Tabacologie Belgique


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 22 février 2017.


La liste des titres et le texte (en accès restreint) des mémoires belges de tabacologie se trouve maintenant sur le site spécial étudiants www.afdet.fr


SOMMAIRE


- Belgique - La cigarette électronique fait un flop ! (17/07/2014)
- Belgique - La législation anti-tabac n’est pas toujours respectée 10/07/2014
- Belgique - Tabacologues agréés /04/2013
- Belgique - Remboursement INAMI pour les consultations de tabacologie 2013 11/12/2012
- Belgique - La pause cigarette déduite du temps de travail 04/10/2011
- Belgique - Hôtels restaurants cafés non-fumeurs 22/06/2011
- Belgique - On ne fume plus dans les cafés 29/03/2011
- Belgique – Le nombre de fumeurs augmente en 2009 2/03/2010
- Belgique - Arrêter de fumer sur internet ? 21/07/2009
- Belgique - Aide au sevrage des chômeurs /06/2009
- Belgique - L’Inami va aider tous les fumeurs à arrêter le tabac 12/03/2009
- Belgique – Médecins belges réduisez vos prescriptions ! 16/01/2009
- Belgique - Un cancer sur quatre est lié au tabagisme 2/06/2008
- Belgique - Un jeu vidéo pour arrêter de fumer 29/05/2008
- Belgique - La cigarette encourage la prise de poids ! 27/05/2008
- Belgique - Les entreprises ont pris des mesures contre le tabac 27/05/2008
- Belgique - Vers une interdiction du tabac dans tout l’Horeca ? 20/05/2008
- Belgique - L’Horeca entrave la loi anti-tabac 20/05/2008
- Belgique - Contre le tabagisme passif chez l’enfant et la femme enceinte 13/05/2008
- Belgique - 230 contrôles anti-tabac à Charleroi 22/04/2008
- Belgique - Sport & tabac, parlons-en ! 13/03/2008
- Belgique - Forte baisse des ventes de cigarettes en Belgique en 2007 14/01/2008
- Belgique - Les Belges fument de moins en moins 22/11/2007
- Belgique - Les Belges 2e plus gros fumeurs d’Europe 4/09/2007


- Belgique - La formation en tabacologie
- Belgique - Législation tabac
- Belgique - Liste des centres d’aide aux fumeurs (CAF)
- Belgique - Ligne Tabac Stop (0800 111 00)
- Belgique - Tabagisme et grossesse en Communauté française (rapport 2003)


Réglement

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- La formation belge en tabacologie : A qui s’adresse-t-elle ? Quel est son impact ? Le point 7 ans après sa création.
Depuis 7 ans, à l’initiative du « Service Prévention Tabac » et du Comité Scientifique « tabac » du FARES (Fonds des Affections Respiratoires), une formation en tabacologie [1] a vu le jour en Communauté française de Belgique. L’Université Libre de Bruxelles,
l’Université de Liège, l’Université Catholique de Louvain, la Société Scientifique de Médecine Générale et la Fondation belge contre le Cancer se sont jointes d’emblée à ce projet. Son succès est constant. A ce stade, il est apparu nécessaire de mener une évaluation de l’impact à long terme de cette formation.

Introduction
La formation est organisée sur le modèle de deux formations analogues, dont une mise en oeuvre en France. Elle compte 49 heures de cours réparties sur 7 samedis entre la mi-octobre et la fin avril au terme desquelles un mémoire et un rapport de stage sont exigés. Depuis 3 ans, ce programme est complété par une rencontre de post-formation qui offre l’intérêt d’actualiser les données et d’ouvrir la réflexion vers des publics ou des approches particulières (tabac et adolescence, tabac et cannabis, chicha - effets de mode et usages, tabac et promotion de la santé, etc.).
L’enseignement proposé concerne le tabac et son usage. Il aborde les effets sur la santé du tabagisme, la recherche dans le domaine du tabac, en particulier sur le phénomène de dépendance et les méthodes d’aide à l’arrêt, ainsi que les évolutions législatives relatives à la protection contre le tabagisme. Les aspects psychologiques et pharmacologiques associés au sevrage constituent également une partie importante de l’enseignement. Les relations et les similitudes avec l’usage d’autres assuétudes sont également étudiées.
La formation s’adresse aux professionnels de santé et aux étudiants des disciplines correspondantes afin d’augmenter leurs compétences dans l’accompagnement des fumeurs à la gestion de leur tabagisme, en divers lieux de vie. Il s’agit de leur donner
les moyens d’acquérir plus d’assurance et de connaissances dans ce domaine via des lieux d’échanges, de ressources et de partages de pratiques.

Qui sont les tabacologues ?
Une évaluation de la formation a été réalisée en mars 2008 afin de mesurer de façon rétrospective l’impact de celle-ci dans la pratique des professionnels ayant obtenu leur certificat de tabacologue entre 2002 et 2006. Un questionnaire anonyme a été envoyé aux 125 tabacologues diplômés entre 2002 et 2006. De manière générale, on constate que les participants viennent d’horizons professionnels divers en Communauté française. Relevons, également, la pluridisciplinarité des participants, ce qui renforce les objectifs de transversalité et de travail en réseau, chers au Service Prévention Tabac du Fares.
Sur les 125 tabacologues, 43 % sont médecins, 19 % sont infirmier(e)s, 27 % sont psychologues et 11 % sont issus d’autres professions telles que pharmacien(ne)s, diététicien(ne)s, ergothérapeutes, kinésithérapeutes.

A quelles demandes la formation répond-t-elle ?
Pour la moitié des tabacologues interrogés (48,7 %), suivre la formation répondait à une réelle nécessité professionnelle.
L’intérêt pour la question du tabagisme et son sevrage a également été un élément de motivation à l’inscription. La formation semble, au regard de ces données, répondre à une demande du terrain en matière de prise en charge du tabagisme. En effet, pour presque 70 % des tabacologues, la formation a entièrement répondu à leurs attentes.

Quelles sont les compétences acquises au cours de la formation ?
En terme de connaissances, l’évaluation révèle que la formation a permis à la majorité des tabacologues d’acquérir de nombreuses connaissances par rapport au tabagisme et à sa prise en charge. Les exposés et les ateliers ont permis aux tabacologues d’enrichir leur bagage théorique de façon satisfaisante. Néanmoins, un quart des tabacologues aurait aimé approfondir encore davantage leurs connaissances sur les aspects psychologiques associés au sevrage comme la motivation, l’estime de soi, le sentiment d’efficacité personnelle, les leviers et les outils à utiliser dans le cadre d’une prise en charge.
Plusieurs tabacologues insistent également sur la nécessité d’intégrer encore plus de pratique sous forme d’ateliers, de jeux de rôle, de mises en situation et d’études de cas, l’acquisition de ces connaissances nécessitant un apprentissage par la pratique.
En terme d’assurance acquise dans l’accompagnement du fumeur à la gestion de son tabagisme, la quasi totalité des tabacologues (94,9 %) estime que la formation lui a donné suffisamment (assez voire énormément) de moyens d’acquérir plus d’assurance, notamment par l’obtention de repères et d’outils pratiques et par une meilleure compréhension des symptômes liés au sevrage et au vécu du fumeur.

La formation a-t-elle un impact sur la pratique des professionnels de santé ?
La très grande majorité des tabacologues ne pratiquait pas d’activité en lien avec le tabagisme avant d’avoir suivi la formation.
Suite à la formation, un professionnel sur deux a mis en place une consultation spécifiquement consacrée à la tabacologie en individuel et un tabacologue sur trois travaille dans un Centre d’aide aux fumeurs [2]. Ces données mettent en avant l’apport
significatif de la formation dans l’accessibilité du fumeur à une structure spécifique d’aide à l’arrêt du tabac. En moyenne, le tabacologue voit entre 8 et 9 fumeurs par semaine en consultation individuelle (de tabacologie ou autre).
Ces données peuvent être complétées par celles de l’annuaire de tabacologie (à consulter sur www.fares.be). A l’heure actuelle, on compte 44 Centres d’aide aux Fumeurs et 179 tabacologues. Il faut relever la diversité des activités qu’ils ont entreprises suite à la formation telles l’organisation de séances de sensibilisation pour les professionnels, des interventions de groupe, la coordination de l’aide au sevrage en milieu hospitalier, des activités de prévention en milieu scolaire, etc.
42,3 % des tabacologues estiment que la formation leur a permis d’élargir considérablement leur activité professionnelle. L’autre moitié, soit 46,2 %, rapportent, quant à eux, que la formation ne leur a que partiellement permis d’élargir leur activité.
L’explication rapportée par quelques uns d’entre eux concerne un manque de soutien et de reconnaissance de la direction hospitalière pour la tabacologie. A ce sujet, il est probable que la situation évoluera dans les mois à venir après la mise en application du Plan Cancer présenté par la Ministre Laurette Onkelinks, qui prévoit le remboursement des consultations de tabacologie.
Les tabacologues travaillent généralement en équipe (59,7 %). Celle-ci se compose, pour la majorité d’entre eux, d’autres tabacologues (69,6 %) comportant une proportion importante de médecins, de psychologues et d’infirmiers. D’autres professions sont également mentionnées dans des proportions diverses. Le tabacologue peut donc s’appuyer sur une équipe pluridisciplinaire, ce qui est primordial quand on sait qu’un sevrage tabagique signifie se défaire d’une dépendance à la fois physique, psychologique et comportementale.

Conclusion
L’évaluation réalisée auprès des tabacologues diplômés entre 2002 et 2006 révèle que la formation a un impact positif sur leur pratique professionnelle, en termes d’acquis de connaissances, d’assurance dans l’accompagnement du fumeur et d’élargissement de leur champ d’activité. De plus, la formation semble répondre à une réelle demande du terrain. Les perspectives d’amélioration de la formation concernent principalement l’approfondissement des aspects psychologiques associés au sevrage tabagique et une nécessité d’intégrer encore davantage de pratique. En ce sens, l’approche communicationnelle de l’entretien motivationnel, qui faisait l’objet d’un atelier facultatif, a été intégrée au cursus de base de la formation [3].
Il s’avère donc pertinent de poursuivre l’organisation de cette formation toujours unique en Belgique. En effet, la mobilisation et une formation spécifique des professionnels de santé permet d’augmenter l’accessibilité et la proximité de l’accompagnement à la cessation tabagique ; ce qui semble important au regard de la prévalence du tabagisme en Belgique [4] et en se référant aux recommandations des experts concernant la prise en charge du sevrage tabagique [5]. Une mobilisation plus large a, également, été possible en concertation avec les acteurs du Plan wallon sans Tabac de la Région wallonne [6], qui a intégré l’aspect formatif et qui a visé à étendre le réseau des professionnels de santé sensibilisé à la prise en charge du tabagisme.
Pour obtenir plus d’informations sur la formation en tabacologie ou sur la formation à l’entretien motivationnel : www.fares.be, 02.512.29.36, prevention.tabac@fares.be.
Pour obtenir la liste complète des consultations de tabacologie : www.fares.be, ligne Tabac Stop 0800.111.00
ou les Centres d’Aide aux Fumeurs sur ce site.

Françoise Cousin avec l’appui du Comité Scientifique « tabac » du Fares – Prof. Pierre Bartsch, Martial Bodo, Dr. Juan Coulon, Jacques Dumont, Dr. Patrick Emonts, Dr. Jeanine Gailly, Prof. Laurence Galanti, Dr. Véronique Godding, Dr. Pierre Nys, Prof. Jacques Prignot, Caroline Rasson, Prof. Jean-Paul Van Vooren, Dr. Maryse Wanlin.

[1] La formation est organisée grâce au soutien de la Région wallonne et du Ministère fédéral de la Santé Publique
[2] Équipe pluridisciplinaire composée de tabacologues travaillant spécifiquement dans le domaine du tabagisme.
[3] Le Fares propose également une formation spécifique à l’entretien motivationnel. Celle-ci se déroule sur 3 jours et permet d’approfondir
spécifiquement les aspects psychologiques associés à un changement de comportement, notamment par la pratique.
[4] En 2007, le pourcentage de fumeurs quotidiens s’élevait à 27 % (enquête réalisée par Ipsos à la demande de la Fondation Contre le Cancer, novembre 2007).
[5] Les spécialistes de la santé doivent proposer une intervention de désaccoutumance à tous leurs patients qui consomment du tabac. La dépendance au tabac est une maladie chronique qui rend nécessaire des interventions répétées (…) Des thérapies efficaces permettent d’augmenter de manière significative les taux d’abstinence à long terme. Fiore MC, Jaen CR, Baker TB et al., Treating Tobacco Use and Dependence, Department of Health and Human Services, Public Health Service, May 2008.
[6] Le comité de pilotage Plan wallon sans tabac est constitué de représentants du Fonds des Affections Respiratoires, de la Société Scientifique de Médecine Générale, du Département de Médecine Générale de l’Université de Liège, de la Fédération des Maisons Médicales, du Service d’Etude et de Prévention du Tabagisme, de l’Association Pharmaceutique Belge et de la Société Scientifique des Pharmaciens Francophones.

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- Belgique – Médecins belges réduisez vos prescriptions !

L’Inami (Institut national d’assurance maladie-invalidité) a envoyé une lettre à 5 024 médecins généralistes qui ont prescrit trop de médicaments, selon "De Artsenkrant", le journal des médecins flamands.
L’Inami réclame le remboursement des médicaments en trop. Les médecins concernés sont invités à s’expliquer sur le fait qu’ils se retrouvent, au moins pour une catégorie des médicaments prescrits, dans les 10 % des plus grands prescripteurs.
Quelque 45 % environ des médecins généralistes belges sont concernés par cette mesure. Le docteur Michel Vermeylen, président de la section des médecins généralistes de l’Association belge des syndicats médicaux (ABsYM) estime que le problème ne réside pas dans une prescription trop importante de médicaments mais dans le fait que les médecins ne font pas suffisamment appel aux médicaments génériques.
Il aurait été préférable, selon lui, que l’Inami envoie une lettre à tous les médecins pour évaluer l’état de leurs prescriptions.

RTLinfo.be - Magazine - Sciences et Santé 16/01/2009
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/211006/

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- Belgique - Un cancer sur quatre est lié au tabagisme

25 % des nouveaux cas de cancers détectés ont un lien avec le fait de fumer, révèle lundi une étude du Réseau européen pour la prévention du tabagisme et dont l’objectif est d’améliorer la participation des médecins généralistes dans la lutte contre le tabagisme en Europe.
Dans 72 % des cas, c’est le patient lui-même qui demande à son généraliste de l’aider à arrêter de fumer, alors que cette initiative n’est prise par le médecin généraliste que dans 20 % des cas. Le réseau européen s’est basé sur une liste de 15 recommandations destinées aux politiques, afin d’accroître la participation des généralistes dans la lutte contre le tabac. Parmi elles on retrouve l’importance d’aider tous les professionnels de la santé à arrêter de fumer et celle d’impliquer les médecins généralistes dans des projets de recherche sur la prévention.
Grâce au projet ’General practionners and the Economics of Smoking Cessation’ (PESCE), le Réseau européen pour la prévention du tabagisme a ainsi tenté de définir les moyens qui permettraient une augmentation de l’implication des médecins dans la lutte contre le tabac en analysant les bénéfices à long terme sur la santé et la croissance économique induite par l’arrêt de fumer. Le but final étant d’élaborer un modèle pour introduire la médecine préventive dans les systèmes nationaux de santé en utilisant les interventions des généralistes contre le tabac comme exemple.
L’étude démontre ainsi que les gains économiques qui peuvent être engrangés par l’arrêt de fumer sont « potentiellement très larges ».
« Parfois le médecin généraliste ne conseille pas aux femmes enceintes d’arrêter de fumer car il ne veut pas intervenir dans la vie privée de la famille », explique Sibylle Fleitmann, coordinatrice du projet PESCE et qui met ainsi en avant l’importance d’impliquer davantage les généralistes. Mais pour beaucoup de généralistes, les conditions d’exercice ne permettent pas de s’occuper du tabac, certains se plaignent du manque d’informations et d’enseignement, ou encore de l’absence de connaissance des méthodes de sevrage et de produits.
En outre, très peu de formations sont à la disposition des médecins et celles existantes sont souvent jugées trop longues ou contraignantes par les médecins, qui préfèrent alors choisir une autre spécialisation. L’étude a ainsi travaillé sur l’importance de revoir le système de prévention et l’enseignement des médecins. La recherche pointe également le faible nombre de généralistes qui envoient leurs patients chez des spécialistes en tabacologie, particulièrement en Flandre ou le relais est mal exercé.
En Belgique, 27 % de la population fument, soit 2 600 000 fumeurs et 13,4 milliards de cigarettes ont été vendues en Belgique en 2006. Le tabac est pourtant, comme l’annonce le rapport du PESCE, « la cause évitable la plus importante de cancer ». « Les gens pensent que fumer ne provoque que le cancer du poumon, mais il provoque aussi le cancer de la vessie, du pancréas, du larynx ou encore de l’estomac », insiste le Dr Michaël Callens, des Mutualités Chrétiennes de Belgique.

Belga-7/7 02/06/2008
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1518/Sante/article/
detail/297703/2008/06/02/Un-cancer-sur-quatre-est-lie-au-tabagisme.dhtml

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- Belgique - La cigarette encourage la prise de poids !

A long terme, fumer favorise la prise de ventre. Certes, les fumeurs augmentent leur dépense énergétique de base en consommant cigarette sur cigarette, mais la nicotine a également un effet sur l’équilibre hormonal, ce qui modifie la répartition des graisses. C’est ainsi que les fumeurs et les fumeuses tendent à prendre du ventre au lieu d’en perdre…

La minceur du fumeur n’a qu’un temps
De très nombreuses personnes pensent que fumer fait maigrir. D’autres ne font pas que le penser et fument délibérément de peur de prendre du poids ou n’osent pas stopper leur tabagisme redoutant une forte prise de poids dès l’arrêt. La réalité est tout autre et bien plus complexe.
En fait, la minceur des fumeurs n’est que transitoire. En effet, la consommation d’une cigarette augmente le métabolisme énergétique de base de 3% pendant l’heure qui suit. C’est ainsi que la dépense énergétique quotidienne des fumeurs qui grillent un paquet par jour passe de 2.230 à 3.445 calories. Par ailleurs, fumer diminue l’appétit (action anorexigène) et augmente la sensation de satiété. Mais les effets de la nicotine sont loin de se cantonner aux seuls effets métaboliques. La nicotine exerce également un effet direct sur l’équilibre hormonal. Or ce changement hormonal mène à une accumulation des graisses au niveau du ventre. Au-delà d’un souci esthétique, une surcharge graisseuse abdominale s’accompagne d’une hausse du risque cardiovasculaire, par l’intermédiaire de l’installation d’un syndrome métabolique et d’une résistance à l’insuline. En bref, cette nouvelle répartition des graisses corporelles est néfaste pour la santé. D’autant que localisés au niveau du tour de taille, les kilos superflus sont particulièrement difficiles à éliminer…

Les graisses s’installent sur le ventre chez les fumeurs
Globalement, on peut retenir que si les jeunes qui fument se sentent gagnant concernant leur poids, ce ne sera que sur une courte période, car ce pseudo avantage s’inverse à plus long terme. En effet, chez le fumeur vieillissant, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, les kilos finissent par se concentrer progressivement autour du ventre, lesquels sont particulièrement ardus à déloger et entraînent des risques supplémentaires pour la santé (cardiovasculaire, diabète, cancer, insuffisance respiratoire…).
La perte de poids des premières années de tabagisme est un leurre, dont il faut avertir les jeunes et peut-être encore plus particulièrement les jeunes filles.

Vers une masculinisation des jeunes fumeuses…
En effet, cette modification de la répartition des graisses corporelles vers le centre du corps et notamment au niveau du ventre, est une répartition typiquement masculine que l’on appelle androïde, par opposition à la répartition féminine des masses graisseuses dite gynoïde. Autrement dit, le tabagisme tend à faire perdre aux femmes les formes de leur féminité !
Il est important de le leur expliquer afin qu’elles comprennent que le tabac n’est pas un ami qui pourra les faire maigrir durablement ni les empêcher de grossir plus tard…

Chiolero A. et coll., American Journal of Clinical Nutrition, 2008.
Isabelle Eustache, journaliste santé www.e-sante.be 27/05/2008
http://www.e-sante.be/magazine/article.asp?idarticle=7713&idrubrique=362&urldesc=A1
cigaretteencourageprisepoids&urlnew=0

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- Belgique - Les entreprises ont pris des mesures contre le tabac

Près de 93 % des entreprises ont pris des mesures pour interdire ou limiter la consommation de tabac sur les lieux de travail, révèle mardi une enquête menée par le CBMT, le service externe pour la prévention et la protection au travail après l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2006, de la loi en la matière.
27 % des sociétés interrogées ont décidé d’une interdiction totale de fumer et 66 % ont choisi une interdiction partielle (autorisation à l’extérieur et/ou dans un fumoir).
Le passage à l’interdiction a été « bien accepté dans une grande majorité des entreprises ayant répondu (78 %) » et cette interdiction est actuellement bien vécue dans 82 % de celles-ci, précise le CBMT dans un communiqué.
« En général, cette interdiction de fumer contribue au bien-être des travailleurs dans l’entreprise et est également bien considérée par les fumeurs », note encore le CBMT. Les tensions entre fumeurs et non-fumeurs auraient diminué, voire disparu, dans la plupart des entreprises.
Selon le docteur Jean-Charles Perrier, tabacologue, conseiller en prévention et médecin du travail, qui a dirigé l’enquête, « dans les faits on fumerait encore aux postes de travail dans 14 % des entreprises, dans les bureaux collectifs de moins de 2 % des entreprises et dans les bureaux individuels de 7 % des entreprises ». « Ce qui est plus problématique, c’est que, dans les autres lieux de travail, on compte 34 % des entreprises où l’on fume encore », notamment dans les allées ou halls de production (36 %), les toilettes (25 %), près des machines à café (10 %) ou les escaliers (8 %), ajoute-t-il dans une interview accordée au magazine CBMT Contact.
Pour son enquête, le médecin a envoyé un questionnaire aux conseillers en prévention des entreprises employant au moins 50 personnes et disposant d’un Comité de Prévention et de Protection au Travail (CPPT). Parmi les 312 conseillers en prévention internes qui ont été contactés, 153 conseillers ont renvoyé le questionnaire complété, ce qui représente un taux de réponse de 49 %.

Belga/7 sur 7 Be 27/05/2008
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/Sante/article/detail/
290661/2008/05/27/93-des-entreprises-ont-pris-des-mesures-pour-le-tabac-interdit-au-travail.dhtml

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- Belgique - Un jeu vidéo pour arrêter de fumer

La société Nintendo va développer un jeu vidéo pour arrêter de fumer, basé sur la méthode du célèbre Britannique Allen Carr qui avec ses livres et ses cliniques a aidé plus de 10 millions de fumeurs à abandonner la cigarette une fois pour toutes.
Le jeu, conçu par Ubisoft et Nintendo DS, sera disponible en novembre 2008, selon un communiqué. Dans ce jeu interactif, les fumeurs introduisent les détails de leurs habitudes tabagiques et sélectionnent le coach qui les aidera à appliquer la méthode Carr.
« Les joueurs peuvent se plonger totalement dans ce jeu où ils réalisent qu’il est en fait amusant d’arrêter de fumer », assure Christian Salomon, vice-président chez Ubisoft. Ancien comptable, Allen Carr a fait fortune en 1983 avec ses manuels et ses cliniques pour arrêter de fumer, basés sur sa méthode "Easyway". Gros fumeur ayant abandonné la cigarette à la quarantaine, il est décédé en 2006 à l’âge de 72 ans d’un cancer du poumon.

Belga/7sur7 29/05/08
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1507/Sante/article/detail/
293320/2008/05/29/Un-jeu-video-pour-arreter-de-fumer.dhtml

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- Belgique - Vers une interdiction du tabac dans tout l’Horeca ?

Une large majorité est disposée, au parlement fédéral, à soutenir un élargissement de la loi interdisant de fumer à l’ensemble du secteur Horeca (hôtel, restaurant, café). Seuls la Lijst Dedecker, qui est radicalement contre et le MR y sont opposés. Les Commissions des Affaires sociales de la Chambre et du Sénat ont pris connaissance mardi de l’évaluation de la législation actuelle.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé Laurette Onkelinx n’a pas souhaité réagir à ce stade de l’évaluation, préférant attendre que soient déposées des propositions de loi. Un texte du cartel CD&V/N-VA plaide l’interdiction totale du tabac dans l’Horeca.

belga/7sur7 20/05/08
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/
detail/283165/2008/5/20/Vers-une-interdiction-du-tabac-dans-tout-l-horeca.dhtml

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- Belgique - L’Horeca entrave la loi anti-tabac

On pensait la fumée de cigarette bannie des restaurants et "limitée" dans les cafés. Rêve des uns, cauchemar des autres, le constat est sans appel ! La loi anti-tabac, en vigueur en Belgique depuis 2007, n’est pas respectée dans l’Horeca. Sur les 4 623 "débits de boissons" contrôlés en 2007, seuls 1 745 étaient conformes. Des chiffres de l’inspection du SPF Santé publique publiés mardi par Le Soir.
Soixante pourcent des cafés visités n’appliquent pas la loi, écrit le quotidien qui précise que soit ce sont en réalité des restaurants où il est interdit de fumer, soit ces bistrots n’appliquent pas la loi qui impose une zone fumeurs de maximum 50 % de la surface de l’établissement. Par ailleurs, 40 % des maisons de jeunes ne sont pas en règle.
Dans les restaurants, où il est complètement interdit de fumer, on respecte la législation anti-tabac dans 67 % des cas.
La complexité de la loi mène aussi à des contournements. Les contrôleurs constatent que certains établissements qui faisaient partie de la petite restauration redeviennent des cafés pour récupérer de la clientèle fumeuse.
La crainte de perte de revenus n’est en outre pas fondée, le chiffre d’affaires des cafés ayant progressé de 3,4 %, exactement comme celui des restaurants, en 2007, selon le service de l’inspection.
Pour simplifier la loi, celui-ci demande dès lors l’extension de l’interdiction de fumer à tous les établissements Horeca, en maintenant la possibilité d’un fumoir isolé. L’évaluation de l’interdiction de fumer pour les établissements Horeca sera examinée ce mardi en commission de la Santé publique de la Chambre.

RTL Bel 20/05/2008
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/131020/--Lhoreca+entrave+la+loi+anti-tabac

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- Belgique - Contre le tabagisme passif chez l’enfant et la femme enceinte

A l’occasion de la semaine de la Famille, une nouvelle campagne contre le tabagisme passif, baptisée "On est si bien sans tabac, protégeons-nous du tabagisme passif", a été lancée par le Fonds des Affections Respiratoires (Fares) et la Vlaamse Vereniging voor respiratoire gezondheidszorg en tuberculosebestrijding (VRGT), afin de protéger les femmes enceintes et les enfants du tabagisme passif face auquel ils sont particulièrement vulnérables.
Le tabagisme passif est l’inhalation involontaire de la fumée dégagée par un ou plusieurs fumeurs. Cette fumée contient la plus grande concentration en produits toxiques, dont le monoxyde de carbone (CO).
Les bébés et les jeunes enfants sont particulièrement sensibles à la fumée car leurs poumons et leur cerveau sont en pleine croissance. Des études scientifiques montrent que fumer en présence d’un nourrisson augmente chez celui-ci le risque de mort subite. Outre une irritation des yeux, du nez et de la gorge, l’enfant a également tendance à faire davantage de rhinopharyngites, d’otites, de pneumonies et de bronchites. Avec la croissance, la fumée passive augmente par ailleurs le risque de crises d’asthme.
Le tabagisme passif est également nuisible pour la femme enceinte et son bébé, le monoxyde de carbone et la nicotine étant transmis à l’enfant par le sang du cordon ombilical. L’exposition d’une femme enceinte au tabagisme passif contribue ainsi à la mauvaise oxygénation du bébé.
La sensibilisation à la problématique du tabagisme passif est l’un des objectifs du Plan national de lutte contre le cancer présenté par la ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS). Il y est prévu que le budget destiné à la prévention soit augmenté, de même qu’aux structures de soutien aux patients atteints du cancer. Il envisage par ailleurs le remboursement des consultations d’aide à l’arrêt du tabac effectuées par un tabacologue. Jusqu’à présent, celles-ci sont remboursées uniquement pour les femmes enceintes et leur partenaire fumeur sous certaines conditions.
Ce 15 mai, l’Hôpital des Enfants/Reine Fabiola prend une part active à la campagne lancée par le Fares et la VRGT en veillant à proposer aux parents des conseils et informations sur le tabagisme. Il leur sera également possible de tester leur taux de monoxyde de carbone.
Pour obtenir l’adresse d’un tabacologue ou des conseils sur l’arrêt du tabac, le fumeur peut contacter la Ligne gratuite Tabac Stop au 0800.111.00.
Un tabacologue y répond du lundi au vendredi, de 15 h à 19 h. De plus amples informations sont disponibles sur le site internet www.grossessesanstabac.be .

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1523/Famille/article/detai
l/274186/2008/5/13/Contre-le-tabagisme-passif-chez-l-enfant-et-la-femme-enceinte.dhtml
Belga/7sur7, 13/05/08

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- Belgique - 230 contrôles anti-tabac à Charleroi

Cinq procès-verbaux ont été dressés et 32 paquets de cigarettes saisis lors du récent contrôle de 230 établissements publics de la région de Charleroi visant à vérifier le respect de la législation sur l’interdiction de fumer, a-t-on appris mardi de source policière.
Les contrôles ont été menés par l’Inspection Tabac du Service public fédéral (SPF) Santé publique et l’Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), avec l’appui la police locale de Charleroi. Ils portaient également sur le respect de la législation concernant les avertissements obligatoires sur les paquets de cigarettes et l’affichage de signaux d’interdiction de fumer dans les lieux publics. Ils ont été effectués notamment dans des écoles, des centres d’accueil de jeunes, des hôpitaux, des centres sportifs, des centres commerciaux, des salons de coiffure et des salles de jeux.
Selon les constatations effectuées, dans la moitié des lieux contrôlés, l’affichage des signaux d’interdiction de fumer doit encore être amélioré et tous les cendriers n’ont pas encore été retirés, ce qui pourrait inciter à fumer. Ces infractions à la législation ont été résolues la plupart du temps sur place.
Cinq procès-verbaux ont cependant été dressés : trois pour les établissements lorsque les locaux, les automates ou les fumoirs n’étaient pas conformes, et deux pour les personnes fumant dans des endroits clairement signalés comme non-fumeurs. De plus, 32 paquets de cigarettes ont été saisis car ils ne respectaient pas les avertissements officiels obligatoires.

Belga 7sur7 22/04/08
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/det
ail/251809/2008/04/22/230-controles-anti-tabac-a-Charleroi.dhtml

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- Belgique - Sport & tabac, parlons-en !

Des groupes pour arrêter de fumer, ou simplement pour réfléchir à sa consommation.
Il est loin le temps où l’industrie du tabac pouvait faire croire que « Beaucoup d’athlètes de haut niveau fument [...] tous les jours sans effet nocif pour le souffle ou la condition physique », ou que la cigarette est « reconnue par d’éminentes autorités médicales pour ses avantages pour le nez et la gorge ». Aujourd’hui, la nocivité du tabac pour la santé est largement démontrée, tout comme la dépendance qu’il engendre. Il semble d’ailleurs que près de la moitié des fumeurs désirent arrêter de fumer et que 20 % souhaitent même y parvenir dans l’année.
Or, il ne suffit pas d’être informé pour agir ! Face à l’arrêt du tabac, nous sommes souvent hésitants ; ayant de bonnes raisons pour arrêter, mais aussi pour continuer. Cette indécision est normale, et il est utile de reconnaître ces différentes dimensions de la dépendance pour pouvoir changer nos habitudes. De plus, chacun évolue à son rythme, et certains désirent parfois simplement des informations, tandis que d’autres sont déjà décidés à arrêter, tout en ayant encore un peu peur de faire le pas. Il ne suffit pas non plus, contrairement à ce que transmet la sagesse populaire, d’avoir de la « volonté » pour arrêter de fumer, mais il suffit souvent de bien s’organiser et de travailler ses motivations !
De fait, si la majorité des fumeurs se posent des questions par rapport à leur dépendance, peu d’entre eux savent qu’il est possible d’être aidé par rapport à cela. Or, nous savons qu’après un an, seulement 3 à 4 % des personnes qui tentent d’arrêter de fumer seules y sont parvenues, alors que ce taux peut passer à 10 % avec un accompagnement psychologique, et atteindre 17 % et plus si l’accompagnement psychologique est combiné avec une aide médicamenteuse. On sait aussi que les rechutes sont normales, et que le nombre de tentatives augmente les chances de réussite.
Les médecins généralistes sont en première ligne pour répondre aux questions que se pose un fumeur, et suivre leurs patients dans l’arrêt du tabagisme. De même, il est possible de rencontrer un tabacologue, professionnel de santé ayant suivi une formation interuniversitaire coordonnée par le Fonds des Affections Respiratoires (FARES), dans l’optique d’aider tous les fumeurs, quelle que soit leur disposition face au changement : des premières interrogations, jusqu’au soutien pour une vie sans tabac. Le FARES a également initié la mise en place de Centres d’Aide aux Fumeurs (CAF), constitués d’équipes pluridisciplinaires, et accessibles un peu partout en Communauté française. Enfin, pour tout renseignement concernant le tabac, il est possible de contacter gratuitement la ligne Tabac-Stop au 0800/111.00.
Cette année, une nouvelle possibilité voit le jour. En effet, le mois d’avril 2008 verra démarrer le projet « Sport & tabac, parlons-en ! » : un accompagnement professionnel gratuit, pour arrêter de fumer en groupe, ou simplement pour se renseigner et réfléchir à sa consommation. Animées dans une optique non culpabilisante par un tabacologue, ces séances seront l’occasion de travailler les motivations, de se préparer au changement, ou encore de trouver des trucs pour affronter les envies, les émotions et la prise de poids une fois l’arrêt entamé. Le travail en groupe sera l’occasion de se soutenir et de partager des expériences.
Ces programmes sont organisées dans 11 centres sportifs en Communauté française et comportent chacun cinq séances de deux heures, réparties sur un mois. Ils visent les sportifs fumeurs, ainsi que leur entourage, mais n’excluront personne. L’idée est de lancer une réflexion sur les liens entre sport et tabac ; fumer diminue en effet les capacités physiques et pousse à l’abandon du sport, alors que pratiquer une activité physique facilite l’arrêt du tabac. Les groupes seront constitués de 15 personnes maximum, et les places offertes aux premiers inscrits ! Afin de faciliter le travail, il est demandé aux participants de s’engager pour les cinq séances.
Il s’agit d’une collaboration entre le FARES, l’ADEPS, l’Association Interfédérale du Sport Francophone (AISF), et plusieurs services communaux et centres sportifs en Communauté française, avec le soutien du fonds de lutte contre le tabagisme, géré par le Service Public Fédéral santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement.
Pour plus d’informations ou pour les inscriptions, contacter le FARES, au 02/512 29 36, en semaine entre 9 h et 16 h, ou sur www.fares.be .
Les centres participant sont : « La Forêt de Soignes » à 1160 Auderghem, « La Woluwe » à 1200 Woluwé-St-Lambert, « Le Blocry » à 1348 Louvain-la-Neuve, « La Plaine de Cointe » à 4000 Liège, « Le Blanc Gravier » à 4000 Liège, « La Fraineuse » à 4300 Spa, « L’Hydrion » à 6700 Arlon, « Le lac » à 6840 Neufchâteau, « La Sapinette » à 7000 Mons, Le centre sportif de Tournai à 7500 Tournai, et « Charleroi Sport Santé » à 6031 Monceau-sur-Sambre.

Nicolas Di Giacomo, psychologue - chargé de projet Communiqué de presse Fares 13/03/2008

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- Belgique - Forte baisse des ventes de cigarettes en Belgique en 2007

En Belgique, 892 millions de cigarettes ont été vendues en moins en 2007 par rapport à 2006, soit une baisse de 6,7 %. Cette baisse serait due en partie à un recul de la consommation, mais également à un approvisionnement des consommateurs à l’étranger, selon l’association des manufacturiers du tabac en Belgique et au Luxembourg (Cimabel).
Selon Cimabel, l’interdiction de fumer dans les restaurants et sur le lieu de travail a indiscutablement encouragé les Belges à moins fumer. Elle indique toutefois que plusieurs indicateurs révèlent que le consommateur belge se fournit à l’étranger, trouvant le prix de la cigarette trop élevé en Belgique. Elle prend l’exemple du Luxembourg qui affiche une augmentation de 274 millions de cigarettes vendues (5,7 %). "Par ailleurs, les pays plus éloignés, où les cigarettes sont souvent moins chères, sont de plus en plus accessibles grâce notamment à l’arrivée des compagnies aériennes low cost", ajoute le communiqué. Cimabel pointe également du doigt les augmentations continues des accises sur le prix des cigarettes.

http://www.levif.be/belga/economie/78-2-33264/
forte-baisse-des-ventes-de-cigarettes-en-belgique-en-2007.html
GFR Le Vif/L’Express Belgique 14/01/2008

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- Belgique - Les Belges fument de moins en moins

Pour la première fois depuis cinq ans, le pourcentage de fumeurs quotidiens a baissé de manière significative dans notre pays. En 2007, la Belgique compte 27 % de fumeurs, deux pourcents de moins que les dernières années.
3 911 Belges de plus de 15 ans ont participé à cette enquête réalisée par IPSOS à la demande de la Fondation contre le cancer. Les résultats démontrent que notre pays compte environ 6 million de personnes qui n’ont jamais fumé, 2,6million de fumeurs et 1,73 million d’ex-fumeurs.
En 2007, le pourcentage de fumeurs quotidiens s’élevait à 27%, les fumeurs occasionnels représentent 3 %, les anciens fumeurs 20 % et les personnes qui n’ont jamais fumé 50 %.
"On note surtout une belle progression au niveau du pourcentage de jeunes qui n’ont jamais fumé", note la Fondation contre le cancer. "Ils sont 76 % chez les 15-17 ans, 56 % chez les 18-24 ans et 48 % chez les plus de 25 ans. Cela confirme une tendance déjà épinglée dans des enquêtes menées par les universités de Gand et de Bruxelles : depuis 1998, les jeunes fument moins".
Ces sondages révèlent par ailleurs que les photos choquantes placées sur les paquets de cigarettes depuis le 31 mai 2007 rendent ces paquets moins attirants, surtout aux yeux des jeunes. Ainsi, 29 % des fumeurs estiment que les photos constituent une incitation supplémentaire à arrêter de fumer. (Mais selon le Pr G. Lagrue "la peur n’a jamais fait arrêter longtemps". Arrêtons les fausses bonnes idées qui sont l’œuvre de non tabacologues ! Vive le paquet générique ! Ndlr).
Cette année, outre les photos, l’interdiction de fumer dans les restaurants et l’augmentation du prix des cigarettes ont également eu un effet dissuasif et offrent une motivation supplémentaire aux fumeurs qui souhaitent arrêter.
L’enquête montre en effet que près de la moitié des fumeurs souhaitent arrêter. Pour les aider dans leur démarche, parallèlement à la ligne téléphonique tabac-stop, la Fondation contre le cancer a annoncé le lancement de "Coach tabac-stop", un service d’aide en ligne gratuit qui propose une série de solutions utiles pour arrêter de fumer (www.tabacstop.be ).
En Belgique, pas moins de 20 000 fumeurs décèdent chaque année prématurément à la suite d’une maladie due au tabac.

Source : Belga - 22/11/2007
Sur le site de la RTBF : http://www.rtbf.be/info/societe/ARTICLE_136258

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- Belgique - Les Belges 2e plus gros fumeurs d’Europe

En 2006, les fumeurs belges ont fumé pas moins de 1 449 cigarettes par habitant ! Ce qui fait d’eux les plus "gros" fumeurs d’Europe, après les Néerlandais. Pour pouvoir motiver un fumeur à arrêter, il est essentiel d’avoir un aperçu global et clair de ses habitudes tabagiques. Sur ce point, les fumeurs flamands et wallons divergent.

Un tabagisme régional
En 2006, en Wallonie, le nombre de "gros" fumeurs (plus de 21 cigarettes par jour) a diminué par rapport à l’année précédente, tandis qu’en Flandre, ce chiffre a fortement augmenté. Par ailleurs, alors que les fumeurs flamands ont entrepris davantage de tentatives d’arrêt sérieuses que les Wallons, 20 % des néerlandophones ne comptent aucune tentative d’arrêt, alors que 10 % seulement des fumeurs francophones n’ont jamais tenté d’abandonner la cigarette. Les motifs pour arrêter varient également des deux côtés de la frontière linguistique. Pour les fumeurs wallons, cette décision est surtout motivée par le coût élevé de la cigarette. Leurs homologues flamands, eux, sont en premier lieu convaincus par les recommandations anti-tabac de leurs amis ou de leur famille.
En Wallonie, les fumeurs veulent essentiellement arrêter par leur seule volonté, tandis qu’en Flandre, ils envisagent davantage de recourir aux substituts nicotiniques afin d’augmenter leurs chances de réussir. Et les fumeurs wallons ont tenu plus longtemps, en moyenne, dans leurs précédentes tentatives d’arrêt.

Record fumeux !
Dans tous les pays européens, les femmes fument considérablement moins que les hommes. L’étude n’explique pas les raisons pour lesquelles les Belges et les Néerlandais sont les plus grands amateurs de cigarettes d’Europe. En 2006, la moyenne s’élevait à 1 511 cigarettes par Néerlandais et à 1 449 cigarettes pour les Belges, qui se placent ainsi en deuxième place de ce "classement". Avec 1 175 cigarettes, les Italiens sont les fumeurs les plus "modérés" de l’étude européenne.

Aide au sevrage tabagique
Arrêter de fumer est souvent une entreprise difficile. Les chances d’y arriver augmentent lorsqu’on fait appel à une aide adéquate. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Claudine De Kock, journaliste santé 4/09/2007
Communiqué de presse "Tabagisme : les différences entre Flamands et Wallons"
résultats d’une étude sur les fumeurs en Europe réalisée à la demande de NiQuitin, avril 2007.

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- Belgique - L’Inami va aider tous les fumeurs à arrêter le tabac

Dès le 1er juillet au plus tard, l’aide au sevrage tabagique sera ainsi étendue à tous les fumeurs.
La ministre de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS), veut étendre le remboursement des consultations d’aide au sevrage tabagique à tous les fumeurs. A cet effet, elle a rédigé un arrêté dont le texte a été soumis au comité de l’assurance de l’Inami qui a donné son feu vert le 2 mars.
Le coût de l’opération est estimé à 3,25 millions par an. Le dispositif prévoit un remboursement forfaitaire de 30 euros pour la première consultation auprès d’un tabacologue reconnu et une intervention de 20 euros pour les séances suivantes (avec un maximum de 7 par période de 2 années civiles). Pour les femmes enceintes, le remboursement reste fixé à 30 euros pour 8 séances.
Les études montrent que les chances de réussir le sevrage sont plus élevées si le fumeur est suivi par un spécialiste.

RTL info.be 12/03/2009
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/225819/--LInami+va+aider+tous+les+fumeurs+à+arrêter+le+tabac

Inami = sécurité sociale belge (Ndlr)

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- Belgique - Aide au sevrage des chômeurs

Le Fonds fédéral belge de lutte contre le tabac a décidé de lancer une action d’aide au sevrage réservée aux fumeurs demandeurs d’emploi, ce pour plusieurs raisons :
- les chômeurs fument plus que les actifs ;
- ils ont davantage de difficultés pour se soigner ;
- le tabac peut être un facteur discriminant à l’embauche : c’est théoriquement interdit, mais la mention « non-fumeur » figure de plus en plus sur les curriculum vitae. Les entreprises sont en effet attentives à ce phénomène : avoir en permanence une dizaine de fumeurs à l’extérieur n’est pas bon pour l’image de marque et les pauses cigarettes ont un coût.
Le fonds, qui consacre 70 000 euros à cet objectif, offrira un programme complet d’accompagnement au sevrage tabagique à dix groupes de douze demandeurs d’emploi, soit un groupe par province. Celui-ci comprendra une quinzaine de séances de 90 minutes avec un tabacologue qui s’appuiera sur les différentes stratégies de sevrage.

Actualités tabac n° 98 06/2009
http://www.rtbf.be/info/node/84906

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- Belgique - Arrêter de fumer sur internet ?

Il existe plusieurs sites qui proposent une aide en ligne pour arrêter de fumer. Pas étonnant ? Se débarrasser une bonne fois pour toutes de la cigarette est pratiquement la meilleure décision qu’un fumeur puisse prendre pour sa santé, mais c’est très difficile. Les soutiens à la cessation tabagique sont donc en demande... En Belgique, la fondation contre le cancer a lancé Tabac Stop, un programme de soutien qui a pour but d’aider à arrêter de fumer, selon l’étape atteinte. On n’aide pas de la même manière un fumeur qui a déjà décidé de la date d’arrêt et un autre qui est encore bien avec sa cigarette... Le programme est gratuit ; vous pouvez vous inscrire sur le site www.coachtabacstop.be.

Tout est bon contre la cigarette
Les outils offerts sur les sites de soutien peuvent varier :
- e-mails d’astuce et d’encouragement envoyés automatiquement, chaque jour ou chaque semaine
- journal d’arrêt du tabac en ligne
- tests permettant de faire le bilan de la dépendance
- etc.
La présence, sur de tels sites, d’un forum sur lequel les différentes personnes cherchant à arrêter de fumer peuvent échanger leurs impressions, leurs difficultés et leurs encouragements est souvent aussi un soutien précieux. Dans le cas de Tabac Stop, vous avez aussi accès à un numéro gratuit qui vous met en relation avec des tabacologues : le 0800 111 00.

Une efficacité prouvée ?
Jusqu’à présent, les programmes d’aide à l’arrêt du tabac en ligne ne faisaient pas l’objet de recommandations officielles, parce que leur efficacité n’était pas prouvée. Les études existantes n’étaient pas concluantes.
Mais une méta-analyse (passage en revue des résultats obtenus par le passé en évaluant la qualité des études et en analysant les données obtenues dans les plus fiables) vient de remettre les pendules à l’heure : les personnes qui tentent l’arrêt avec l’aide d’un programme en ligne ont plus de chances de succès que les autres. Et la différence reste marquée un an après l’arrêt, donc l’efficacité est durable... Alors pourquoi vous en priver ?

Marion Garteiser, journaliste santé e-sante.be 21/07/2009
Archives of internal medicine, mai 2009

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- Belgique - Le nombre de fumeurs augmente en 2009

Le pourcentage de fumeurs quotidiens en Belgique est passé de 27 % en 2007 à 32 % en 2009, selon une dernière enquête réalisée fin 2009 auprès de 4 000 personnes par Ipsos pour la Fondation contre le cancer.
"Sans nouveaux incitants, le nombre de fumeurs remonte toujours", indique la Fondation. En 2007, le prix d’un paquet de cigarettes a augmenté de 0,5 euro et le nombre de fumeurs a diminué de 2 %. Ces trois dernières années, le prix des paquets des marques les plus vendues a augmenté de 0,10 euro et le nombre de fumeurs de 5 %.
En 2009, la Belgique comptait 47 % de personnes n’ayant jamais fumé, 32 % de fumeurs quotidiens, 3 % de fumeurs occasionnels et 18 % d’anciens fumeurs. On comptait 30 % de fumeurs quotidiens en Flandre et 34 % à Bruxelles et en Wallonie. Avec la nouvelle augmentation du nombre de fumeurs, la Belgique connaît actuellement les mêmes taux qu’il y a vingt ans, lorsque le tabac était encore autorisé partout.
Les ventes de cigarettes ont chuté entre 2007 et 2009 de 7 % en Belgique en raison du ralentissement des achats des Britanniques à cause de la chute de la livre sterling face à l’euro.
Les fumeurs consomment en moyenne 18 cigarettes par jour, comme en 2008. En 2009, 81 % des fumeurs ont consommé des cigarettes ordinaires, 24 % du tabac à rouler, 6 % des cigares, des cigarillos ou la pipe et 1 % la chicha.
Les 15-17 ans utilisent le plus la chicha, avec 6 % des consommateurs. "30 % des jeunes de cette tranche d’âge estiment que c’est la manière la moins dangereuse de fumer. Ils sous-estiment la dangerosité de la pipe à eau", souligne la Fondation. (belga)

Posté par SEPT mar, 2/03/2010
7 sur 7 – 1/03/2010
http://blog.sept.be/

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- Belgique - On ne fume plus dans les cafés

Évolution intéressante chez nos voisins belges : à partir du 1 juillet 2011, fumer sera totalement interdit dans l’Horeca (hôtel, restaurant, café), y compris cafés, casinos et discothèques.
Et ceci grâce à un arrêt de la Cour constitutionnelle qui réforme ainsi la loi de 2009 sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics fermés. Argumentation : concurrence déloyale et discrimination.
Tout à fait nouveau dans cette décision pro-santé : ce ne sont pas les arguments de santé publique qui sont à la base de cette interdiction totale de fumer dans le secteur Horeca, mais des arguments de concurrence déloyale et de discrimination.
La Cour constitutionnelle a tranché : les exceptions accordées en faveur des cafés et des casinos sont annulées. Jusqu’ici, fumer dans des cafés qui offraient des vivres préemballés (chips, chocolat, cacahuètes) était permis, alors que dans les cafés où l’on servait par exemple des spaghettis ou de la soupe fraîche, il était interdit de fumer.
La Ligue flamande contre le cancer avait introduit un recours contre ces exceptions et les magistrats lui ont donné raison : il n’y a pas de raison de différencier les cafés où l’on sert de la nourriture fraîche de ceux qui vendent des denrées alimentaires préemballées. Cette différence est contraire à la Constitution, car elle engendre une concurrence déloyale et une discrimination.
Cela fait déjà longtemps que Luk Joossens, expert de la Fondation belge contre le cancer, critiquait ces exceptions absurdes : « Pourquoi la santé des travailleurs travaillant dans ces cafés-là vaut-elle moins que celle des travailleurs de cafés où l’on sert de la nourriture fraîche ? Imaginez : une différence existe si l’on sert de la soupe en sachet ou fraîche ! ».
Même son de cloche chez la députée (et médecin) Catherine Fonck : " Pour les travailleurs de l’Horeca, la situation était inacceptable. Les fumeurs, c’est leur choix, les travailleurs, non".

Newsletter tabac de la Fondation Cancer luxembourgeoise 29/03/2011
fondation@cancer.lu

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- Belgique - Hôtels restaurants cafés non-fumeurs

Depuis le 1er juillet, la Belgique est le vingtième pays européen à généraliser l’interdiction de fumer dans le secteur de l’Horeca.
De plus en plus de Belges sont favorables aux cafés non-fumeurs. Selon une enquête récente, ils sont 73 %, alors qu’ils n’étaient que 65 % en 2010 et 49 % en 2004. 78 % des jeunes entre 15 et 24 ans son favorables à cette législation.
Selon les résultats d’un sondage réalisé par la Fondation contre le Cancer auprès de 4 000 Belges, 46% des fumeurs sont favorables à des cafés sans fumée. Parmi les non-fumeurs, ils sont 80 % à soutenir la nouvelle réglementation.
Neuf Belges sur dix reconnaissent que le tabagisme passif dans les cafés peut provoquer un cancer des poumons chez ceux qui y travaillent. Six sur dix estiment qu’une interdiction de fumer dans les espaces publics, dont les cafés, permettrait de réduire le nombre d’attaques cardiaques. Ces résultats sont encourageants pour la lutte contre le tabagisme, estime la Fondation.
Tabacologue à la Fondation contre le Cancer, Juan Coulon est cependant étonné que les patients ne soient pas aussi convaincus des dangers du tabagisme passif. "On estime qu’entre 18 000 et 20 000 Belges meurent chaque année du tabagisme actif et 2 000 du tabagisme passif. Mais ces derniers chiffres sont probablement sous-estimés", a indiqué Juan Coulon.
Entrée en vigueur en 2007, l’interdiction de fumer dans les restaurants est plébicité à 96 % des sondés, dont 92 % des fumeurs au quotidien, considèrent qu’il est plus agréable de se rendre dans un restaurant non-fumeurs.

D’après Le Vif.be (avec Belga) 22/06/2011
http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/belgique/73--des-belges-favorables-aux-cafes-non-fumeurs/article-1195042364899.htm

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- Belgique - La pause cigarette déduite du temps de travail

Le pointage pour aller fumer fait polémique en Belgique où il est en passe d’être généralisé et se pratique déjà ponctuellement en France.
Cette mesure concerne depuis le 03/10/2011 tous les fonctionnaires belge de la région wallonne pour qui le temps de pause cigarette est décompté du temps de travail. « La règle, c’est que quand on sort ou qu’on rentre du bâtiment, on s’enregistre à la pointeuse », a annoncé lundi le porte-parole de l’administration régionale wallonne, Hugo Poliart. Cette mesure, qui concerne 10 000 personnes, fait débat en Belgique. « C’est une stigmatisation des fumeurs, commente Xavier Lorent, un responsable du syndicat chrétien CSC. Va-t-on, demain, inquiéter quelqu’un qui prend quelques minutes pour une pause café ou qui se rend aux toilettes ? ».
Faut-il rattraper derrière son bureau le temps passé à fumer dehors ? La question fait débat en France où quelques entreprises et collectivités ont adopté cette mesure. En général, elles ne s’en vantent pas trop. Selon nos informations, la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Paris aurait adopté une telle règle dans plusieurs de ses centres. Les salariés qui vont fumer doivent « débadger » quand ils sortent de l’immeuble et « rebadger » quand ils regagnent leur bureau.

80 minutes par jour hors de son bureau
Pour l’instant, aucune mesure ni aucune généralisation ne sont prévues en France. « Je ne suis pas choqué par ce débat que j’encourage, explique le Pr. Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT). Cela doit se faire entreprise par entreprise sans marginaliser les fumeurs : celui qui sort acheter son journal ou prendre le soleil doit également « débadger ».
L’OFT a réalisé en 2008 une étude qui souligne qu’un fumeur de plus de 20 cigarettes par jour peut passer quotidiennement 80 minutes hors de son bureau pour ses pauses cigarette successives.
Cette étude souligne également que le temps consacré à la cigarette a augmenté depuis l’interdiction de fumer dans les locaux qui contraint les salariés à sortir devant leur entreprise. « Ce type de mesure dénormalise le tabagisme, explique le Pr. Dautzenberg. Souvent, l’attitude du chef est différente vis-à-vis de la pause cigarette de son équipe s’il est lui-même fumeur ou non. Ce système de mesure du temps de travail met fin à la complaisance de la hiérarchie ».

D’après Fabrice Amedeo lefigaro.fr 04/10/2011
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/04/01016-20111004ARTFIG00439-quand-la-pause-clope-est-deduite-du-temps-de-travail.php

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- Belgique - Remboursement INAMI pour les consultations de tabacologie 2013

Pour la population générale :
- Remboursement du bilan : 30 euros
- Remboursements des suivis : 20 euros.
- Maximum 8 consultations remboursées sur 2 ans.

Pour les femmes enceintes :
- Remboursement de toutes les consultations à 30 euros.
- Maximum 8 remboursements par grossesse.

Remboursements complémentaires chez certaines mutuelles

Delphine Kestemont 11/12/2012

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- Belgique - Tabacologues agréés

Seuls les licenciés en psychologie et les personnes qui exercent un métier lié à la santé peuvent suivre une formation en tabacologie.
Les 420 tabacologues agréés en Belgique se répartissent en :
- 113 médecins ;
- 145 psychologues ;
- 91 infirmiers ;
- 26 sage-femmes ;
- 12 kinésithérapeutes.

Inami avril 2013

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