Tourisme tabagique


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Ce site est destiné aux professionnels de santé. Dernier ajout le 8 août 2017.


SOMMAIRE


- Grande-Bretagne - L’arrêt tabagique brutal serait plus efficace 15/03/2016
- Éthiopie - Interdiction de fumer dans les lieux publics à Addis-Abeba 05/05/2016
- Chine - Pourquoi certains ont tant de difficultés à arrêter le tabagisme ? 02/12/2015
- Turquie - Bon exemple de lutte contre le tabagisme 02/01/2014
- Gambie - hausse du prix du tabac pour décourager les fumeurs 26/12/2013
- Russie - Loi anti-tabac : la fin de la pause cigarette 21/11/2013
- Grande Bretagne - Tabac : les photos choc peu efficaces 05/09/2013
- Ouganda - Y en a marre des faux médicaments, vive les guérisseurs 25/01/2013
- Russie - Une nouvelle loi anti-tabac 17/01/2013
- Russie - 60 % des fumeurs insensibles aux images chocs 13/05/2012
- Bulgarie - Le tabac est désormais banni des lieux publics 17/05/2012
- Australie - Les cigarettiers perdent leur combat contre la justice 14/08/2012
- Zimbabwe - Tabac : la plus importante source de devises 11/11/2011
- Zimbabwe - Augmentation de la production de tabac en 2011 26/07/2011
- Colombie - Publicité interdite pour le tabac 21/07/2011
- Chine - Évolution de la législation antitabac 29/04/2011
- Chine - Interdiction possible du tabac dans les lieux publics couverts d’ici 2015 25/12/2010
- Espagne - Loi anti-tabac plus stricte depuis le 2 janvier 2011 22/12/2010
- USA - Le tabagisme passif est associé à une perte auditive 18/11/2010
- USA - Cigarettes sans nicotine : une priorité pour la recherche ? 17/11/2010
- Zimbabwe - Production de tabac double en 2010 3/09/2010
- Grèce – L’interdiction du tabac dans les lieux publics relancée 1/09/2010
- Uruguay - Visé par Philip Morris, le gouvernement revoit ses lois anti-tabac 27/07/2010
- Moyen-Orient – Les législations antitabac se multiplient 15/06/2010
- Zimbabwe - Reprise de la production de tabac 3/02/2010
- Australie - Mise en place des paquets de cigarettes génériques 29/04/2010
- Nouvelle-Zélande – En route pour des voitures sans fumée /08/2009
- Turquie - La révolution anti-tabac est en marche 19/07/2009
- USA - L’armée veut interdire la cigarette 11/07/2009
- Chine - 200 yuans d’amende pour tabagisme 18/05/2009
- Indonésie : Le tabac ne sera pas interdit 25/01/2009
- Nigéria - 93 millions de cigarettes fumées par an 6/09/2008
- Philippines - Publicité pour le tabac interdite à partir du 1er juillet 2008 11/06/2008
- Sénégal - Les pouvoirs publics reculent devant les cigarettiers 2/06/2008
- Turquie - Le tabac interdit dans les lieux publics 20/05/2008
- Inde - Le tabagisme cause de l’augmentation des décès prématurés 13/05/2008
- Chine - La nouvelle interdiction liée au tabac diminue le nombre d’alertes d’incendie 11/05/2008
- Inde - Un million de morts par an à partir de 2010 1/05/2008
- Royaume-Uni - Fumer ou conduire, il faut choisir /04/2008
- Inde - Un million de morts par tabagisme par an en 2010 15/02/2008
- Thaïlande - Plus de tabac dans les restaurants et bars thaïlandais 10/02/2008
- Japon - les taxis de Tokyo à leur tour non-fumeurs 7/01/2008
- Syrie - Exposition à la fumée de tabac ambiante à la maison et dans les lieux publics 01/2008
- Vietnam - Tabagisme : 56 % parmi les plus de 15 ans 26/11/2007
- Italie - Interdiction de fumer dans les parcs publics 21/11/2007
- Nigéria - Plainte contre les trois principaux cigarettiers mondiaux 8/11/2007
- Chine - Interdiction de fumer pour les chauffeurs de taxi à Beijing 21/09/2007
- USA - Interdiction de fumer dans les parcs publics à Los Angeles 2/08/2007
- Kenya - Interdiction de fumer à Nairobi 12/07/2007
- Kenya - Interdiction de fumer 30/05/2007
- Somalie - Cigarette et khat de retour 15/01/2007
- USA - Tabac hors la loi 8/12/2006
- Iran - Interdiction du tabac dans les lieux publics 18/10/2006
- Argentine - Interdiction de fumer à Buenos Aires 19/09/2006
- Russie - Modification de la législation tabac ? 12/09/2006
- Japon - Fumer dehors provoque des amendes 20/04/2006
- Uruguay - Plus de tabac dans les lieux publics en mars 2006 21/02/2006
- Indonésie - Tabac et tourisme /01/2006
- Nouvelle Zélande - Succès pour les cafés et restaurants sans fumée /12/2005
- USA - La clientèle veut des hôtels sans fumée 5/12/2005



- USA - La clientèle veut des hôtels sans fumée

Tous les intérieurs des 77 hôtels de luxe Westin Hotels & Resorts aux États-Unis, au Canada et dans les Îles Caraïbes, seront entièrement sans fumée depuis janvier de l’année prochaine. Les Starwood Hotels & Resorts Worldwide l’ont annoncé début décembre 2005 dans l’État de New York. Les vœux de la clientèle expliquent cette décision. Dans cette chaîne d’hôtels, 92 % des voyageurs demandent aujourd’hui déjà une chambre sans fumée et ne fument nulle part dans l’hôtel, même dans les espaces ouverts au public.
La chaîne Westin Hotels & Resorts a mené de surcroît une enquête aux États-Unis, en novembre 2005, auprès de 1 054 adultes :
- 86 % ont jugé les intérieurs sans fumée comme étant un premier pas important vers un monde en meilleure santé.
- 80 % ont déclaré préférer les restaurants et autres lieux publics fermés sans fumée de cigarettes ou de cigares.

Marché en pleine croissance
En Suisse également, le marché des restaurants, cafés et bars sans fumée est en augmentation. 26 % des 14 à 65 ans évitent toujours ou souvent les restaurants enfumés, 17 % parfois et 24 % rarement. C’est ce qui ressort de l’enquête sur la consommation de tabac en Suisse, datant de 2004, qui a permis d’étudier aussi la fumée passive parmi la population suisse. En 2004, 85 % de la clientèle étaient soumis à la fumée des autres dans les restaurants, 28 % même durant trois heures ou plus par semaine.

Sources : Nouvelles de l’AT (www.at-suisse.ch ) et Starwood Hotels & Resorts, Westin Hotels & Resorts Goes Smoke-Free. Westin Hotels Will Become the First 100% Smoke-Free Hotel Chain in January 2006.
Communiqué de presse 5/12/2005
www.starwoodhotels.com . Fumée passive dans la population suisse en 2004 (résumé).
Enquête sur la consommation de tabac en Suisse. Sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique, septembre 2005.
www.suchtundaids.bag.admin.ch

Nouvelles de l’AT www.at-suisse.ch 5/12/2005

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- Nouvelle Zélande - Succès pour les cafés et restaurants sans fumée

Douze mois après l’introduction des lieux de travail sans fumée en Nouvelle-Zélande, les chiffres d’affaires des bars et des restaurants sont au moins aussi bons qu’avant. C’est ce que confirme un rapport de la fondation néo-zélandaise Asthme et Respiration. Les entreprises gastronomiques sans fumée constituent même un marché en pleine croissance, explique l’Association suisse pour la prévention du tabagisme.
En Nouvelle-Zélande, tous les lieux de travail situés à l’intérieur, y compris les cafés et les restaurants, doivent être entièrement sans fumée depuis le 10 décembre 2004. Depuis lors, la restauration, l’hôtellerie et le tourisme n’ont pas vu baisser leurs résultats d’exploitation, au contraire :
– les chiffres d’affaires des cafés et des restaurants ont aussi continué à augmenter en 2005 ; ceux des bars et des clubs sont stables depuis quatre ans.
– les tendances concernant le personnel des cafés et des restaurants sont les mêmes en 2005 que les années précédentes.
– la clientèle étrangère a augmenté de 4 pour cent entre septembre 2004 et septembre 2005, malgré la force de la devise (le dollar néo-zélandais) et la hausse des prix du pétrole.
Ces données viennent d’être publiées par la fondation néo-zélandaise Asthme et Respiration à Wellington dans un rapport intitulé "Douze mois de lieux de travail sans fumée".
Les entreprises gastronomiques sans fumée sont un marché en pleine croissance, explique l’Association suisse pour la prévention du tabagisme. Les non-fumeurs vont plus volontiers dans les bars et les cafés s’ils sont sans fumée. En Nouvelle-Zélande, 49 % des non-fumeurs se sont rendus dans un bar cette année contre 33 % en 2003, 73 % sont allés dans un café contre 65 % en 2003. Quant aux fumeurs, la proportion d’entre eux qui vont dans les bars n’a pas changé en 2005 par rapport à 2003 : elle est restée élevée avec un bon 50 %.

Large adhésion
La loi pour des lieux de travail sans fumée a été suivie presque sans exception par la restauration puisque 97 % des cafés et des restaurants sont sans fumée, selon la dernière enquête. Le département néo-zélandais de la santé a reçu 386 plaintes pour l’instant, dont il a traité plus des deux tiers. Seules quatre plaintes ont dû être portées devant la justice.
Cette mesure de prévention du tabagisme rencontre une forte adhésion de la part de la population. Lors de la dernière enquête, en septembre 2005, 67 % des personnes interrogées approuvaient les bars et les pubs sans fumée et 80 % les restaurants sans fumée. La même enquête menée en 1999 n’avait donné qu’un 10 % de personnes favorables aux bars sans fumée.

Source : Nouvelles de l’AT (www.at-suisse.ch) et Asthma and Respiratory Foundation of New Zealand, Aotearoa New Zealand Smoke free Workplaces : A 12-month report. Wellington, décembre 2005, www.asthmanz.co.nz.

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- Indonésie - Tabac et tourisme

L’AFP observe que « l’Indonésie étant grosse fumeuse, la cigarette y a son musée ».
Visite au musée Sampoerna de Surabaya, (Sampoerna était le 3e cigarettier indonésien avant son absorption l’an dernier par Philipp Morris).
D’après l’agence, la star du musée est la « Kretek », cigarette typique d’Indonésie mélange de tabac et de clous de girofle, que des centaines d’ouvrière roulent à la main dans l’immense usine Sampoerna, et la seconde vedette du musée est Liem Seeng Tee, fondateur, de l’empire Sampoerna au début du XXe siècle.
Soulignant qu’en Indonésie 62,2 % des hommes fumaient en 2001 et que ce pays, est avec le Népal, le seul à ne pas avoir signé la convention cadre de l’OMS sur le tabac, l’agence relève que dans ce « contexte laxiste » le musée se défend de vouloir participer à la promotion du tabac, précisant que les visiteurs de moins de 18 ans doivent être accompagnés de leurs parents.
D’après un touriste néerlandais, non fumeur, cette visite « s’approche de celles de châteaux français producteurs de grands vins ». Il affirme « il y a une tendance mondiale à s’attaquer (…) aux dangers de fumer, mais c’est la même chose pour l’alcool et pour moi ce n’est pas très différent ».
Une étudiante en tourisme indonésienne admet pour sa part que Sampoerna « fait de la promotion indirecte » mais dit-elle « notre connaissance des cigarettes est désormais plus vaste ».

AFP 13/01/2006

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- Uruguay - Plus de tabac dans les lieux publics en mars 2006

L’AFP annonce que l’Uruguay sera bientôt le premier pays d’Amérique latine sans tabac dans les lieux publics.
D’après l’agence, le pays a lancé hier une campagne contre le tabagisme préparant l’entrée en vigueur le 1er mars d’une loi interdisant le tabac dans les lieux publics.
Précisant que c’est le président Tabaré Vasquez , cancérologue de renom, qui a personnellement donné le coup d’envoi de la campagne intitulée « un million de mercis » en référence au million de fumeurs uruguayens invités à s’arrêter de fumer, l’agence indique que dans 10 jours il sera notamment interdit de fumer dans les bureaux, les universités, les bars et les restaurants.
Le président qui a souligné le caractère létal de 20 des maladies causées par le tabac, a estimé que la nicotine était « responsable d’une accoutumance similaire ou supérieure à celle de la cocaïne ou de l’héroïne ».
Pour lui « la seule forme de protéger ceux qui ne fument pas est de ne pas autoriser la cigarette dans les espaces fermés". Il s’agit d’une "excellente stratégie de santé publique » qui « protège les non fumeurs et aide les fumeurs » a t-il déclaré.

MILDT 21/02/2006

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- Japon - Fumer dehors provoque des amendes

« A Tokyo fumer dehors provoque des amendes » avertit LE MONDE qui évoque les patrouilles qui traquent les fumeurs dans l’arrondissement de Chiyoda au centre de Tokyo où un arrêté municipal « sans précédent », intervenu en 2002, interdit d’allumer une cigarette dans les rues.
D’après le journal, dans 40 % de l’arrondissement des panneaux avertissent que l’on est en zone non fumeur et que tout fumeur est passible d’une amende de 16 euros. Assurant qu’un million de salariés fréquentent cet arrondissement qui ne compte que 40 000 habitant, le journal note que ces derniers sont plutôt satisfaits de la mesure qui a réduit de 99 % le nombre de mégots. Le quotidien qui souligne que 25 municipalités ont pris des mesures similaires mais moins contraignantes dans d’autres quartiers de la capitale, précise qu’elles ont lancé des campagnes de « bonnes manières » auprès des fumeurs, ces initiatives s’inscrivant dans le cadre d’une politique gouvernementale visant à réduire le nombre des fumeurs, sachant que le Japon a le taux de tabagie le plus élevé des pays industrialisée (45,8 % de fumeurs chez les hommes et 13 % chez les femmes).
D’après le Monde, dans ce pays où le prix du paquet de cigarettes est très bas (un tiers du prix pratiqué en Europe), afin de limiter l’accès des mineurs au tabac, les distributeurs automatiques de cigarettes seront remplacés d’ici 2008 par des machines nécessitant une carte magnétique avec l’âge de l’acheteur, lequel devra avoir plus de 20 ans.
Soulignant que dans ce contexte, Japan Tobacco « s’efforce de promouvoir la coexistence entre fumeurs et non fumeurs » en aidant « les municipalités à installer des fumoirs publics (…), à organiser des campagnes de nettoyage des rues et à inciter les fumeurs à se comporter de manière " civile" », le quotidien observe qu’en 2005, le cigarettier n’en a pas moins offert des lingots d’or et des télévisions à écran plat aux fumeurs qui pour participer à la tombola ont envoyé une carte postale portant la simple mention « Je suis fumeur ».

MILDT 20/04/2006

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- Russie - Modification de la législation tabac ?

L’AFP indique que selon la Douma (chambre basse du parlement) près de deux adultes sur trois (65 %) fument en Russie ainsi que 45 % des adolescents. Soulignant que la loi actuelle interdit de fumer sur les vols de moins de trois heures, et prévoit des zones fumeurs dans les lieux publics (bureaux ou transport), l’agence signale que le parlement russe doit s’exprimer prochainement sur trois projets d’amendement à cette loi qui proposent d’interdire aux fumeurs bars et restaurants, salles d’attente des aéroports et des gares, ainsi que l’ensemble des vols aériens. Selon l’institut russe de pneumologie, 25 % des décès en Russie sont liés au tabac, alors que selon un sondage, 88 % de la population connaît les risques de maladies pulmonaires chez les fumeurs et que 80 % savent que le tabagisme peut provoquer des problèmes cardiaques.

MILDT 12/09/2006

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- Argentine - Interdiction de fumer à Buenos Aires

D’après l’AFP, l’interdiction de fumer dans les édifices publics, déjà en vigueur à Buenos Aires, va s’étendre à partir d’octobre 2006 à tous les espaces ouverts au public, dont les bars et les restaurants.
L’agence qui note que la loi a été votée l’an dernier par le conseil municipal, souligne que les autorités de Buenos Aires n’ont toujours pas pris les décrets d’application, ce qui empêche toute sanction en cas de non respect de la loi. Précisant que le gouvernement national a présenté un projet de loi fédéral pour étendre ces restrictions à tout le pays, l’agence observe que toutefois le Parlement ne s’est toujours pas prononcé en raison de l’hostilité de quelques sénateurs originaires de provinces productrices de tabac, ce qu’a dénoncé le ministre argentin de la santé.

MILDT 19/09/2006

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- Iran - Interdiction du tabac dans les lieux publics

L’AFP signale que le gouvernement iranien a interdit par décret l’usage du tabac dans les lieux publics ainsi que sa vente aux mineurs de moins de 18 ans.
D’après l’agence, les contrevenants fumeurs encourent une amende de 5 à 10 dollars et les vendeurs contrevenants seront passibles d’une amende de 10 à 55 dollars.
L’agence rappelle que le Parlement avait voté une loi en ce sens fin 2004 mais qu’aucun décret d’application n’avait suivi.

MILDT 18/10/2006

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- USA - Tabac hors la loi

D’après l’AFP, la cigarette devient de plus en plus « hors-la-loi » aux États-Unis où on l’interdit comme ailleurs dans les bars-restaurants et au travail mais aussi parfois en voiture et chez soi.
L’agence qui observe que 19 États et 2 300 villes ont passé des lois contre la cigarette et que 21 % d’Américains fument encore contre 26,5 % il y a 20 ans, relève que par exemple en Ohio, on encourt une amende si on fume dehors juste devant l’entrée de son lieu de travail, une distance de 6 mètres étant requise afin que la fumée ne pénètre pas dans l’établissement.
D’après l’agence, des interdictions de fumer à l’air libre sont également en vigueur devant les porches des entreprises dans l’État de Washington, dans certains parcs de San Francisco, sur les plages et dans de nombreux parcs zoologiques, alors que de célèbres chaînes d’hôtels sont devenues totalement non fumeurs cette année.
Indiquant qu’en Louisiane, en Arkansas et au Texas, il est interdit de fumer en voiture si on transporte des enfants de moins de 6 ans, mesure à laquelle la Californie songe aussi, l’agence signale que de plus en plus de complexes résidentiels demandent à leurs locataires de signer un contrat affirmant qu’ils ne fument pas et ne recevront pas de fumeurs chez eux, ainsi les locataires de certaines tours de Silver Spring près de Washington ont-ils reçus une lettre les informant qu’à partir du 1er janvier le complexe entier devenait non fumeur, et que les résidents qui fument ne pourraient pas renouveler leur bail.
L’agence qui souligne que la presse locale a dénoncé cette nouvelle « tyrannie du sans-tabac », affirme que de telles politiques sont suscitées par la crainte de procès de résidents non fumeurs qui se plaignent d’asthme et de sinusite.
D’après l’agence, le groupe « Smoke-free-apparts », qui milite pour un environnement privé sans tabac, argumente sur son site que « fumer n’est pas un droit constitutionnel », alors que l’American Cancer Society, qui a beaucoup poussé à l’adoption de loi contre la fumée dans les lieux publics, ne se mêle pas de ce nouveau type d’initiative, déclarant « ce n’est pas notre politique ».

MILDT 8/12/2006

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- Somalie - Cigarette et khat de retour

D’après l’AFP, Mogadiscio « retrouve ses petits plaisirs » : cinéma, khat et cigarettes.
L’agence qui rappelle qu’ils étaient bannis comme « vices » par les islamistes, rapporte que selon un propriétaire de salles de cinéma, désormais le public « peut fumer et mâcher du Khat » en regardant un film, mais précise t-il « le haschich et l’alcool sont interdits dans mon cinéma ». Un vendeur de cigarettes explique pour sa part « Nous avions payé des taxes (...) aux Tribunaux islamiques pour des cigarettes anglaises et américaines mais ensuite tous nos stocks ont été brûlés » et il observe « ce n’était pas bien et ça nous a beaucoup ennuyé ».

MILDT 15/01/2007

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- Kenya - Interdiction de fumer

FRANCE SOIR affirme que depuis qu’il est interdit de fumer dans la ville de Nakuru (sud ouest du Kenya), les fumeurs se réfugient dans les toilettes et sur les toits des immeubles où le personnel municipal, chargé de faire appliquer la mesure, « ne s’aventure pas ».
D’après le journal, les contrevenants sont passibles d’une peine de prison et d’une amende de 103 euros.

MILDT 30/05/2007

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- Kenya - Interdiction de fumer à Nairobi

L’AFP qui annonce l’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, y compris les rues, par la mairie de Nairobi, capitale du Kenya, précise par ailleurs que les contrevenants risquent une amende de 3 000 shillings, soit 33 euros.
D’après l’agence, Nairobi est la troisième ville du Kenya à interdire de fumer après Nakuru et Mombasa.

MILDT 12/07/2007

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- USA - Interdiction de fumer dans les parcs publics à Los Angeles

L’AFP signale que le conseil municipal de Los Angeles vient d’adopter une réglementation interdisant de fumer dans les parcs publics de la ville, trois mois après un incendie qui a ravagé le célèbre parc Grigffith, lequel aurait été déclenché par une cigarette mal éteinte.
L’agence qui note que tout contrevenant s’expose à une amende de 250 dollars, précise qu’il était déjà interdit de fumer sur les plages et à moins de huit mètres des installations pour enfants dans les jardins publics.

MILDT 2/08/2007

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- Chine - Interdiction de fumer pour les chauffeurs de taxi à Beijing

Depuis le début octobre, il est interdit, aux chauffeurs de taxi, tout comme aux passagers, de fumer à l’intérieur des véhicules. Zhang Junru, un responsable du projet de tabacologie du centre municipal de contrôle et de prévention des maladies, a indiqué que l’interdiction de fumer existait depuis toujours dans les taxis et les moyens de transport publics, mais que dans la pratique on rencontre souvent des personnes qui n’en tiennent pas compte.
Dernièrement, les départements municipaux concernés ont élaboré le « projet des Jeux Olympiques 2008 de Beijing sans tabac » et ont soumis le texte à la consultation publique. Ce projet prévoit non seulement d’interdire de fumer dans les installations sportives olympiques et dans le village olympique, mais également dans tous les moyens de transport en service lors des Jeux.
Les stations essence et les autres infrastructures au service des taxis seront chargées de distribuer aux conducteurs des feuillets de documentation pour la lutte contre le tabac.
Le client d’un taxi apercevant son chauffeur en train de fumer sera invité à le prendre en photo comme preuve et à le dénoncer preuve en main au Bureau municipal susmentionné. Une fois le fait établi, le chauffeur en question devra régler une amende de 200 yuans et sa conduite sera consignée par écrit.

Beijing Informations 21/09/2007

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- Nigéria - Plainte contre les trois principaux cigarettiers mondiaux

L’AFP annonce que le Nigéria a déposé une plainte contre les trois principaux cigarettiers mondiaux (BAT, Philipp Morris International, International Tobacco Limited) à qui il réclame 40 milliards de dommages et intérêts pour compenser le coût du traitement des maladies liées au tabac, en accusant les trois firmes d’avoir caché la nocivité du produit et d’en avoir promu l’usage auprès des mineurs.

L’agence qui souligne que le gouvernement nigérian entend aussi obtenir une injonction forçant ces compagnies à cesser de promouvoir et de vendre des cigarettes, précise que quatre État de la Fédération (Lagos, Kano, Oyo et Gombe) ont également déposé une plainte similaire et que trois autres entendent faire de même.

MILDT 8/11/2007

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- Vietnam - Tabagisme : 56 % parmi les plus de 15 ans

Le programme contre le tabagisme au Vietnam a fait savoir que le Vietnam fait partie des pays possédant le plus grand nombre de fumeurs avec 56 % parmi les plus de 15 ans.
Ces fumeurs dépensent plus de 8 200 milliards de Dongs par an pour les cigarettes.
Chaque année entre 30 000 et 40 000 personnes meurent des maladies liées au tabac.

Journal Tuoi Tre, 26/11/2007 page 9 (par le Consulat général de France à Ho Chi Minh Ville)
Population : 80 millions d’habitants, 20 000 Dongs = 1 euro, 1 paquet de cigarettes = 12 000 Dongs (ndlr)

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- Syrie - Exposition à la fumée de tabac ambiante à la maison et dans les lieux publics

Cette étude emploie des méthodes « sensibles » pour aborder la question de l’exposition à la fumée secondaire chez les enfants et les femmes dans un pays encore mal étudié.
Elle combine des données recueillies par le Centre syrien pour la lutte antitabac (dans le cadre de deux études internationales menées en 2006) : l’exposition passive à la fumée de tabac parmi les femmes et les enfants étude (Johns Hopkins) et le « Global Air Monitoring Study » (Roswell, Park Cancer Institute).
Les mesures de nicotine dans les cheveux et la nicotine ambiante étaient évalués par les moniteurs passifs et permettaient d’évaluer l’exposition à la fumée de tabac ambiante des enfants et des mères à la maison, (moniteur STI SidePak) et pour suivre le taux de particules respirables en suspension d’un diamètre de moins de 2,5 µm (PM 2,5) dans l’air de lieux publics (40 restaurants / cafés à Alep).
Dans les foyers, le niveau moyen de nicotine ambiante était de 2,24 + / - 2,77 µg / m3 (+ / - écart-type, SD).
Le niveau moyen de nicotine dans les cheveux était de 11,8 ng / mg chez les enfants (n = 54), et était plus élevé lorsque la mère était fumeuse (19,4 + / - 23,6 ng / mg) que lorsque celle-ci ne l’était pas (5,2 + / - 6,9 ng / mg) (p <0,05).
Pour les enfants, le niveau de nicotine des cheveux est fortement corrélé à la nicotine ambiante et au nombre de cigarettes fumées chaque jour dans la maison (r = 0,54 et r = 0,50, respectivement, p <0,001), et est également lié au père fumant en présence de l’enfant.
Le niveau moyen de nicotine dans les cheveux chez les mères non-fumeuses (n = 23) était 1,17 + / - 1,56 ng / mg.
Dans les lieux publics (40 lieux) la moyenne de PM 2,5 est 464 µg / m3 et corrélées avec la densité en fumeurs de cigarettes et/ou de chichas / 100 m3 (r = .31, p = 0,049).
Ainsi, les enfants syriens sont exposés à des niveaux élevés de fumée ambiante à la maison, dans laquelle les mères fumeuses jouent un rôle majeur.
Aussi, les niveaux de particules dangereuses sont élevés dans les lieux d’accueil, soumettant les clients et les travailleurs à de graves risques pour la santé.
Des efforts visant à limiter l’exposition des enfants et des femmes à la maison et à adopter des politiques de qualité de l’air doivent devenir une priorité de santé publique en Syrie et dans les régions arabes.

Maziak W, Ali RA, Fouad MF, Rastam S, Wipfli H, Travers MJ, Ward KD, EISSENBERG T.
Département de la santé et sciences du sport et du Centre de santé communautaire, Université de Memphis, Memphis, Tennessee 38152, États-Unis. wmaziak@memphis.edu
PMID : 18236217 [PubMed - indexées pour Medline]
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18236217?ordinalpos=1&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.
Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DiscoveryPanel.
Pubmed_Discovery_RA&linkpos=3&log$=
relatedarticles&logdbfrom=pubmed
Inhal Toxicol. 2008 Jan ; 20 (1) :17-24.

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- Japon - les taxis de Tokyo à leur tour non-fumeurs

La plupart des taxis de Tokyo sont devenus non-fumeurs lundi, une décision prise par les entreprises de taxis pour répondre à une "demande des passagers", ont-elles assuré.
Quelque 52.000 taxis, représentant 95 % de ceux circulant à Tokyo, ont apposé des autocollants non-fumeurs.
"Nous avons agi à la suite d’une demande des passagers" souhaitant interdire la cigarette, a expliqué un porte-parole de l’Association des Taxis de Tokyo.
"La plupart des autres moyens de transports étaient déjà devenus non-fumeurs et les taxis restaient à la traîne", a-t-il précisé.
Les taxis indépendants de Tokyo pourront toutefois autoriser leurs passagers à fumer, s’ils le souhaitent, l’interdiction ne procédant d’aucune obligation légale.
Au Japon, la cigarette a déjà été bannie des lieux publics et même de certaines rues en ville. Les bars et restaurants restent en revanche fumeurs.

AFP 7/01/2008

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- Thaïlande - Plus de tabac dans les restaurants et bars thaïlandais

La Thaïlande applique depuis lundi une interdiction totale de fumer dans les bars, restaurants et marchés à ciel ouvert du royaume mais, à Bangkok, ils étaient encore nombreux ce week-end à ignorer l’existence des nouvelles restrictions.
« Je n’ai rien entendu sur l’interdiction de fumer, quand est-ce que ça entre en vigueur ? », a demandé Jidapa Kongchul, caissière dans un bar de Patpong, un des quartiers « chauds » de la capitale thaïlandaise, en remettant un cendrier à un client.
Les contrevenants seront passibles d’une amende de 2000 bahts (40 euros) et les propriétaires d’établissements d’une amende de 20 000 bahts (400 euros), a précisé un responsable du ministère de la Santé.
Il était déjà interdit de fumer dans les bâtiments gouvernementaux, les gares et les hôpitaux. Des ONG anti-tabac ont annoncé qu’elles feraient campagne pour que les restrictions soient étendues aux plages publiques.
Environ 17 % des quelque 65 millions de Thaïlandais consomment 110 millions de cigarettes par jour. La Thaïlande reçoit chaque année 15 millions de touristes.

Agence France-Presse Bangkok 10/02/2008

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- Inde - Un million de morts par tabagisme par an en 2010

Selon une étude publiée dans le « New England Journal of Medicine », l’Inde compte près de 120 millions de fumeurs. Au cours de la prochaine décennie, le tabac sera à l’origine d’un décès sur cinq chez les hommes âgés de 30 à 69 ans et d’un décès sur vingt chez les femmes de la même tranche d’âge. Les chercheurs, indiens, canadiens et britanniques ont comparé les taux de mortalité des fumeurs et des non-fumeurs sur un échantillon de 1,1 million de foyers répartis sur l’ensemble du territoire. Résultat : 61 % des hommes fumeurs sont morts entre 30 et 69 ans contre 41 % des non-fumeurs ; des taux qui s’élèvent à 62 et 38 % chez les femmes. Selon les projections, le tabac tuera 1 million de personnes chaque année à partir de 2010.

Le quotidien du Médecin 15/02/2008

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- Inde - Un million de morts par an à partir de 2010

Selon une étude publiée dans le "New England Journal of Medicine", l’Inde compte près de 120 millions de fumeurs .Au cours de la prochaine décennie, le tabac sera à l’origine d’un décès sur cinq chez les hommes âgés de 30 à 69 ans et d’un décès sur vingt chez les femmes de la même tranche d’âge. Les chercheurs indiens canadiens et britanniques ont comparé les taux de mortalité des fumeurs et des non fumeurs sur un échantillon de 1,1 millions de foyers répartis sur l’ensemble du territoire.
Résultats : 61 % des hommes fumeurs sont morts entre 30 et 69 ans contre 41 % des non fumeurs ; des taux qui s’élèvent à 62 et 38 % chez les femmes. Selon les projections, le tabac tuera 1 million de personnes chaque année à partir de 2010.

Brève Le Quotidien du Médecin 01/05/2008
Transmis par le Dr Anne Bretel (F-95)

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- Chine - La nouvelle interdiction liée au tabac diminue le nombre d’alertes d’incendie

La nouvelle interdiction liée au tabac à Beijing, appliquée depuis le 1er mai dans les lieux publics dont les hôtels et les parcs, a diminué de 50 % le nombre d’alertes contre l’incendie à Beijing, a dit l’autorité locale du contrôle de l’incendie.
Pendant la première semaine du mois de mai, le corps de sapeurs-pompiers de Beijing a éteint huit incendies liés aux cigarettes, soit une moyenne de 1,14 par jour, a indiqué le bureau du contrôle des incendies de Beijing lors d’un communiqué de presse samedi.
Cette nouvelle moyenne quotidienne était environ deux fois moindre par rapport au niveau des quatre premiers mois de cette année, où le corps des sapeurs-pompiers de Beijing a éteint 325 incendies causés par des mégots allumés, soit 2,16 par jour.
"Moins de personnes fument dans les lieux publics depuis que la nouvelle interdiction est entrée en vigueur, par conséquent, les risques d’incendies causés par des mégots allumés ont été réduits", a dit le bureau.
Selon la nouvelle interdiction liée au tabac faisant suite au règlement de 1996, plus de lieux publics ont été déclarés zones non-fumeurs, dont les clubs sportifs, sites culturels, bureaux, salles de réunions, réfectoires, toilettes, couloirs et ascenseurs des bâtiments appartenant au gouvernement ou aux institutions privées.
Par ailleurs, les restaurants, cybercafés, parcs, salles d’attente de l’aéroport, gares ferroviaires et routières doivent également fournir des zones fumeurs et non-fumeurs séparées.

Agence de Presse Xinhua 11/05/2008

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- Inde - Le tabagisme cause de l’augmentation des décès prématurés

Dans un échantillon nationalement représentatif de 1,1 million de foyers, les auteurs ont comparé la prévalence du tabagisme parmi 33 000 femmes et 41 000 hommes décédés (cas) avec la prévalence du tabagisme parmi 35 000 femmes et 43 000 hommes vivants (témoins non matchés). Les rapports de risque de mortalité comparant les fumeurs aux non-fumeurs étaient ajustés pour l´âge, le degré d´instruction, et l´usage de l´alcool. 5 % des femmes et 37 % des hommes témoins entre 30 et 69 ans étaient des fumeurs. Dans cette catégorie d´âge, le tabagisme était associé à un plus grand risque de mort toute cause confondue dans les deux sexes (femmes : rapport de risque, 2,0 ; intervalle de confiance de 99 % [IC] 1,8 à 2,3 ; et hommes : rapport de risque, 1,7 ; IC 99 %, 1,6 à 1,8).
Le tabagisme quotidien même en faible quantité était associé à un risque accru de mortalité. L´excès de mortalité parmi les fumeurs comparativement aux non-fumeurs était principalement dû à la tuberculose dans les deux sexes (femmes : rapport de risque, 3.0 ; IC 99 %, 2,4 à 3,9 ; et hommes : rapport de risque, 2.3 ; IC 99%, 2.1 à 2.6) et aux pathologies respiratoires, cardiovasculaires, ou néoplasique. Le tabagisme était associé à une réduction de la durée médiane de survie de 8 ans pour les femmes (IC 99%, 5 à 11) et 6 ans pour les hommes (IC 99 %, 5 à 7). Si ces associations sont principalement causales, le tabagisme chez les personnes entre 30 et 69 ans est responsable environ d´1 décès sur 20 chez les femmes et d´1 décès sur 5 chez les hommes. En 2010, le tabagisme causera environ 930 000 décès chez les adultes en Inde.
Parmi ces morts, environ 70 % (90 000 femmes et 580 000 hommes) auront entre 30 et 69 ans. En raison de la croissance démographique, le nombre absolu de décès dans cette catégorie d´âge augmentera d´environ 3 % par an.

Lire le résumé : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18272886?ordinalpos=2&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.
Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum
P Jha et coll. A nationally representative case-control study of smoking and death in India. N Engl J Med 2008 ;358 :1137-47
Dr Olivier Sanchez www.egora.fr 13/05/2008

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- Turquie - Le tabac interdit dans les lieux publics

La Turquie se met au diapason de la lutte anti-tabac. Depuis lundi, il est interdit de fumer dans la plupart des lieux publics. Une petite révolution pour ce pays, grand producteur et consommateur de tabac. Il y a cependant une période de transition pour les cafés et restaurants où il sera strictement interdit de « griller » une cigarette à partir de juillet 2009.
Malgré l’avertissement du haut-parleur, peu audible, et une affichette indiquant qu’il en coûtera 35 euros, certains comme Suhat, ouvrier de 50 ans, allument une petite cigarette sur le pont du bateau qui traverse le détroit du Bosphore. Mais le préposé à la sécurité, casquette noire avec un dauphin et cravate orange, ne tarde pas à rappeler l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.
Car désormais, les Turcs devront apprendre à ne plus « fumer comme des Turcs », selon l’expression consacrée, et jusque là très réaliste.
Mais pour protéger la jeunesse - un jeune sur trois fume - et prévenir le tabagisme passif, puisqu’une personne sur deux est dépendante de la cigarette, la Turquie se rallie finalement à la vague des nations européennes répressives en la matière.
Cependant les restaurateurs et les cafetiers ont obtenu in extremis un sursis jusqu’à juillet 2009. Après cette date, il sera interdit de fumer, même en terrasse. Un « sale coup » pour les cafés à narguilé, notamment, qui ont fleuri ces dernières années.

Jérôme Bastion, correspondant RFI à Istanbul, 20/05/2008
http://www.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66417.asp

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- Philippines - Publicité pour le tabac interdite à partir du 1er juillet 2008

Le gouvernement de la République des Philippines interdit toute publicité pour le tabac (y compris dans les médias) à partir du mardi 1er juillet 2008. Les points de vente seront les seuls à pouvoir faire de la publicité pour les produits en cause.
Le parrainage d’événements sportifs, culturels, d’équipes, de sportifs par des entreprises de tabac ou de cigarettes est prohibé à partir de la même date.
La publicité à la radio, à la télévision ou par le câble est interdit depuis début de 2007.
La publicité par affiche ou au cinéma est interdite depuis juillet 2007.
C’est la loi du 23 juin 2003 sur le contrôle du tabac qui sert de base à ces mesures.

Philippine Information Agency, PIA Press Release, Total ban on cigarette ads to begin July 1, www.pia.gov.ph 11/06/2008

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- Nigéria - 93 millions de cigarettes fumées par an

Le ministre nigérian du Territoire de la Capitale Fédérale (FCT), Aliyu Modibbo, a déclaré jeudi à Abuja, capitale nigériane, que 93 millions de cigarettes sont consommées au Nigeria chaque année et que les fumeurs sont en danger, a rapporté vendredi le journal Tribune. Le ministre a révélé cette information lors de l’ouverture de l’Atelier régional africain sur la stratégie de contrôle du tabac à Abuja.
M. Modibbo a appelé le gouvernement fédéral nigérian à rendre onéreuse la consommation de tabac en augmentant le prix des cigarettes. Il a indiqué que "les étudiants dans les universités et les écoles secondaires deviennent dépendants de la cigarette et nous travaillons alors très durement pour faire en sorte que cette génération reste en bonne santé".
Le ministre nigérian de la Santé, Hassan Lawal, a fourni des statistiques globales sur les fumeurs, indiquant qu’environ 1,3 milliard de personnes sont des fumeurs.

Agence Xinhua 05/09/2008
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-09/06/
content_712598.htm

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- Indonésie - Le tabac ne sera pas interdit

Le Conseil des oulémas (Mui) d’Indonésie, premier pays musulman au monde et cinquième producteur de tabac de la planète, a décidé dimanche de ne pas interdire aux musulmans la consommation de tabac. Cette instance, composée d’environ 700 ecclésiastiques et théologiens réunis à Padang Panjang, dans l’ouest de l’île de Sumatra, a décrété une "fatwa" (décret islamique) accroissant le nombre de restrictions à la consommation de tabac.
Les débats ont été houleux entre ceux qui prônaient de rendre le tabac "haram" (interdit) ou "makruh", une expression arabe affirmant le caractère nocif du tabac et conseillant de s’en abstenir.
Finalement, les oulémas ont adopté un texte dans lequel ils reconnaissent ne pas avoir pu arrêter une décision sur le sujet et se contentant d’interdire l’usage du tabac dans les lieux publics ainsi que pour les membres du Mui, les enfants et les femmes enceintes.

Le Journal Du Dimanche 25/01/2009

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- Chine - 200 yuans d’amende pour tabagisme

La contravention sanctionnant l’utilisation du tabac dans certains lieux publics, qui était de 10 yuans, sera augmentée jusqu’à 50, voire 200 yuans à Beijing.
Les habitants gênés par les fumeurs pourront intenter un procès en justice contre eux conformément à la législation adoptée à Beijing, a révélé le professeur Cui Xiaobo, qui a participé à la discussion du projet de « Règlement sur l’interdiction de fumer en public », révisé par la ville de Beijing.
Selon un sondage effectué parmi 6 000 personnes, 70% ont approuvé l’amende de 200 yuans pour les personnes qui fument en public. 50% d’entre eux ont souhaité que le gouvernement puisse renforcer le contrôle sur l’utilisation du tabac dans les lieux publics.
Actuellement à Beijing, il y a 57,7 % d’hommes et 4,6 % de femmes qui sont des consommateurs du tabac. D’ici 2018, l’interdiction de fumer dans les lieux publics sera étendue à toute la ville de Beijing pour diminuer le nombre de fumeurs.

Le Quotidien du Peuple en ligne 18/05/2009
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/6660067.html

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- USA - L’armée veut interdire la cigarette

L’image du soldat américain distribuant des cigarettes risque de faire partie du passé si l’on en croit les intentions de l’armée américaine qui rêve de troupes sans tabac.
Le ministère américain de la Défense et celui des anciens combattants ont commandé un rapport à l’Institut américain de médecine (IOM) qui dresse un tableau sombre de l’usage du tabac par les troupes américaines.
Les "Boys" fument beaucoup
Les soldats fument bien plus que la moyenne de la population et les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont relancé la consommation de tabac. En 2005, selon les derniers chiffres, un tiers (32 %) du personnel militaire fumait contre un cinquième (20 %) de la population américaine. Ceux qui sont déployés sur le terrain ont deux fois plus de chances de fumer que les autres soldats.
Les soldats du corps des Marines sont ceux qui fument le plus (35,7 %), suivis par les soldats de l’armée de Terre (37,3 %) et des civils du ministère de la Défense (28,9 %). C’est dans l’armée de l’Air que l’on fume le moins (23,2 %).
Mais bannir la cigarette au sein de l’armée n’est pas une tâche facile car celle-ci est associée à la culture militaire, note le rapport. "Fumer correspond à une image d’un soldat sans peur et dur à cuire", est-il écrit dans le document.

Antistress
Le lien entre cigarette et tension nerveuse est mis en avant par les soldats qui, pour 25,4 % d’entre eux, disent fumer "pour soulager le stress", pour "se relaxer et se calmer" (26,2 %) et pour "tuer l’ennui" (22,2 %).
En outre, "les produits du tabac sont légaux, faciles à acquérir, hautement addictifs et très fortement promus par les fabricants", souligne encore l’étude. Par ailleurs, sur les bases militaires, les cartouches de tabac sont moins chères. L’objectif d’une armée sans cigarette ne date pas d’hier mais la mise en œuvre a toujours été repoussée ou appliquée mollement, affirme le rapport.
"Le département de la Défense et chacun des corps d’armée ont fait état de leur objectif d’une armée sans tabac, mais les efforts pour y parvenir n’ont pas été leur plus haute priorité", reconnaît le rapport.
Au Pentagone, on assure "ne pas être dans le wagon de queue" en termes de politique anti-tabac. "L’armée américaine a reconnu depuis des années l’importance d’essayer d’éduquer nos troupes sur les mauvais effets du tabac," a indiqué Bryan Whitman à l’AFP. Depuis une décennie l’usage des cigarettes a connu une recrudescence avec les conflits en Irak et en Afghanistan, admet toutefois le rapport.

Les mesures
Parmi les mesures préconisées, l’étude évoque la nécessité de "fixer une date" pour une armée sans tabac. Il est nécessaire, selon le rapport, d’interdire la cigarette dans les installations militaires et les centres hospitaliers pour anciens combattants où il y a encore des salles fumeurs.
Le rapport recommande également de supprimer la vente de tabac sur les bases, ou au moins qu’il soit vendu "au même prix que celui auquel les civils le payent, voire plus cher que la moyenne".
En termes de coûts, l’impact du tabac pour l’armée "est énorme", indique le rapport qui précise qu’en 2006 les Services militaires médicaux (MHS) ont dépensé 564 millions de dollars pour soigner des fumeurs.
Physiquement, le soldat fumeur est aussi moins performant, assure l’étude qui évoque une moins bonne vision, surtout de nuit, une perte de l’ouïe prématurée et davantage de risques d’avoir un accident en conduisant un véhicule.

LeMatin.ch et les agences 11/07/2009
http://www.lematin.ch/actu/monde/armee-americaine-veut-interdire-clope-142625

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- Turquie - La révolution anti-tabac est en marche

Révolution culturelle en Turquie. L’interdiction de fumer dans les lieux publics s’est étendue dimanche 20 juillet 2009 aux bars, restaurants, maisons de thé et cafés traditionnels de village dans cette nation de fumeurs invétérés.
Les patrons de ces établissements sont furieux, craignant une catastrophe alors que la fréquentation a déjà diminué pour cause de crise économique, alors qu’ils se sont vu refuser la possibilité d’installer des pièces fumeurs.
En mai 2008, le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, très hostile au tabac, avait mis en œuvre l’interdiction de fumer dans d’autres lieux publics - bureaux, administrations et transports en commun - dans ce pays où le tabagisme fait des ravages : 100 000 décès annuels de maladies liées au tabac, selon les autorités.
L’expression "fumer comme un turc" est courante en Europe pour désigner un gros fumeur, et ce n’est pas par hasard. Selon Yesilay, association militant pour la réduction de la consommation d’alcool et de tabac, environ 40 % des Turcs âgés de plus de 15 ans fument, consommant environ 17 millions de paquets de cigarettes par jour.
Pour le ministre de la Santé Recep Akdag, l’interdiction porte déjà ses fruits, et le tabagisme aurait diminué de 7 % depuis mai 2008.
Bars, cafés et restaurants avaient eux obtenu un sursis, période de grâce qui s’est achevée samedi à minuit : "Le pays s’est réveillé ce matin avec une révolution de la cigarette", commentait dimanche le journal "Radikal". "La vie sans fumée a commencé", titrait "Milliyet".
En vertu de la nouvelle législation, tout fumeur contrevenant se verra condamné à une amende de 69 livres turques (32 euros). Les patrons d’établissements ne faisant pas respecter la loi risquent eux entre 560 et 5 600 livres (entre 260 et 2 604 euros) d’amende.
Si le gouvernement insiste sur le soutien populaire à l’interdiction, ce soutien semblait plutôt tiède samedi soir, dans les bars et cafés d’Ankara ou Istanbul.
Sur Sakarya, la rue des bars de la capitale, fleurissaient les affiches : "nous sommes contre la cigarette, et contre l’interdiction de fumer". Et les patrons d’établissements envisageaient une manifestation ce dimanche.
Au bar "EskiYeni" (Ancien Nouveau), qui organisait une "Dernière nuit à fumer", des clients ont dansé au son innombrables et langoureuses chansons turques des années 60 et 70 évoquant le tabac. "Si seulement je pouvais t’envelopper dans les volutes de ma fumée et te garder pour toujours"... Ou encore : "Mon verre et ma cigarette sont mes seuls amis, mais est-ce qu’ils me quitteraient aussi si je n’avais plus d’argent" ?
"La moitié des bars de Sakarya vont faire faillite", prédisait Çaglar Özcan, le patron d’EskiYeni. Quant au DJ, Alper Fidaner, qui dit fumer deux paquets de cigarettes par soirée quand il officie aux platines, il panique : "Je ne sais pas comment je vais faire la semaine prochaine. Je vais devoir mettre un disque et courir fumer dehors".
A minuit à Taksim, cœur de la vie nocturne d’Istanbul, les employés du bar "Umut" ont commencé à enlever les cendriers, tandis que le chanteur annonçait sur scène l’entrée en vigueur de l’interdiction. Si un client a tendu paquet et briquet au serveur en annonçant qu’il arrêtait de fumer, d’autres se sont retrouvés sur le trottoir, se rapprochant ainsi de nombre de leurs collègues fumeurs de cette Union européenne à laquelle la Turquie aspire d’adhérer.
D’autres se réjouissaient, comme Erhan Kaya, 30 ans. Ce jeune businessman envisage désormais de fréquenter les cafés de quartier traditionnels, cœur de la convivialité turque où les hommes passent d’interminables heures dans un épais nuage de fumée, à boire du thé et jouer au backgammon, grillant cigarette sur cigarette ou tirant sur un narguilé. "Je n’y allais jamais à cause de la fumée. Mais je vais désormais pouvoir y aller jouer au backgammon".

AP 19/07/2009
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/
international/asiepacifique/20090719.FAP4833/asiepacifique

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- Nouvelle-Zélande – En route pour des voitures sans fumée

En Nouvelle-Zélande, neuf fumeurs sur dix préconisent des voitures privées sans fumée lorsque des enfants en bas âge se trouvent à bord. C’est le résultat d’une enquête nationale réalisée en 2007-2008 sur mandat de l’université néo-zélandaise d’Otago. 96 % des fumeurs de plus de 18 ans se sont prononcés pour une réglementation légale à ce sujet.
Le pourcentage favorable est supérieur à 90 % dans tous les groupes d’âge, tous les groupes ethniques, pour les hommes comme pour les femmes, y compris parmi les personnes connaissant des difficultés financières.
Une autre enquête nationale réalisée en 2008 en Nouvelle-Zélande a montré que 82 % des fumeurs étaient favorables à des véhicules privés sans fumée lorsque des enfants de moins de 14 ans se trouvaient à bord. Fumer dans une voiture, même fenêtre ouverte, expose massivement les passagers à la fumée passive.

Source : George Thomson et al., New Zealand smokers’ attitudes to smokefree cars containing preschool children : very high support across all sociodemographic groups, in : New Zealand Medical Journal 2009, 122 : 84-86 www.nzma.org.nz

L’article en anglais : http://nzma.org.nz/journal/122-1300/3739/ si vous avez un login !

Et les nanoparticules ? Elles restent dans l’habitacle au-delà de la durée du voyage et donc atteignent les passagers bien après l’extinction de la cigarette. Si l’interdiction de fumer en voiture doit être décidée, il faut qu’elle soit permanente (Ndlr).

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- Australie - Mise en place des paquets de cigarettes génériques

En imposant des packagings de couleur unie où n’apparaîtront plus les marques de tabac, le gouvernement espère faire baisser le nombre de fumeurs.
Plus de logos ni de marques sur les paquets de cigarettes. L’annonce du gouvernement australien en fait le premier pays au monde à adopter de telles mesures, rendues possibles par la nouvelle législation concernant la lutte contre le tabagisme.
Dès le 1er juillet 2012, les paquets de cigarettes seront donc tous identiques, de couleur unie et sans aucun logo. Seuls subsisteront les grandes photos répulsives déjà présentes et censées écœurer les consommateurs, ainsi que des recommandations du ministère de la santé. La marque de cigarettes sera inscrite en très petits caractères génériques, en bas du paquet. Peu lisible, donc, et c’est bien là ce qui indigne Cathie Keogh, porte-parole de l’Imperial Tobacco Australia (ITA), une puissante compagnie de tabac. « L’introduction de paquets unis enlève la possibilité du client d’identifier notre marque par rapport à une autre, et cela a beaucoup de valeur pour nous », affirme-t-elle à la radio publique ABC.
Le premier ministre Kevin Rudd savait pertinemment que cette interdiction de logo l’exposerait directement à la critique des fabricants de tabac : « Les compagnies de tabac vont sortir de leurs gonds, râler et se plaindre. Malgré tout, nous pensons que cette mesure, associée à d’autres, permet de réduire le tabagisme. Nous poursuivrons donc notre travail ». Et d’ajouter que « les cigarettes ne sont pas ‘ cool’, elles tuent. Le gouvernement ne présente donc aucune excuse pour son action ».
Une action également accompagnée d’une hausse des taxes sur le tabac de 25%, soit une augmentation d’environ 1,50 € par paquet. Cette mesure entre en vigueur jeudi à minuit et portera le prix d’un paquet de cigarettes à environ 11,70 €, contre 10,20 € auparavant. Les 3,5 milliards d’euros de bénéfices dégagés sur quatre ans seront, eux, directement investis dans la campagne de lutte et de prévention contre les risques et maladies associés au tabagisme.

La dernière étape qui restait à adopter
En Australie, où les maladies liées au tabagisme coûtent près de 3,9 milliards d’euros à l’économie en termes de perte de productivité, la lutte contre le tabagisme a commencé en 1976 par l’interdiction complète de publicité à la radio et à la télévision. L’introduction des paquets neutres est « la dernière étape qu’il nous restait à adopter », selon la ministre de la Santé. Le gouvernement espère ainsi encore réduire la prévalence des fumeurs au sein de la population, passée de 24 % en 1998 à 16,6 % aujourd’hui.
Si la mesure ravit l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui conseille à tous les pays d’envisager ce type d’action, les compagnies de tabac et leurs revendeurs prédisent l’augmentation des ventes au marché noir. « Comme nous le savons tous, le marché noir criminel se fiche des taxes et ne demande pas leur carte d’identité aux enfants » commente le directeur de BAT-Australie, le plus gros fabricant de cigarettes en Australie.
L’Imperial Tobacco Australia a quant à elle d’ores et déjà annoncé qu’elle contesterait cette décision en justice. Tom Wilson, directeur de la propriété intellectuelle et du libre-échange à l’Institut australien des affaires publiques, affirme qu’une compensation de l’État aux compagnies de tabac serait plus que légitime, sous peine de devoir imputer les coûts de cette mesure au contribuable.

Hélène Imatte Le Figaro 29/04/2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/29/01003-20100429ARTFIG00574-l-australie-interdit-les-logos-sur-les-paquets-de-cigarettes-.php

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- Zimbabwe - Reprise de la production de tabac

Sans atteindre son niveau de 2000, la récolte s’annonce prometteuse.
En 2000, la production zimbabwéenne de tabac s’élevait à 237 millions de kilogrammes, lorsque le président Robert Mugabe lance sa réforme agraire qui aboutira à l’expropriation des fermiers blancs. Donnée à une population quasi sans ressource, la production de tabac ne cessera de chuter pour atteindre tout juste 42 millions de kilogrammes en 2008. Grâce à un prêt de 60 millions de dollars consenti par la Banque africaine d’export-import (Afreximbank), destiné à augmenter la production de tabac du pays d’Afrique australe, la récolte atteint 57 millions de kilogrammes en 2009.
Selon un communiqué du gouvernement, l’embellie semble se confirmer cette année. La production devrait s’inscrire dans une fourchette de 80 à 100 millions de kilogrammes, indique le Tobacco Industry and Marketing Board (TIMB). Un total de 65 202 hectares ont été plantés cette saison, dont 11 000 hectares de terres irriguées. Un chiffre contesté par la principale organisation de sécheurs de tabac, la Zimbabwe Tobacco Association (ZTA), qui estime que la récolte n’atteindra que 65 millions de kilogrammes. Le président de la ZTA, Kevin Cooke, explique cet écart par « le chaos » qui secoue la filière, accusant l’État d’avoir expulsé de leurs exploitations un tiers de ses 150 membres restants.
Par ailleurs, la campagne commerciale du tabac, qui commence traditionnellement fin avril ou début mai, devrait s’ouvrir plus tôt cette année. Selon le TIMB, les deux enchères du Tobacco Sales Floor et du Zimbabwe Tobacco Auction Centre (Zitac) ouvriront leurs portes dès le 16 février. Ceci devrait permettre aux planteurs de toucher de l’argent plus tôt afin de rembourser au plus vite leurs prêts et de se lancer dans la culture vivrière d’hiver telle le blé, souligne Andrew Matibiri, le directeur exécutif du TIMB

Pascal Coesnon Usine Nouvelle 03/02/2010

http://indices.usinenouvelle.com/matieres-premieres-industrielles/reprise-de-la-production-zimbabweenne-de-tabac.2736

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- Moyen-Orient – Les législations antitabac se multiplient

Le Moyen-Orient a récemment pris conscience de la nécessité d’intensifier la lutte antitabac avec l’adoption par plusieurs pays de législations en ce sens, mais leur application est souvent difficile.
De Beyrouth au Caire, en passant par Damas et Amman, la cigarette est en général incontournable non seulement dans les cafés et restaurants, mais aussi dans les banques et les ministères, voire dans les hôpitaux.
L’Égypte, le plus peuplé des pays arabes où la chicha (nom local de la pipe à eau) est aussi ancrée dans les habitudes que dans le reste de la région, a annoncé jeudi son intention de faire d’Alexandrie sa "première ville sans tabac", dans l’espoir de donner l’exemple au reste du pays.
Selon une enquête publiée en janvier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités égyptiennes, près de 40 % des hommes adultes égyptiens fument ¬ dont 95 % tous les jours ¬ et pas moins de 70 % des Égyptiens interrogés sont exposés au tabagisme passif, chez eux ou sur leur lieu de travail. Il existe pourtant une loi interdisant notamment de fumer dans les bâtiments publics et les hôpitaux, mais elle est allègrement et quotidiennement violée.
Ces derniers mois, la Jordanie, la Syrie et les Émirats arabes unis ont adopté des législations similaires.
En janvier, le président émirati cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane a promulgué une loi interdisant "de fumer dans les transports en commun et les lieux publics fermés". L’interdiction n’est pas encore entièrement appliquée, selon l’agence officielle WAM, mais "les bâtiments appartenant à l’État tels que les écoles, les universités, les hôpitaux, les théâtres et les centres sportifs devront se conformer à l’interdiction totale de fumer dans un avenir très proche".
Dubaï avait déjà commencé en 2007 à interdire la cigarette dans les lieux publics.
En Syrie, où près de 60 % des hommes et 23 % des femmes fument, une loi antitabac est entrée en vigueur en avril. Les contrevenants risquent une amende allant de 45 à 870 dollars et jusqu’à deux ans de prison. Les autorités ont d’autant plus conscience du problème qu’un fumeur syrien dépense 8 % de son revenu annuel en tabac selon la Société générale pour le tabac, une société publique chargée des différentes activités du secteur.
En Égypte, où 40 % de la population vit autour du seuil de pauvreté, les fumeurs dépensent 6 % de leurs revenus en cigarettes, chicha ou, phénomène récent, en tabac à mâcher.
La Jordanie a elle aussi interdit la cigarette dans les lieux publics le 25 mai. Le ministère jordanien de la Santé a assuré qu’il serait strict : des inspecteurs effectueront ainsi des visites surprise dans les ministères et les lieux publics.
Certains pays restent toutefois à la traîne. Au Liban, où le prix des cigarettes est très bas (le paquet d’Américaines coûte 1,45 dollar), un projet de loi antitabac est toujours à l’étude et si le pays a signé la convention-cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabagisme en 2005, il n’a toujours pas ratifié le document. D’après une enquête réalisée en 2005 par l’OMS, 60 % des Libanais de 13 à 15 ans fument des cigarettes, le narguilé ou des cigares, le taux le plus élevé de la région. Certains bars ont tenté l’expérience de soirées "non fumeurs", mais ce genre d’initiative reste timide.
Quant à l’Irak, il n’y existe aucune législation antitabac. L’écrasante majorité des endroits sont fumeurs : restaurants, hôtels, ascenseurs et hôpitaux. Exception notable, à l’hôpital de cardiologie Ibn Bittar de Bagdad, les gardes confisquent les paquets de cigarettes à l’entrée, sur ordre du ministère de la Santé.

Source : AFP 15/06/2010
mailing@stop-tabac.ch 16/07/2010

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- Uruguay - Visé par Philip Morris, le gouvernement revoit ses lois anti-tabac

Le gouvernement uruguayen a annoncé lundi qu’il envisageait d’assouplir ses lois anti-tabac afin d’éviter une procédure engagée par le cigarettier Philip Morris (PM.N : Cotation).
L’ancien président uruguayen Tabare Vazquez, oncologue de formation, avait imposé il y a quatre ans une interdiction de fumer dans les bâtiments publics. La publicité pour le tabac est en outre interdite, de grands avertissements doivent être imprimés sur les paquets de cigarettes et il est interdit d’en vendre sous l’appellation "light". Ces mesures, parmi les plus sévères au monde pour les cigarettiers, n’ont pas manqué de mécontenter Philip Morris, qui a déposé cette année une demande d’arbitrage auprès du Centre international de règlement des conflits d’investissement (Icsid), qui dépend de la Banque mondiale.
Le gouvernement uruguayen a indiqué que les réformes envisagées auraient pour but de rendre invalide la plainte de la multinationale, qui s’estime lésée par l’interdiction de vendre des produits dits "light". « Sur certains points, la position de l’Uruguay est très solide du point de vue légal et aucun changement n’est nécessaire. Sur d’autres, nous devons modifier la loi, ou bien en rédiger une nouvelle », a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères, Luis Almagro.
Les autorités ont assuré que si changement il y avait, il serait mineur. Les pistes envisagées prévoient la réduction de la taille des avertissements de 80 % de la surface du paquet à 65 % ou l’autorisation des cigarettes "light". Mais ces suggestions ont déclenché la colère des associations anti-tabac, qui accusent le gouvernement de céder aux pressions d’une grande entreprise afin d’éviter un arbitrage négatif.
L’ex-président Vazquez a accusé Philip Morris d’exercer « des pressions et un chantage » au moyen de sa plainte, qui repose sur un accord commercial entre l’Uruguay et la Suisse, pays où le cigarettier a son siège social. « La seule chose que cherche Philip Morris, c’est de montrer sa force face à un petit pays qui a donné l’exemple au niveau mondial sur ce sujet », a-t-il dit lors d’une interview à la télévision publique.
Il n’a pas été possible dans l’immédiat de joindre un représentant de Philip Morris pour réagir à ces informations.

D’après Conrado Hornos Reuters 27/07/2010
Gregory Schwartz pour le service français
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE66Q00U20100727 ?
pageNumber=2&virtualBrandChannel=0&sp=true

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- Zimbabwe - Production de tabac double en 2010

Le Zimbabwe a produit en 2010 122 000 tonnes de tabac contre 56 000 tonnes l’an dernier, une hausse que les autorités attribuent à l’arrivée sur le marché de quelque 51 000 petits exploitants installés dans le cadre de la réforme agraire lancée il y a dix ans.
« La saison s’achève aujourd’hui (vendredi) avec 122 000 tonnes de feuilles de tabac vendues », a déclaré Rodney Ambrose, patron de l’Association du tabac du Zimbabwe, qui s’attend à une récolte de 140 000 tonnes à 150 000 tonnes l’an prochain, si les conditions climatiques sont aussi bonnes que celles de cette année.
Selon les estimations du gouvernement, la production de tabac représente plus de la moitié des exportations agricoles du pays. Les prix ont varié entre 3,5 à 4,5 dollars/kg en début de saison en février à 2 dollars/kg ensuite. On est loin cependant de la récolte record de 236 000 tonnes en 2000, l’année où le président Mugabe a lancé la réforme agraire pour redistribuer aux Noirs les fermes exploitées par les Blancs qui détenaient la plupart des meilleures terres du pays. Pour le chef de l’État, il s’agissait officiellement de corriger les inégalités de l’époque coloniale. Mais menée dans la précipitation et la violence, la réforme s’est conclue par le départ forcé de plus de 4 000 fermiers blancs. Elle avait totalement désorganisé la production, notamment de produits alimentaires et de cultures de rapport comme le tabac.
Seulement 130 fermiers blancs environ sont restés, selon l’Association du tabac du Zimbabwe.

AFP HARARE 3/09/2010
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jMCAGZr2YRhAF9x-S5nxKGMMn3yg

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- Grèce – L’interdiction du tabac dans les lieux publics relancée

Une nouvelle loi bannissant le tabac dans les lieux publics est entrée en vigueur mercredi en Grèce, censée imposer le respect d’une interdiction datant de juillet 2009 mais restée virtuelle dans un pays qui détient le record européen de tabagisme.
L’enjeu de la loi, la troisième anti-tabac depuis 2002, est l’application effective d’une prohibition datant de plus d’un an mais devenue rapidement lettre morte en l’absence de contrôles et de sanctions.
Fumer dans tout lieu public fermé, de travail ou de loisirs, coûtera de 50 à 500 euros, tandis que les responsables des locaux s’exposeront à des amendes de 500 à 10.000 euros, voire à la fermeture en cas de récidive.
Jouissant dans l’immédiat de la liberté des terrasses, les accros à la nicotine bénéficieront d’un délai d’un mois avant d’être exposés aux sanctions, a précisé la ministre de la Santé, Mariliza Xenogiannakopoulou. Les casinos et discothèques de plus de 300 m2 auront également jusqu’à juin prochain pour s’adapter.
Nombre de professionnels interrogés par les médias ont menacé de ne pas s’incliner, dénonçant une mesure les vouant à la ruine alors que la crise économique a déjà réduit la fréquentation.
Deuxième pays producteur de tabac en Europe, la Grèce compte plus de 40 % de fumeurs, avec une consommation moyenne annuelle de 2 954 cigarettes par personne, soit un record européen.

AFP ATHENES 1/09/2010
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gZqmOLCqH6v9v_2HwIdHgG2xtxVg

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- USA - Cigarettes sans nicotine : une priorité pour la recherche ?

Après un examen approfondi de l’information scientifique, des experts ont conclu qu’une stratégie de réduction de la nicotine devrait être une priorité urgente de la recherche en raison de son potentiel de réduction importante la mortalité due à l’usage du tabac.
Leurs conclusions ont été publiées dans la revue Tobacco Control.
Selon ce nouveau rapport, en réduisant la quantité de nicotine dans les cigarettes à des niveaux non-addictifs il pourrait y avoir un impact important pour la santé publique sur la cessation et la prévention du tabagisme. Au fil du temps, le mouvement pourrait réduire considérablement le nombre de décès annuels liés à la cigarette en diminuant l’expérimentation des adolescents avec des cigarettes et en prévenant une progression vers la dépendance, et en réduisant la dépendance au tabac chez les fumeurs dépendants actuellement de tous les âges.
Actuellement, environ 44 millions (20 %) des adultes fument aux USA. D’autres recherches citées par les auteurs ont trouvé que la réduction de la nicotine à des niveaux non-addictifs pourrait réduire la prévalence du tabagisme à environ 5%.
La dépendance à la nicotine soutient l’usage du tabac. Cesser de fumer peut être aussi difficile à vaincre que la dépendance à l’héroïne ou la cocaïne, a déclaré la Dr Hatsukami. "La réduction de la nicotine dans les cigarettes à un niveau non-addictif pourrait avoir un impact profond sur la réduction des décès et d’invalidité liés à la cigarette et l’amélioration globale de la santé publique".
Hatsukami ajoute que des études à ce jour ont trouvé que la réduction substantielle de la nicotine dans les cigarettes ne conduit pas aux fumeurs de fumer plus de cigarettes à faible nicotine parce qu’il est plus difficile de compenser l’absorption très faible de nicotine.
"En outre, des études ont montré un nombre significativement plus faible de cigarettes sont fumées lorsque des cigarettes à faible teneur en nicotine sont utilisés, résultant de l’abstinence à terme dans un nombre considérable de fumeurs, dit-elle.
« Imaginez un monde où les seules cigarettes que les enfants pourraient expérimenter ne créeraient ni ne entretiendraient la toxicomanie » a dit Zeller. "L’impact de santé publique de ce serait énorme si nous pouvions empêcher l’expérimentation jeunes de progresser au tabagisme, la toxicomanie régulière, et le résultat des maladies et de décès prématurés plus tard. Réduction de la teneur en nicotine des cigarettes peut être un moyen très efficace d’atteindre cet impact majeur, a-t-il ajouté.
Hatsukami, Zeller, et leurs collègues recommandent d’engager la recherche scientifique et que les organismes gouvernementaux mènent les recherches nécessaires et de fixer des priorités et des objectifs comme la prochaine étape vers la détermination de la faisabilité d’une approche de réduction de la nicotine.

Minneapolis / St.Paul 1/10/2010
Contact : Nick Hanson hans2853@umn.edu
Résumé en anglais : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-10/uom-eum100110.php (17/11 2010)

Ces ‘experts’ ne connaissent pas les travaux du Pr. Molimard ni ceux de Jean-Pol Tassin. On ne donne pas le nom des financeurs de cette étude, dommage ! (Ndlr)

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- USA - Le tabagisme passif est associé à une perte auditive

Une étude chez une cohorte représentative de la population générale montre que le tabagisme passif est associé à une perte auditive chez des adultes non-fumeurs. Les ex-fumeurs ont un risque plus élevé et la perpétuation du tabagisme passif chez eux peut aggraver la perte auditive.
David Fabry et coll. (États-Unis) ont mené une étude sur un échantillon représentatif de la population, constitué de non-fumeurs âgés de 20 à 69 ans. Au total, 3 307 adultes ont été inclus.
Une perte auditive a été définie à partir d’une chute de 25 décibels sur un son pur (perte légère ou moyenne).
Les résultats montrent que l’exposition à un tabagisme passif est associée à une augmentation significative du risque de perte auditive, qui se manifeste différemment selon les antécédents du sujet et le niveau des fréquences. Le risque relatif de perte auditive dans les basses et moyennes fréquences est de 1,14 (IC 95 % 1,02-1,28) chez ceux qui n’ont pas d’antécédents de tabagisme et de 1,30 (IC 95 % 1,10-1,54), chez les anciens fumeurs. S’y ajoute le risque relatif de perte auditive dans les fréquences élevées de 1,40 (IC 95 % 1,22-1,81) pour les anciens fumeurs.
Les anciens fumeurs ont donc une probabilité plus importante d’une altération de l’ouïe : 14 % d’entre eux perdent des fréquences basses ou moyennes et 46 % perdent des fréquences élevées.

Dr B. V. Quotimed.com 18/11/2010
http://www.lequotidiendumedecin.fr/web/index.cfm?fuseaction=viewflash&waidx=3355
Tobacco Control, (2010) édition en ligne DOI :10.1136/tc.2010.035832.
Résumé en anglais : http://tobaccocontrol.bmj.com/content/early/2010/10/14/tc.2010.035832.short?rss=1&related-urls=yes&legid=tobaccocontrol;tc.2010.035832v1

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- Espagne - Loi anti-tabac plus stricte depuis le 2 janvier 2011

Tous les espaces publics fermés et quelques zones à l’air libre sont désormais interdits de fumer avec la nouvelle année 2011.
C’est la décision prise par les députés espagnols qui ont donné leur accord au durcissement de la loi anti-tabac.

Mieux protéger les fumeurs passifs
Les fumeurs espagnols auront eu jusqu’au premier jour de l’année 2011 pour fumer leurs dernières cigarettes dans les bars et restaurants ainsi que dans les parcs pour enfants et les enceintes hospitalières ou éducatives - si fumer dans les campus universitaires est autorisé.
Depuis le 2 janvier 2011, ce texte anti-tabac plus strict trouve sa raison d’être dans la protection des fumeurs passifs tels les serveurs qui respirent en permanence la fumée de cigarette des clients.
La loi de 2006 interdisait seulement de fumer sur les lieux de travail et dans les transports publics. 53 000 Espagnols fumeurs meurent chaque année de leur addiction et quelques 1 500 à 3 000 fumeurs passifs décèdent à cause du tabagisme environnemental.
Pour sa part, la ministre de la Santé Leire Pajin attend des Espagnols “une responsabilité partagée par tous”.

D’après Nata Tout-actu.com 22/12/2010
http://www.tout-actu.com/index.php?post/Espagne-%3A-Une-loi-anti-tabac-plus-stricte-%C3%A0-partir-de-2-janvier-2011

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- Chine - Interdiction possible du tabac dans les lieux publics couverts d’ici 2015

La ville de Beijing projette d’interdire le tabac dans les lieux publics couverts, au travail et dans les transports publics d’ici 2015, ont annoncé vendredi 24/12 les autorités locales sanitaires.
L’interdiction de fumer sera en vigueur dans les hôpitaux, écoles, théâtres, musées, bureaux publics et privés, stades, ainsi que les bus, les taxis et le métro en 2015, a précisé Mao Yu, porte-parole du Bureau municipal de la santé de Beijing, lors d’une conférence de presse.
Le gouvernement municipal a décrété l’interdiction de fumer dans les lieux susmentionnés en 2008, avant les Jeux olympiques de Beijing. Cependant, l’interdiction de fumer n’a pas été effectivement appliquée. M. Mao a reconnu que "les lois sur l’interdiction de fumer doivent être perfectionnées".
La première étape de l’interdiction de fumer devra être de l’appliquer d’abord dans les institutions médicales, car l’abandon du tabac par les personnels médicaux pourra être un modèle pour l’ensemble de la société, a-t-il ajouté.
La Chine compte 350 millions de fumeurs, soit le tiers des fumeurs mondiaux. Elle a ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac en 2003, s’engageant à prendre des mesures efficaces pour contrôler l’usage du tabac et interdire de fumer dans les lieux publics couverts, les lieux du travail et les transports publics.

Agence Chine nouvelle 25/12/2010
http://www.chine-informations.com/actualite/beijing-envisage-interdiction-du-tabac-dans-les-lieux-publics_25872.html

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- Chine - Évolution de la législation antitabac

Dans l’empire de la cigarette, c’est une petite révolution. Depuis le dimanche 1er mai, il est interdit de fumer dans les lieux publics fermés en Chine. En théorie du moins, car les habitudes vont être difficiles à changer dans un pays où l’on fume absolument partout, dans les restaurants, les ascenseurs, les autobus, les cinémas… et même encore, parfois, dans les avions.
Sur le front du tabac, la Chine est une fois de plus le numéro un mondial, avec un nombre record de 300 millions de fumeurs, un accro au tabac sur trois dans le monde étant chinois. Plus de 30% des adultes fument.
Le texte du décret élargit en fait une interdiction déjà formulée au début des années 1990 pour les centres commerciaux, les salles de concert, les théâtres ou les bibliothèques. Cette fois-ci sont ajoutés des lieux comme les hôtels, les restaurants, les bars ou les salons de coiffure. Mais aucune sanction spécifique n’est stipulée. Des lieux de vie importants échappent tout de même au nouveau décret, en l’occurrence les usines, les bureaux et bâtiments administratifs.
La presse chinoise doute de l’efficacité des nouvelles règles. La rue aussi : « Je ne crois guère à l’application de cette règle, confie Zhuang, un sage quinquagénaire fumeur de son état. Regardez, avant les JO de 2008, Pékin avait interdit de fumer dans la plupart des lieux publics, et on voit ce que cela donne. En Chine, on a des tonnes de lois et de règlements, mais, pour leur application, c’est autre chose… Tant que vous ne menacez pas le Parti, beaucoup de choses sont permises… ». Les journaux font remarquer également que la moitié des médecins hommes du pays sont fumeurs…
Le tabac est l’un des principaux défis de santé publique. Il tuerait chaque année plus de 1 million de personnes, soit 12 % des décès. Et des experts estiment que ce nombre pourrait tripler dans les deux décennies à venir. Pour l’État, les enjeux économiques sont de taille : l’industrie du tabac représenterait environ un dixième des recettes fiscales du pays.

D’après Arnaud de La Grange lefigaro.fr 29/04/2011
http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/29/01003-20110429ARTFIG00649-chine-revolution-antitabac-dans-l-empire-de-la-cigarette.php

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- Sénégal - Les pouvoirs publics reculent devant les cigarettiers

Au Sénégal, le marché local du tabac est évalué à 50 milliards de francs Cfa avec la présence de quatre firmes de tabac. Cette manne financière et les recettes fiscales générées par le commerce du tabac auraient diminué l’ardeur des politiques dans le cadre de la lutte anti-tabac.
L’État du Sénégal aurait-il capitulé devant la manne financière des industries de tabac ? En tout cas, tout porte à le croire car ces dernières années, un recul a été constaté dans la lutte contre le tabagisme. « Notre pays a baissé en termes d’engagement et d’impact en matière de lutte contre le tabac ces dernières années », reconnaît le directeur de la prévention médicale du ministère de la Santé et de la prévention médicale, le Dr Pape Goumba Faye.
« Le combat sera très dur, car on assiste à un regain de la publicité du tabac dans notre pays, d’où un renforcement de la lutte anti-tabac », souligne le Dr Faye qui s’exprimait lors du point de presse organisé au Service national de l’éducation et de l’information pour la santé (Sneips) en prélude à la Journée mondiale sans tabac, qui sera célébrée ce samedi 31 mai.
La force de frappe des industries de tabac est connue de tous. Ces dernières, malgré qu’elles soient considérées aujourd’hui comme étant ’des industries de la mort’ ne lésinent pas sur les moyens pour écouler leurs produits et pénétrer des marchés. D’ailleurs le marché africain compte environ 700 millions de consommateurs.
Dernièrement, l’État du Sénégal a autorisé l’installation d’une manufacture de tabac dans la zone de Pikine. Au Sénégal, le marché local est évalué à 50 milliards de francs Cfa avec la présence de quatre firmes de tabac. En 2007, deux milliards de cigarettes ont été vendues dans le pays. Et les recettes fiscales générées par le commerce du tabac ne sont pas négligeables.
Face à cette manne financière, les enjeux de la lutte contre le tabac deviennent un combat de gladiateurs où rien n’est négligé. Du côté des mouvements anti-tabac, on s’interroge sur les véritables politiques menées par le gouvernement du Sénégal dans le cadre de cette lutte. Président du Réseau national de lutte contre le tabac au Sénégal, Amadou Moustapha Gaye plaide pour un engagement plus fort des autorités sénégalaises.
En 2006, le comité national de lutte contre le tabac s’était rendu devant les parlementaires pour un vote de loi interdisant la publicité sur le tabac. Des députés avaient pris des engagements, mais jusque-là rien n’est fait.
Ratifiant la Convention cadre de l’Oms pour la lutte anti-tabac, le Sénégal n’est jusque-là pas dans le sillage de la mise en œuvre des dispositions de cette Convention cadre. Déjà en 1981, des mesures fermes avaient été prises sur le plan législatif et réglementaire avec la loi 81 58 du 09 novembre de la même année.
Cette loi interdisait formellement la publicité en faveur du tabac et son utilisation dans certains lieux publics. Mais malheureusement, le Sénégal sera contraint de faire un pas en arrière avec la loi 85 23 de 1985 modifiant la loi de 1981. Même si le point focal de la lutte anti-tabac du ministère de la Santé, Omar Ndaw, estime que des actes forts ont été posés, le constat des observateurs est que « l’État du Sénégal joue avec le feu ».
En outre, lors de ces échanges avec la presse, le Dr Mor Ndiaye, pneumologue, est revenu sur les méfaits du tabac sur le corps humain. Le tabac tue cinq millions de personnes par an, soit 13 500 décès par jour, selon l’Organisation mondiale de la Santé. Et d’ici 2020, le tabac tuera 10 millions de personnes. Aujourd’hui, le tabagisme est de plus en plus fréquent chez les sujets jeunes, en particulier ceux du milieu scolaire.
D’où l’implication de la Division de la santé scolaire du ministère de l’Éducation nationale à l’occasion de cette Journée mondiale sans tabac.
Au cours de cette 21e édition, il sera organisé une randonnée pédestre, qui partira de la Porte du Millénium (jusqu’) au ministère de la Santé. Et il sera surtout question, lors de l’édition 2008 de la Journée mondiale sans tabac, de remobiliser des troupes afin de définir de nouvelles orientations en vue de renforcer les moyens de lutte.

Issa Niang, Wal Fadjri (Dakar), 2/06/2008
http://fr.allafrica.com/stories/200806020490.html

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- Royaume-Uni - Fumer ou conduire, il faut choisir

Sur le réseau routier du Royaume-Uni, depuis le 28 septembre 2007, il est interdit de conduire en fumant : c’est ce qui est désormais inscrit dans le nouveau code de la route britannique, avec 29 autres nouveaux règlements.
Objectif de cette nouvelle réglementation : limiter le nombre d’accidents par manque de vigilance ou d’attention.
En cas d’accident, tout conducteur qui fumait au volant encourt une amende pouvant aller jusqu’à 2 500 £ (environ 3 600 €), le retrait de 3 points sur le permis, voire l’interdiction de conduire…

Source : The Daily Telegraph. www.telegraph.co.uk
Tabac Actualités numéro 87 - /04/2008

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- Italie - Interdiction de fumer dans les parcs publics

« Les Italiens vont plus loin que leur loi antitabac » affirme LA CROIX qui indique que la loi italienne a poussé 15 % des fumeurs à renoncer à la cigarette et que Naples vient de durcir sa législation.
Informant qu’à Naples il est interdit depuis dimanche de fumer dans les parcs publics quand des enfants ou des femmes enceintes sont à proximité, sous peine de 27,5 à 50 euros d’amende, le journal observe que les Italiens, réputés indisciplinés, se révèlent pour ce qui est de la cigarette « d’une docilité à toute épreuve ou presque ... ».
Faisant état d’une chute de 15 % du nombre de fumeurs au cours de ces trois dernières années, le quotidien évoque des répercussions indéniables sur la santé avec notamment une baisse sensible du nombre de maladies cardiovasculaires. D’après le Pr Roberto Ferrari, président de la Société européenne de cardiologie, « bannir la cigarette favorise aussi l’adoption de comportements plus sains. On s’alimente de façon plus équilibrée et on reprend une activité physique, notamment la bicyclette pratiquée aujourd’hui par 30 millions d’Italiens ».
Relevant que les 12 millions d’italiens qui continuent à fumer ont augmenté leur consommation de 13 cigarettes en moyenne en 2006 à 14 en 2007, le journal précise qu’il s’agit surtout d’adultes de 35 à 60 ans.
D’après La Croix, sur les 560 000 fumeurs qui ont renoncé au tabac, 10,7 % ont eu recours aux produits de substitution et 2,8 % à une psychothérapie, sachant par ailleurs que 90 % de la population se déclare satisfaite de la loi.
Le quotidien qui souligne que les normes d’installation de fumoirs sont tellement drastiques que la plupart des établissements sont non fumeurs, observe que la douceur du climat italien s’avère être une précieuse alliée car beaucoup se réfugient sur les terrasses.

MILDT 21/11/2007

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- Colombie - Publicité interdite pour le tabac

La publicité et la promotion du tabac sont interdites à partir du 21 juillet 2011, tout comme la vente de cigarettes à l’unité, a indiqué le ministre de la Santé, suivant l’exemple de nombreux pays latino-américains.
Ces interdictions sont le prolongement d’une loi approuvée par le Parlement colombien en juin 2009 pour décourager la consommation de cigarettes. Il est interdit de fumer dans les lieux publics fermés depuis mai 2011

Pas de signature Europe1.fr avec AFP 21/07/2011
http://www.europe1.fr/International/Tabac-pub-interdite-en-Colombie-638653/

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- Zimbabwe - Augmentation de la production de tabac en 2011

La production du tabac au Zimbabwe reste en pleine croissance. Les marchands du tabac Zimbabwéen ont annoncé dernièrement avoir rapporté 344 millions de dollars depuis le mois de février, soit une production d’environ 126 000 tonnes à l’exportation. L’objectif de la production de cette année visait les 170 à 200 000 tonnes. Le Zimbabwe a produit en 2010 environ 122 000 tonnes de tabac contre 56 000 tonnes en 2009.
Selon les estimations du gouvernement, la production de tabac représente plus de la moitié des exportations agricoles du pays, soit environ plus de 30 % des exportations totales du pays, qui a longtemps été le grenier de l’Afrique australe. Le tabac continue ainsi à offrir au pays une belle croissance après les années consécutives de récession qu’a connue ce dernier.
Faute d’une industrie manufacture conséquente, une grande partie de la production est orientée vers l’exportation en destination de la Chine ou l’Europe. Jusqu’en 2000 le Zimbabwe était le principal producteur de tabac en feuilles d’Afrique et le quatrième principal producteur mondial de tabac séché à l’air chaud après la Chine, le Brésil et les États-Unis. Bien que de retour en force, le Zimbabwe reste cependant encore loin de la récolte record de 236 000 tonnes en 2000, l’année où le président Robert Mugabe avait lancé la réforme agraire pour redistribuer aux Noirs les fermes exploitées par les Blancs qui détenaient la plupart des meilleures terres du pays. Les fermiers noirs réinstallés commencent à maîtriser cette production, l’autorité Zimbabwéenne espère maintenir le cap et revitaliser son économie avec cette culture qui a longtemps était le poumon économique du pays.

Meyya Furaha Afrique7 26/07/2011
http://www.afrique7.com/economie/1869-zimbabwe-une-nouvelle-hausse-dans-la-production-de-tabac.html

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- Zimbabwe - Tabac : la plus importante source de devises

Pour la campagne agricole 2011, le Zimbabwe devrait engranger 500 millions $, produits de ses exportations de tabac. Déjà, les produits du tabac se sont établis à 361 millions $ pour la saison écoulée 2010 - 2011.
Ngoni Masoka, secrétaire permanent pour le Développement de l’irrigation et de la mécanisation au Ministère de l’agriculture, l’a signifié dans un discours lu au nom du ministre de tutelle, Joseph Made, à l’occasion de la clôture officielle de la saison du tabac.
A noter que le tabac, devenu la plus importante source de devises pour l’économie, figure en bonne place dans ce secteur, contributeur majeur au PIB (14,9 % en 2009 et 19 % en 2010)

Sans signature Les Afriques 11-11-2011
http://www.lesafriques.com/zimbabwe/forte-hausse-des-exportations-de-tabac-au-zimbabwe.html?Itemid=320

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- Australie - Les cigarettiers perdent leur combat contre la justice

La justice australienne a définitivement débouté mercredi Philip Morris, British American Tobacco (BAT), Japan Tobacco International et Imperial Tobacco. Les cigarettiers contestaient l’introduction de paquets uniformes censés lutter contre le tabagisme.
A partir du 1er décembre 2012, les cigarettes distribuées en Australie seront vendues dans des paquets identiques pour toutes les marques.
Les emballages d’un vert olivâtre sombre et couverts d’avertissements choc porteront comme seul élément distinctif la marque et le nom du produit, frappés cependant avec les mêmes caractères.
Les producteurs de tabac contestaient cette mesure au motif qu’elle viole le droit de la propriété intellectuelle et que les paquets seront plus aisés à copier par les contrefacteurs.
La Haute cour de Sydney, dont les arrêts ne sont pas susceptibles d’appel, a statué que la nouvelle loi n’était pas contraire à l’esprit de la Constitution australienne et a donc rejeté le recours des cigarettiers, par ailleurs condamnés à payer les frais de justice du gouvernement. Ses motivations seront connues à une date ultérieure.
« C’est un tournant pour le contrôle du tabac dans le monde. Les gouvernements du monde entier surveillent étroitement ce qui se passe à ce sujet en Australie et certains pourraient désormais nous suivre », a dit Nicola Roxon, ministre de la Justice.
Quelque 15 000 Australiens meurent chaque année de maladies liées au tabac, ce qui coûte 31,5 milliards de dollars australiens (32,2 milliards de francs) au pays, en prenant en compte les soins et la perte de productivité.

D’après l’Agence Télégraphique Suisse (ATS) 14/08/2012

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- Bulgarie - Le tabac est désormais banni des lieux publics

Le Parlement bulgare a voté ce jeudi l’interdiction de fumer dans l’ensemble des lieux publics fermés à compter du 1er juin dans l’un des pays d’Europe qui compte le plus de fumeurs invétérés.
Plus de 40 % des adultes du pays le plus pauvre de l’Union européenne s’adonnent au tabagisme.
La mesure s’applique notamment dans les bars, les restaurants et les stades et durant les événements culturels ainsi que devant les crèches et les établissements d’enseignement.
Des amendes sont prévues contre les contrevenants.

Agence Reuters 17/05/2012
20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/ledirect/936051/bulgarie-tabac-desormais-banni-lieux-publics

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- Russie - 60 % des fumeurs insensibles aux images chocs

Plus de 60 % des fumeurs russes n’arrêteront pas de fumer suite à l’apparition d’images chocs sur les paquets de cigarettes, selon un sondage en ligne effectué par le site internet Superjob.ru.
La majorité des fumeurs interrogés - plus de 60 % - sont persuadés que même le cliché le plus terrifiant n’empêchera pas un fumeur d’allumer une nouvelle cigarette. Car la plupart des amateurs de tabac savent que ce dernier nuit à la santé, mais continuent néanmoins d’en consommer, lit-on dans le communiqué publié sur le site.
Aux termes d’un arrêté du ministère russe de la Santé, des images mettant en garde contre les conséquentes du tabagisme apparaîtront sur les paquets de cigarettes en Russie dès 2013.
Si une personne a envie de fumer, des images - quelles qu’elles soient - ne l’amèneront pas à renoncer à cette habitude, lit-on dans un commentaire laissé par un sondé. Il est à noter que la part des hommes parmi les fumeurs est plus importante que celle des femmes, même si la différence est modeste : 62% contre 58%.
Dans le même temps, près de 15 % des sondés (principalement des jeunes de moins de 24 ans) n’excluent pas que les images chocs soient en mesure de leur faire passer l’envie de fumer.
25 % des participants au sondage ont déclaré ne pas pouvoir prédire leur réaction à la nouvelle présentation des paquets de cigarettes.

RIA Novosti La voix de la Russie 13/05/2012
http://french.ruvr.ru/2012_05_13/74564708/

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- Russie - Une nouvelle loi anti-tabac

La Douma examinera bientôt en seconde lecture le projet de loi déposé par le ministère de la Santé et relatif à « la protection de la santé publique contre les dangers de la fumée de cigarette et les conséquences de l’utilisation du tabac ». La proposition avait été approuvée en première lecture fin décembre 2012. Ce projet de loi vise à interdire de manière progressive (dans un délai de trois à cinq ans) la cigarette dans tous les lieux publics, y compris les cafés, les restaurants, les hôpitaux, et même les cages d’escalier des immeubles. Une exception est toutefois prévue pour « les endroits spécialement équipés dans des espaces ouverts, ainsi que les installations isolées et dotées de systèmes de ventilation adaptés ».
Il est néanmoins difficile de s’imaginer tous les fumeurs sortir dans la rue. Il y a quelques années, par exemple, l’utilisation de feux d’artifice avait également été proscrite à Moscou, sauf dans des lieux spécialement équipés. Mais les gens continuent à en lancer de leur cour lors de chaque fête.
La consommation de tabac dans les restaurants dépendra de l’importance des amendes. « Si l’amende se limite à 100 roubles (environ 2,5 euros), les gens continueront à fumer dans les bars, mais s’il elle s’élève à quelques milliers de roubles, la situation changera bien plus vite », affirme Ivan Kotov, directeur de la filiale russe de la société de conseils A. T. Kearney. L’expérience internationale montre une baisse temporaire de la clientèle dans ces établissements après l’entrée en vigueur de telles mesures, suivie d’un rapide retour à la normale. Certains restaurateurs comptent profiter de cette interdiction pour réaliser des économies. « Vous ne vous imaginez même pas combien me coûte aujourd’hui un système de ventilation cher et puissant, et l’énergie qu’il nécessite. Il serait beaucoup plus avantageux pour moi de mettre les fumeurs dehors et de leur installer un chauffage, ou d’aménager une pièce », explique le restaurateur Dmitri Levitski.
Si les commerces peuvent s’attendre à des pertes provisoires suite à l’adoption de cette loi, les producteurs de tabac, eux, ne doivent pas trop s’inquiéter. La législation prévoit en effet de restreindre l’étalage de cigarettes pour la vente au détail.
Les produits devront ainsi être placés le plus loin possible des acheteurs, ce qui, selon les auteurs du texte, devrait faire diminuer les ventes, en particulier auprès des mineurs. Les marques de cigarette resteront cependant bien visibles et les inscriptions sur les dangers encourus pourront être cachées du regard des consommateurs.
Le projet de loi prévoit également d’interdire la vente de cigarette dans les petits commerces de détail. La raison est simple : les principales infractions au droit commercial, comme la vente de cigarettes à des mineurs par exemple, sont commises dans des échoppes, alors que les grands magasins, et surtout les chaînes de supermarchés, tiennent à leurs licences et ne souhaitent pas prendre de risques pour si peu. L’interdiction de vendre des cigarettes est dommageable (et même assassine) pour les petits kiosques, mais pas pour les producteurs de tabac. En effet, la distribution du tabac en Russie est contrôlée par seulement deux entreprises : Megapolis et SNS. Elles n’auront qu’à répartir autrement leurs flux logistiques.
L’arrêt des sponsorisations ne devrait pas non plus trop inquiéter les producteurs de cigarettes, leurs revenus étant assez limités dans ce domaine.
Enfin, le ministère de la Santé tentera aussi d’interdire les scènes impliquant la consommation de cigarettes dans tous les nouveaux films russes, sauf si « elles constituent un passage important et indispensable à l’œuvre artistique ». Même aux États-Unis, cette mesure, pourtant appliquée depuis longtemps, ne s’est pas avérée très efficace.
Cela étant, le meilleur moyen de lutter contre la cigarette n’est pas la réforme de la législation, mais bien la hausse des accises. Elles augmentent déjà de 20 à 30 % par an en moyenne, mais la ministre de la Santé publique Veronika Skvortsova estime que cela ne suffit pas. Elle insiste pour augmenter les taxes à 1,28 euro par paquet, somme minimale retenue dans les pays européens les plus pauvres.
En Russie, les accises sur les paquets ont été fixées pour 2013 à entre 12 et 14 roubles, soit de 0,30 à 0,35 euro. Si le ministère des finances accepte les recommandations de son homologue de la santé, le prix du paquet dépassera le seuil des 100 roubles (2,5 euros) et atteindra à ce rythme le niveau minimum européen (qui est d’environ 3,70 euros) d’ici quelques années.
Selon les estimations de l’École d’économie russe, réalisées sur demande du ministère de la Santé, l’augmentation des accises et du prix des cigarettes au niveau minimum appliqué au sein de l’Union européenne permettra d’injecter près de 14,9 milliards d’euros supplémentaires dans le budget du pays, tout en sauvant la vie de deux millions de Russes au cours des cinq prochaines années.
L’industrie du tabac dispose toutefois d’autres chiffres. D’après l’ITIC et Oxford Economics, le nombre de fumeurs baissera si les paquets atteignent 150 roubles (3,75 euros), mais pas de manière significative. Et cette mesure risque de favoriser la contrebande.
Toujours selon cette étude, les ventes légales diminueront de moitié, tandis que la part du marché noir grimpera à 35 %. Par conséquent, les apports au budget, qui seront réalisés grâce aux producteurs légaux, n’augmenteront pas de 15 milliards comme l’affirme le ministère de la Santé, mais de 6,2 milliards d’euros.
Jusqu’à présent, la contrebande de cigarettes ne touchait pas la Russie. Cette dernière servait plutôt de point de départ. Au même titre que la Biélorussie, l’Ukraine et la Chine, la Russie constitue l’un des principaux fournisseurs de cigarettes de contrebande en Europe, surtout via Kaliningrad et Saint-Pétersbourg. Mais les producteurs biélorusses, dont les capacités dépassent de loin les commandes des entreprises de tabac internationales, commencent progressivement à exporter leurs marchandises vers la Russie. Auparavant, tout ce qui était considéré comme « excédents » était illégalement vendu dans les pays de l’UE. Ces flux se dirigent désormais vers la Russie, où le marché noir ne représente pour le moment pas plus de 2% des ventes. La Chine, numéro un mondial de la contrefaçon, devancera cependant facilement la Biélorussie dès qu’elle s’intéressera véritablement au marché russe. Jusqu’à 80% de la contrebande mondiale de cigarettes vient de l’Empire du Milieu. « D’après nos estimations, tant que le coût des cigarettes ne dépassera pas 10 % du budget familial, la contrebande restera limité », assure le responsable de l’association Tabakprom Vadim Jelnine. « Mais dès que ce seuil sera franchi, on peut s’attendre à voir les producteurs chinois débarquer chez nous ».

Version abrégée. L’article original est disponible sur le site de Kommersant.
http://kommersant.ru/doc/2098127
Roman Ovtchinnikov Kommersant 17/01/2013
http://larussiedaujourdhui.fr/ps/2013/01/17/une_nouvelle_loi_anti-tabac_en_russie_21455.html

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- Ouganda - Y en a marre des faux médicaments, vive les guérisseurs

Les faux médicaments déversés sur le continent africain ont modifié les habitudes en matière de soins, nous dit le Washington Post, mettant à mal la confiance placée par nombre d’Africains dans la médecine occidentale.
A Kampala, capitale de l’Ouganda, le risque d’absorption de faux médicaments et devenu trop grand. Faute d’accès à des traitements efficaces, les Ougandais se tournent en masse vers des guérisseurs.
« La population est au courant de la prépondérance des faux médicaments sur le marché national, ils retournent donc aux vieilles méthodes auxquelles ils font plus confiance », explique le quotidien américain.
Misambwa, un guérisseur chargé par le gouvernement ougandais de rapporter aux autorités les cas d’empoisonnement aux médicaments frelatés, explique que ses clients le consultent souvent après avoir absorbé un ou plusieurs faux médicaments.
L’origine des médicaments frelatés est difficile à établir. La Chine est toutefois suspectée de produire une majorité de ces médicaments factices.
Une fois débarqués sur les marchés du Nigeria, de la Tanzanie ou de l’Ouganda, ces traitements sont difficilement identifiables. Il faut dire que leur emballage est parfois plus sophistiqué que celui des vrais médicaments, souligne l’hebdomadaire The East African Business Week.
Un médicament frelaté peut tuer, s’alarment les études scientifiques. Et ces traitements se répandent à toute vitesse. The Lancet Medical Journal rapporte ainsi qu’une tablette contre le paludisme sur trois dans le monde est factice ou de qualité douteuse.
Selon Kate Kikule, la directrice des Services d’inspection des médicaments en Ouganda, citée par East African Business Week, 20 à 30 % des médicaments distribués en Ouganda sont faux.
Dispensaires pas toujours accessibles, queues bien trop longues, prix des grandes marques de médicaments contre le paludisme trop élevé : autant de facteurs incitant les Ougandais à se fournir dans des magasins de quartier, à leurs risques et périls.

Lu sur The East African Business Week et Washington Post
http://www.slateafrique.com/102369/faux-medicaments-les-ougandais-retournent-voir-leurs-guerisseurs

Envoyé par Simon KABORE
Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)

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- Grande Bretagne - Tabac : les photos choc peu efficaces

Alors qu’une soixantaine de pays imposent aujourd’hui aux fabricants d’appliquer des avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes, des chercheurs ont étudié l’impact de ces messages sur un peu plus d’un millier de jeunes Britanniques âgés de 11 à 16 ans.
Entre les deux-tiers et les trois quarts des jeunes interrogés lors de deux sondages réalisés respectivement en 2008 et en 2011, n’avaient jamais fumé, le reste se répartissant entre fumeurs occasionnels et fumeurs "réguliers" (environ 10 %). Invités à décrire les photos, moins de 10 % d’entre eux se souvenaient de celles placées à l’arrière du paquet, à l’exception des plus effrayantes, montrant des dents cariées, des poumons malades ou un cancer du cou.
Quant aux messages écrits au dos, moins d’1 % des jeunes étaient capables de les restituer, dès lors qu’ils n’étaient pas accompagnés de photos, selon l’étude publiée par la revue Tobacco Control, qui fait partie du groupe British Medical Journal (BMJ).
Interrogés en revanche sur les avertissements figurant sur la face avant, près de la moitié des jeunes se souvenaient de "fumer tue" (47 % en 2011 contre 58 % en 2008). Pour un autre message couramment utilisé "fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage", le pourcentage atteignait encore 25 % en 2011, après avoir atteint 41 % en 2008.
Parmi les autres enseignements de l’étude, les chercheurs relèvent que les avertissements n’ont pas plus d’impact dissuasif sur les fumeurs réguliers en 2011 qu’en 2008, alors qu’ils sont un peu plus efficaces sur les non fumeurs et les fumeurs exceptionnels dans la 2e enquête.
"Dans la mesure où les avertissements doivent être saisissants pour être efficaces, placer des photos sur les parties les moins visibles du paquet limite leur impact" concluent-ils, tout en estimant que la publication des mêmes photos depuis 2008 a probablement émoussé leur effet, en particulier chez les fumeurs.
En France, les paquets de cigarettes comportent des photos depuis 2011. Quatorze clichés (poumons noircis, dents abîmées, goitre...) ont été choisis sur une liste proposée par l’Union européenne, mais ils n’occupent qu’une partie de la surface et seulement sur le dos du paquet, comme c’est le cas également au Royaume-Uni depuis 2008. Mais selon les chercheurs, aucun pays européen n’applique à ce jour la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui prévoit que les avertissements sanitaires couvrent la moitié de la surface du paquet.

Pas d’auteur Lefigaro.fr avec AFP 05/09/2013
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/09/05/97002-20130905FILWWW00272-tabac-les-photos-choc-peu-efficaces.php

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