ans d’existence, les messages prévenant que « Fumer tue » ou « Fumer nuit gravement à votre santé et celle de votre entourage » n’auraient plus aucune efficacité.

Delphine Chayet, www.lefigaro.fr , 09/05/2008
http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/05/08/01008-20080508AR
TFIG00009-bientot-des-images-chocs-sur-les-paquets-de-cigarettes-.php

Bof ! Encore une mesure pour se donner bonne conscience : ON fait quelque chose et ça ne coûte pas cher ! Les ados trouvent ce genre d’image « gore » et ça les amuse, quant aux adultes, avec ces images ON fait appel à leur raison alors que la dépendance ne se trouve pas dans le cerveau raisonnable (dixit le Pr R. Molimard). A quand les paquets génériques ? (ndlr). Votre réaction ?

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- France - Les cigarettes au goût de confiserie bientôt bannies ?

La ministre de la Santé veut interdire ces cigarettes sucrées, prisées par les plus jeunes, mais tout aussi nocives que les "classiques".
Elles ont le goût de vanille, de réglisse, de caramel ou de chocolat. Les roses sont pour les filles. Les noires pour les garçons. Ce ne sont pas des confiseries mais des cigarettes qui, en dépit des apparences ne contiennent pas moins de 10 mg de goudron, 10 mg de monoxyde de carbone, et 0,8 mg de nicotine, « comme la Marlboro ordinaire », selon un pneumologue, parlant de « produit toxique peinturluré ».
« Il s’agit de cigarettes pernicieuses, de cigarettes pièges », résume Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé qui va étudier la possibilité d’interdire les cigarettes sucrées, prisées par les plus jeunes. « Il est essentiel de faire comprendre aux 15-20 ans que le tabac n’est pas un facteur de liberté, bien au contraire », a-t-elle déclaré jeudi dans les locaux de Tabac Info Service.
« Je vais étudier l’ensemble des possibilités qui s’offrent à moi, notamment le vecteur législatif, pour protéger la santé des jeunes et les interdire », a déclaré la ministre se disant choquée par l’arrivée sur le marché de « cigarettes au goût de confiserie ». Elle a également indiqué qu’elle comptait « élargir les corps de contrôle pour mieux faire appliquer la loi » interdisant la vente de cigarettes aux mineurs de moins de 16 ans.

www.Globalink.org 29/05/2008

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- France - Cigarettes aromatisées : le début de la fin ?

Altadis Distribution France, filiale de distribution du fabricant de tabac Altadis, a été condamnée mardi 24 juin 2008 par le tribunal de grande instance de Paris pour publicité illicite. La firme est donc tenue de cesser toute importation et toute distribution de sachets de blunts (feuilles de tabac à rouler aromatisées) de la marque Rass, sous astreinte de 100 euros par sachet distribué aux débitants de tabac.
Explications.
Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) a assigné la firme Altadis en référé (tribunal civil), justement alarmé des inscriptions sur les paquets de feuilles de tabac aromatisé Rass, aux présentations et accroches très attirantes, surtout pour les jeunes : « arôme intense », « facile à rouler », « fraîcheur garantie », « fabriqué à partir des meilleurs tabacs spécialement sélectionnés », le tout doublé d’une information sur l’existence d’autres produits de la gamme. Commercialisés depuis l’automne dernier, ces blunts de marque Rass étaient vendus par sachet de trois au prix de 2,50 €.
Pour le CNCT, ces messages constituaient une atteinte à la loi Évin, qui interdit la publicité pour le tabac et les produits du tabac. Le juge des référés du TGI de Paris lui a donné raison. Le magistrat, considérant que ces mentions consistaient en des adjonctions publicitaires déguisées, destinées à séduire le consommateur, « a reconnu le caractère manifestement illicite des inscriptions publicitaires sur les paquets de ces feuilles à rouler imprégnées de parfum de fraise, vanille, piña colada, margarita ou brandy », sou ligne le CNCT, qui se réjouit d’une décision qui « protège la santé publique et vise à empêcher les fabricants de tabac de donner à leurs produits mortels l’aspect de friandises ».
Une décision juridique qui s’inscrit en cohérence avec la volonté politique de la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui avait déclaré, lors de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai 2008, vouloir s’attaquer aux cigarettes aromatisées et lutter contre la prolifération du tabac « bonbon », destiné à attirer les plus jeunes
Ce qu’il faut en retenir : la publicité pour le tabac, quelle qu’en soit la forme, est interdite.

Tabac actualités numéro 90, page 10, juillet – août 2008
http://www.inpes.sante.fr/TA/TA90/initiatives2.htm

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- France - Se les rouler va coûter plus cher en août 2008

Le ministère de l’Économie confirme qu’il y aura bien une augmentation du prix du tabac à rouler. Le prix de certains cigarillos devrait égalent augmenter. Bercy explique qu’il s’agit là d’une « décision des fabricants et distributeurs ».
En revanche, le ministère ne confirme pas l’entrée en vigueur de cette hausse dès le 18 août, ni son montant (environ 10 %).

Ouest France 03/08/2008
http://www.ouest-france.fr/Tabac-se-les-rouler-va-couter-plus-cher-en-aout/re/ofdernmin/_-679833--BKN----_actu.html

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- UE - Les cigarettes anti-incendie arrivent

Pour prévenir de nombreux incendies, la Commission Européenne a décidé d’imposer un nouveau modèle de cigarette dès 2011.
D’ici 2011, les fumeurs achèteront des cigarettes anti-incendie. C’est ce qu’a annoncé mardi Bruxelles. Ces cigarettes comporteront des bandes de papier plus épais pour freiner la combustion et les éteindre si la fumée n’est pas aspirée. Ces cigarettes sont déjà commercialisées au Canada, en Australie et dans certains États américains.
Pourquoi la Commission Européenne impose-t-elle un tel système ? Tout simplement parce que les cigarettes sont la principale cause d’incendie domestique. Des incendies bien souvent mortels. Entre 2005 et 2007, ils ont provoqué la mort d’au moins 520 personnes dans les pays de l’Union Européenne et en ont blessé 1 600 autres.
Bruxelles affirme que ce dispositif ne fera pas augmenter le prix du paquet de cigarettes. Une information non confirmée par la société Altadis, qui fabrique les Gitanes et les Gauloises, notamment.
Cette nouvelle législation européenne va obliger les fabricants de cigarettes à modifier leur processus de fabrication. Pour le tabacologue Philippes Presles, ce n’est pas vraiment un problème : « Si vous prenez une pipe, que vous arrêtez de tirer dessus, elle arrête de se consumer. Même chose avec une cigarette roulée, si vous ne tirez plus dessus, elle s’arrête. Dans les cigarettes industrielles, les fabricants ajoutent des produits qui maintiennent la combustion, même quand vous ne tirez plus dessus. Ceci est très grave, parce que dans l’État de New-York par exemple, ce phénomène est responsable de la moitié des incendies ».

La rédaction et Antonin Amado - RMC.fr, le 07/08/2008
http://www.rmc.fr/edito/info/57810/les-cigarettes-anti-incendie-arrivent

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- France - Polonium 210 : l’industrie du tabac et les médias savaient

Un précédent article nous informait du scandale de la présence d’un élément radioactif, le 210Po, dans le tabac. Cet élément radioactif provient effectivement, selon Le Figaro, des engrais phosphatés extraits de mines d’apatites, une roche qui contient du radium et du polonium. Ces produits sont aussi les engrais de synthèse couramment utilisés en agriculture conventionnelle.
Cette découverte effectuée par les fabricants de tabac depuis plusieurs décennies a pourtant été cachée jusqu’alors au grand public pour préserver les intérêts de leur industrie. Cependant elle concerne également l’ensemble de l’agriculture et aussi notre alimentation !
L’information est énorme et vient seulement de sortir. Si un élément radioactif dangereux se trouve présent dans les cultures de tabac à raison de 0,01 becquerel par gramme de tabac, et ce qui était su dès 1960 par les fabricants de tabac comme Philip Morris, les autres cultures agricoles qui utilisent également des engrais phosphatés contiennent également cet élément radioactif. Il apparaît de plus que l’industrie du tabac a menti en 1997, toujours selon Le Figaro, en déclarant ne pas savoir que du polonium se trouvait dans les feuilles de leur tabac, alors que cette dernière était vraisemblablement au courant depuis plusieurs décennies !
Les engrais phosphatés industriels sont des engrais de synthèse issus de la réaction d’un acide avec un minerai. Ils sont couramment utilisés en agriculture, mais interdits en agriculture biologique. La plante absorbe le phosphate et d’autres éléments nécessaires à sa croissance par les racines. Le polonium radioactif déposé dans le sol est ainsi absorbé par la plante et se retrouve alors dans le tissu végétal même de celle-ci.
Selon le ministère de l’Agriculture du Canada, le phosphate est utilisé en agriculture car le phosphore est nécessaire à la prolifération des racines et à la maturation hâtive des fruits, particulièrement des céréales. Aussi, les graines et les fruits renferment de grandes quantités de phosphore. Il est plus qu’évident que, si le tabac est contaminé au polonium radioactif dû à l’utilisation de phosphate, toute l’alimentation de l’agriculture conventionnelle l’est aussi et de manière significative.
Selon un document datant de 1970, Philip Morris indiquait que l’utilisation d’un solvant pour nettoyer les feuilles de tabac ne réduirait que de 10 à 40 % la quantité de polonium dans les feuilles de tabac. Autant dire que, même en lavant bien ses légumes cultivés en conventionnel, ces derniers contiennent également une quantité non négligeable de cet élément radioactif dangereux.
Les engrais de synthèse utilisés en agriculture sont composés d’azote, de phosphate et de potassium. Selon une dépêche de mai 2008, la consommation mondiale d’engrais est en pleine explosion, dépassant les 160 millions de tonnes contre 120 millions de tonnes en 1994, la France se félicitant pour 2007/2008 d’une hausse de 10 % des livraisons sur les trois éléments fertilisants. D’autre part, un sac de 50 kg d‘engrais contient 20 kg d’éléments, composés de 7,5 kg d’azote, 2,5 kg de phosphate, et de 10 kg de potassium. En d’autres termes, la quantité de phosphates, contenant du polonium radioactif, utilisée dans le monde est aujourd’hui de plus de 160 millions *2,5/50 = 8 millions de tonnes, contenant cet élément dangereux pour la santé, et répandues sur les surfaces agricoles de la planète.
Les éléments radioactifs comme le 210Po ont une durée de vie longue et s’accumulent dans les organismes vivants. Lorsque vous ingurgitez sur de longues périodes des aliments contenant des éléments radioactifs, ceux-ci se stockent et s’accumulent nécessairement dans vos organes. Il existe des incertitudes toujours ouvertes sur la question des faibles doses en ce qui concerne les radiations nucléaires, et le polonium radioactif présente à la fois un risque de toxicité chimique et un risque lié à la radioactivité. Nous étions avertis du danger des pesticides couramment utilisés en agriculture conventionnelle, mais voilà que nous apprenons également que les fertilisants chimiques couramment utilisés contiennent des éléments hautement nocifs, absorbés par les plantes et se retrouvant dans nos organismes.
L’épidémie de maladies et notamment le nombre de cancers que connaît la société moderne ne serait-elle pas due, en partie, à ce cocktail explosif de pesticides et d’élément radioactif que nous absorbons via l’agriculture chimique sur de très longues périodes ? Le microbiologiste Claude Bourguignon constatant l’état de dégradation avancée des sols agricoles dû à l’utilisation intensive d’engrais s’interrogeait déjà il y a quelques années sur la qualité de l’agriculture chimique moderne.
La gravité semble extrême, car si les médias relatent comme une « révélation » la présence de cet élément radioactif dangereux dans le tabac et issu des engrais chimiques, aucun d’entre eux ne fait apparemment le lien avec l’alimentation et l’agriculture conventionnelle qui utilise ces mêmes engrais chimiques ! Ce qui nous fait poser cette question d’une grande gravité : les journalistes professionnels ont-ils un cerveau, et défendent-ils encore de nos jours les intérêts des citoyens ?

Abolab, AgoraVox 01/09/2008
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43849

Mais qui a intéret à "sortir" cette info très ancienne ? (Ndlr)

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- France – Pr. Robert Molimard : Qui a intérêt à paniquer les fumeurs avec le polonium 210 ?
Alerte au Polonium 210. Après un article venant des États-Unis accusant l’industrie du tabac d’avoir caché la présence de ce toxique dans la fumée des cigarettes, France 2 et la presse se déchaînent contre la mort radioactive programmée. La fin justifie-t-elle tous les moyens. Semer la panique chez les fumeurs, quitte à trafiquer une vérité déjà suffisamment dure, est-il une attitude sage, raisonnable et efficace ?
Le polonium 210 est un produit radioactif hautement toxique. Deux émissions du journal de France 2 et un article du Figaro révèlent que les Américains ont découvert un pot-aux-roses soigneusement dissimulé pendant des années par la criminelle industrie du tabac : la fumée de tabac en contient une telle quantité que, comme le souligne le Pr Dubois, c’est comme si un fumeur subissait 300 radiographies de poumons dans l’année. Pour bien enfoncer le clou, on nous ressort des images de novembre 2006 montrant sur son lit d’hôpital l’ex-espion russe Alexandre Litvinenko, empoisonné au polonium 210 par des services secrets de l’Est. Du moment que ça vient des États-Unis, c’est fatalement sérieux.
Pourtant, depuis que j’ai commencé à travailler sur le tabac en 1977, toute la littérature scientifique parlait déjà du Polonium 210. En 1965, le New England Journal of Medicine montrait que les poumons des fumeurs en contenaient cinq fois plus que ceux des non-fumeurs [1]. Le rapport 1988 du Surgeon General "Nicotine Addiction" en fait largement état.
J’enseigne au DIU de tabacologie depuis sa création en 1986 que les poils des feuilles de tabac ramassent les poussières radioactives de l’atmosphère, et participent certainement à la cancérisation des poumons. J’en parle dans "La Fume"[2] Il est donc ARCHI-FAUX de parler de révélation récente d’une manipulation de l’industrie tabagière. Il est scandaleux de montrer à la télévision l’image de Litvinenko, décharné et agonisant, pour paniquer les fumeurs. Cela n’a rien à voir. A dose massive, l’aspirine aussi est mortelle.
On trouve sur le site de la CRIIRAD (www.criirad.org) une note (n° 06-92) faisant le point à propos de cette affaire sur les sources de contamination aérienne et alimentaire par le polonium. Toutes les plantes à larges feuilles, les épinards, la salade, les fraises, la viande des rennes et caribous qui mangent des lichens, les moules qui le concentrent sont riches en polonium, comme les phosphates de calcium, utilisés en agriculture pour amender les sols. On trouve écrit qu’une publication de 1977 aurait trouvé que chez les fumeurs, 77 % du polonium viendrait de l’alimentation, et 17 % de la cigarette, mais je n’ai pu en trouver trace.
Il est vraisemblable que le polonium et d’autres particules radioactives jouent un rôle dans les cancers du fumeur, en particulier des poumons. Mais il est difficile de dire la part qu’ils prennent, à côté des autres carcinogènes de la fumée, comme les nitrosamines. Mais c’est un dilemme du genre "Voulez-vous être brûlé ou pendu ?" De toute façon, il y a un risque à fumer. Depuis trente ans, j’essaie de trouver les moyens pour aider les fumeurs à se sortir de ce piège du tabac. Mais ce n’est pas en racontant des bobards qu’on les aide, et surtout pas en appuyant sur le levier de la peur, qui est mauvaise conseillère. La réaction normale, si l’on agite le spectre du cancer ou de l’infarctus, c’est de se dire que c’est pour les autres, et de prendre une cigarette pour se prouver qu’on se pense vraiment invulnérable. De plus, c’est la manière habituelle et automatique pour un fumeur de gérer l’angoisse, qu’on s’ingénie ainsi à exacerber.
Un fumeur a besoin de la vérité, c’est tout. Il est le plus informé des dangers du tabac. Il lit tous les jours sur son paquet que le tabac tue. Au Canada, où sont imprimées des images-choc, les gamins les collectionnent, à qui aura la plus horrible. Cela n’a AUCUN EFFET dissuasif, et n’augmente pas les chances d’arrêter. Cela ne fait qu’augmenter l’angoisse, qui pousse à continuer.
Qui a intérêt à de telles manipulations ? Réfléchissez un peu.
Combien coûte un paquet de médicaments pour arrêter de fumer ?

1.- Little JB, Radford EP Jr, McCombs HL, Hunt VR. Distribution of polonium-210 in pulmonary tissues of cigarette smokers. N Engl J Med. 1965 Dec 16 ; 273(25):1343-51.
2.- Molimard R : La fume. Éditions SIDES
Pr. Robert Molimard, AgoraVox, 04/09/2008
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43878

Une piqure de rappel ça ne fait pas de mal ! (Ndlr)

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- USA - Tabac mentholé : le péril jeune
Les édifiantes aventures de certains industriels du tabac ne surprennent plus vraiment, mais elles révoltent toujours. Le dernier numéro du journal de l’association américaine de santé publique (APHA) en offre deux nouveaux exemples. Pour commencer, Jennifer Kreslake, Gregory Connolly et leurs collègues de l’École de santé publique de Harvard, montrent comment certains fabricants de cigarettes ont réussi, aux États-Unis, à attirer les jeunes mais aussi à garder « captifs » les consommateurs plus âgés en mettant sur le marché depuis une décennie des cigarettes parfumées au menthol. Ce composé organique de la famille des monoterpènes est extrait d’huiles de menthe ou synthétisé. Comme additif dans les cigarettes, il masque l’âpreté du tabac et réduit les irritations de la gorge.
Double dose
Les firmes de tabac ont développé une double stratégie marketing à partir de deux sortes de cigarettes mentholées : les légères sont destinées aux jeunes, alors qu’une dose plus forte en menthol séduit les fumeurs plus âgés. Résultat : le tabac accroche dès l’adolescence et poursuit ses méfaits chez les adultes, qui ont l’impression de fumer des cigarettes légères.
En France, selon une enquête menée en 2007-2008 par Paris sans Tabac (PST) et l’Association contre le tabac en Île-de-France (Actif), les collégiens parisiens s’arrachent les cigarettes « bonbons » parfumées à la vanille, à la fraise, au réglisse, au chocolat ou encore au caramel, les buralistes étant pour la plupart peu respectueux de l’interdiction de vente aux moins de 16 ans. Plus de 65 % des collégiens sondés ont répondu que les cigarettes parfumées sont moins dangereuses que les autres.
Le Comité national contre le tabagisme essaie de lutter contre ce fléau en assignant les fabricants devant les tribunaux pour publicité illicite. Néanmoins, le combat est inégal. Aux États-Unis, on s’achemine vers une forme peut-être plus radicale de lutte puisqu’une loi a été adoptée par la Chambre des représentants le 31 juillet 2008 et est en discussion au Sénat. Elle devrait autoriser l’agence des produits alimentaires et pharmaceutiques, la FDA, à interdire certains additifs.
Autre anecdote récente : le tabac contient un élément radioactif dangereux et cancérigène, le polonium 210. Un secret de polichinelle pour les spécialistes. Mais des chercheurs de Stanford et de la Mayo Clinic, dans le Minnesota, ont révélé fin août que cette contamination était connue des industriels du tabac depuis 40 ans. Après avoir tenté, sans succès, d’éliminer le polonium, les « majors » auraient délibérément choisi d’en supprimer toute mention de leurs publications internes !

Références J.M. Kreslake et al., Tobacco Industry Control of Menthol in Cigarettes and Targeting of Adolescents and Young Adults. American Journal of Public Health 98(9) : 1685-1692, September 2008.
M.E. Muggli et al., Waking a Sleeping Giant : The Tobacco Industry’s Response to the Polonium-210, American Journal of Public Health 98(9) : 1643-165, September 2008.
BEH, Numéro thématique - Journée mondiale sans tabac 2008
http://www.invs.sante.fr/beh/2008/21_22/index.htm
ACTIF http://www.festif.org/

Christophe Verdier, VivAgora, 15/09/2008
http://www.vivagora.org/spip.php?article318
Concernant le polonium, relire l’article du Pr Robert Molimard (Ndlr)

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- Grande-Bretagne - Y a-t-il une différence entre cigarettes industrielles et cigarettes roulées en terme d’exposition aux carcinogènes ?
Malgré une augmentation croissante des ventes de tabac à rouler dans le monde entier, nous connaissons peu de choses sur les fumeurs de cigarettes roulées et leur exposition aux carcinogènes du tabac et les conséquences sur leur santé. De nombreux fumeurs perçoivent les cigarettes roulées comme plus « naturelles » que les cigarettes industrielles. Mais aucune preuve scientifique ne le démontre. C’est pourquoi cette étude a comparé l’exposition aux carcinogènes du tabac chez des fumeurs de cigarettes roulées et des fumeurs de cigarettes conventionnelles.
29 fumeurs de tabac à rouler de la marque la plus utilisée au Royaume-Uni ont été recrutés, ainsi que 131 fumeurs de cigarettes industrielles représentant un échantillon représentatif des marques en termes de rendement en goudron des cigarettes. Les données sociodémographiques, anthropométriques et les caractéristiques de consommation ont été mesurées avant l’obtention d’un échantillon d’urine et de salive lors de deux visites, afin de déterminer l’exposition aux carcinogènes (NNAL, 1-HOP), et à la nicotine (calculée d’après la mesure de cotinine). De plus, la mesure de l’exposition de la bouche à la fumée de cigarette était réalisée par un système portable mesurant les bouffées de cigarettes pendant les 24h précédent chaque visite.
Les deux types de fumeurs n’étaient pas différents en termes de dépendance, de volume des bouffées, ou des mesures de cotinine. Si les taux de NNAL étaient similaires, en revanche, les fumeurs de tabac à rouler présentaient une exposition supérieure au 1-HOP (hydrocarbure polycyclique aromatique) (p=0,006). De plus, les femmes présentaient globalement des niveaux supérieurs d’exposition au 1-HOP (p=0,004).
Ces résultats pourraient avoir des implications importantes en cas de réglementation accrue concernant le tabac à rouler.

L. Shahab, R. West, A. McNeill, universités de Londres et Nottingham
Résumé en anglais : http://tobaccocontrol.bmj.com/cgi/content/abstract/17/
Suppl_1/i17
Sevrage Tabagique Analyse de la presse médicale 7/10/2008
Coordination médicale : Jacques Le Houezec et Pr Henri-Jean Aubin

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- Belgique - Jin Ling, la cigarette russe vendue illégalement
Le paquet de la cigarette Jin Ling ressemble à s’y méprendre à celui de la Camel. Toutefois, une chèvre remplace le dromadaire et aucune mention de mise en garde sanitaire obligatoire ne figure sur les paquets contenant la cigarette clandestine.
Le chiffre d’affaire de la cigarette Jin Ling s’élèverait à un milliard d’euros, alors qu’elle n’a aucun marché légal dans aucun pays européen et qu’elle n’a jamais fait aucune publicité ! Depuis que les Jin Ling ont été créées, leurs fabricants n’ont donc jamais payé ni taxe, ni licence. Ce marché frauduleux a déjà inondé toute l’Europe.
Les douanes européennes contre-attaquent
L’enquête de l’ICIJ révèle que cette marque frauduleuse concurrence même Marlboro. La cigarette est légalement fabriquée par l’usine de tabac balte (BTF) situé à Kaliningrad, en Russie, puis est ensuite transportée illégalement vers l’Europe et vendue grâce au marché noir. Les douanes d’Europe ont donc lancé « L’Opération Jin Ling », début 2008. Depuis 2005, les douanes européennes auraient saisis des cigarettes dissimulées dans tout et n’importe quoi : cargaisons de légumes ou de fruits, de poissons ou de produits boulangers. Des paquets de cigarettes étaient même cachés à l’intérieur des structures de certains meubles…
Une somme colossale
Selon les enquêteurs de l’ICIJ, un conteneur rempli de cigarettes vaut 73 000 euros, ce qui revient à 15 cents par paquet. Le conteneur reviendra donc à plusieurs millions d’euros lorsque les paquets seront revendus aux prix pleins en fonction des tarifs en vigueur dans les différents pays européens ! En Norvège par exemple, où les cigarettes sont très chères, il reviendra à pratiquement 4 millions d’euros. En Belgique, 2,5 millions de Jin Ling ont été saisies pour l’instant.
Un congrès pour la santé à Genève
Ce lundi, un grand rassemblement a lieu à Genève dans le cadre du traité de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en ce qui concerne le contrôle du tabac. La Russie ayant signé l’actuel traité de l’OMS sur le contrôle du tabac, elle risque de devoir répondre à beaucoup de questionnements que soulèvera cette enquête.

Le quotidien Le Soir publie une enquête réalisée par l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ). Ce réseau mondial de journalistes dévoile un gros dossier en ce qui concerne la contrebande de cigarette
RTL Belgique – 20/10/2008
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/184699/Jin+Ling,+
la+cigarette+russe+vendue+illégalement+en+Belgique

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- France - Interdiction de vente des « cigarettes-bonbons » ?
Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » interdit totalement la vente de ces cigarettes bonbons sur le territoire.
Les « cigarettes-bonbons » ont été conçues pour inciter, de manière sournoise, à la consommation précoce de tabac. Des paquets aux couleurs attractives, un goût sucré et des arômes parfumés favorisent l’expérimentation du tabagisme chez des préadolescents en dissimulant l’âpreté des premières bouffées de cigarettes.
Le tabagisme reste la première cause de cancer et la première cause de mortalité évitable.

Dossier de Presse du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires » 22/10/2008
www.sante.gouv.fr

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- Suisse - Cigarette en chocolat en sursis
Les cigarettes en chocolat qui font le bonheur des gamins pourraient disparaître de la circulation. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) songe en effet à les interdire : elles contribueraient à la banalisation du tabac.
« Si l’on parle de prévention du tabagisme, cette interdiction aurait un sens », affirme Sabina Muller, porte-parole de l’OFSP, confirmant une information de la Sonntags Zeitung.
Une telle mesure n’est-elle pas exagérée ? Faut-il alors aussi interdire les pistolets en plastique pour que les enfants ne deviennent pas des braqueurs ? Malgré notre insistance, la porte-parole ne répond pas directement à ces questions, mais rappelle que « les sucreries en forme de cigarettes suggèrent que consommer du tabac est normal et inoffensif ».
Sabina Muller ajoute que d’autres pays ont déjà adopté une telle mesure - Australie, Finlande, Grande-Bretagne, Canada, Irlande et Norvège - et que la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac, signée mais pas encore ratifiée par la Suisse, prévoit « l’interdiction de la fabrication et de la vente de confiseries ou autres objets ayant la forme de produits du tabac attrayants pour les mineurs ».
Monsieur Antitabac du Conseil national, Jean-Charles Rielle (PS/GE), voit d’un bon œil la mesure envisagée par l’OFSP. « Elle me paraîtrait légitime car on ne doit pas susciter des gestes. Il y a d’autres façons de manger du chocolat ».
Directrice de la Ligue pulmonaire suisse, Corinne Zosso est, elle aussi, favorable à cette mesure : « Des études menées aux États-Unis montrent que les enfants de 12 ans qui consomment des cigarettes en chocolat ont deux fois plus de risques de devenir fumeurs que les autres enfants ».

Source : WaBayn Suisse, 5/12/2008

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- USA - La cigarette est-elle plus dangereuse aujourd’hui qu’il y a quelques années ?
Serait-il plus dangereux de fumer aujourd’hui qu’il y a 40 ans ? C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude selon lesquels des modifications dans la composition des cigarettes américaines expliqueraient en partie l’augmentation de certaines formes de cancer du poumon.
La moitié des cancers du poumon aux États-Unis pourrait être le résultat de cette composition riche en nitrosamines, substance cancérigène contenue dans le tabac, estime le Dr David Burns, de l’Université de Californie-San Diego, lors d’un congrès de chercheurs spécialistes du tabac.
Les scientifiques alertent depuis longtemps sur les effets pervers des cigarettes légères. Mais cette nouvelle étude, bien que préliminaire, est plus approfondie. Curieusement, elle constate que cette augmentation du nombre des adénocarcinomes, un certain type de cancer du poumon, est plus importante aux États-Unis qu’en Australie. Or les deux pays ont commercialisé les cigarettes légères au même moment.
"L’explication la plus probable est le changement dans la cigarette elle-même", a noté Burns, qui fut rédacteur de plusieurs rapports médicaux sur le tabac et de noter que les cigarettes vendues en Australie contiennent moins de nitrosamines que celles vendues aux États-Unis. Mais cette preuve indirecte nécessite plus de recherches, reconnaît-il toutefois.
Cette étude est cependant mise en avant par les anti-tabac à l’heure où le Congrès américain réfléchit sur la possibilité de donner à la FDA, l’agence de contrôle du médicament, le pouvoir de décider de la quantité maximum de certaines substances chimiques contenues dans le tabac.
Il fut un temps où les fumeurs développaient le cancer du poumon dans les bronches les plus larges, notamment le "carcinome cellulaire squameux". Puis les médecins ont remarqué que le nombre d’adénocarcinomes faisait un bond. Ce cancer se développe dans les petites bronches profondes du poumon. En cause, la vente de cigarettes dites légères : les fumeurs s’y mettant ont inhalé la fumée plus profondément pour obtenir leur décharge de nicotine, repoussant plus profondément dans les bronches la fumée cancérigène.
L’étude de Burns, présentée à une réunion de la Société pour la recherche sur la nicotine et le tabac, va plus loin. Burns y compare les comportements de fumeurs à différents âges de la vie sur 40 ans, notamment la quantité de cigarettes fumées, l’âge de début et d’arrêt de la consommation et l’évolution des risques de cancer. Selon les résultats, le risque de carcinome cellulaire squameux est resté quasiment identique. Mais celui d’adénocarcinome a fait un bond, représentant de 65 à 70 % des nouveaux cas de cancer aux États-Unis, contre pas plus de 40 % des cas en Australie.
Donc, si le nombre total de cancers aux États-Unis est à la baisse en raison de la diminution du nombre de fumeurs, l’étude suggère que chaque fumeur individuellement a plus de risques d’avoir un cancer.
La composition des cigarettes varie d’un pays à l’autre, en raison des récoltes de tabac locales et des goûts différents des populations. Le niveau de nitrosamines, produit dérivé du traitement du tabac, varie pour des raisons variées, notamment les différences dans les pratiques de séchage.
Les cigarettes australiennes ne contiennent que 20 % de la quantité de nitrosamines contenue dans les cigarettes américaines, ce qui fait de cette substance le suspect principal, a conclu Burns. Ce qui n’exclut pas le rôle joué par l’inhalation profonde, renchérit le Dr Michael Thun, de la Société américaine du cancer : "Nous avons une liste de plusieurs suspects sérieux qui peuvent agir simultanément".
Le porte-parole du fabricant de cigarettes Philip Morris, David Sutton, a pour sa part expliqué que la société avait commencé en 2000 à diminuer la quantité de nitrosamines dans ses produits.
Mais il ne faut pas estimer que des cigarettes avec moins de nitrosamines sont moins mortelles, a mis en garde pour sa part le Dr Neal Benowitz, de l’Université de Californie à San Francisco, spécialiste renommé du tabac : le cancer du poumon n’est pas le seul risque, le tabac favorisant les maladies cardio-vasculaires et bien d’autres cancers. "Réduire le risque de 10 %, ça n’est pas réellement significatif pour un individu. L’objectif reste de le faire arrêter".

AP transmis par le Dr Menif WAJIH le 18/05/2009

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- France - + 6% pour le prix des cigarettes
Le prix des cigarettes va augmenter "de l’ordre de 6%", "à la demande des fabricants de tabac", et cette hausse sera "compatible" avec le futur plan Cancer qu’annoncera le président Sarkozy, a déclaré jeudi le ministre du Budget Eric Woerth sur Europe1. "Pas 10, parce que 10 % c’est trop", a ajouté M. Woerth, alors que les associations de lutte contre le tabagisme demandent une augmentation à cette hauteur et que la ministre de la Santé Roselyne Bachelot s’était déclarée favorable à une telle hausse chaque année sur plusieurs années.
Cette hausse portera le prix du paquet de cigarettes le plus vendu (Marlboro) de 5,30 à 5,60 euros.
Parallèlement, une augmentation des taxes sur le tabac, pouvant également entraîner une autre hausse de 6 % du prix du paquet, a été adoptée mercredi en commission dans le cadre du projet de budget de la Sécu pour 2010 (PLFSS). Cet amendement, proposé par le député UMP Yves Bur, doit encore faire l’objet d’un vote en séance publique la semaine prochaine.

Flash Info Le généraliste 23/10/2009
http://www.legeneraliste.fr/layout/Rub_ACTU.cfm?espace=
ACTU&id_rubrique=101860&id_article=24001

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- France - Cigarettes anti-incendie en vente courant 2011 ?

La voie se dégage pour la vente en France des cigarettes anti-incendie a-t-on appris mercredi auprès de l’Association française de normalisation (Afnor). "D’ici à la fin de l’année ou au plus tard en janvier, les outils permettant de mesurer si une cigarette peut s’éteindre d’elle même ou pas seront disponibles en France", a déclaré à l’AFP Charles-Pierre Bazin de Caix, secrétaire de la commission de normalisation à l’Afnor. Toutefois, cette norme "ne voudrait pas dire que les fabricants ou les industriels vont être obligés de vendre des cigarettes anti-incendie immédiatement", a nuancé M. de Caix, réagissant à un article du quotidien Le Parisien.
En 2008, la Commission européenne avait préconisé que les cigarettes vendues dans l’Union européenne soient obligatoirement dotées d’un dispositif pouvant arrêter la combustion avant que la cigarette n’ait le temps de mettre le feu à un meuble ou un lit. Ces cigarettes devaient comporter deux ou trois petites bandes de papier plus épais qui ralentissent la combustion puis éteignent la cigarette, si le fumeur ne tire pas de bouffée. Bruxelles avait alors formellement demandé l’élaboration de "normes européennes".
Le porte-parole de British American Tobacco a indiqué que « la mise en place de cette mesure ne pourra être possible en France que courant 2011 car elle va nécessiter que des fournitures (papier) soient changées et les machines adaptées ». Le prix du paquet devrait quant à lui rester inchangé. Mais l’épaisseur accrue du papier aura pour effet mécanique d’augmenter le taux de goudron.
Ces cigarettes sont déjà commercialisées au Canada, en Australie et dans certains États américains. Dans l’État de New York, ce système a réduit de 70 % le nombre d’incendies dus à la cigarette.
Selon les derniers chiffres officiels, en 2005, 6 264 personnes ont été victimes des incendies causés par des cigarettes, dont 295 en sont mortes.

D’après l’AFP 26/05/2010
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gd54U2te_ekZ1VY76X-cS_RKlw6g

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- France - Projet de loi pour un paquet de cigarettes générique

Les dépenses de sécurité sociale liées aux conséquences du tabagisme seraient-elles devenues plus importantes que les taxes prélevées sur les ventes de cigarette ? ...
Qui sait ... le député UMP Yves Bur a annoncé mercredi qu’une proposition de loi visant à instaurer un paquet de cigarettes unique, sans logos ni marques, sera déposée d’ici octobre. Officiellement l’objectif est de lutter contre le tabagisme.
Confirmant une information du journal "le Parisien" le député du Bas-Rhin a précisé que dans le cas où le texte serait adopté, les fabricants se verraient contraints d’utiliser un paquet standardisé, sur lequel figurerait le message sanitaire accompagné d’une photo montrant les dégâts du tabagisme. Depuis l’interdiction de la publicité sur le tabac, le seul "espace" de promotion disponible pour les fabricants se résument aux paquets eux-mêmes, précise par ailleurs Yves Bur, tentant d’argumenter sa position.
Dans un communiqué, l’Alliance contre le tabac demande quant à elle que "tous les produits du tabac soient vendus dans des emballages standards sans couleur, sans images, ni logos, qui visent, en réduisant l’impact des avertissements sanitaires, à séduire en particulier les plus jeunes et les femmes."
Comme l’on pouvait s’y attendre, ce projet est loin d’être du goût par les fabricants, lesquels estiment que de telles mesures seraient au contraire de nature à favoriser la contrebande.
A noter, qu’à l’heure actuelle, seule l’Australie a adopté une telle mesure, laquelle n’entrera en vigueur qu’en 2012.
Rappelons par ailleurs que début juillet, François Baroin, le ministre du Budget a annoncé ce qu’il allait revoir la fiscalité sur le tabac. Objectif affiché : "dissuader les fabricants de baisser leurs tarifs". Certaines marques ont en effet profité d’une décision de la Cour européenne de justice pour annoncer une baisse des prix. Le 4 mars dernier, la France a été condamnée par Bruxelles pour avoir imposé des prix minimums sur les paquets de cigarette et le tabac à rouler.
En réaction, Roselyne Bachelot avait déclaré vouloir augmenter les taxes afin de maintenir un "prix dissuasif" et d’éviter que sa politique de santé publique ne soit "battue en brèche par cette initiative des industriels". Cette augmentation devra suivre le chemin de la loi finance initiale ou de la loi de finance de sécurité sociale, qui doivent être présentée à la rentrée par le gouvernement.

Élisabeth Studer 11/08/2010
http://www.leblogfinance.com/2010/08/tabac-projet-de-loi-pour-un-paquet-unique.html
Sources : AFP, Reuters, Le Parisien, La Tribune

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- France - La hausse du prix du tabac confirmée

Le prix du tabac va augmenter d’environ 6 % avant la fin de l’année, a confirmé François Baroin lors du congrès des buralistes. Le ministre du Budget a qualifié cette hausse de « modérée et raisonnable ». Le prix des paquets de cigarettes les moins chères devrait ainsi passer, probablement le 1er octobre, de 5,10 à 5,40 euros, et celui de la marque la plus vendue de 5,30 à 5,60 euros.
Le ministère du Budget ne décide pas des tarifs mais doit les homologuer chaque trimestre. Il a donc décidé de donner une suite favorable à la demande des industriels d’une hausse identique à celle de l’an dernier.
Cette augmentation est, selon François Baroin, conforme aux engagements du plan Cancer 2, qui vise à faire baisser la proportion de fumeurs de 30 à 20 % de la population. Mais 6 %, c’est insuffisant, disent les associations de lutte contre le tabagisme, pour qui les hausses doivent être d’au moins 10 % pour avoir un effet sur la consommation. L’augmentation de novembre 2009 n’a d’ailleurs fait reculer le nombre de paquets vendus, entre janvier et août 2010, que de 0,2 % par rapport à 2009 – tandis que le marché progressait de plus de 5 %.

D’après R. C. Quotimed.com 17/09/2010

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- USA - Cigarettes au menthol plus dangereuses ?

Les cigarettes au menthol seraient plus dangereuses que les traditionnelles. C’est en tout cas le résultat d’une étude américaine pilotée par un comité d’experts de la santé (Tobacco Products Scientific Advisory Commitee). Ce type de tabac rendrait le sevrage plus difficile chez les adultes et augmenterait notamment la dépendance chez les jeunes fumeurs.
Outre-Atlantique, l’enquête a duré plus d’un an, un délai classique en tabacologie. Pour les tabacologues français, les conclusions de l’étude américaine se tiennent : les cigarettes aux goûts de menthe, de fruits ou de chocolat sont plus dangereuses que les traditionnelles.
Le risque pour la santé des consommateurs de cigarettes mentholées est similaire à celui des light : le fumeur tire plus fort à chaque bouffée. Les particules et les éléments chimiques pénètrent alors plus profondément dans les poumons et provoquent des cancers "distaux" - c’est-à-dire des petites bronches et des alvéoles - qui sont les plus difficiles à traiter. Dans le cas des « menthol », c’est la recherche du goût qui pousse l’individu à aspirer plus de fumée.
"En réduisant le goût du tabac grâce à un taux élevé de menthol, on rend la cigarette plus agréable et on attire davantage de consommateurs", constate le Dr Patrick Dupont, tabacologue au centre hospitalier Paul-Brousse à Paris. Et notamment les plus jeunes. "Plus le produit semble agréable, plus les jeunes sont séduits", renchérit son confrère Olivier Bernard.
Selon l’étude américaine, la dépendance aux cigarettes avec additifs est plus forte que celle au tabac traditionnel. Faux, rétorquent les tabacologues français qui préfèrent l’argument psychologique. "Je reste méfiant, commente Olivier Bernard, la dépendance n’est pas liée au produit mais aux gestes associés à la cigarette".

D’après Yves Montuelle L’Express 24/03/2011
http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/les-cigarettes-au-menthol-seraient-les-plus-dangereuses_975923.html

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- France - Du sucre et des arômes dans le tabac pour "recruter et fidéliser" les jeunes et les femmes

Une étude réalisée par 60 Millions de consommateurs, en partenariat avec le Comité national contre le tabagisme (CNCT), publiée dans l’édition de novembre 2011 du magazine français, pointe du doigt les différents produits utilisés par les cigarettiers pour adoucir le goût du tabac et attirer de nouveaux consommateurs. Selon ce test réalisé en laboratoire, les fabricants intégreraient du sucre et des arômes dans leurs produits pour "recruter et fidéliser" les jeunes et les femmes.
Le magazine 60 Millions de consommateurs a analysé en laboratoire la composition de vingt produits aromatisés, à savoir des cigarettes, des tabacs à rouler, des tabacs à pipe et à narguilé, des cigarillos et des papiers à rouler.
Selon l’étude, les cigarettes analysées respectent tout à fait le décret interdisant l’ajout d’édulcorants et plafonnant la teneur en arômes de vanille et d’éthylvanilline.
"Le seuil fixé n’est pas un seuil sanitaire et malheureusement, ce décret n’interdit pas aux fabricants de cigarettes et de tabac en général de continuer à vanter les arômes de confiserie de leurs produits (vanille, pomme, chocolat, barbe à papa...). Si la réglementation est respectée, ces saveurs sucrées restent donc une stratégie marketing importante pour les cigarettiers", expliquent néanmoins le magazine et le CNCT.
Non concernés par la réglementation appliquée aux cigarettes, les autres produits du tabac seraient eux pourvus d’arômes à des taux très élevés. "L’étude a mis en évidence pour certains cigarillos des taux de vanilline et d’éthylvanilline jusqu’à dix fois supérieurs à ce qui est autorisé pour les cigarettes", précisent les deux initiateurs de ce test.
Face à ce constat, 60 Millions de consommateurs et le CNCT réclament la mise en œuvre d’une "réglementation qui concerne l’ensemble des produits du tabac", ainsi que d’une "plus grande transparence dans l’étiquetage". Dernier point abordé : l’extension de l’interdiction des arômes visant à proscrire "l’utilisation de tout type d’arôme destiné à rendre les produits plus attractifs".

Pas de signature Le Parisien 24/10/2011
http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/tabac-du-sucre-et-des-aromes-presents-pour-recruter-et-fideliser-les-jeunes-et-les-femmes-24-10-2011-1685264.php

Le mensuel 60 Millions de Consommateurs de novembre 2011est en vente en kiosque depuis le 27 octobre 2011 et en version électronique sur www.60millions-mag.com.

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- France - Les cigarettes « anti-incendie » sont désormais obligatoires

Depuis le jeudi 24/11/2011, les fumeurs de l’Union européenne achètent ces nouvelles cigarettes qui s’éteignent d’elles-mêmes. Un procédé censé permettre d’éviter des brasiers parfois mortels.
Chaque année la cigarette est responsable de plus de 30 000 incendies, faisant un millier de victimes dans l’Union européenne (UE). Pour prévenir ces accidents, l’ensemble des cigarettes commercialisées dans l’Union doivent, depuis ce jeudi, être conformes aux normes européennes de sécurité-incendie. « Les fabricants de cigarettes ont désormais l’obligation de produire des cigarettes à faible propension à l’inflammation », explique John Dalli, commissaire européen à la santé.
Et, pour s’adapter à cette nouvelle réglementation, les industriels ont dû revoir leur copie. Les cigarettes mises sur le marché font dorénavant l’objet d’un procédé de fabrication novateur : un anneau de papier plus épais a été inséré à deux ou trois endroits du cylindre de tabac. Dans ces zones, le papier est moins micro-perforé ce qui freine la circulation de l’air. Quand la cigarette allumée n’est plus utilisée par le fumeur, elle s’éteint alors d’elle-même en atteignant l’un de ces anneaux au lieu de se consumer.
Une technique qui pourrait empêcher une cigarette, par exemple mal éteinte et jetée à la poubelle ou encore oubliée sur un matelas, de constituer une menace. « Cette nouvelle règle pourrait protéger des centaines de citoyens contre le risque d’incendie », assure aussi le commissaire européen.

Des cigarettes « anti-incendie » au même prix
Le fumeur, lui, ne peut pas distinguer les « nouvelles » cigarettes des « anciennes » faute d’informations officielles, précise Pascal Montredon, président de la Confédération française des buralistes. « Elles ont le même aspect et la même saveur. Rien n’est indiqué sur le paquet qui est également similaire », explique-t-il tout en précisant que ces cigarettes d’un nouveau genre ont commencé à être distribuées dans le réseau français depuis la mi-juillet 2011. Celles encore en stock pourront d’ailleurs continuer à être écoulées. Pas de changement non plus pour le prix des cigarettes même si la Confédération des buralistes assure rester « vigilante » à une éventuelle augmentation des tarifs.
Si l’initiative peut faire sourire en France, ces mesures de sécurité sont déjà en vigueur aux États-Unis, au Canada, en Australie ainsi qu’en Finlande depuis avril 2010. Dans ce pays, le nombre de victimes à cause de la cigarette a reculé de 43 %. Un exemple à suivre pour la Commission européenne qui estime que quelque 500 vies pourraient être sauvées tous les ans dans l’Union grâce à ces cigarettes « anti-incendie ».

Par Audrey Pelé et Marc de Boni Le Figaro.fr 17/11/2011
http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/15/01003-20111115ARTFIG00749-les-cigarettes-anti-incendie-sont-desormais-obligatoires.php

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- USA - Les dangers des additifs

Les additifs de toutes sortes ajoutés au tabac, près de 600, ne sont pas mentionnés sur les produits commercialisés et peuvent représenter jusqu’à 10 % du poids des cigarettes. L’étude d’une équipe d’experts américains dirigée par Stanton A. Glantz, de l’Université de Californie dans la revue médicale PLoS Medicine révèle que ces produits augmentent nettement la toxicité de la fumée du tabac, un fait connu des fabricants depuis plus de dix ans.
Pour le prouver, les chercheurs ont simplement repris d’anciennes analyses du fabricant de cigarettes Philip Morris. Anticipant une question sur l’innocuité de ces additifs, cet industriel avait, dès les années 1970, racheté secrètement un laboratoire allemand, Inbifo, pour étudier l’effet des additifs de ses cigarettes. Le projet MIX permit ainsi de tester 333 additifs ajoutés dans diverses proportions à ses produits. Ces recherches aboutirent en 2002 à la publication de quatre articles dans une revue acquise à l’industriel où les auteurs déclaraient n’avoir observé « aucun effet significatif de ces ingrédients sur la toxicité des cigarettes ».
Près de dix ans plus tard, Stanton Glantz et ses collègues découvrent que les mesures de produits chimiques présents dans la fumée des cigarettes ont été faussement interprétées à la demande de Philip Morris pour dissimuler toute augmentation de toxicité. Et lorsque les chercheurs ont simplement exprimé ces mesures par cigarette, une tout autre réalité est apparue : les additifs induisent une augmentation de plus de 20 % de produits cancérigènes comme l’arsenic, le plomb, le cadmium, des hydrocarbures aromatiques polycycliques ou le formaldéhyde, ainsi que du cyanure d’hydrogène ou du monoxyde de carbone. La présence d’additifs induit aussi selon des travaux non publiés du laboratoire allemand une augmentation notable d’ammoniac, gaz fortement soupçonné d’augmenter la vitesse d’absorption de la nicotine par l’organisme. Les chercheurs précisent qu’un autre fabricant majeur de cigarettes, British American Tobacco, a également minimisé, dans des études similaires, la toxicité de la fumée de ses cigarettes.

Convention ratifiée par 174 pays
La révélation de tels effets devrait accélérer la mise en place de la réglementation pour les centaines d’additifs ajoutés au tabac prévue par la Convention cadre pour la lutte antitabac de l’OMS. Celle-ci a été ratifiée par 174 pays, dont tous les États européens sauf la Suisse et la République tchèque. De leur côté, les États-Unis ont déjà mis en œuvre la loi Family Smoking and Prevention Control qui a interdit dès 2009 l’ajout dans les cigarettes d’arômes autres que le menthol. Cette loi prévoit aussi de réglementer pour chaque marque de cigarette tous les ingrédients toxiques dont la liste devrait être publiée en 2013. En France, seul un décret paru fin 2009 interdit pour le moment l’ajout d’édulcorant au papier entourant le filtre des cigarettes dites aromatisées. Très insuffisant pour Emmanuelle Beguinot, directrice du Comité national contre le tabagisme (CNCT) : « Tant qu’une liste des seuls ingrédients autorisés ne sera pas produite, toutes les mesures sur la composition des cigarettes pourront être contournées à l’insu des autorités et des fumeurs ».

D’après Pierre Kaldy - le Figaro.fr 13/03/2012
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/13/17730-tabac-dangers-additifs

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- France - Augmentation du tabac de 6 % au 1er octobre 2012

Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a annoncé ce mardi 26 juin 2012 que la hausse prévue par le gouvernement précédent aurait bien lieu à l’automne. Les buralistes s’inquiètent.
Tous les paquets de cigarettes devraient coûter plus de six euros à partir du premier octobre 2012. Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a confirmé ce mardi sur BFM TV que la hausse des prix prévue par le précédent gouvernement aurait bien lieu. Il s’agirait de la quatrième augmentation annuelle de 6 %, intervenant à l’automne. Le paquet de cigarette le plus vendu, celui de Marlboro, devrait ainsi atteindre 6,50 euros.
Cette hausse établie en accord avec la filière, provoque l’inquiétude des buralistes et cigarettiers, notamment parce que la dernière augmentation en octobre 2011 a provoqué une baisse des ventes. C’est « trop tôt et trop fort », estime le patron des buralistes, Pascal Montredon, qui craint que l’annonce avant les vacances d’une augmentation dès septembre ne conduise beaucoup de vacanciers « à faire le plein » de cigarettes achetées moins cher à l’étranger. « La dernière hausse a provoqué un fort ralentissement des ventes, entre 4 et 5 % des ventes en France, preuve d’une hausse du marché parallèle », c’est-à-dire des achats à l’étranger (Belgique, Luxembourg, Espagne où les cigarettes peuvent être 30 % moins chères), sur Internet, ou illégalement dans la rue, explique-t-il. Dans les zones frontalières, les baisses atteignent de 8 à 10 %.
Yves Trévilly, porte-parole de British American Tobacco, a rappelé que la dernière hausse de 6 % (soit 30 centimes par paquet) a provoqué une baisse des « ventes officielles ». Cela représente « un manque à gagner de 500 millions d’euros pour l’État », assure-t-il. Si l’augmentation des prix permet au marché de resté en croissance malgré la baisse des volumes vendus (+ 2,7 % de janvier à avril 2012, par rapport aux mêmes mois de 2011), Yves Trévilly craint que la prochaine hausse des prix ne provoque une nouvelle baisse des ventes, suffisante pour engendrer « une perte fiscale ».
En 2011, le tabac a rapporté 13,7 milliards d’euros à l’État sous forme de taxes.
L’essentiel est affecté au budget de la santé.

D’après l’AFP et lefigaro.fr 27/06/2012
http://www.lefigaro.fr/conso/2012/06/26/05007-20120626ARTFIG00645-le-prix-du-tabac-va-augmenter-de-6-en-septembre.php

Notes de la rédaction :
Quid de l’augmentation du prix du paquet de tabac à rouler ?
Petits calculs à l’attention des tabacologues curieux
Sur un paquet de 20 Marlboro vendu 6,20 euros, le bureau de tabac gagne 0,496 euro soit, pour 100 paquets, 49,60 euros.
Sur un paquet de 20 Marlboro vendu 6,50 euros, le bureau de tabac gagne 0,52 euro soit, pour 100 paquets, 52 euros.
Pour gagner le même montant avec le nouveau prix qu’avec l’ancien, le bureau de tabac doit seulement vendre 49,6/0,52= 95 paquets.
Une baisse des ventes de 5 % lui conserve son revenu. Il faut donc une baisse des ventes supérieure à 5 % pour que le buraliste perde du revenu. Or, habituellement, pour une augmentation de 6 %, la baisse des ventes est de 4 %. Dans ce cas le buraliste voit son bénéfice augmenté de 0,52 euro pour 100 paquets vendus soit + de 1 % ! De quoi se plaignent-ils ?

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- France - La ministre de la santé lance l’idée de paquets de cigarettes "neutres"

Lutter contre le tabagisme, tel est l’un des objectifs de Marisol Touraine. Pour y parvenir (ou du moins essayer), la ministre de la Santé défend ardemment l’idée de paquets "neutres", sans marque, ni logo.
Questionnée sur BFM-TV, Marisol Touraine s’est déclarée favorable à l’instauration de paquets "neutres", sans marque, ni logo, "pas attractifs", "pas séduisants". Objectif : ne pas inciter les jeunes à acheter du tabac. "Je vais me battre, en particulier au niveau européen, pour faire en sorte d’aller vers ce qu’on appelle le paquet neutre (...)".
Et la ministre de la santé d’ajouter : "On sait que les jeunes achètent un paquet, parce qu’il leur semble plus joli, plus agréable à regarder".

Hausse de 6 % à la rentrée
Autre aspect de cette lutte, qui va cette fois-ci impacter le porte-monnaie des fumeurs, la hausse du prix de tabac. A la rentrée, ce sera 6 %. Ce qui n’est visiblement pas assez selon Marisol Touraine : "A ce stade, une hausse est prévue à la rentrée, nous nous en tenons là. Mais dans le cadre d’un plan plus général de lutte contre le tabagisme, je n’exclurais pas de nouvelles augmentations de la fiscalité, en particulier qui pèse sur les entreprises".

N. A. Le Télégramme 01/08/2012
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/tabac-marisol-touraine-lance-l-idee-de-paquets-de-cigarettes-neutres-01-08-2012-1792432.php?id=161615

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- Australie - Les paquets de cigarettes neutres donnent envie d’arrêter de fumer

Depuis janvier, en Australie, tous les paquets de cigarettes se ressemblent. Résultat : selon un sondage, les fumeurs trouvent les cigarettes moins bonnes qu’avant et sont plus nombreux à vouloir arrêter de fumer.
Les paquets de cigarettes vert olive sont-ils en train d’écœurer les fumeurs d’Australie ? Depuis fin 2012, tous les paquets de tabac vendus dans le pays sont dépourvus de logo, arborent la même couleur sombre et les marques sont toutes imprimées dans la même police de caractère. Cette politique gouvernementale, combattue en justice par les fabricants de cigarettes, semble avoir un impact réel sur le moral des consommateurs, selon un sondage publié ce lundi dans la revue médicale britannique en ligne BMJ Open.
L’étude a été réalisée par téléphone auprès de 536 fumeurs en novembre 2012 dans l’État australien de Victoria, à une époque transitoire où les deux types de paquets étaient encore disponibles dans les commerces. L’étude a posé les mêmes questions à deux échantillons : des fumeurs achetant des paquets neutres d’une part, d’autres achetant des paquets « classiques » d’autre part. Surprise : les premiers étaient 30,6% à trouver leur marque de cigarettes moins bonne qu’il y a un an, contre 18,1% pour les seconds ; et 26,2% à juger qu’elle leur procurait moins de satisfaction qu’un an avant, contre seulement 14,9% pour ceux qui achètent des paquets classiques. De plus, les fumeurs de paquets neutres étaient 36,8% à penser tous les jours à arrêter de fumer, contre 21,8% pour les fumeurs de paquets classiques.

Moindre attractivité
Les auteurs de l’étude reconnaissent certes que ces résultats sont à relativiser. « Une partie du rapport entre type de paquets et volonté d’arrêter de fumer peut venir du fait que ceux qui sont plus intéressés par l’arrêt du tabac sont moins susceptibles d’éviter les paquets neutres », écrivent ces derniers. « Toutefois, l’effet des paquets neutres sur l’arrêt de la cigarette demeure positif, car ils sont associés à une moindre attractivité de la cigarette et à une plus grande volonté d’arrêter ».
Partout dans le monde, dirigeants politiques, cigarettiers et associations antitabac suivent de près l’expérience australienne. En France, elle devrait notamment réjouir la Ministre de la Santé Marisol Touraine, favorable à un packaging uniforme pour le tabac.

Ivan Letessier lefigaro.fr 23/07/2013
http://www.lefigaro.fr/conso/2013/07/23/05007-20130723ARTFIG00187-cigarettes-les-paquets-neutres-donnent-envie-d-arreter-de-fumer.php?m_i=RcORoS6p9H6aCqZl2fxCXQs_rGcsy2eeYAfIO%2BCuWpI2FjARI

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- USA - Les risques spécifiques des cigarettes menthol

Les cigarettes menthol séduisent le jeunes et les incitent à entrer dans le tabagisme, dénonce un rapport de la FDA.
Grâce à leur goût de plante naturelle, les cigarettes menthol en feraient presque oublier aux jeunes qu’ils fument pour la première fois. Rafraîchissante, adoucie, la cigarette à la menthe (ou « convertible ») pose un vrai problème de santé publique selon la FDA, l’office américain de contrôle des produits pharmaceutiques et alimentaires. Dans un rapport publié mardi, la FDA explique que si la cigarette menthol n’est pas plus nocive que les autres, elle présente davantage de risques d’addiction chez les jeunes, qui y goûtent de plus en plus tôt.
Malgré leur goût plus doux, les cigarettes mentholées ne sont pas bien différentes des cigarettes basiques. Si le secret de leur composition est bien gardé par les industriels, les spécialistes de la FDA maintiennent que les ingrédients utilisés dans les deux types de produits sont plus ou moins les mêmes. Le rapport confirme que les cigarettes mentholées sont aussi nocives que les autres - et sûrement pas moins. Au Figaro, le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT) explique : « Une cigarette, qu’elle qu’en soit la composition, tue une personne sur deux. Qu’elle en tue 49 % pour une menthol, et 51 % pour une basique, ce n’est pas le problème ». En 2011, le tabac était responsable du décès de cinq millions de personnes, a estimé l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.

De plus en plus consommées par les jeunes
Par conséquent, ce n’est pas le menthol en tant que composé organique qui est directement dénoncé par les chercheurs. Obtenu par synthèse ou à partir des huiles essentielles contenues dans la feuille de menthe, il est même connu en pharmacie pour ses propriétés anti-inflammatoires et antivirales. Le menthol est un additif que l’industrie du tabac a su utiliser pour recruter les fumeurs de demain : le rapport affirme que les plus jeunes fumeurs ont tendance à préférer les cigarettes mentholées pour leur première fois, et précise qu’ils deviendront dépendants de plus en plus tôt.
De fait, puisque le menthol représente 0,03 % du poids du tabac contenu dans une cigarette, contre 0,005 % pour une cigarette basique, elles paraissent plus attrayantes aux jeunes gênés par l’odeur brute du tabac. Le rapport de la FDA estime que sur 19 millions de fumeurs de cigarettes mentholées aux États-Unis, un million (soit 6 %) a entre 12 et 17 ans. L’office américain ajoute que la consommation de ces « cigarettes-bonbons » a augmenté de 3 % chez les 18-25 ans entre 2004 et 2010, passant de 13 % à 16 % des fumeurs âgés de 12 ans ou plus.

Vers une interdiction ?
« Avec les cigarettes menthol, le marché du tabac s’est réinventé alors qu’il était quasi-inexistant il y a deux ans de cela en France », analyse le Pr Dautzenberg. Par exemple, la marque phare des cigarettes « convertibles » (Lucky Strike) a baptisé son produit « Click’n’roll », jouant explicitement sur le phénomène musical incarné par les Rolling Stones britanniques.
Face à cet enjeu de santé publique, une première loi, la loi Bachelot, a été adoptée en France. Depuis 2009, elle interdit la vente des « cigarettes-bonbons » (les cigarettes rose commercialisées sous le label Pink Elephant) mais ne concerne pas le menthol. D’ici à 2014, le Conseil européen doit confirmer la directive européenne acceptée par la Commission et le Parlement européens, qui interdirait cette fois le recours au menthol dans les cigarettes. Aux États-Unis, la FDA n’a pas pris de mesures particulières malgré son rapport défavorable.

Estelle Elkaim lefigaro.fr 26/07/2013
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/07/26/21063-risques-specifiques-cigarettes-menthol

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