Tabacologie Suisse


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 8 août 2017.


SOMMAIRE


- Suisse - Le Snus, tabac à chiquer, doit pouvoir être autorisé (15/08/2014)
- Suisse - Philip Morris mécontent des règles UE (27/06/2014)
- Suisse - La chasse aux fumoirs est ouverte 18/06/2012
- Suisse - Cigarettes électroniques taxées comme produits du tabac 01/02/2012
- Suisse - La difficile interdiction de la publicité pour le tabac 10/11/2011
- Suisse - Un produit dopant pour les sportifs : le Snus 3/10/2011
- Suisse - Le Snus en question 20/12/2010
- Suisse - Interdiction de fumer = baisse de la consommation 9/11/2010
- Suisse - Les cigarettiers poussés hors du pays par l’Union européenne ? 16/01/2010
- Suisse - Interdiction de fumer : la loi fédérale entre en vigueur le 1er mai 2010 28/10/2009
- Suisse - Arrêter de fumer : une question de goût /10/2009
- Suisse - Loi sévère contre le tabagisme dans les lieux publics pour le canton de Vaud 9/06/2009
- Suisse - Le nombre de fumeurs a baissé en 2008 18/05/2009
- Suisse - Décès dus au tabac entre 1995 et 2007 23/03/2009
- Suisse - Les femmes plus vulnérables aux carcinogènes du tabac dans le cancer du poumon 5/05/2009
- Suisse - Publicité douteuse de Japan Tobacco 3/04/2009
- Suisse - L’OMS veut une interdiction totale de la publicité en faveur du tabac 30/05/2008
- Suisse - Nouvelle campagne anti-tabac « La fumée en moins, la vie en plus » 5/05/2008
- Suisse - Pipes à eau : bien plus qu’une simple fumée blanche 24/04/2008
- Suisse - Selon la législation, les cigarettes électroniques (contenant de la nicotine) sont considérées comme des médicaments 23/04/2008
- Suisse - Achat de cigarettes : un jeu d’enfants pour les adolescents ! 21/02/2008
- Suisse - Aucun diplôme ne sanctionne une formation en tabacologie 10/01/2008
- Suisse : Les Fribourgeois pourront continuer à fumer au bistrot 11/10/2007


- Suisse - L’OMS veut une interdiction totale de la publicité en faveur du tabac

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a demandé instamment aujourd’hui aux gouvernements de protéger les 1.8 milliard de jeunes du monde entier en interdisant toute forme de publicité, de promotion et de parrainage du tabac.
Lien connexe Journée mondiale sans tabac 2008
http://www.who.int/entity/tobacco/wntd/2008/fr/index.html
Cet appel à l’action a été lancé à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai. La campagne de cette année met l’accent sur les milliards de dollars dépensés par les cigarettiers pour développer des stratégies promotionnelles subtiles destinées à attirer les jeunes vers leurs produits qui engendrent la dépendance.
Des études récentes prouvent que plus les jeunes sont exposés à la publicité en faveur du tabac plus ils risquent de se mettre à fumer. Malgré cela, 5 % seulement de la population mondiale est protégée par une interdiction globale de la publicité, de la promotion et du parrainage concernant le tabac. Les cigarettiers continuent pendant ce temps à cibler les jeunes en associant indûment l’utilisation des produits du tabac à des qualités telles que le prestige, l’énergie et la séduction.
"Pour pouvoir survivre, l’industrie du tabac doit remplacer les consommateurs qui meurent ou cessent de fumer par de nouveaux fumeurs qu’elle doit recruter quand ils sont jeunes," a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. "Elle le fait en créant un "filet de commercialisation" complexe qui piège des millions de jeunes partout dans le monde, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour leur santé."
"L’interdiction de la publicité, de la promotion et du parrainage constitue un outil puissant que nous pouvons utiliser pour protéger la jeunesse du monde," a ajouté le Directeur général.
Comme la plupart des jeunes commencent à fumer avant l’âge de 18 ans et près du quart d’entre eux avant l’âge de dix ans, les cigarettiers font la promotion de leurs produits en ciblant les jeunes dans les milieux qu’ils fréquentent - cinémas, internet, concerts et manifestations sportives. Une étude de l’OMS portant sur les jeunes de 13 à 15 ans et réalisée dans des écoles du monde entier a révélé que plus de 55 % des élèves avaient vu des affiches de publicité en faveur de cigarettes au cours du mois précédent, tandis que 20 % d’entre eux possédaient un objet publicitaire d’une marque de cigarette.
C’est cependant le monde en développement, où vit plus de 80% de la jeunesse du monde, qui est ciblé de la manière la plus agressive par les cigarettiers. Les jeunes femmes et les jeunes filles sont particulièrement à risque, car les cigarettiers cherchent à affaiblir l’opposition culturelle à leurs produits dans des pays où les femmes, par tradition, ne consomment pas de produits du tabac.
"L’industrie du tabac a recours à des stratégies de commercialisation prédatrices pour accrocher les jeunes à leur drogue qui engendre la dépendance, « a déclaré le Dr Douglas Bettcher, Directeur de l’Initiative sans tabac de l’OMS. "Mais l’interdiction totale de la publicité est efficace et a permis de réduire la consommation de tabac de près de 16 % dans les pays qui ont déjà adopté cette mesure législative."
"Les demi-mesures ne suffisent pas," a ajouté le Dr Bettcher. "Quand une forme de publicité est interdite, l’industrie du tabac redirige simplement ses ressources considérables vers d’autres voies. Nous demandons instamment aux gouvernements d’imposer une interdiction totale pour mettre en échec la stratégie de commercialisation du tabac," a-t-il dit.

Pour plus d’informations, contactez :
Alison Clements-Hunt Chargée de communication OMS, Initiative sans tabac
Téléphone : +41 22 791 55 39 Portable : +41 79475 5551
Courriel : clementshunta@who.int
Stéfanie Laniel Chargée de communication OMS, Initiative sans tabac
Téléphone : + 41 22 791 1018 Portable : +41 79 475 5524
Courriel : laniels@who.int
30/05/2008


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- Suisse - Nouvelle campagne anti-tabac "La fumée en moins, la vie en plus"

Convaincre les adeptes de l’herbe à nicot qu’il y a une vie après la cigarette et conforter les non-fumeurs dans leur choix : l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lance sa nouvelle campagne anti-tabac. _ Celle-ci dure jusqu’en novembre.
Cette campagne mêle slogans, un visuel "épuré" sous la forme d’une cigarette écrasée et des arguments scientifiques. "Après une année sans tabac, la capacité pulmonaire a augmenté et le risque de maladies cardio-vasculaires a diminué de 50 %", indique par exemple une annonce.
A ce jour, près de 1 900 entreprises ont participé à l’action "lieu de travail sans fumée" lancée en 2006 par l’OFSP, le secrétariat d’État à l’économie et Santé-Suisse. Ce projet, qui touche à sa fin, comporte cette année encore un concours auquel les entreprises peuvent s’inscrire sur le site internet www.bravo.ch jusqu’au 31 août.
Par ailleurs, la proportion de fumeurs en Suisse est restée stable à 29 % en 2007 par rapport à l’année précédente, selon l’enquête suisse sur le tabagisme de l’OFSP. En 2001, la part des fumeurs atteignait encore 33 %.
En moyenne, 33 % des hommes et 24 % des femmes fument. La classe d’âge des 20 à 24 ans est celle où l’on trouve la plus forte proportion d’adeptes de l’herbe à Nicot : 46 % des hommes et 35 % des femmes. Chez les jeunes de 14 à 19 ans, 24 % fument.

ATS/Romandie News 05/05/2008
http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=
20080505141824278172194810700_brf020.xml
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- Suisse - Selon la législation, les cigarettes électroniques (contenant de la nicotine) sont considérées comme des médicaments

Mystères de la législation suisse, les cigarettes électroniques (comme les chewing-gums et inhaleurs contenant de la nicotine ou les patches) sont considérées comme des médicaments. A ce titre, explique l’Office fédéral de la santé publique, tant qu’elles ne sont pas approuvées par l’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic, l’e-clope n’est pas autorisée en Suisse ! En clair, la vente est interdite. Par contre acheter sur Internet une cigarette électronique pour une consommation personnelle n’est pas punissable !

Produit miracle ?
Pas de tabac, pas de goudron, pas de monoxyde de carbone ni autres substances cancérigènes contenues dans les clopes classiques. Une fumée inodore proche de la vapeur d’eau et pas de tabagisme passif. Pas de mégots ni de cendriers puants, pas de doigts ni de dents jaunies. L’e-cigarette est présentée comme révolutionnaire et sans danger.

Doutes : Sans danger ?
« Il est un peu tôt pour le prétendre, rétorque Corine Kibora, chargée de prévention à l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA). Nous avons deux certitudes : ce produit contient de la nicotine, qui rend dépendant. Et aucune expertise scientifique sérieuse n’a jamais été menée sur ses effets sur la santé. Donc la prudence s’impose ». Corine Kibora précise encore qu’il ne faut pas imaginer que ces e-cigarettes puissent être utilisées comme une étape pour arrêter de fumer.

Alarmisme ?
D’autres vont plus loin. Les capsules dégagent en effet du propylène de glycol, parfois utilisé comme… antigel ! Selon certains spécialistes français, ce produit chimique pourrait provoquer l’infertilité, nuire au développement cellulaire ou même déclencher des troubles neurologiques.
Alors l’« e-clope », révolutionnaire ou un attrape-nigaud dangereux ?

http://archives.lematin.ch/LM/LMS/suisse/article-2008-04-2294/mysteres-de-la-legislation-suisse-les-cigarettes-electroniques--comme-les-chewing-gums-et
http://archives.lematin.ch/LM/LMS/-/article-2008-04-2295/produit-miracle
Ehrbar Le Matin online 23/04/2008

Pour les médecins français voir le code de déontologie, article 39 et pour les pharmaciens voir la liste des produits autorisés à la vente (Ndlr).


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Suisse - Pipes à eau : bien plus qu’une simple fumée blanche

La pipe à eau est à la mode en Europe. Même les collectionneurs de points sur la Supercard Coop peuvent en commander une – en plus des habituels ustensiles d’usage courant. Quant à ses dangers pour la santé, le détaillant se garde bien d’en parler, pire encore les minimise, même si la fumée du narguilé ne cède en rien à celle du tabac. C’est pourquoi l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) rappelle les risques que fumer une pipe à eau fait courir à la santé.
Que la pipe à eau soit utilisée, depuis des siècles, pour réduire le stress, voilà une raison suffisante aux yeux de Coop pour l’inclure dans l’assortiment des prix de sa Supercard. Fumer à l’orientale est devenu tendance chez nous et l’on trouve les ustensiles nécessaires pour créer l’ambiance propre à ce rituel jusque dans les magasins de tabac ou sur Internet.
Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que la fumée inhalée au travers du long tuyau du narguilé n’est pas inoffensive. « Le fait est que la fumée d’une pipe à eau contient les mêmes substances nocives que la fumée de cigarette », indique Michel Graf, directeur de l’ISPA, commentant les plus récentes recherches en la matière. L’eau ne filtre en effet pas ces substances, de sorte que les risques sont identiques et que la nicotine ainsi absorbée peut rendre dépendant. De plus, la fumée d’une pipe à eau contient beaucoup plus de goudron que la fumée de cigarette et présente des concentrations plus élevées de métaux lourds tels que l’arsenic, le plomb ou le nickel, des substances potentiellement cancérigènes qui peuvent affecter poumons, cavité buccale, lèvres ou vessie. Du fait de l’utilisation de braises de charbon pour chauffer le tabac, la fumée contient de surcroît de grandes quantités de monoxyde de carbone, ce qui entraîne un manque d’oxygénation du sang et met conséquemment à dure épreuve le cœur et le système cardiovasculaire.

Manières différentes de fumer
Fumer un narguilé dure facilement 50 minutes ou plus longtemps. Durant ce laps de temps, on inhale sensiblement plus de fumée qu’en fumant une cigarette. En effet, les fumeurs inhalant plus profondément la fumée refroidie du narguilé qu’avec une cigarette, l’organisme absorbe plus de substances nocives. Par ailleurs, fumer le narguilé se faisant souvent en groupe, les participants ne peuvent écarter le risque de se voir transmettre des maladies telles que l’herpès, l’hépatite ou la tuberculose, sans parler des mycoses dues à un manque d’hygiène. Au vu des multiples risques encourus, l’ISPA conseille donc de renoncer à ce rituel oriental, la santé ne pouvant qu’en souffrir.
Une notice sur la pipe à eau peut être téléchargée sur le site web de l’ISPA.

Ckibora@sfa-ispa.ch Tél. : 021 321 29 75
http://www.sfa-ispa.ch/index.php?IDtheme=26&IDarticle=1622&IDcat7visible=1&langue=F
Information : Corine Kibora Porte-parole de l’ISPA Communiqués de presse 24/04/2008


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- Suisse - Achat de cigarettes : un jeu d’enfants pour les adolescents !

Les adolescents obtiennent des cigarettes sans aucune difficulté. C’est ce que montre une étude effectuée par l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) dans le canton de Vaud. Ce canton est le premier à avoir introduit une interdiction de vente des produits du tabac aux mineurs de moins de 18 ans. L’application de cette loi n’est de loin pas effective partout : plus de 85 % des points de vente testés ont été disposés à vendre des cigarettes à des mineurs. Ce constat est préoccupant : il est ainsi urgent d’améliorer la situation.
Depuis début 2006, la vente de produits du tabac est interdite aux mineurs de moins de 18 ans dans le canton de Vaud. L’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et autres toxicomanies (ISPA) a voulu savoir comment cette loi était mise en pratique. Elle a mené une série d’achats-tests durant une dizaine de jours auprès d’un échantillon représentatif des points de vente du canton. Huit garçons et filles âgés de moins de 18 ans ont effectué 396 tests à travers le canton. La loi n’a pas été respectée lors de 340 tentatives d’achat : ainsi, près de 86 % de tous les points de vente testés ont été disposés à vendre du tabac aux adolescents. La vente a toutefois été refusée à 56 reprises ; de tels refus étant majoritairement enregistrés après que le personnel de vente ait demandé une pièce d’identité. Au total, une pièce d’identité a été demandée moins d’une fois sur cinq. Alors qu’à 52 reprises cette demande a résulté en un refus de la vente de tabac, cette dernière a été acceptée à 19 reprises, malgré la présentation d’une pièce d’identité.
Quatre fois sur cinq, les acheteurs-tests les plus jeunes (15 ans ou moins) ont vu leur demande de tabac acceptée. Pour les plus âgés (17 ans), la proportion est encore plus élevée, atteignant plus de 90 %. Cela démontre la difficulté d’estimer de manière correcte l’âge d’un client. Bien que les papiers d’identité des plus jeunes aient été plus souvent exigés que ceux des plus âgés, ils ne l’ont été que dans 22 % des cas.
Finalement, des différences ont été constatées selon le type de point de vente (enseignes de grande distribution alimentaire, autres magasins d’alimentation, stations-services, kiosques). Acceptant malgré tout la vente dans environ 60 % des cas, des résultats un peu moins mauvais sont observés dans les enseignes de grande distribution.
Le matériel d’information doit soutenir la mise en application de la loi
« Le personnel de vente est confronté à une tâche difficile », admet Michel Graf, directeur de l’ISPA. Selon lui, les stratégies les plus efficaces ont été mises en évidence par les tests : « Le personnel doit oser exiger une pièce d’identité pour vérifier l’âge du client ». Pour cela, il a besoin du soutien du gérant. La formation et la sensibilisation du personnel sont donc essentielles. Pour que le personnel puisse adopter une attitude correcte, il a besoin de se sentir légitimé ; les panneaux rappelant les termes de la loi et l’âge limite autorisé l’aident à appliquer la règle. « Il est aussi essentiel que la population connaisse ces règles et les soutienne », ajoute Michel Graf.

Corine Kibora, porte-parole de l’ISPA ckibora(at)sfa-ispa.ch, Tél. : 021 321 29 75, 21/02/2008


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- Suisse : Les Fribourgeois pourront continuer à fumer au bistrot

Les fumeurs fribourgeois pourront continuer à s’adonner à leur vice préféré dans les cafés. Les non-fumeurs devront continuer à prendre leur mal en patience. Le Grand Conseil a refusé une motion visant à interdire la fumée dans les cafés-restaurants. [ats] - La fumée a survolté les esprits et divisé les groupes du Parlement fribourgeois. Les députés ont traité trois motions et postulats au cours d’un débat fleuve durant lequel pas loin d’une vingtaine d’orateurs ont pris la parole. Les députés ont finalement refusé d’interdire la fumée dans les établissements publics, suivant ainsi le gouvernement.
Le motionnaire, le socialiste René Thomet, s’est scandalisé du fait que le Conseil d’État suive sans autre les recommandations de Gastrosuisse édictées au nom de la liberté de choix. "De quelle liberté parle-t-on ? De celle d’atteindre à la santé des autres", s’est-il exclamé.
Deux motions portant sur l’interdiction de vendre du tabac aux jeunes ont soulevé moins d’émotions. Seul l’âge limite a posé problème. Les députés ont tranché pour l’interdiction en dessous de 16 ans. Ce qui correspond déjà à la pratique des grandes surfaces.

Source : Bluewin 11/10/07


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- Suisse - Aucun diplôme ne sanctionne une formation en tabacologie

Un suivi thérapeutique augmente les chances d’un arrêt du tabac. Mais le nombre de médecins tabacologues susceptibles de vous recevoir pour une consultation est quasi nul. Les HUG en possèdent un, qui travaille à 50 %. Jean-Paul Humair, qui reçoit aussi, calcule que l’offre totale en ambulatoire des HUG correspond à un 80 % (au sein de l’hôpital, les patients qui le désirent peuvent aussi accéder à des conseils). C’est peu, pour un canton d’un demi-million de personnes. Le CHUV, à Lausanne, possède une offre équivalente. Et dans certains cantons, il n’y a rien du tout.
Pourquoi cet écart entre ce que les spécialistes décrivent comme une « épidémie » et une offre médicale digne d’une maladie rare ? Pour Rodrigo Tango, qui accueille les candidats au sevrage aux HUG, « la question du tabac n’a jamais été perçue comme prioritaire ». Il rappelle « qu’il n’y a pas si longtemps on pouvait fumer dans les hôpitaux, ce qui donne une idée de la compréhension de ce problème ». En Suisse, tranche-t-il, « la tabacologie, cela ne signifie encore rien ». Signe de cette situation, la consultation antitabac des HUG est facturée au titre de consultation « psychosociale ».
Il faut dire que la Suisse ne dispense pas de formation diplômante en tabacologie. Pour suivre un cursus complet, les spécialistes en santé publique se rendent en France. La formation classique dure une année et demie.
Par conséquent, les médecins suisses qui peuvent vous conseiller pour arrêter de fumer ne sont pas des spécialistes, même si une petite partie d’entre eux ont suivi un cours de deux jours, comme ceux proposés par Vivre sans tabac, structure subventionnée par le Fonds de prévention du tabagisme.
Notons que plusieurs cantons possèdent des centres de tabacologie, comme le CIPRET à Genève. Certains organisent des cours de prévention dans les entreprises et proposent des groupes de parole. Pour Corinne Wahl, un des problèmes de cette discipline a trait au temps. « La tabacologie, c’est deux tiers de psychologie et un tiers de médicaments. Il faut écouter les gens, et tous les médecins n’ont pas forcément envie de s’impliquer dans cette démarche chronophage ». Il est avéré que l’utilisation de substituts nicotiniques est un élément clef de réussite. En France, une personne qui décide d’abandonner la cigarette bénéficie d’une somme de 50 euros pour payer ses gommes de nicotine.
Cela n’est pas suffisant pour couvrir un traitement, qui dure en moyenne trois mois, soit le temps nécessaire au sevrage de la nicotine, mais c’est incitatif.
En Suisse, l’achat de ces produits (gommes, patch, inhibiteurs, etc.) n’est pas remboursé par les assurances, alors que le coût social de la fumée est faramineux. Certaines entreprises participent toutefois au financement des thérapies de substitution pour les employés qui décident de faire un essai sans fumée. Cette aide peut aller jusqu’à 1 000 francs. Mais c’est un peu la loterie, selon que votre patron a décidé ou non que la lutte contre le tabac mérite pareil investissement.
Quant au prix des produits, il est élevé. « Les substituts nicotiniques, indique Rodrigo Tango, sont nettement moins chers en France. Les inhaleurs peuvent coûter jusqu’à la moitié du prix suisse ». En revanche, le coût des cigarettes reste bas en Suisse, qui se place au vingtième rang sur trente pays européens en matière de prix.
Le paradigme helvétique de la cigarette serait encore d’un autre temps.
« Elle demeure un produit légitime, citoyen, estime le docteur Rodrigo Tango, alors qu’aux États-Unis elle est assimilée à une catastrophe ». Corinne Wahl met en avant une véritable « ignorance de la maladie tabagique », y compris dans les milieux de la santé.
Mais les temps changent et le militant antitabac Pascal Diethelm estime que la perception du tabac suit le même chemin que la compréhension du réchauffement climatique ! « Comme pour les gaz à effets de serre, il y a eu avec le tabac une politique orchestrée par des conservateurs qui ont tenté de nier ce problème. Or personne n’aime être victime d’une manipulation et l’opinion est susceptible de basculer ». La votation du 24 février permettra de mesurer la vigueur de ce sentiment antifumée.

La Suisse dispose d’un fonds de prévention du tabagisme. Alimenté par une redevance de 2,6 centimes par paquet de cigarettes vendu, il dispose de près de 18 millions de francs de ressources annuelles. Par comparaison, l’industrie du tabac aurait dépensé environ 100 millions de francs pour la publicité et le sponsoring en 2003, estime l’ISPA.

Le Courrier (Genève) 10/01/2008 (extraits)


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- Suisse - Publicité douteuse de Japan Tobacco

Attention ! Japan Tobacco International (JTI) communique un « message important » : « Aucune cigarette n’est sans risque ». La campagne de publicité apparaît ces jours dans la presse suisse : sur un fond vert très nature s’étale un long message aussi sérieux qu’un mode d’emploi de médicament. Tel un pharmacien, il explique que les valeurs de goudron et de monoxyde de carbone indiquées sur les paquets ne reflètent pas toujours la quantité réelle inhalée. Et qu’arrêter de fumer est la meilleure option pour éliminer les risques liés au tabac. Que du scoop !
Les cigarettiers auraient-ils des tendances sado-masos ? Pas du tout ! Pour JTI, qui possède Camel et Winston - entre autres, il n’y a que des intentions louables : « C’est très important que seuls les adultes parfaitement informés achètent nos produits », répond Sadi Brügger, porte-parole.

De la foutaise !
Au Cipret, centre de prévention du tabagisme, Corinne Wahl se permet de douter de la sincérité du cigarettier. « C’est une manipulation supplémentaire, une manière de se refaire une virginité et de faire semblant de jouer la carte transparence, s’insurge la tabacologue. C’est vraiment de la foutaise ! »
Une « foutaise » tout de même élaborée. « Oui, ça fait communication sérieuse, décode Philippe Meyer, managing directeur à l’agence de communication Saatchi & Saatchi. Comme s’ils voulaient faire passer un message important, un peu à la manière des annonces que l’on voit parfois, lorsqu’une société doit publiquement s’excuser de ses actions. Tout cela est très tactique ».
Une publicité qui pourrait en outre se révéler utile en cas de procès : « Certainement ! poursuit Corinne Wahl. Ça leur permettra de dire qu’ils ont correctement mis en garde les consommateurs contre tous les méfaits du tabac ! ». JTI s’empresse de balayer l’argument : « Nous voulons juste informer nos consommateurs ». Le groupe assure en outre « faire le maximum » en termes de santé publique. « Et puis tout ce qui brûle émet des particules nocives, même des grillades dans la forêt », explique le cigarettier. Qui ajoute que « cette publicité ne nous aide pas à vendre des cigarettes ».
Pas si sûr... « Dans cette pub, ils communiquent en utilisant le nom du groupe Japan Tobacco. Mais les noms de Camel ou Winston n’apparaissent pas. Le consommateur ne se sentira donc pas concerné. Et cela ne fera aucun tort direct à leurs marques », analyse Philippe Meyer, qui relève que peu de chose sont laissées au hasard : « Le terme « dépendance » n’apparaît jamais. Or on sait que c’est le principal problème ». Le texte l’évoque avec légèreté : « De nombreux fumeurs ont arrêté sans aide, mais, si vous éprouvez des difficultés, veuillez consulter un professionnel de la santé ». Diantre ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! Merci, Japan Tobacco !

Elles fument comme une caserne !
Les machines à fumer servent à simuler l’inhalation de tabac. Elles sont programmées pour prendre un certain volume de tabac à intervalle régulier et analyser combien de nicotine, de goudron et autres substances sont présents. « Mais c’est trompeur, car un fumeur ne le fera jamais de manière aussi régulière. Et l’humain va boucher les trous présents sur le filtre avec ses doigts : il y aura moins d’air, la température va augmenter et cela va modifier la transformation des composants », explique Corinne Wahl, tabacologue.

Muriel Jarp, Le Matin (CH) 3/04/2009
http://www.lematin.ch/actu/suisse/transparence-fumeuse-105850

Corinne devrait réviser ses cours de tabaco ! Les machines à fumer ne prétendent pas reproduire la fume de l’utilisateur. Elles ne sont là que pour vérifier la stabilité de la production selon la norme ISO et pour pouvoir comparer les cigarettes entre elles. Cette confusion est fréquente dans le grand public mais ne devrait pas exister chez un professionnel ! (Ndlr).


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- Suisse - Le nombre de fumeurs a baissé en 2008

En Suisse, le nombre de fumeurs chez les personnes de 14 à 65 ans a encore diminué : il est passé de 29 % (2007) à 27 % pour 2008, soit un recul de 6 points par rapport à 2001 (33 %). Pour les 14 à 19 ans, ce recul est encore plus marqué : de 31 % en 2001 à 23 % en 2008. Cette tendance à la baisse atteste que les mesures prises en matière de prévention du tabagisme portent leurs fruits, que leur succès se mesure sur le long terme et que les efforts fournis doivent être poursuivis.
Les derniers chiffres de l’enquête suisse sur le tabagisme le confirment : la part de fumeurs et fumeuses en Suisse recule continuellement depuis 2001. La population compte dorénavant 27 % de fumeurs, dont 30 % d’hommes et 24 % de femmes. Cette tendance à la baisse s’observe dans toutes les catégories d’âge et pour les deux sexes depuis 2001. La proportion de jeunes fumeurs de 14 à 19 ans connaît ainsi un recul très important, passant de 31 % en 2001 à 23 % en 2008.
Ces résultats attestent que la politique suisse en matière de prévention du tabagisme est sur la bonne voie. L’augmentation de l’imposition sur le tabac de 30 centimes par paquet en janvier 2007, la campagne « BRAVO - La fumée en moins, la vie en plus » de 2006/2007, l’introduction d’avertissements sur les paquets de cigarettes dès mai 2006, autant de mesures qui ont porté leurs fruits à l’échelle nationale. Les votations cantonales dans le domaine du tabac ont aussi largement contribué au débat public autour de la fumée.
Le Programme national tabac 2008-2012 (PNT 2008-2012) a pour mission de réduire le nombre de cas de maladie et de décès dus au tabagisme en Suisse. En 2007, le nombre de décès dus au tabac y dépassait les 9 000. Les objectifs prioritaires du PNT 2008-2012 sont de réduire d’ici 2012 la proportion de fumeurs à 23 %, celle des fumeurs de 14 à 19 ans à moins de 20 % et celle de personnes fortement exposées au tabagisme passif à 5 %. Si les chiffres montrent qu’on s’approche lentement de ces objectifs, ceux-ci ne sont pas encore atteints. Les mesures mises en place par certains cantons - interdiction de vente aux jeunes, restriction de la publicité, protection contre le tabagisme passif - devraient permettre de nous en rapprocher davantage. Les avertissements combinés (photo, texte et mention de la ligne stop-tabac) sur les paquets de cigarettes dès le 1er janvier 2010 et la nouvelle loi fédérale sur la protection contre le tabagisme passif y contribueront également.

Office fédéral de la santé publique (OFSP), Berne 18/05/2009
http://www.bag.admin.ch/aktuell/00718/01220/index.html?lang=fr&msg-id=26920


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- Suisse - Loi sévère contre le tabagisme dans les lieux publics pour le canton de Vaud

L’interdiction de fumer dans les lieux publics sera rapidement une réalité dans le canton de Vaud. Le Grand Conseil a adopté aujourd’hui sa loi cantonale contre la fumée passive. Vaud est un des huit cantons qui n’autorise que des fumoirs sans service.
Les députés se sont livrés à un délicat exercice législatif. Il s’agissait d’obtenir une loi applicable par les restaurateurs sans trahir la volonté des quelque 70 % de Vaudois ayant voté pour l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
Comme lors des précédents débats sur le sujet, les discussions se sont focalisées sur les fumoirs. Les fumeurs pourront y emmener leur boisson. Le personnel n’y entrera pas, à l’exception d’"interventions rapides et légères", par exemple si une boisson s’est renversée.

Pas d’automates
Les députés ont refusé que des automates à boissons ou des Tactilo puissent y être installés. "Il ne faut pas rendre les fumoirs attractifs", a expliqué le conseiller d’État Pierre-Yves Maillard, suivi par une majorité.
Les fumoirs ne devront pas occuper plus du tiers de la surface de l’établissement. Le Grand Conseil a cependant approuvé des exceptions pour les très petits établissements.
Toujours dans le but de ne pas mettre en difficulté les tenanciers de petites structures, un délai de 15 mois sera accordé aux établissements pour munir leur fumoir d’un système d’aération réglementaire. "Cela permet de faire entrer la loi rapidement en vigueur et cela vaut toujours mieux que la situation actuelle", a souligné M. Maillard.

LeMatin.ch et agences 9/06/2009
http://www.lematin.ch/actu/suisse/fumee-passive-vaud-dote-loi-severe-130600


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- Suisse - Arrêter de fumer : une question de goût

Une myriade de livres, de programmes, de méthodes et concepts thérapeutiques promettent aux fumeurs de les libérer de leur addiction, et tous ont leurs adeptes, bien que de valeur très inégale. Certains manquent même totalement de sérieux, et bon nombre d’entre eux sont très lucratifs.
Par quel biais perdre enfin l’habitude de fumer ? Une consultation online doublée d’un soutien médicamenteux ? Une thérapie de groupe ? Peut-être un traitement par hypnose ? Ou le programme « Non-fumeur en 8 jours » d’un professeur américain ? A moins de se lancer tout seul, après s’être dit « Cette cigarette, c’est ma dernière ! »…
Lorsqu’on décide d’arrêter de fumer, à chacun sa manière, c’est une question de goût, relativise Tania Steiner, directrice du projet Prévention du tabagisme à la Ligue pulmonaire suisse. Mais ce qui est décisif, c’est la motivation : quand le cœur n’y est pas, un sevrage a moins de chances d’aboutir.

Deux piliers
La dépendance à la nicotine repose sur deux piliers, nous explique-t-elle : d’une part le potentiel d’addiction propre à la substance elle-même, de l’autre la force de l’habitude. Rien d’étonnant donc à ce que les thérapies les plus efficaces soient celles qui se basent sur ces deux aspects. Certains médicaments tels que les gommes à mâcher ou les sparadraps, en diffusant de la nicotine, contribuent à réduire les symptômes de manque et permettent au patient de se concentrer sur l’acquisition de nouvelles habitudes.
Cet apprentissage de nouveaux « rituels » est au cœur de la thérapie comportementale. Par exemple, après un repas, faire une promenade ou se brosser les dents au lieu d’allumer une cigarette. Des techniques de relaxation et une approche différente du stress et des frustrations font également partie du traitement.
Mais attention à ne pas céder à la tentation de remplacer la gratification de la cigarette par des sucreries, car le risque de prendre du poids est bien réel : en effet, le corps fait désormais l’économie des 200 calories environ qu’il brûlait quotidiennement pour éliminer la nicotine absorbée. Sans compter qu’avec la disparition de l’effet inhibiteur de cette dernière sur l’appétit, la sensation de faim augmente. Tania Steiner recommande donc de s’offrir de petites récompenses sous forme de carottes à grignoter ou de gommes à mâcher en lieu et place d’une barre chocolatée, de faire attention à ce qu’on mange en général et de bouger le plus possible.
Quant à savoir si on entreprendra son sevrage en groupe ou en thérapie individuelle, c’est une question très personnelle. Tania Steiner recommande aux gros fumeurs, ou à celles et ceux qui fument depuis longtemps, un accompagnement concret plutôt qu’une thérapie online. Ajoutons que le travail de groupe présente l’avantage d’un certain contrôle social et du feed-back des autres. Les programmes sur Internet et les livres ont eux aussi leur utilité, pour autant que l’on arrive à se discipliner suffisamment pour mener à terme le programme sans la présence d’une personne de référence.

Effet controversé
Il existe en outre toute une palette d’offres plus ou moins efficaces. Des méthodes telles que l’acupuncture ou l’hypnose rivalisent avec imposition des mains, prière de guérison et charlatanisme. « Nous ne recommandons pas ce genre de thérapies, souvent infondées sur le plan scientifique », signale Tania Steiner. Et pourtant, de nombreuses personnes ne jurent que par ces recettes (en dépit de leur prix parfois élevé) et prétendent avoir réussi à arrêter de fumer grâce à elles. Les spécialistes supposent qu’on est là en présence d’une sorte de prophétie auto-réalisée, nourrie par l’attente du sujet.
Tania Steiner attribue cet engouement au fait que nombre d’individus ne sont pas prêts à affronter leurs problèmes ; ils préfèrent payer un tiers qui s’en chargera, éludant ainsi toute responsabilité vis-à-vis d’eux-mêmes et de leur comportement.
Une myriade de livres, de programmes, de méthodes et concepts thérapeutiques prétendent de libérer les fumeuses et fumeurs de leur dépendance. Le choix est par conséquent difficile.

L’embarras du choix
Alors devant cette pléthore d’offres, comment trouver celle qui nous conviendra le mieux ? Tania Steiner recommande de se mettre en contact avec une organisation telle que la Ligue pulmonaire, dont les sections cantonales peuvent non seulement proposer des cours pour arrêter de fumer (individuels ou en groupe) mais aussi aiguiller le public vers les ressources locales. De leur côté, les médecins de famille sont à même d’apporter une aide ponctuelle, et certains sites Internet publient des programmes online gratuits.
Quant à ceux et celles qui veulent effectuer leur sevrage à l’aide d’un livre, il leur faudra tout d’abord trier le bon grain de l’ivraie. Peut-être cela les aidera-t-il d’apprendre que Tania Steiner a fait de bonnes expériences avec le livre de Maja Storch intitulé « Rauchpause » (en allemand, non traduit à ce jour). Mais là non plus, il n’existe pas de « meilleur livre ». Un livre doit nous parler et venir à notre rencontre, nous trouver là où nous en sommes.
Une chose est sûre : s’il n’est pas de « meilleur livre », il peut en exister de mauvais ! Ceux dont les auteurs promettent de vous libérer de la nicotine sans aucun effort ne valent pas grand-chose – sauf pour l’éditeur, qui s’en met plein les poches. Tania Steiner le répète : « Il n’y a pas de miracle. Pour réussir à arrêter de fumer, ce qu’il faut, c’est une motivation inébranlable et une détermination à toute épreuve ».

Extrait des Nouveautés de l’ISPA - /10/2009
http://www.sfa-ispa.ch/CMS/DetailSTO.php?IDpub=650&IDarticle=147&langue=F


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- Suisse - Interdiction de fumer : la loi fédérale entre en vigueur le 1er mai 2010

Dès le 1er mai, il sera interdit de fumer à l’intérieur des lieux publics et au travail dans toute la Suisse. La nouvelle loi prévoit moult exceptions et le Conseil fédéral a adouci mercredi ses modalités d’application. Mais les cantons auront le dernier mot.
La loi fédérale pose comme principe une interdiction de fumer dans les espaces servant de lieux de travail à plusieurs personnes ainsi que dans les lieux fermés accessibles au public, comme les centres commerciaux, les cinémas, les installations sportives ou les restaurants. Les locaux à usage privé ne seront pas concernés.
Celui qui brave l’interdiction de fumer ou ne respecte pas les dispositions légales dans son établissement pourra être puni d’une amende d’au maximum 1 000 francs.

Bars fumeurs et fumoirs
La législation contient toute une série d’exceptions. Bars et restaurants pourront ainsi se déclarer établissements fumeurs pour autant qu’ils ne dépassent pas 80 mètres carrés. Sont compris dans cette surface l’entrée, les vestiaires ou les toilettes.
Autres conditions pour déroger à l’interdiction : n’employer que des personnes ayant accepté d’y travailler, disposer d’une aération adéquate et être clairement signalé de l’extérieur comme tel.
Les cantines et restaurants d’entreprises ainsi que les lieux dont l’activité principale n’est pas la restauration - cafés de grands magasins ou de musées, stations-service avec débit de boissons - ne pourront pas être déclarés établissements fumeurs. Il sera par contre possible de s’en griller une, si le règlement de maison le prévoit, dans les chambres d’hôtels ou de maisons de retraite ainsi que dans les cellules de prison. La loi autorise en outre l’installation de fumoirs, avec service assuré par des employés ayant donné leur accord. Que ce soit pour les zones fumeurs ou les établissements entièrement fumeurs, l’aval du personnel devra avoir été donné par écrit. Même consentants, les femmes enceintes, les mères qui allaitent et les jeunes de moins de 18 ans ne pourront pas travailler dans de tels endroits. Une femme pourra en outre revenir sur son aval si elle tombe enceinte. Elle aura droit à 80% de son salaire si aucun travail équivalent de remplacement ne peut lui être proposé.

Ordonnance revue et corrigée
S’il a tenu bon sur ces dernières précisions, le Conseil fédéral a cédé sur d’autres points de l’ordonnance d’application face aux critiques des restaurateurs. Plus question de mentionner les terrasses et autres tentes. Le projet d’ordonnance assimilait à des lieux fermés les espaces dont moins de la moitié de la surface du toit ou des parois latérales est ouverte à l’air libre, quel que soit le matériau de la cloison ou le caractère permanent ou temporaire de celle-ci. Ces précisions ont été biffées. Aux cantons de trancher les cas particuliers. Concernant les fumoirs, le Conseil fédéral réclame toujours qu’ils soient séparés hermétiquement des autres pièces et ne servent pas de lieu de passage. Mais il n’exige plus de porte à fermeture automatique (on parle désormais de fermeture autonome) ni un système de ventilation mécanique (une ventilation adéquate suffira, également pour un établissement fumeur). Les coûts d’un nouveau système de ventilation étaient estimés par l’Office fédéral de la santé publique à 10’000 francs pour un petit fumoir pour 14 personnes au maximum.
La taille du fumoir sera uniquement limitée à un tiers de celle de l’établissement entier. Le propriétaire ne pourra pas y proposer d’autres prestations que dans le reste du restaurant ou du bar, mais il ne lui sera pas interdit d’y utiliser une installation de débit.

Cantons plus sévères
Dans bien des cas, la loi fédérale ne provoquera aucun changement. Elle autorise en effet les cantons à édicter des réglementations plus sévères. Quinze d’entre eux, dont Berne, Genève, Neuchâtel, Fribourg, Vaud et le Valais, représentant en tout 75 % de la population suisse, ont déjà adopté des législations plus strictes. Parmi les irréductibles réfractaires à l’interdiction de fumer, qui devront se plier aux règles nationales, figure le Jura.
La Ligue pulmonaire a par ailleurs lancé une initiative populaire pour réclamer une interdiction stricte dans tout le pays. Cette démarche a été qualifiée d’obsessionnelle par le ministre de la santé Pascal Couchepin.

ATS La Tribune de Genève 28/10/2009
http://www.tdg.ch/interdiction-fumer-loi-federale-entrera-vigueur-mai-2010-2009-10-28


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- Suisse - Les cigarettiers poussés hors du pays par l’Union européenne ?

La Suisse est sur le point de signer un accord de libre-échange avec l’UE qui interdit l’exportation de cigarettes hautement dosées à l’étranger. Problème : 76 % de la production helvétique est concernée. Les cigarettiers menacent de délocaliser. Les cantons du Jura, de Neuchâtel et de Vaud tremblent pour les emplois
L’Asie et le Moyen-Orient sont fanas de cigarettes made in Switzerland. La Suisse est en effet le seul pays européen à pouvoir produire et exporter de la fumée dont la teneur en goudron, nicotine et monoxyde de carbone, dépasse la règle du 10-1-10 mg.
Mais la formule magique qui fait le bonheur des fumeurs étrangers et des cigarettiers installés en Suisse est sur le point de se consumer. L’accord de libre-échange agricole que la Suisse devrait conclure cette année encore avec l’Union européenne comprend tout un pan sanitaire qui inclut une interdiction de produire et de vendre à l’étranger ce genre de cigarettes, déjà bannies de la vente en Suisse et dans l’UE. Problème : 76% de la production helvétique sont destinés au marché asiatique et moyen-oriental.

De la Suisse en Ukraine
Les cigarettiers s’agitent et menacent de délocaliser. Maintenir la réglementation actuelle est crucial pour Philip Morris International. Le seul marché suisse est évidemment trop petit pour justifier la présence d’une de nos usines dans le pays, avertit François Thoenen, porte-parole de Philip Morris. Nous devrions peut-être songer à produire ces cigarettes dans un autre pays que la Suisse, ajoute Audrey Guibat-Demont, son homologue chez British American Tobacco (BAT). L’Ukraine serait en bonne place sur la liste des solutions de secours des cigarettiers.
Les cantons de Vaud, du Jura et de Neuchâtel qui abritent Japan Tobacco International (JTI), BAT ou Philip Morris tremblent. La Suisse s’est auto flagellée sur de nombreux dossiers internationaux ces derniers temps, mais avec cet accord, on passe à l’automutilation, s’emporte Jean-Claude Mermoud, chef de l’Économie du canton de Vaud où Philip Morris emploie plus de 1 000 personnes. A Neuchâtel l’accord de libre-échange fait peser la menace sur 800 postes de travail chez le même fabriquant. Dans le Jura, l’usine BAT de Boncourt (500 employés) est même le plus grand employeur du canton et le plus grand contributeur de la région.

Menace de référendum
Les représentants des trois gouvernements romands se sont déjà rencontrés à deux reprises pour mettre sur pied une contre-attaque et des doléances ont déjà été adressées à Doris Leuthard. Je viens de mettre sous pli un courrier adressé aux autres cantons pour préparer la coordination. Nous allons nous battre, promet le ministre jurassien Michel Probst qui a dernièrement rencontré l’ambassadeur de l’UE en Suisse, Michael Reiterer, pour le sensibiliser à la problématique. En attendant, les relais sur Berne s’organisent. Le conseiller national neuchâtelois Laurent Favre (PLR/NE) est au front pour défendre les quelque 3200 emplois concernés et coordonner la lutte en sensibilisant les cantons alémaniques. Lucerne risque aussi de perdre 300 emplois chez JTI si les cigarettiers devaient se retirer de Suisse.
Le Monsieur Terroir du parlement est déjà intervenu auprès du Conseil fédéral et déposera en mars une motion pour demander que le dossier tabac soit extrait des négociations agricoles et sanitaires. Si les paysans devaient lancer le référendum contre l’accord de libre-échange et que celui-ci devait toujours inclure cette restriction sur le tabac, ils pourront compter sur un fort soutien hors de leurs rangs, prévient le Neuchâtelois dont le canton paie déjà un lourd tribut à la crise économique.
Pour des défenseurs de l’industrie du tabac pas question de polémiquer sur une Suisse qui exporte la fumée qu’elle juge trop dangereuse pour elle-même à l’étranger. Chaque pays est libre d’édicter ses règles. C’est inadmissible que l’UE nous interdise la vente de nos produits dans des pays qui ne la concerne pas, alors que nous avons accepté, avec le Cassis de Dijon, l’importation de produits qui ne respectent même pas nos normes de production, conclut Laurent Favre.
Si la cheffe de l’Économie, Doris Leuthard, devait rester sourde aux inquiétudes des cantons romands, les espoirs pourraient se tourner vers Didier Burkhalter, neuchâtelois avant d’être ministre de la Santé.

Stéphanie Germanier Le Matin Dimanche 16/01/2010
http://www.lematin.ch/actu/suisse/cigarettiers-pousses-suisse-ue-220578


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- Suisse - Décès dus au tabac entre 1995 et 2007

Les résultats montrent que 6 427 hommes et 2 774 femmes sont décédés des suites du tabagisme en 2007. Un quart de ces décès concerne des personnes de moins de 65 ans.
Les trois principales causes de décès spécifiques imputables au tabac sont le cancer du poumon (2 485), les maladies coronariennes (1 597) et les BPCO (broncho-pneumopathies chroniques obstructives) (1 335).
En Suisse, chaque année, plus de 9 000 personnes décèdent des suites du tabagisme. Cela représente 15 % des décès. Entre 1995 et 2007, le nombre de décès dus au tabac a diminué chez les hommes et augmenté chez les femmes.
On constate que le nombre des décès dus au tabac a diminué de 10 % chez les hommes entre 1997 et 2007 ; la baisse est un peu moins marquée chez ceux de 65 ans et plus (9 %) que chez les plus jeunes (11 %). Pendant la même période, la mortalité due au tabac a augmenté de 17 % chez les femmes de moins de 65 ans et de 5 % chez les plus âgées, en raison avant tout d’une progression des BPCO, des cancers du poumon et d’autres types de cancer.
En Suisse, la consommation de tabac reste la cause de la plupart des décès évitables.

Christoph Junker Office fédéral de la statistique (OFS) 23/03/2009
http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/14/22/publ.Document.118932.pdf


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- Suisse - Interdiction de fumer = baisse de la consommation
L’évolution est positive pour la santé de tous, se réjouit Otto Brändli, Président de la Ligue contre le cancer à Zurich. La raison de cette satisfaction : depuis la généralisation nationale de l’interdiction de fumer dans les établissements publics, le 1er mai 2010, les ventes de cigarettes, cigares et autres produits liés au tabac ont diminué de 9 % dans le commerce de détail. Et selon l’administration fédérale des douanes, les importations ont reculé de 12,8 % entre mai et août. La consommation et les importations de produits liés au tabac ont fortement diminué. La consommation et les importations de produits liés au tabac ont fortement diminué.
En moyenne, cela représente deux à trois cigarettes de moins par personne et par jour, analyse Otto Brändli.
Le bannissement de la fumée visait avant tout à protéger les non-fumeurs d’une exposition passive aux méfaits du tabac. Finalement, la mesure touche donc aussi les fumeurs : C’est un effet positif, déclare Otto Brändli. Ce dernier critique en revanche les cantons qui se montrent les plus laxistes. La ligne stricte devrait s’imposer dans tout le pays. C’est le but de l’initiative populaire Protection contre le tabagisme passif.
David Herzig, à la tête de la communauté d’intérêt des restaurateurs suisses libres, tire une autre conclusion de ces chiffres : « si l’on fume moins, les interdictions sont inutiles ». Il affirme que l’initiative Pour une loi libérale sur l’interdiction de fumer a récolté 50 000 signatures.

D’après Stop-tabac.ch 9/11/2010
Source : http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/L-interdiction-de-fumer-flingue-les-clopes-25789457 7/10/2010


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- Suisse - Le Snus en question

Le Snus s’achète emballé dans un mini-sachet de thé ou en vrac dans sa petite boîte ronde. Le consommateur le place derrière la lèvre supérieure et le garde pendant quelques minutes, ou des heures. Ce tabac humide au goût amer et salé infuse dans la bouche et transmet rapidement la nicotine dans le sang. Pas de fumée, donc pas de désagrément pour l’entourage.
La consommation de snus a été dopée par la vague internationale d’interdiction de fumer dans les lieux publics. Il est pourtant interdit à la vente — mais pas à la consommation — en Suisse et dans l’Union européenne. Parce que le snus fait partie de sa culture, la Suède a obtenu une dérogation.
Ces dernières années, les douanes suisses ont observé une hausse régulière des volumes importés, passant d’une tonne en 2006 à plus de 12 tonnes en 2010.
Les sachets de snus ont fait parler d’eux à Berne. En septembre 2009, le conseiller national Christian Wasserfallen souhaitait ouvrir le débat sur l’autorisation à la vente. L’exécutif a préféré l’interdire. Un sachet contient jusqu’à deux fois plus de nicotine qu’une cigarette, donc davantage de risque de dépendance. [Faux selon les travaux du Pr. Robert Molimard et de Jean Pol Tassin (Ndlr)]
Depuis, le député radical a retourné sa veste. « Je pensais que le snus pouvait devenir un produit de substitution à la cigarette, explique Christian Wasserfallen. Mais étant donné la légère et continue diminution de fumeurs en Suisse, je me dis que notre population n’en a pas besoin ».
« Cela reste un produit cancérigène », rappelle Jean-Charles Rielle du Cipret, le Centre de prévention contre le tabagisme. Le médecin craint aussi que le tabac nordique séduise les jeunes. « Ce produit est à la mode dans cette tranche d’âge en Suède et en Amérique du Nord. C’est un risque que nous ne voulons pas prendre en Suisse ».

D’après Margaux Fritschy www.largeur.com 20/12/2010
Article complet sur http://www.largeur.com/?p=3311

Il n’existe pas de formation sérieuse à la tabacologie en Suisse, cela se sent ! (Ndlr)

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- Suisse - Un produit dopant pour les sportifs : le Snus

Le snus est un tabac en poudre qui est de plus en plus utilisé dans le milieu du sport de haut niveau. A tel point que l’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé de rajouter la nicotine à son programme de surveillance pour 2012.
D’origine scandinave, le snus est un tabac vendu sous forme de poudre et qui se place directement sur la gencive. Il libère alors la nicotine qui passe directement dans le sang. Or, plusieurs études sur le snus ont fini par pousser l’Agence mondiale antidopage (AMA) à se pencher de plus près sur ce phénomène afin de déterminer si la nicotine absorbée sans fumer mérite d’être rajoutée, comme stimulant, sur la liste des produits interdits en compétition.
"L’objectif n’est pas de cibler les fumeurs, mais de surveiller les effets de la nicotine sur la performance lorsqu’elle est prise sous forme de produits du tabac comme le snus", insiste bien l’AMA. Elle suit ainsi les recommandations du Laboratoire antidopage de Lausanne, qui faisait part en mai que la "possibilité que du tabac sans fumer soit consommé à des fins d’amélioration des performances est une hypothèse très préoccupante".
Une étude réalisée par le laboratoire suisse s’est en effet basée sur 2 200 échantillons d’urine d’athlètes représentant 43 sports. Les chercheurs ont alors découvert que si la proportion de consommateurs de tabac chez ces sportifs (15 %) était inférieure à celui de la population générale (25 %), un examen plus détaillé par sport "apportait des preuves alarmantes d’une consommation comparable ou supérieure".

Un effet stimulant extrêmement fort
"En effet, la prévalence en hockey sur glace, ski, biathlon, bobsleigh, patinage, football, basket-ball, volley-ball, rugby, football américain, lutte et gymnastique se rangeait dans une échelle allant de 19 % à 55,6 %", soulignent-ils. Comme le rapporte TV5monde, "au niveau pharmacologique, on sait bien que la nicotine a un effet stimulant extrêmement fort, allié à un effet relaxant".
Martial Saugy, directeur du Laboratoire de Lausanne, explique que "dans un sport multi-sprint comme le hockey, l’effet pharmacologique, avec ce petit coup de fouet, peut être très intéressant". D’autant plus, que le snus, contrairement à la cigarette, n’a pas d’effet négatif sur le système respiratoire. Cependant, le snus n’est pas complètement anodin puisque sa consommation est susceptible d’entraîner des risques d’addiction et d’irritation buccale, voire de cancer de la langue.

Info rédaction Maxisciences 03/10/2011
http://www.maxisciences.com/tabac/le-tabac-en-poudre-un-produit-dopant-pour-les-sportifs_art17411.html


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- Suisse - La difficile interdiction de la publicité pour le tabac

L’interdiction de la publicité serait le pas supplémentaire à franchir en Suisse pour progresser dans la lutte contre le tabagisme. Reste que faire passer un tel projet sur le plan politique relève du casse-tête pour les milieux de la prévention.
Les jeunes restent le public cible d’une industrie du tabac, qui cherche à renouveler sa clientèle. Or les études démontrent qu’une personne arrivée à l’âge de 21 ans sans fumer voit les probabilités de devenir accro à la cigarette tomber à 10 %, a dit le professeur neuchâtelois Claude Jeanrenaud jeudi à Berne à l’ouverture de la 2e conférence nationale sur la prévention du tabagisme. Face à une industrie du tabac qui investit six fois plus de moyens dans la publicité en Suisse que les milieux de la prévention, seule une interdiction large de la publicité pourrait être efficace, a poursuivi le professeur. C’est en tous les cas la ligne défendue par la commission fédérale pour la prévention du tabagisme comme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans sa convention-cadre, signée par la Suisse, mais pas encore ratifiée.

La Suisse en retard
La Suisse ne reste pourtant pas inactive. Sur les cinq méthodes de lutte contre le tabagisme, elle en utilise quatre : les taxes, l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’information sur les dangers liés au tabagisme et les aides apportées aux personnes qui veulent arrêter de fumer.
Mais en terme de lutte contre la publicité, la Suisse est en queue de peloton européen et "fait moins bien que la Grèce". Reste que faire passer un tel projet sur le plan politique tient de la gageure.
"Nous ne savons pas comment aller plus loin", a avoué Bruno Meili, président de l’association suisse pour la prévention du tabagisme. Le milieu de la prévention est échaudé, car il a essuyé plusieurs échecs. Le plus récent : le Conseil fédéral et la commission ad hoc du Conseil national ont rejeté une initiative populaire voulant renforcer la protection contre le tabagisme passif. Les cantons ont toutefois la possibilité d’aller plus loin que la législation en vigueur.

Baisse des risques avec l’interdiction de fumer
Parallèlement, les 200 participants à la conférence nationale, réunis à Berne pendant deux jours, ont pu découvrir les premiers résultats de l’étude COSIBAR toujours en cours. Elle montre que l’interdiction de la fumée passive dans les lieux publics a déjà entraîné une baisse des risques d’infarctus du myocarde pour le personnel. Ces résultats plaident aussi pour que tous les cafés, bars et restaurants soient sans fumée. Trop d’employés restent exposés au tabagisme, estiment toutefois les auteurs de l’étude.
La consommation de tabac est à l’origine d’un sixième de l’ensemble des décès qui ne sont pas dus à des maladies transmissible. Le coût du tabagisme passif est estimé à 420 millions de francs par an.

D’après ats/mre 10/11/2011
http://www.tsr.ch/info/suisse/3576742-la-difficile-interdiction-de-la-publicite-pour-le-tabac.html


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- Suisse - Cigarettes électroniques taxées comme produits du tabac

Le Tribunal administratif fédéral suisse estime que les substances contenues dans les cigarettes électroniques justifient de les soumettre à l’impôt sur le tabac. Les cigarettes électroniques restent taxées par la Confédération tant que la loi ne sera pas modifiée. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) juge que les arômes et les autres substances contenus dans ces produits justifient de les soumettre à l’impôt sur le tabac.
Le TAF confirme une décision de l’Administration fédérale des douanes, qui frappe la société Zirel d’Utzenstorf (BE). Celle-ci importe des cigarettes électroniques fabriquées en Allemagne.
Ces clopes ressemblent à s’y méprendre aux vraies cigarettes. Elles comportent un appareil alimenté par une batterie et une cartouche interchangeable contenant des excipients et des arômes.
Pour que l’effet optique soit garanti, les cigarettes sont fabriquées avec une extrémité lumineuse LED. Elle s’allume lorsque le fumeur tire une bouffée.

Produit de substitution
Selon le TAF, les cigarettes électroniques doivent être considérées comme un produit de substitution au tabac. La manière dont elles sont utilisées par les consommateurs, la satisfaction qu’elles leur procure permet notamment de les assimiler à un produit de substitution.
Il importe peu qu’elles contiennent ou non de la nicotine ou qu’elles soient ou non nocives pour la santé, indique le TAF. En revanche, ces produits échappent aux contributions destinées à la prévention du tabagisme.

Prochain changement législatif
La décision du TAF peut être contestée en dernière instance devant le Tribunal fédéral (TF). En cas d’échec, la société Zirel n’a plus qu’à attendre une modification de la législation, qui devrait intervenir prochainement.
En 2011, tant le Conseil des États que le Conseil national ont accepté une motion du conseiller national Roberto Zanetti (PS). Cette proposition demande au Conseil fédéral d’exonérer la cigarette électronique de l’impôt sur le tabac. (Arrêt A-3123/2011 du 17 janvier 2012)

ATS 01/02/2012
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/18339286


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- Suisse - La chasse aux fumoirs est ouverte

Un groupe de citoyens a lancé lundi à Genève une initiative fédérale visant à durcir la législation sur la fumée. Le projet prévoit la suppression des fumoirs et l’interdiction de la cigarette dans tous les lieux publics clos à deux exceptions près. La fumée pourra ainsi être admise dans les prisons et les fumeurs bénéficieront d’une certaine tolérance s’ils séjournent dans un établissement hospitalier ou médico-social et qu’ils sont dans l’incapacité de se déplacer.
L’initiative étend aussi l’interdiction de fumer dans les espaces ouverts « si la protection de certaines catégories de personnes l’exige ». Le texte cite les malades, les enfants et les personnes âgées.

Égalité pour tous
« Nous voulons arriver à une même protection pour tous » a expliqué Jean Barth, le père de l’initiative. Ce citoyen apolitique avait déjà lancé avec succès une initiative cantonale contre la fumée à Genève. Il veut récidiver au niveau fédéral cette fois. Pour le comité d’initiative, en matière de fumée passive, la Suisse est en retard par rapport à d’autres pays européens. La loi helvétique, avec ses fumoirs et son laxisme vis-à-vis des petits établissements de moins de 80 m2, est « inefficace et injuste ». L’initiative doit y remédier, en mettant notamment tous les employés du secteur de la restauration sur le même pied d’égalité.
Tabacologue à l’hôpital cantonal de Genève, Rodrigo Tango a rappelé les dangers de la fumée passive. En moyenne, un serveur non-fumeur peut inhaler sans le vouloir l’équivalent d’une cartouche de cigarettes par an, a noté le médecin. La construction de fumoirs ne résout rien, selon lui, car la fumée se propage malgré tout dans le reste de l’établissement. Le plus simple, pour les irritants, est donc de supprimer les fumoirs. A ce jour, encore aucun canton n’est allé si loin dans sa lutte contre la cigarette. Même Genève, après de nombreux palabres, a laissé la liberté aux restaurateurs d’installer des fumoirs.
Lundi, la Ligue pulmonaire a pris position contre l’initiative anti-fumée de Jean Barth. Elle a estimé que le texte va trop loin, notamment lors qu’il exige des espaces extérieurs sans fumée, ou l’interdiction des fumoirs sans service. La Ligue pulmonaire a rappelé que l’initiative lancée lundi n’a aucun rapport avec l’initiative « Protection contre le tabagisme passif » sur laquelle le peuple est appelé à voter le 23 septembre 2012.

ats/Le Matin 18/06/2012
http://www.lematin.ch/suisse/chasse-fumoirs-lancee/story/26382529


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