Suède - Le Snus comme aide à l’arrêt ? (12/10/2011)


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- Le Snus comme aide à l’arrêt ?

Introduction
Le Snus est un produit sans fumée à faible taux de nitrosamine qui semble être plus sûr que d’autres produits sans fumée. Les données indiquent que le Snus a été utilisée en Scandinavie comme aide à l’arrêt du tabac efficace. Aucun essai contrôlé randomisé n’a testé directement l’efficacité du Snus pour arrêter de fumer.

Méthodes
Étude randomisée, en double aveugle, contre placebo. Un essai multicentrique contrôlé a testé l’efficacité du Snus pour arrêter de fumer. Sur les 250 sujets, 125 ont été randomisés avec sachets de Snus actif ou avec sachet placebo. Les sujets ont été suivis durant 28 semaines après la randomisation. Au total, cinq visites cliniques et 8 contacts téléphoniques ont été programmées. Le critère de jugement principal était biologiquement vérifié : abstinence continue de la semaine 6 à la semaine 28.

Résultats
Le taux d’abstinence continue pendant les semaines 6 à 28 était de 4 % dans le groupe Snus et de 1,6 % dans le groupe placebo (odds ratio (OR)) : 2,5, 95 % CI : 0,4 à 27), respectivement. Le taux d’abstinence, point de prévalence, à 6 semaines était de 18,4 % dans le groupe Snus contre 8,8 % dans le groupe placebo (OR : 2,3, 95 % IC : 1,1 à 5, p = 0,03). À la semaine 28, la différence en faveur du groupe Snus n’est pas statistiquement significative (12,8 % versus 7,2 %, OR : 1,9, 95 % CI : de 0,8 à 4,4). Le Snus a été généralement bien toléré. Les événements indésirables, plus fréquents dans le groupe Snus, ont été généralement légers et comprenaient nausées, dyspepsie, gingivite, hoquet, et étourdissements.

Conclusions
Bien que le taux d’abandon était généralement faible et, à 28 semaines, ne différait pas entre Snus et placebo, le taux d’abandon au début a suggéré que le Snus était supérieur à la substitution nicotinique.
Ces résultats suggèrent que le Snus doit encore être étudié comme traitement de désaccoutumance au tabac.

Karl Fagerström, Ph.D. 1, Lars E. Rutqvist, MD, Ph.D. 2 et John R. Hughes, MD 3
© L’Auteur 2011. Publié par Oxford University Press pour le compte de la Société de recherche sur la nicotine et le tabac. Tous droits réservés. Pour les autorisations, s’il vous plaît demandez par courriel à journals.permissions(à)oup.com

Affiliations des auteurs
1 Fagerstrom Consulting AB, Kagerod, Suède ; 2 Groupe scientifique affaires, suédois Match AB, Stockholm, Suède ; 3 Département de psychiatrie, Université du Vermont, Burlington, VT

Auteur correspondant : Karl Fagerström, Ph.D., Fagerstrom Consulting AB, Jordkull 3670, 26878 Kagerod, Suède. Téléphone : +46 708329336, Fax : +46 418 53137 ; courriel : karl.fagerstrom(à)swipnet.se
Résumé en anglais : http://ntr.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/ntr214v1
Nicotine Tob Res 2011, 10.1093/ntr/ntr214 publié le 12/10/2011

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