Publicité et tabac


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 31 décembre 2012.


SOMMAIRE


- France - Tabagisme et publicité à La Réunion /06/2013
- Australie - La promotion du tabac via des applications mobiles 23/10/2012
- France - Perception de l’efficacité des paquets de cigarettes standardisés 20/05/2011
- France - Des images chocs sur les paquets de cigarettes en 2010 ? 3/11/2009
- Grande-Bretagne – Bientôt les lieux de vente sans publicité pour le tabac 12/10/2009
- France - Les neurosciences sceptiques sur la prévention par la peur 30/06/2009
- France - Redéfinir discrètement une maladie dans Wikipédia 7/04/2009
- Irlande - points de vente sans publicité pour le tabac 23/03/2009
- Grande-Bretagne - Prochaine étape contre le tabagisme : le paquet générique 12/2008
- Australie – Les paquets de cigarette génériques diminuent l’attrait du tabagisme 30/09/2008
- USA - Au cinéma, le tabac fait toujours tousser 28/09/2008
- Australie – Les cigarettiers sur Internet /09/2008
- France - BAT veut distribuer des cendriers de poche 27/07/2008
- France - Publicité pour le tabac lors de la retransmission de compétitions de sports mécaniques 18/07/2008
- France - Sevrage tabagique : les généralistes sont les premiers interlocuteurs 24/06/2008
- Afrique du Sud - Impact de la publicité sur la consommation tabagique dans les pays développés 07/2008
- France - La distribution des Lucky Strike suspendue 21/04/2008
- Campagne de publicité française de Pfizer 14/11/2007
- Suisse - Publicités tabac et alcool dans le canton de Vaud 11/2006
- France - Interdiction de vente des Lucky Strike par la justice 1/08/2006
- France - Message de Camel aux fumeurs 27/07/2006
- France - La FISA condamnée à 7 500 euros d’amende 19/07/2006
- France - Prévention du tabagisme chez les jeunes 28/06/2006
- Allemagne - Publicité sur le tabac interdite par l’UE ? 14/06/2006
- Inde - Les films de Bollywood célèbrent le tabagisme
- UE - Publicité tabac : action engagée contre quatre états membres par la Commission européenne 4/04/2006
- Monde - Les excès tabagiques de la F1 13/03/2006
- Monde - Formule 1 et tabac 8/03/2006
- France - Média TV : Tabac retenez votre souffle 14/01/2006
- France - Amiante et campagne antitabac 01/2006



- UE - Publicité tabac : action engagée contre quatre états membres par la Commission européenne

La Commission a démontré aujourd’hui qu’elle restait déterminée à faire appliquer l’interdiction de la publicité en faveur du tabac : elle a en effet envoyé des lettres de mise en demeure à la République tchèque, à l’Italie, à la Hongrie et à l’Espagne pour non-conformité des mesures de transposition de la directive 2003/33/CE concernant la publicité en faveur des produits du tabac. Les infractions ont trait principalement aux dérogations à l’interdiction de parrainage que les quatre États membres précités ont prévues lors de la transposition de la directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac en droit national. Les États membres disposent de deux mois pour répondre aux lettres de mise en demeure et ils doivent mettre leur législation en conformité avec la directive. Sinon, la Commission poursuivra la procédure d’infraction (voir infra).
Markos Kyprianou, commissaire européen chargé de la santé et de la protection des consommateurs a déclaré : "La directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac est l’une de nos armes principales dans la lutte contre le tabagisme et j’exhorte les États membres à l’appliquer correctement. Il est essentiel de cesser de présenter les produits du tabac sous un jour séduisant au travers de la publicité et du parrainage si l’on veut réduire le nombre de personnes qui fument ou commencent à fumer. Les actions engagées antérieurement par la Commission contre d’autres États membres pour infraction à ladite directive attestent que je n’hésiterai pas à agir pour assurer son application intégrale et correcte."
La directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac
La directive 2003/33/CE concernant la publicité en faveur des produits du tabac interdit la publicité pour le tabac dans la presse écrite, à la radio et sur l’internet. Elle interdit aussi le parrainage de manifestations ou activités transfrontalières ayant pour but ou effet de promouvoir un produit du tabac. Elle s’applique uniquement à la publicité et au parrainage qui ont une dimension transfrontalière. La publicité dans les cinémas et sur les panneaux d’affichage ou au moyen de produits dérivés (tels que des cendriers ou des parasols) n’entre donc pas dans le champ d’application de la directive, mais elle peut être interdite par la législation nationale, ce qui est le cas dans un certain nombre d’États membres. La publicité télévisée en faveur des produits du tabac est interdite dans l’Union européenne depuis le début des années 1990 en vertu de la directive concernant la télévision sans frontières. La directive ne prévoit aucune possibilité de dérogation en ce qui concerne l’entrée en vigueur des mesures ou les interdictions qu’elle établit en matière de publicité et de parrainage.
La Commission demande des mesures de transposition totalement conformes
La directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac a été adoptée par le Parlement européen et le Conseil en 2003 et elle devait être transposée en droit national pour le 31 juillet 2005. À cette date, les États membres devaient avoir adopté les mesures de transposition nationales et les avoir communiquées à la Commission.
En octobre 2005, la Commission a envoyé une lettre de mise en demeure à douze États membres pour non-communication de leurs mesures de transposition. À la suite de cette action, tous les États membres, à l’exception de l’Allemagne et du Luxembourg, ont communiqué les informations requises à la Commission.
Au stade actuel de la procédure de vérification des mesures de transposition qui lui ont été communiquées par les États membres, la Commission a relevé certains problèmes de conformité concernant l’interdiction de parrainage.
L’Espagne a adopté une disposition transitoire en vertu de laquelle l’interdiction de la publicité et du parrainage à l’occasion de courses automobiles ne sera appliquée que trois ans après l’entrée en vigueur de la loi espagnole.
L’Italie n’interdit pas le parrainage des événements qui ont lieu exclusivement sur son territoire. Or, conformément à la directive, l’interdiction de parrainage doit s’appliquer à toutes les manifestations qui ont des effets transfrontaliers (par exemple, les manifestations retransmises dans d’autres États membres par la télévision ou l’internet).
La Hongrie prévoit une dérogation à l’interdiction de publicité en faveur des produits du tabac dans certaines circonstances liées à des manifestations revêtant une importance économique pour la Hongrie.
La République tchèque prévoit une dérogation générale de trois ans pour les contrats signés avant l’entrée en vigueur de la législation.
La Commission poursuit également les procédures d’infraction engagées contre l’Allemagne et le Luxembourg pour non-communication des mesures nationales de transposition de la directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac.
Prochaines étapes
La République tchèque, l’Italie, la Hongrie et l’Espagne disposent maintenant de deux mois pour répondre à la lettre de mise en demeure et pour mettre leur législation en conformité avec la directive concernant la publicité en faveur des produits du tabac. Si elles ne le font pas, la Commission passera à la deuxième étape de la procédure d’infraction (l’“avis motivé”) et si la non-conformité persiste, elle pourra renvoyer les États membres devant la Cour de justice des Communautés européennes.

Plus d’informations, cf. IP/05/1013 et MEMO/05/274, et le site Internet :
http://europa.eu.int/comm/health/ph_determinants/life_
style/Tobacco/tobacco_fr.htm

Bruxelles, le 4/04/2006

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- Inde - Les films de Bollywood célèbrent le tabagisme

Les films indiens estampillés Bollywood sont de plus en plus populaires. Comme l’écrit l’organisation indienne non gouvernementale Burning Brain Society, la plupart de ces films donnent une image favorable du tabagisme.
L’Inde a ratifié en février 2004 la convention cadre internationale pour la lutte anti-tabac. Cette convention interdit notamment toute publicité directe ou indirecte pour les produits du tabac. Nombre de films de Bollywood y contreviennent à la convention, comme le montre une analyse effectuée par la Burning Brain Society de 110 films tous tournés en 2004 ou 2005.
89 % des films examinés contiennent des scènes de tabagisme, en plus grand nombre que les années précédentes. Entre 1990 et 2003, les films contenaient 76 % de scènes de ce genre.
Dans 67 % des films de ces deux dernières années, la figure principale, homme ou femme, fumait. Ces films projettent ainsi une image positive du tabagisme.
Dans ces films, 25,5 % des actrices sont fumeuses. Or, en réalité, en Inde, seuls 2,5 % des femmes fument. Ces films donnent donc une fausse image de la réalité.
Aucun des films examinés ne montre les risques de la fumée sur la santé.
Nombre d’études scientifiques ont prouvé que les films montrant des scènes où l’on fume augmentent le tabagisme des jeunes.
La Burning Brain Society a établi ce rapport avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé et du ministère indien de la santé et de l’assistance familiale.

Sources : at-suisse.ch et Hemant Goswami, Rajesh Kashyap, Tobacco in Movies and Impact on Youth, Burning Brain Society 2006 www.burningbrain.org.

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- Monde - Formule 1 et tabac

L’AFP qui assure que les cigarettiers sont en train de quitter la F1 pour cause de législation trop restrictive dans la moitié des pays qui accueillent les Grands prix, observe que les remplaçants ne manquent pas pour se disputer les places disponibles sur la ligne de départ.
D’après l’agence, l’un des premiers à montrer le chemin de la sortie a été le groupe Altadis, sachant que pour les fabricants de cigarettes « l’eldorado est désormais ailleurs, au Moyen Orient et plus loin en Asie ou la publicité pour le tabac est encore libre » avec des retransmissions télévisées autorisées et des photos floutées ou tronquées dans la presse française.
Selon un responsable du marketing d’Altadis, les retombées commerciales de ces grands prix influent « sur le choix du produit mais pas sur l’intention de fumer ». Soulignant qu’Altadis répartit désormais son enveloppe « sports mécaniques » de 15 millions d’euros sur plusieurs rallyes voitures ou motos, l’agence précise que Marlboro est toujours en F1, que BAT a jeté l’éponge et que Japan tobacco (Mildt Seven) va entamer sa dernière saison de F1.
Parmi les sponsors remplaçants, l’agence cite des secteurs d’activité comme l’informatique, la téléphonie mobile, les boissons énergétiques et les boissons alcoolisées.

MILDT 8/03/2006

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- Monde - Les excès tabagiques de la F1

LE MONDE de samedi qui affirme que « La F1 s’interroge sur ses excès », se penche sur le sponsoring des courses pour noter qu’avec les restrictions à la publicité pour le tabac, « les cigarettiers gros pourvoyeurs de fonds quittent un à un les circuits ».
Soulignant que pour les écuries le défi consiste à trouver des marques nouvelles le journal rapporte les propos d’un directeur de société de communication « si le tabac n’a plus droit de cité, l’alcool réussit son entrée ».
Et le quotidien d’observer que « Johnny Walker a signé avec Mc Laren et Martini a renoué avec Ferrari » sachant que « les brasseurs ne sont pas en reste ».

MILDT 13/03/2006

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- France - Prévention du tabagisme chez les jeunes

La nouvelle campagne antitabac de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) démarre le 28/06/06 sur le site www.toxic-corp.fr. A voir car le ton est assez inhabituel.
Elle vise les jeunes de 10 à 25 ans. Coût 800 000 euros !

Info transmise par Geneviève Sajus (F-93) 28/06/2006

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- Allemagne - Publicité sur le tabac interdite par l’UE ?

D’après l’AFP, l’avocat général de la Cour européenne de justice a recommandé hier de rejeter le recours en annulation déposé par l’Allemagne contre la directive interdisant la publicité sur le tabac.
L’agence qui rappelle que l’Allemagne refuse de transposer ce texte de 2005 dans son droit national, estimant que ce n’est pas à l’UE de décider de la nature de la publicité autorisée dans un pays, souligne que pour l’avocat général toutefois, la base légale choisie était appropriée « pour mettre fin à l’évolution divergente des législations nationales » sur la publicité, qui avait pour effet d’entraver la libre circulation des marchandises et des services.
L’agence précise que l’avis de l’avocat général est suivi par la Cour dans huit cas sur dix.

MILDT 14/06/2006

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- France - Message de Camel aux fumeurs

LE FIGARO ÉCONOMIE évoque « Le message de Camel aux fumeurs », une « opération qui devrait susciter le débat ».
D’après le journal, pendant deux semaines, les fumeurs vont découvrir dans leur paquet une fiche affirmant « aucune cigarette n’est sans danger » et aussi « vous ne devriez pas présumer qu’une cigarette est moins nocive du fait de son goût (...) de la couleur du paquet ou du nom de la marque ».
Assurant qu’il s’agit « d’une façon déguisée d’expliquer que les cigarettes dites « light » (...) ne sont pas moins nocives « car cela dépend de la façon dont vous fumez », le quotidien voit également là une manière d’indiquer que « le client de Camel n’a pas intérêt à s’orienter vers d’autres produits réputés moins forts » et présentés sous d’autres couleurs que celles de la marque.

MILDT 27/07/2006

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- France - La FISA condamnée à 7 500 euros d’amende

Des publicités pour des cigarettes apparaissaient sur le site Internet présentant le circuit de Magny-Cours. Le tribunal a retenu le délit, l’association pour le droit des non-fumeurs (DNF) est pleinement satisfaite.
Lettre du CIRDD Bourgogne 19/07/2006
www.cirddbourgogne.fr/8-la-lettre-d-information

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- France - Interdiction de vente des Lucky Strike par la justice

L’AFP, L’HUMANITÉ, et LA CROIX annoncent que la justice a interdit à la Seita d’importer et de distribuer des paquets de cigarettes de la marque Lucky Strike vendus dans des étuis en caoutchouc noir et portant une inscription considérée comme une « publicité illicite » pour le tabac.
L’AFP qui indique que cette décision a été prise par le TGI de Paris après saisine du Comité national contre le tabagisme, souligne que le message figurant à l’intérieur du porte-cigarette vante « le goût moelleux » et « unique » de la « recette » du cigarettier BAT.
D’après l’ordonnance rendue par le tribunal, ces « paquets noirs constituent une forme de propagande ou de publicité illicite en faveur du tabac, interdite par la loi » d’où sa décision d’interdire à la Seita, filiale de distribution du groupe Altadis (?), d’importer et de distribuer ces paquets de cigarettes.
Me Francis Caballero, avocat du CNTC, qui parle de « victoire historique » même si la quasi totalité des paquets vendus depuis mars a été écoulée, affirme que « le CNCT dispose désormais du pouvoir de faire interdire tout paquet fabriqué dans un pays de l’UE (...), validé par les douanes avec leur laxisme habituel, et qui serait manifestement illicite et contraire à la loi Évin ».
D’après l’agence, la Seita n’entend pas faire appel de cette ordonnance car selon son avocat, Me Dauzier, seul le message est visé et non "la nature de l’emballage".
L’HUMANITÉ et LA CROIX reprennent en brève l’AFP.

MILDT 1/08/2006

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- Suisse - Publicités tabac et alcool dans le canton de Vaud

Elles disparaîtront des rues du canton de Vaud au 1er juillet 2007. Particularité cantonale, l’interdiction vise également les affiches pour les alcopops, une boisson particulièrement prisée des jeunes.
Comme à Genève ou Soleure, la nouvelle loi vaudoise interdit les procédés de réclame sur le domaine public et sur le domaine privé visible du domaine public. Elle vise le tabac, les alcools de plus de 15 pour cent volume ainsi que les alcopops et complète l’interdiction de vente de tabac aux mineurs entrée en vigueur en janvier 2006.
Deux camps se sont affrontés mardi au Grand Conseil : d’un côté, ceux qui estiment qu’il s’agit d’une mesure de santé publique, de l’autre les tenants de la liberté et responsabilité individuelles.
"La publicité pour le tabac et l’alcool vise la population fragile de l’adolescence. Une population qu’il faut capter au bon moment pour en faire un client fidèle", a dénoncé le popiste Denis Bouvier.
Les députés ont rappelé que la Suisse détenait un "triste record" : celui du plus grand nombre de jeunes qui fument.
Plusieurs libéraux auraient préféré s’en tenir à la législation actuelle, qui permet déjà au gouvernement d’interdire ou de restreindre l’affichage pour le tabac et l’alcool. A leurs yeux, la nouvelle loi est "liberticide" et "déresponsabilisante pour la société".

Source : http://fr.blue!win.ch/infos/index.php/suisse/i/20061128:brf056/Sus
_aux_affiches_sur_lalcool_a_Lausanne/

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- Grande-Bretagne - Prochaine étape contre le tabagisme : le paquet générique
Après la 3e conférence des Parties de la Convention cadre de l’OMS sur la lutte contre le tabagisme, tenue à Durban en Afrique du Sud au mois de novembre, il semble que la prochaine étape pour lutter contre le tabagisme en Europe soit d’obtenir que les cigarettes ne soient plus vendues dans de « jolis » paquets, mais dans des paquets génériques, c’est-à-dire identique pour toutes les marques, et où seul apparaît le nom de la marque sur un fond uni.
L’éditorial du mois de décembre de Tobacco Control, dont Karine Gallopel de l’Université de Rennes 1 est co-auteur, vient à point nommé mettre en évidence le rôle de support publicitaire que représente le paquet de cigarettes, en particulier dans les pays comme la France où la publicité pour le tabac est interdite. L’industrie du tabac a su profiter de ce support pour attirer les jeunes (paquets dits « fun », à « collectionner » dont plusieurs ont été interdits à la vente grâce aux actions en justice du Comité National Contre le Tabagisme), et fidéliser les fumeurs. Le paquet a été utilisé pour générer chez l’acheteur des images de luxe, de liberté, de glamour, un statut féminin ou masculin, ou encore pour donner une fausse image de confort face aux conséquences sur la santé (cigarettes « légères » par exemple). Même l’industrie du tabac le confirme selon cet article : « plus de la moitié de l’impact de la marque est due au design du paquet de cigarettes ».
En attendant cette nouvelle étape qui demandera encore une fois beaucoup d’énergie aux associations de lutte contre le tabagisme, certains pays (Islande, Irlande, Thaïlande, Australie et certaines provinces du Canada) ont adopté une mesure intermédiaire ; la mise hors de vue des cigarettes. C’est aussi ce que préconisait l’Alliance contre le Tabac lors de la journée mondiale sans tabac cette année.
Article en anglais : http://tobaccocontrol.bmj.com/cgi/content/full/17/6/361.

Hastings et al. Tobacco Control 2008 ;17:361-362

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- Australie – Les paquets de cigarette génériques diminuent l’attrait du tabagisme
Les paquets de cigarettes sans design de marque diminuent l’attrait du tabagisme, comme le montre une enquête de la ligue contre le cancer de l’État australien de Victoria.
Les fumeurs ont trouvé nettement moins attirants les paquets de cigarettes en simple carton brun, indiquant le nombre de cigarettes et la marque en écriture standard. Avec de tels paquets, ils se sentiraient nettement moins tendance, moins ouverts aux contacts et moins à l’aise. Les cigarettes de tels paquets sont considérées comme de moins bonne qualité, avec moins de goût.
Le 7 octobre 2008, l’Action on Smoking and Health ASH, la fondation britannique de cardiologie et la Recherche britannique sur le cancer ont publié à Londres le nouveau rapport d’experts "Beyond Smoking Kills". Les organisations de la santé y demandent notamment l’introduction de paquets génériques pour tous les produits du tabac en tant que mesure facilitant l’arrêt du tabac.
L’industrie du tabac craint pour ses profits
Dans son édition de septembre 2008, le "Tobacco Journal International", la revue des industriels du tabac, a consacré un article aux paquets génériques sous le titre "can kill your business", écrivant que l’introduction de tels paquets pourrait menacer les profits de l’industrie du tabac.

D’après AT suisse du 13/10/2008 http://www.at-suisse.ch/fr/page-daccueil/news-media/news.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=2515&cHash=ea7f09bb24
Source : Melanie A Wakefield et al., How does increasingly plainer cigarette packaging influence adult smokers’ perceptions about brand image ? An experimental study, in : Tobacco Control 2008, publié en ligne le 30/09/2008 doi:10.1136/tc.2008.026732 http://tobaccocontrol.bmj.com
Résumé en anglais sur : http://tobaccocontrol.bmj.com/cgi/
content/abstract/tc.2008.026732v1 ?maxtoshow=&HITS=10&hits=10&RESULTFORMAT=
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and&andorexactfulltext=and&searchid=
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- USA - Au cinéma, le tabac fait toujours tousser
Clark Gable, Gary Cooper, Joan Crawford, Henry Fonda, et bien d’autres acteurs américains, étaient payés par l’industrie du tabac pour fumer à l’écran.
Une équipe d’universitaires californiens a retrouvé les contrats passés entre des dizaines de vedettes du cinéma et les fabricants de cigarettes. Et, selon les chercheurs, cela continue aujourd’hui.

Erich Inciyan, MédiaPart, 28/09/2008
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/280908/au-
cinema-le-tabac-fait-toujours-tousser

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- Afrique du Sud - Impact de la publicité sur la consommation tabagique dans les pays développés
L’expert économique Evan Blecher a analysé le lien entre publicité pour le tabac et consommation dans trente pays du Sud : "les interdictions jouent un rôle important pour réduire la consommation de tabac dans ces pays", explique M. Blecher. Cela vaut surtout pour les réglementations complètes. Par ailleurs, les interdictions de tabac peuvent avoir un impact encore plus grand dans les pays en développement que dans les pays industriels.
La convention-cadre pour la lutte anti-tabac de l’Organisation mondiale de la santé demande à l’article 13 l’interdiction globale de la publicité, de la promotion et du parrainage afin de réduire la consommation des produits du tabac.

Source : Evan Blecher, The impact of tobacco advertising bans on consumption in developing countries, in : Journal of Health Economics 2008 ; 27 : 930-942. 07/2008
Résumé en anglais :
http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6V8K-4S0YXHP-1&_user=10&_coverDate=07%2F31%2F2008&_alid=781582974&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=
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- France - BAT veut distribuer des cendriers de poche
L’État peut-il autoriser les fabricants de tabac à proposer des cendriers de poche aux acheteurs de cigarettes pour limiter le nombre de mégots jetés sur la voie publique ? C’est que réclame l’un des leaders du secteur, British American Tobacco.
Dans un courrier envoyé le 24 juillet au Premier ministre, François Fillon, l’entreprise souligne que les tribunaux « risquent de faire obstacle » à cette proposition au motif que la jurisprudence relative aux produits du tabac a sanctionné à plusieurs reprises ce type de pratique commerciale, considérée par certains comme un moyen de vendre… plus de tabac.
British American Tobacco a prévu de distribuer cet été 300 000 cendriers de poche sur les plages. L’entreprise jure qu’il ne s’agit pas de remettre en cause les dispositions antitabac mais de « satisfaire à des exigences environnementales », l’interdiction de fumer dans les lieux publics se traduisant depuis plusieurs mois par « une forte augmentation des déchets de rue ».

F.M. Le Parisien 27/07/2008
http://www.leparisien.fr/abo-vivremieux/un-fabricant-veut-distribuer-des-cendriers-de-poche-27-07-2008-101073.php

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- France - Publicité pour le tabac lors de la retransmission de compétitions de sports mécaniques
Précisions du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel suite à l’Assemblée plénière du 10 juin 2008.
Interrogé par TF1, France 2 et France 3 au sujet de l’apparition de marques de cigarettes dans le cadre de la retransmission des compétitions de sports mécaniques, le Conseil leur a précisé que celle-ci ne pouvait être tolérée que si la retransmission est réalisée en temps réel ou dans des conditions proches du temps réel (cf. la délibération du 17 juin 2008 relative à l’exposition des produits du tabac, des boissons alcooliques et des drogues illicites à l’antenne des services de radiodiffusion et de télévision).

Date de publication sur le site du CSA : 18/07/2008
http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_
detail.php ?id=126941

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- France - Sevrage tabagique : les généralistes sont les premiers interlocuteurs
Six mois après l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le 3e Forum médical sur le tabagisme « Agir ensemble », organisé par Pfizer, a permis de faire le point sur les dernières données concernant la prise en charge du sevrage tabagique et de rappeler le rôle essentiel joué par les généralistes.
Ces derniers temps, les initiatives d’aide à l’arrêt du tabac se sont multipliées.
En effet, les efforts doivent être incessants. La campagne grand public « Tabac : j’arrête avec l’aide de mon médecin ! », menée fin 2007 par Pfizer conjointement avec le comité de lutte contre les maladies respiratoires, la Fédération française de cardiologie, la Fédération française de pneumologie et la Société française de tabacologie, en est un exemple. Cette campagne a permis de mettre en avant, bien sûr, les bénéfices médicaux de l’arrêt du tabagisme et, surtout, l’importance des professionnels de santé dans l’aide au sevrage
Le tabagisme est une affection chronique. « Trop souvent encore, les fumeurs culpabilisent car ils pensent qu’ils manquent de volonté pour arrêter. Le tabagisme n’est pas perçu comme une maladie qui nécessite un accompagnement médical », souligne le Dr Yasmine Jeanpetit (responsable médical Pfizer). Le message délivré par l’INPES, à l’occasion de la dernière Journée mondiale sans tabac, le 31 mai dernier, allait d’ailleurs dans le même sens, « Tabac : quand on sait, c’est plus facile d’arrêter ».
Le tabagisme est une dépendance et non une simple habitude : c’est une affection chronique et il est difficile de s’en défaire ; voilà ce qu’il faut expliquer aux fumeurs. « L’implication des professionnels de santé, notamment des généralistes, est primordiale, a expliqué le Dr Anne Borgne (addictologue, Bondy). Le médecin traitant peut soit prendre en charge lui-même le suivi, soit orienter le patient fumeur vers un praticien tabacologue ».
Consultations de tabacologie : encore vingt jours d’attente. Dans la grande majorité des cas, les généralistes peuvent accompagner le fumeur dans sa démarche de sevrage. « Ce n’est pas difficile de prendre en charge un patient en ville. Les fumeurs qui nécessitent l’aide d’un spécialiste ne représentent qu’un faible pourcentage, environ 5 %. Ce sont des fumeurs ayant un niveau de dépendance élevé, vivant avec un fumeur, ayant un bas niveau de qualification, un bas niveau socio-économique ou une comorbidités psychiatrique », précise le Dr Anne Borgne. Actuellement, on constate que les échanges entre médecins généralistes et tabacologues s’amplifient. « L’arsenal thérapeutique s’est récemment élargi avec Champix. Il n’existe pas de typologie précise de fumeurs pouvant justifier préférentiellement d’une méthode particulière. Après information, le choix de la meilleure méthode sera fait en accord avec le patient. »
Le Réseau Hôpital Sans Tabac (RHST) a renouvelé, entre février et mars 2008, l’enquête conduite au lendemain de la publication du décret du 15 novembre 2006. L’objectif est d’évaluer l’impact des mesures d’accompagnement du décret en comparant la situation des consultations de tabacologie (294 au total).
« Les résultats montrent qu’il n’y a pas eu de saupoudrage des moyens et qu’il y a eu un renforcement des grosses structures. Les consultations de tabacologie se trouvent plutôt dans des établissements de grande taille à l’activité importante et sont surtout rattachées à la pneumologie. Cependant, on peut noter l’isolement des petites structures, le peu de rattachement à l’addictologie et des délais moyens de rendez-vous inchangés de 18 à 20 jours. Il y a encore du travail... », a conclu le Dr Anne Borgne.

Christine Fallet Le Quotidien du Médecin 24/06/2008
Transmis par le Dr Geneviève Sajus (F93)

Cette campagne Pfizer est une honte ! C’est un détournement de l’interdiction de publicité pour les médicaments remboursés ! (Ndlr)

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- France - La distribution des Lucky Strike suspendue
La justice française a estimé que la marque anglaise n’avait pas le droit de vanter « la subtilité des arômes » sur ses paquets de cigarettes.
48 heures : c’est le délai dont dispose le fabriquant de tabac britannique Lucky Strike pour cesser l’importation et la distribution en France de sept types de ses paquets de cigarettes, sur lesquels figurent selon la justice française « une publicité interdite en faveur du tabac ».
Les paquets incriminés vantaient notamment « la subtilité des arômes » ou la « fraîcheur et l’originalité de la menthe poivrée associée à la richesse du tabac Burley », autant de messages qui constituaient selon le Comité national contre le tabagisme (CNCT) qui a saisi la justice « un moyen de communication avec le consommateur », interdit par le code français de la santé publique.
Statuant en urgence, un juge parisien a donné raison, contre le fabricant, au CNCT, considérant ces publicités comme « un trouble manifestement illicite ». La décision de justice ne concerne cependant pas les paquets déjà stockés chez les buralistes.

www.lefigaro.fr avec AFP 21/04/2008

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- Campagne de publicité française de Pfizer
« Pfizer ou comment rendre fumeurs et médecins accros au Champix » titre LIBERATION qui indique que « le laboratoire lance une vaste campagne pour son médicament de sevrage ».
Le journal qui évoque « l’énorme campagne de pub » lancée par la firme sous le slogan « Tabac : j’arrête avec l’aide de mon médecin », estime que c’est là une « campagne singulière » car le nom de Champix n’est pas mentionné.
D’après le journal, Pfizer ne succombe évidemment pas « aux charmes de la philanthropie » et pour comprendre il faut revenir sur les différentes étapes, avec en juillet 2006, trois études rapportant les éléments positifs de la nouvelle molécule avec
un taux d’abstinence de 44 % au bout de douze semaines pour la varénicline contre 29,5 % pour le bupropion et 17,7 % pour le placebo, sachant qu’au bout d’un an on note une différence « modeste mais significative dans les taux d’abstinence en faveur du Champix ».
Soulignant que si le Champix se révèle utile il n’est cependant pas « un produit miracle » mais que le marché est en plein boom avec une « place en or à décrocher », le journal évoque la stratégie mise en place par Pfizer qui « joue d’abord profil bas » affirmant que Champix ne va pas révolutionner la prise en charge mais va aider les fumeurs, puis qui va diffuser massivement le message que « fumer est un problème médical » ;
Le quotidien qui affirme que de fait, « médicaliser les comportements est devenu un des axes centraux des grandes firmes pharmaceutiques dans leur politique commerciale », explique « qu’une cohorte de visiteurs médicaux » va « rencontrer les médecins généralistes pour leur expliquer « le fumeur est de votre ressort il y a un médicament spécialement conçu pour lui ».
Et de souligner « qu’à l’issue de ce travail de fond » vient la phase publique avec « appel direct aux fumeurs pour qu’ils aillent voir leur médecin ».
Toutefois d’après Libé « restent quelques interrogations sanitaires » car « toutes les grandes études sur le Champix ont été faites sur des populations... saines, excluant les
femmes enceintes, les malades mentaux, les cardiaques », sachant d’autre par que le Champix n’a jamais été comparé aux substituts nicotiniques qui n’ont que « très peu d’effets secondaires ».
Conclusion sur le fait que pour Pfizer c’est le résultat des négociations sur le prix du remboursement du Champix qui « signera ou non le succès de tout ce très long et très habile processus ».

MILDT 14/11/2007

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- Irlande - points de vente sans publicité pour le tabac
A partir du 1er juillet 2009, les points de vente de détail ne pourront plus afficher de publicité pour les produits du tabac, comme l’a confirmé Mme Mary Wallace, ministre-déléguée auprès du ministre de la santé et de l’enfance, à la mi-mars à Dublin.
Les dispositions légales sur la santé publique et le tabac prévoient notamment :
- l’absence de toute mesure publicitaire pour les produits du tabac sur les points de vente
- l’absence de tout produit du tabac à l’étalage sur les points de vente
- le stockage des produits du tabac dans des casiers fermés
- l’enregistrement des points de vente des produits du tabac

Department of Health and Children, Statement by Minister Wallace, in relation to the implementation of the provisions of the Public Health Tobacco Acts 2002 & 2004.

Conférence de presse du 16/03/2009
Résumé en anglais : http://www.dohc.ie/press/releases/2009/20090316.html

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- France - Redéfinir discrètement une maladie dans Wikipédia
Les compagnies pharmaceutiques utilisent à cet égard toutes sortes de méthodes, mais la plus simple et la plus expéditive, comme l’a bien compris l’utilisateur chrisgaffneymd, consiste à carrément réécrire la définition de la maladie donnée dans une encyclopédie populaire comme Wikipédia. La FDA, on s’en souvient, avait autorisé la quétiapine pour le traitement de la schizophrénie, puis, en 2004, pour celui des états maniaques du trouble bipolaire. C’est donc sur la définition du trouble bipolaire que s’est concentré chrisgaffneymd, pour en étendre subrepticement le champ à la dépression et à l’hyperactivité. Lorsqu’il s’appelait encore “psychose maniaco-dépressive”, le trouble bipolaire se définissait comme un trouble de l’humeur faisant alterner le patient entre des états d’élation maniaque et des états de dépression mélancolique profonde, l’un ou l’autre de ces pôles pouvant être plus ou moins marqué, voire apparaître isolément, de façon “unipolaire”. Il s’agissait clairement d’une psychose grave, différente d’une simple variation de l’humeur. Depuis la fin des années 1970, par contre, on distingue le trouble bipolaire I, qui se dit de patients ayant été hospitalisés pour des épisodes tant maniaques que dépressifs, et le trouble bipolaire II, qui se dit de patients ayant été hospitalisés pour dépression, mais non pour épisode maniaque. Cette distinction, censée apporter plus de clarté, a en fait indûment compliqué les choses, car comment différencier désormais un patient bipolaire II d’un déprimé “unipolaire” ? Les choses ne se sont guère arrangées lorsque le DSM-III a introduit en plus la cyclothymie et le trouble bipolaire “non autrement spécifié”, sorte de catégorie fourre-tout dans laquelle on peut mettre tous les troubles de l’humeur faisant partie du “spectre bipolaire”.
C’est ce flou scientifique (pour ne pas dire artistique) que l’utilisateur chrisgaffneymd s’est employé à épaissir dans l’entrée “Trouble bipolaire”, afin qu’une chatte n’y reconnaisse plus ses petits et que les médecins en viennent à prescrire de puissants antipsychotiques comme la quétiapine à des patients souffrant de troubles de l’humeur nullement psychotiques. Lorsqu’on compare la version originale de l’entrée “Trouble bipolaire” à la version modifiée par chrisgaffneymd, on voit tout de suite que l’un des objectifs principaux de ses ajouts et amendements a été de redéfinir la dépression et l’hyperactivité en trouble bipolaire caché ou mal diagnostiqué :
Les recherches montrent qu’au moins 30% des patients traités en milieu non-hospitalier pour un trouble dépressif majeur sont diagnostiqués plus tard comme souffrant de trouble bipolaire. Les patients ne cherchent souvent pas d’aide médicale pendant les épisodes maniaques car ils ne perçoivent pas que quelque chose ne va pas, et il faut donc que les praticiens leur fassent passer des tests de dépistage de la manie. Le Questionnaire d’Humeur est un outil de dépistage utile pour diagnostiquer la manie dans le trouble bipolaire. (N’importe qui répondant honnêtement à ce questionnaire élaboré par un comité dirigé par le docteur Robert Hirschfeld, de l’Université du Texas, a toutes les chances de tester positif).
Ou encore :
A n’importe quel point dans le temps, 49 % des personnes souffrant de trouble bipolaire n’ont pas été diagnostiquées.
31 % des personnes souffrant de trouble bipolaire sont incorrectement diagnostiquées comme souffrant de dépression majeure.
[…] Cela peut prendre jusqu’à 10 ans avant qu’un trouble bipolaire soit correctement diagnostiqué et traité.
En d’autres termes, “le” trouble bipolaire (non spécifié) n’est pas, comme la maniaco-dépressive d’antan, une psychose à la fois rare et immédiatement repérable. C’est une maladie invisible, cachée sous les symptômes et les comportements les plus divers – dépression, tempérament colérique, addictions diverses, fatigue, insomnie, douleurs chroniques, créativité, bonne humeur irrationnelle, etc. D’après l’entrée “Spectre bipolaire” modifiée par chrisgaffneymd,
[…] durant la phase dépressive, les signes et les symptômes incluent :
sentiments persistants de tristesse, d’angoisse, de culpabilité ou de désespoir, troubles du sommeil et de l’appétit, fatigue et perte d’intérêt dans les activités journalières, problèmes de concentration, irritabilité, douleurs chroniques sans cause connue, pensées de suicide récurrentes.
A ce compte-là, nous sommes ou avons tous été bipolaires – et c’est bien sûr ce que veut suggérer l’homme d’AstraZeneca, car on pourra alors tous nous prescrire de la quétiapine autorisée par la FDA pour… “le” trouble bipolaire. On notera toutefois que la quétiapine n’est pas mentionnée une seule fois dans les modifications apportées par chrisgaffneymd aux entrées “Trouble bipolaire” et “Spectre bipolaire”. Ces entrées ne nous vendent pas un médicament mais une maladie dont la définition a été soigneusement calibrée en fonction de stratégies commerciales. On a là un cas typique de « disease mongering », c’est-à-dire de “marchandisation” d’une maladie destinée à faire vendre un traitement ou un médicament. Si nous sommes tous bipolaires après avoir tous été dépressifs dans les années 1990, c’est parce que tel est pour l’heure l’intérêt de grandes compagnies pharmaceutiques comme Astra Zeneca, Eli Lilly ou Janssen qui cherchent des débouchés pour les antipsychotiques atypiques dont elles possèdent le brevet.
Wikipédia : un placement sûr
Deux remarques pour finir :
1. La manipulation des entrées Wikipédia par l’homme d’Astra Zeneca n’est pas seulement moralement condamnable et objectivement criminelle, elle est aussi, aux termes de la loi fédérale américaine, expressément illégale.
Pourtant, la compagnie Astra Zeneca n’a pas été poursuivie pour marketing illégal, bien que la presse se soit fait l’écho de la découverte de ses pratiques. Il semble donc que la “stratégie Wikipédia” ne présente pas de grands risques pour les compagnies pharmaceutiques. Pourquoi dès lors s’interdiraient-elles d’y recourir, puisqu’elle permet d’orienter le marché dans le sens désiré ? Une version à action différée de la quétiapine, le Seroquel XR ®, est actuellement considérée par la FDA pour la dépression et de trouble de l’anxiété généralisée.
2. L’Utilisateur chrisgaffneymd a été détecté par le WikiScanner parce qu’il avait utilisé un ordinateur d’Astra Zeneca. Il y a fort à parier qu’on ne l’y reprendra plus et que lui et ses collègues des autres compagnies lancent désormais leurs “stratégies Wikipédia” depuis le café internet le plus proche. Pour un chrisgaffneymd pincé en flagrant délit, combien de marketeurs continuent aujourd’hui à réécrire Wikipédia pour promouvoir des intérêts commerciaux ? Un conseil si vous êtes malade : ne consultez surtout PAS Wikipédia !

D’après la lettre e-med 7/04/2009
http://www.booksmag.fr/opinions/w/l-industrie-pharmaceutique-cible-wikipedia.html

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- France - Les neurosciences sceptiques sur la prévention par la peur
Dans le cadre de son programme « Neurosciences et politiques publiques », le Centre d’analyse stratégique s’est penché sur l’apport des neurosciences dans les campagnes de prévention en santé publique. Les données scientifiques laissent à penser que l’image choc ne favorise pas forcément le messager préventif.
Lors de la journée mondiale sans tabac, l’Organisation mondiale de la santé a dévoilé sa nouvelle stratégie de prévention contre le tabagisme : utiliser des images « choc » sur les paquets de cigarettes, une mesure déjà appliquée dans 18 pays et que la France s’apprête à adopter d’ici la fin de l’année (« le Quotidien » du 29 mai). Mais apposer l’image d’un malade sous assistance respiratoire ou celle de poumons ravagés par le tabac favorise-t-il vraiment le message préventif ? Autrement dit le « marketing de la peur » a-t-il vraiment un impact en matière de santé publique ? C’est une des questions qu’ont abordées les spécialistes lors de la Journée d’études organisée par le Centre d’analyse stratégique.
« Aujourd’hui, les neurosciences cognitives sont un moteur du marketing et de la communication des industriels dans le secteur privé. Il est temps aujourd’hui de considérer le recours à cette discipline dans les stratégies de prévention en santé », a affirmé Olivier Oullier, conseiller scientifique, coauteur avec Sarah Sauneron d’une note de veille sur le sujet. Si elles ne constituent pas de « recettes miracles », les données scientifiques et vérifiées permettent désormais de mieux appréhender le comportement des consommateurs et le rôle des émotions dans les processus d’attention, de mémorisation et de prise de décision.
« Dénormaliser » le tabac
C’est en prenant le parti pris de la peur que les campagnes de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) ont depuis 2002, tenté de « dénormaliser » le tabac. La première campagne, « Révélation », avait marqué les esprits. Le film prenait la forme d’une alerte sanitaire avertissant les consommateurs du danger d’un produit de consommation courante contenant les traces de composants toxiques ; un numéro vert était indiqué. « Le soir même, nous avons reçu plus d’un million d’appels », souligne Aurélie Martzel (INPES). Le mystère n’a été levé que le lendemain : le produit incriminé était le tabac. À l’issue de cette première campagne, 17 % des fumeurs qui ne voulaient pas arrêter la cigarette ont déclaré en avoir envie.
Les campagnes suivantes ont joué sur le même mécanisme autour de plusieurs axes : risque du tabagisme actif, risque du tabagisme passif ou dénonciation de l’industrie du tabac. Avec les images « choc » de l’OMS, une étape supplémentaire est franchie. Plusieurs études ont démontré l’efficacité de telles illustrations, qui favoriseraient la prise de conscience du risque encouru. L’aspect brutal des photos permettrait en outre de lutter contre l’esthétisation des paquets de cigarettes à laquelle les jeunes seraient particulièrement sensibles.
Pourtant, plusieurs experts sont plus réservés quant aux résultats de telles initiatives en raison des réactions défensives contre-productives qu’elles pourraient entraîner. Une étude menée par Gemma Calvert, directrice du Centre de neuro-imagerie appliquée de l’Université de Warwick (Royaume-Uni), qui visait à mesurer les réactions du cerveau face à cinq types de stimulations : des paquets de cigarettes avec et sans messages antitabac, des affiches publicitaires, des objets promotionnels pour les cigarettes ou la vision de la marque à travers le sponsoring d’événements. « Les résultats ont été surprenants, explique la chercheuse. Les paquets de cigarettes avec un avertissement antitabac stimulèrent plus les aires du cerveau associées à l’envie de fumer que les paquets qui n’en étaient pas pourvus. De plus, l’activité cérébrale semble d’autant plus élevée que le message est culpabilisant. »
Informer sans trop choquer
Ces résultats semblent être confirmés par ceux de la chercheuse en marketing social de l’Université de Rennes, Karine Gallopel-Morvan, auteur d’un article cité dans la note de veille du Centre d’analyse stratégique, « L’utilisation de la peur dans un contexte de marketing social : état de l’art, limites et voies de recherche ». Selon elle, « l’effet d’un avertissement visuel a encore plus d’impact quand le paquet est neutre », ce qui tendrait à montrer qu’une des stratégies possibles consisterait à imposer des paquets génériques sans logos ou autres designs attractifs.
De plus, il semblerait que plus la valeur des ressentis d’un message préventif est élevée, plus les aires cérébrales participant à l’attention visuelle sont actives et moins ils sont élevés, plus l’activité des aires participant au processus de mémorisation est importante. « Choquer le fumeur va éveiller son attention mais l’informer sans trop le choquer pourrait faire en sorte qu’il retienne mieux le message », expliquent les chercheurs.

Dr Lydia Archimède Le Quotidien du Médecin 30/06/2009 (extrait)
http://www.quotimed.com/journal/index.cfm?DARTIDX=427800&FUSEACTION=viewarticle&

Où l’on redécouvre ce que le Pr. Gilbert Lagrue a dit il y a bien longtemps : « la peur ne fait pas arrêter ». Et c’est bien normal : l’addiction n’est pas dans le domaine du raisonnable, le fumeur sait que « Fumer tue » mais il est accro et lorsque son corps lui demande de la nicotine + d’autres composants, il se tourne vers le produit qui lui donne tout cela : la cigarette. Au Canada, les jeunes font collection des images « choc » imprimées sur les paquets de cigarettes : c’est « gore » comme ils disent ! Ils voient bien pire dans les jeux vidéo violents, ça ne les effraie pas. Les images sur les paquets ne font plaisir qu’aux associations de prévention qui ont l’impression de faire quelque chose d’utile en faisant pression pour obtenir une décision dans ce sens (Ndlr).

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- Grande-Bretagne – Bientôt les lieux de vente sans publicité pour le tabac
Le 12 octobre 2009, le Parlement britannique a approuvé le projet de loi consistant à interdire toute publicité pour le tabac sur les lieux de vente. Ce projet de loi s’intègre dans un ensemble de mesures sur la santé publique.
Plus d’automates à cigarettes
La Chambre basse a également approuvé la partie du projet de loi concernant l’interdiction de la vente de cigarettes par automates. Ceci doit encore être approuvé par la Chambre haute.

Le texte original en anglais : http://services.parliament.uk/bills/2008-09/health.html 12/10/2009

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- Australie – Les cigarettiers sur Internet
La convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac (CCLAT) demande l’interdiction de toute forme de publicité et de promotion des ventes pour le tabac.
Pour détourner cela, les multinationales du tabac ont créé leurs propres pages sur Facebook et sur YouTube pour des marques de cigarettes connues. Elles les utilisent pour se faire des « amis » et les familiariser avec les produits du tabac. Les utilisateurs peuvent y insérer leurs propres contenus et attirer l’attention d’autres participants de Facebook sur ce réseau publicitaire.
Ainsi, les marques de cigarettes se font connaître directement des jeunes gens. Facebook montre à quel point les multinationales du tabac sont capables d’innover quand il s’agit de gagner de nouveaux clients.
« Ces nouveaux médias non réglementés sont souvent plus efficaces que la publicité traditionnelle pour gagner de nouveaux clients », explique Betty Freeman, spécialiste des réseaux sociaux pour la prévention du tabagisme à l’université de Sydney.

Source : B. Freeman, S. Chapman, Gone viral ? Heard the buzz ? A guide for public health practitioners and researchers on how Web 2.0 can subvert advertising restrictions and spread health information, in : Journal of Epidemiology and Community Health 2008 ; 62 : 778-782 /09/2008
Résumé en anglais : http://jech.bmj.com/cgi/content/abstract/62/9/778

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- France - Des images chocs sur les paquets de cigarettes en 2010 ?

« Pour combattre le tabagisme, nous disposons d’un arsenal de mesures », a souligné le président Sarkozy le lundi 2/11/2009 à Marseille. Il a cité en premier la hausse des prix des cigarettes et, en second, « les avertissements visuels qui atténuent l’image positive de la cigarette ». Il n’a pas donné de date pour l’entrée en vigueur de cette mesure emblématique, très attendue par les spécialistes de la lutte antitabac.
Le dossier est entre les mains du ministère de la Santé depuis 2008. Un arrêté devrait être publié avant la fin de l’année. Le temps que les industriels écoulent leurs paquets déjà conditionnés, ce n’est pas avant la fin de l’année 2010 que l’on devrait voir des images chocs sur les paquets de cigarettes. « La décision est prise. Elle est irrévocable », assure-t-on à l’Élysée.
Plusieurs pays européens comme la Belgique, le Royaume-Uni, la Finlande et la Lituanie ont déjà pris cette mesure dissuasive. Les photos et les avertissements qui les accompagnent montrent et pointent les effets délétères directs ou indirects du tabac sur la santé humaine. Sur certains paquets on peut voir une plaie béante provoquée par une tumeur liée au tabagisme, une bouche édentée ou un bébé prématuré dans sa couveuse. Les « avertissements visuels » sont efficaces contre la consommation de tabac, comme l’ont montré plusieurs études. Ils sont recommandés dans la lutte antitabac depuis 2005 par l’OMS. La Commission de Bruxelles incite les pays de l’Union à l’adopter. Le tabagisme représente, en effet, le premier facteur de risque connu de la maladie. « 27 % des cancers chez l’homme et 6,1 % cas de cancers chez la femme lui sont attribuables », rappelle le rapport Grünfeld, qui fixe comme objectif dans les prochaines années de réduire de 30 % à 20 % le nombre de fumeurs en France.

Cap à suivre
Cet objectif est loin d’être acquis. En effet, depuis 2004, le nombre de paquets de cigarettes achetés dans notre pays a cessé de baisser. Il stagne, comme le souligne le rapport Grünfeld, alors qu’entre 2002 et 2005 il a connu une baisse drastique puisqu’on est passé de 80 milliards de paquets achetés par an à 55 milliards en 2005. Une diminution drastique due à une augmentation de 1,40 € des paquets de cigarettes. Par comparaison, la hausse de 30 centimes d’euros sur chaque paquet votée la semaine dernière à l’Assemblée apparaît insuffisante à beaucoup de spécialistes. Le cap à suivre est connu.
Dans un rapport sur l’efficacité comparée de différentes voies d’action sur la lutte contre le tabac, la Banque mondiale a montré que les actions qui portent sur la demande (augmentation des prix, suppression de toute publicité, interdiction de fumer) sont plus efficaces que la plupart des actions sur l’offre (prohibition, restriction de l’accès pour les mineurs).

Yves Miserey www.lefigaro.fr 03/11/2009
http://www.lefigaro.fr/sante/2009/11/03/01004-20091103ARTFIG00020-des-images-chocs-sur-les-paquets-de-cigarettes-en-2010-.php

Les tabacologues ne font pas partie des spécialistes de la lutte antitabac, c’est pourquoi nous réfutons ce qui passe pour être une certitude : non, les photos « choc » ne font pas arrêter. Les études sont biaisées puisque lorsque la question est posée à un fumeur, c’est sa raison qui fonctionne et sa réponse est celle qui est retenue dans les statistiques. Mais lorsque le besoin est là, ce n’est plus la raison qui « commande » mais c’est l’addiction. Quant aux jeunes, dans les pays où cette mesure est déjà mise en place, ils font collection des photos en question car c’est « gore ». Les images de certains jeux vidéos qu’ils apprécient sont bien pires que celles proposées par l’OMS et l’UE. En fait, il s’agit d’une mesure peu coûteuse pour l’État qui peut ainsi montrer qu’il fait quelque chose pour lutter contre ce fléau qu’est le tabagisme ! Les tabacologues (les vrais, les diplômés qui ne se commettent pas avec l’industrie pharmaceutique ou avec les cigarettiers) connaissent les problèmes liés au tabagisme mais ils ne sont pas consultés (Ndlr).

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- France - Perception de l’efficacité des paquets de cigarettes standardisés

Introduction
– Le paquet de cigarettes est un outil marketing pour l’industrie du tabac. Pour combattre ce phénomène, l’Organisation mondiale de la santé préconise la mise en place des paquets de cigarettes standardisés dont la couleur, la forme et la typographie seraient identiques pour toutes les marques.

Méthode
– Afin d’évaluer la pertinence de cet outil, un paquet de cigarettes standardisé et un paquet actuel de la marque leader en France sont testés sur un échantillon représentatif de 836 Français fumeurs et non fumeurs âgés de 18 ans et plus, interrogés en face à face à domicile.

Résultats
– Le paquet standardisé est jugé négativement par une majorité des répondants (terne, ne donne pas envie d’être acheté). Il est également perçu comme étant plus efficace que le paquet actuel pour informer sur la dangerosité des cigarettes, donner envie de ne pas commencer à fumer et diminuer sa consommation de tabac ou arrêter.

Discussion
– Cette étude suggère que le paquet de cigarettes est un support publicitaire efficace. Il est donc essentiel de réfléchir à la mise en place du paquet de cigarettes standardisé en France pour réduire l’attractivité des produits du tabac et lutter plus efficacement contre le tabagisme.

Auteurs
Karine Gallopel-Morvan1 karine.gallopel@univ-rennes1.fr, Emmanuelle Béguinot2, Figen Eker2, Yves Martinet3, David Hammond4
1/ Institut de gestion de Rennes, Centre de recherche en économie et management, UMR CNRS 6211, Université de Rennes 1, Rennes, France
2/ Comité national contre le tabagisme, Paris, France
3/ Unité de coordination de tabacologie, CHU, Université Henri Poincaré, Nancy ; Comité national contre le tabagisme, Paris, France
4/ Département Études en santé et gérontologie, Université de Waterloo, Ontario, Canada

BEH n°20-21 / 30/05/2011

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- Australie - La promotion du tabac via des applications mobiles

Cent-sept applications promouvant le tabac sont téléchargeables sur les smartphones Iphone et Android, montre une étude australienne publiée mardi dans la revue Tobacco Control et dirigée par Nasser BinDihm, de l’Université de Sydney.
En février 2012, les auteurs de l’étude ont lancé des recherches par mots clés comme "cigarette", "cigar" ou "tobacco" (tabac) dans deux grandes boutiques en ligne, l’App Store d’Apple ainsi que l’Androïd Market de Google, et ont trouvé 107 applications ayant un lien avec le tabac. Parmi ces applications, certaines contiennent explicitement des images de marques de cigarettes et 48 d’entre elles simulent l’action de fumer. Toujours selon cette étude, 42 applications, disponibles sur Androïd Market, ont été téléchargées par 6 millions de personnes.
Pour les auteurs de l’étude, les adolescents, principaux détenteurs de smartphones, sont la cible privilégiée. Certaines applications ont un emploi ludique comme celles qui remplacent le niveau de la batterie par une cigarette se consumant. « C’est le prolongement de ce qui se fait sur internet où l’on peut trouver sur des forums toute genre de promotions, pour les cigarettes électroniques par exemple », a déclaré le pneumologue Bertrand Dautzenberg qui dirige l’enquête de Paris sans Tabac, une enquête menée depuis 20 ans sur la population collégienne et lycéenne. « Mais la différence, c’est que sur ce genre de boutiques, tout est normalement plus contrôlable », a ajouté le professeur Dautzenberg.
« Les nouveaux modes de communication par ambiguïté sont finalement un grand classique », a observé le sociologue Stéphane Hugon, spécialisé dans l’étude des nouveaux médias. « Dans les années 50, les marques de lessives apparaissaient dans les soap opera et intervenaient même sur le rythme ou la scénarisation de ceux-ci. Il y a toujours eu un jeu de ruse que l’on retrouve avec ces applications. Et chaque nouvel espace de communication disponible est très vite pénétré par les grandes marques ».
Les auteurs de l’étude s’interrogent également sur la légalité de telles applications au regard de l’article 13 de la convention cadre sur le contrôle du tabac (CCLAT) de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui interdit toute forme de publicité en faveur du tabac.

lf/cs/vvd Challenges / Sipa Paris 23/10/2012
http://www.challenges.fr/monde/20121023.FAP1550/plus-de-100-applications-pro-tabac-telechargeables-sur-smartphones-selon-une-etude.html

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- France - Tabagisme et publicité à La Réunion

Changement de la réglementation en matière de publicité pour le tabac à compter du 1er janvier 2014.
Le code de la santé publique autorise la présence d’affichettes publicitaires dans les seuls bureaux de tabac, mais l’Outre-mer n’étant pas soumis au monopole de la vente de tabac, ces publicités sont présentes dans tous les lieux de vente (épiceries, stations-service…).
A compter du 1er janvier 2014, seules les personnes ayant la qualité de commerçant et qui sont titulaires d’une licence accordée par le Président du Conseil général pourront vendre du tabac au détail.
Un décret restant à paraître viendra préciser les modalités d’application de cette mesure.

La lettre de la Mildt n° 70 juin 2013
http://www.lalettredelamildt.fr/?region=10

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